{"id":55885,"date":"2013-07-02T22:59:08","date_gmt":"2013-07-02T20:59:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=55885"},"modified":"2013-07-03T09:52:44","modified_gmt":"2013-07-03T07:52:44","slug":"lactualite-de-demain-le-portugal-senfonce-dans-la-crise-politique-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/07\/02\/lactualite-de-demain-le-portugal-senfonce-dans-la-crise-politique-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"<i>L&rsquo;actualit\u00e9 de demain<\/i> : <b>LE PORTUGAL S\u2019ENFONCE DANS LA CRISE POLITIQUE<\/b>, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>La crise politique europ\u00e9enne vient de s\u2019\u00e9largir au Portugal avec les d\u00e9missions surprise successives de deux ministres cl\u00e9 du gouvernement de Pedro Passos Coelho, le leader du PSD. Vitor Gaspar, ministre des finances et num\u00e9ro 2 du gouvernement, artisan des plans de rigueur appliqu\u00e9s au Portugal, a \u00e9t\u00e9 suivi par Paulo Portas, ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res et leader du second parti de la coalition, le CDS-PP, dont la d\u00e9mission a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e par le premier ministre, qui tente de le faire revenir sur sa d\u00e9cision. Paulo Portas devait pr\u00e9senter d\u2019ici au 15 juillet &#8211; date d\u2019un nouvel examen de la situation par la <i>Tro\u00efka<\/i> &#8211; un plan de r\u00e9forme de l\u2019\u00c9tat permettant d\u2019\u00e9conomiser 4,7 milliards d\u2019euros suppl\u00e9mentaires qu&rsquo;il faut trouver d\u2019ici la fin 2014, dans un pays o\u00f9 la dette ne cesse de croitre et d\u00e9passe 124% du PIB. Mais il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne pas endosser cette responsabilit\u00e9, apr\u00e8s avoir pris \u00e0 plusieurs reprises ses distances avec la politique de rigueur, annon\u00e7ant que sa d\u00e9cision \u00e9tait irr\u00e9vocable. Ne le serait-elle pas, en d\u00e9finitive, que cela ne changerait pas grand chose maintenant. <\/p>\n<p><!--more-->Le gouvernement amoindri, sanction d\u2019une situation qui ne va qu&rsquo;en s\u2019aggravant, qui a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9part de Vitor Gaspar. La Commission a bien allong\u00e9 de sept ans la dur\u00e9e des pr\u00eats consentis au Portugal, mais cela n&rsquo;a rien r\u00e9gl\u00e9. L\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique continue de se d\u00e9grader, une baisse de -2,3% du PIB est pr\u00e9vue en 2013, le pays en r\u00e9cession pour la 3\u00e8me ann\u00e9e. Le d\u00e9ficit budg\u00e9taire augmente au lieu de diminuer, d\u00e9j\u00e0 \u00e0 7,1% du PIB en valeur annuelle fin mars alors que l\u2019objectif de fin d\u2019ann\u00e9e est de 5,5%. Le ch\u00f4mage atteint le taux de 18,5%. Un emprunt \u00e0 10 ans a bien \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 sur les march\u00e9s &#8211; probablement largement souscrit par les banques nationales &#8211; mais les taux se tendent \u00e0 nouveau, rendant le retour sur le march\u00e9 du pays impraticable. Le Portugal suit le chemin trac\u00e9 par la Gr\u00e8ce : il s\u2019y d\u00e9veloppe un fort courant favorable \u00e0 une sortie de l\u2019euro, car il n\u2019y a plus rien \u00e0 perdre dans ces conditions.<\/p>\n<p>Emmen\u00e9 par Jos\u00e9 Antonio Seguros, le parti socialiste r\u00e9clame la tenue d\u2019\u00e9lections anticip\u00e9es et proclame son intention de ren\u00e9gocier les accords pass\u00e9s avec la <i>Tro\u00efka<\/i>, dont les cons\u00e9quences marquent tr\u00e8s durement un pays qui vit \u00e0 l\u2019heure d\u2019une aust\u00e9rit\u00e9 lui rappelant les mauvaises heures du pass\u00e9, sans espoir d\u2019en voir la fin. Et sans que les protestations massives qui s&rsquo;encha\u00eenent n\u2019aient entam\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce jour la d\u00e9termination de l\u2019\u00e9quipe au pouvoir. Pourtant, significatif de l\u2019isolement de la coalition gouvernementale, les dirigeants des principales organisations patronales ont publiquement d\u00e9clar\u00e9 comprendre les participants de la quatri\u00e8me gr\u00e8ve nationale de la semaine derni\u00e8re ! <\/p>\n<p>Si le parti socialiste a les sondages pour lui, il n\u2019obtiendrait pas la majorit\u00e9 au parlement, ne pouvant a priori s\u2019allier ni avec le CDS-PP, ni avec le parti communiste ou le Bloc de gauche (extr\u00eame-gauche). Anibal Cavaco Silva, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, a seul entre les mains la possibilit\u00e9 de convoquer des \u00e9lections anticip\u00e9es. Mais la question ne peut pas se r\u00e9sumer \u00e0 des consid\u00e9rations d\u2019arithm\u00e9tique \u00e9lectorale, qui aboutissent d\u2019ailleurs \u00e0 une impasse. Quelle autre politique pourrait sortir des urnes, se demandent les Portugais qui n\u2019ont pas oubli\u00e9 que c\u2019est le pr\u00e9c\u00e9dent gouvernement socialiste qui a engag\u00e9 ce dont ils subissent aujourd\u2019hui les cons\u00e9quences ? Une interrogation qu\u2019ils partagent avec les Espagnols, de ce point de vue dans la m\u00eame situation, qui ne fait qu\u2019ajouter au sentiment qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019issue.<\/p>\n<p>La crise sociale a d\u00e9j\u00e0 acquis une dimension telle qu\u2019il ne sera pas possible de prendre de nouvelles mesures de rigueur sans risquer une explosion. Le m\u00fbrissement de la crise politique est l\u2019incontestable expression d\u2019un \u00e9chec, mais il n&rsquo;apporte pas de solution, car son \u00e9chelle est europ\u00e9enne. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La crise politique europ\u00e9enne vient de s\u2019\u00e9largir au Portugal avec les d\u00e9missions surprise successives de deux ministres cl\u00e9 du gouvernement de Pedro Passos Coelho, le leader du PSD. 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