{"id":5726,"date":"2009-12-11T16:42:33","date_gmt":"2009-12-11T15:42:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=5726"},"modified":"2009-12-11T17:26:40","modified_gmt":"2009-12-11T16:26:40","slug":"lactualite-de-la-crise-des-taxes-tres-politiques-aux-resultats-incertains-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/12\/11\/lactualite-de-la-crise-des-taxes-tres-politiques-aux-resultats-incertains-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: des taxes tr\u00e8s politiques aux r\u00e9sultats incertains, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>DES TAXES TRES POLITIQUES AUX RESULTATS INCERTAINS<\/strong><\/p>\n<p>Il est soudainement beaucoup parl\u00e9 de taxes en Europe &#8211; sur les bonus, ainsi que sur les transactions financi\u00e8res &#8211; tandis qu\u2019aux Etats-Unis la loi instituant la r\u00e9forme de la r\u00e9gulation financi\u00e8re subit les derniers assauts des membres de la Chambre des repr\u00e9sentants, avant que les s\u00e9nateurs ne prennent le relais, pour conclure \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2010 sans doute. Les membres de la Chambre des repr\u00e9sentants n\u2019ayant pas &#8211; encore &#8211; la t\u00eate a discuter des taxes, le S\u00e9nat \u00e9tant pour sa part en plein examen de la r\u00e9forme de la sant\u00e9. <\/p>\n<p>Sans se d\u00e9courager pour autant, reprenant son costume de franc-tireur, Gordon Brown, le premier ministre britannique, a pris l\u2019initiative, comme il l\u2019avait pr\u00e9c\u00e9demment fait en annon\u00e7ant les mesures de sauvetage initiales des banques britanniques, avant le premier G20 de Londres. Il s\u2019efforce, semble-t-il avec succ\u00e8s, d\u2019entra\u00eener dans un premier temps toute l\u2019Union europ\u00e9enne derri\u00e8re lui \u00e0 propos de la taxation des bonus (et non plus d&rsquo;un appel \u00e0 leur limitation), b\u00e9n\u00e9ficiant du ralliement dans la foul\u00e9e de Nicolas Sarkozy et de celui, mais encore du bout des l\u00e8vres, d\u2019une Angela Merckel qui rencontre \u00e0 tout bout de champ des obstacles au sein de sa coalition gouvernementale. <\/p>\n<p><!--more-->C\u2019est une taxe sur les bonus bancaires qui tient donc dans l\u2019imm\u00e9diat le haut de l\u2019affiche, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9tudier une taxation des transactions financi\u00e8res venant d\u2019\u00eatre cependant r\u00e9affirm\u00e9e par les chefs d\u2019Etat europ\u00e9ens \u00e0 Bruxelles, dans le cadre du mandat de r\u00e9flexion qui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 lors du dernier G20 au FMI. En d\u00e9pit du rejet imm\u00e9diat, en cl\u00f4ture du dernier G20 finances de St Andrews, de toute perspective de cette nature par Tim Geithner, secr\u00e9taire d\u2019Etat au Tr\u00e9sor am\u00e9ricain. <\/p>\n<p>Beaucoup va \u00eatre dit et discut\u00e9 \u00e0 propos de ces deux projets, dont les caract\u00e9ristiques ne sont pas pr\u00e9cis\u00e9ment cern\u00e9es et les d\u00e9cisions de les appliquer pas encore formellement prises. Ce qui laisse du grain \u00e0 moudre \u00e0 ceux qui vont s\u2019efforcer d\u2019en minorer \u00e0 tout prix les port\u00e9es, voire d\u2019en emp\u00eacher l\u2019av\u00e8nement. Mais nous sommes vraisemblablement entr\u00e9s dans un nouvel \u00e9pisode de la crise. En regard de la poursuite et de l\u2019approfondissement social de celle-ci, il n\u2019\u00e9tait en effet plus pensable pour les gouvernements europ\u00e9ens, qui vont devoir demander dans leurs pays de lourds sacrifices avec un important co\u00fbt social, afin de r\u00e9duire les d\u00e9ficits publics, de partir la fleur au fusil et sans munitions. Ils doivent prendre en compte le sourd ressentiment qui s\u2019est install\u00e9 dans l\u2019opinion publique envers les banques, symboles du syst\u00e8me financier, et y r\u00e9pondre par des actes tout aussi symboliques. Cela s\u2019appelle faire de la politique de nos jours. <\/p>\n<p>Le sujet qui montait dans l\u2019actualit\u00e9, l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019une banqueroute grecque, n\u2019est pas pour autant remis\u00e9. La place importante qui lui a subitement \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e n\u2019avait pas pour seule raison la situation d\u2019endettement d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9occupante du pays, la qualit\u00e9 douteuse de ses statistiques \u00e9conomiques n\u2019arrangeant rien, mais \u00e9galement le fait que d\u2019autres pays europ\u00e9ens sont dans la ligne de mire des march\u00e9s financiers. <\/p>\n<p>Toutefois, il est apparu qu\u2019en d\u00e9pit de quelques batailles d\u2019arri\u00e8re-garde (men\u00e9es au sein m\u00eame du gouvernement allemand de coalition), un consensus s\u2019\u00e9tait vite fait sur la n\u00e9cessit\u00e9 de faire corps, ayant entretemps exerc\u00e9 une pression maximum sur le gouvernement grec afin qu\u2019il s\u2019engage r\u00e9solument sur la voie des sacrifices (ceux qu\u2019il va imposer aux Grecs). Nous rappelant que si les statuts de la BCE lui interdisent de financer la dette d\u2019un Etat, ils autorisent de fermer les yeux sur les liquidit\u00e9s massivement apport\u00e9es par celle-ci aux banques grecques, afin qu\u2019elle ach\u00e8tent cette m\u00eame dette\u00a0! L\u2019id\u00e9e est d\u2019\u00e9viter une intervention du FMI, qui ferait d\u00e9sordre au sein de la zone euro. Et d&rsquo;y faire de la Gr\u00e8ce un exemple \u00e0 suivre. On dit \u00e0 ce propos que les financiers de la City auraient d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9 le charmant acronyme de PIGS (cochons) pour identifier, \u00e0 la mani\u00e8re du BRIC des pays \u00e9mergents (Br\u00e9sil-Russie-Inde-Chine) cette fois-ci le Portugal, l\u2019Irlande, la Gr\u00e8ce et l\u2019Espagne. Oubliant de faire figurer dans cette liste de l\u2019infamie (mais ils sont hors zone euro)&#8230; le Royaume-Uni, ainsi que l\u2019Islande, d\u00e9j\u00e0 enterr\u00e9e, pour ne pas traverser l\u2019Atlantique. <\/p>\n<p>Ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 nous demander s\u2019il n\u2019y aurait pas une corr\u00e9lation entre ces deux campagnes &#8211; taxes sur les bonus et prochaines mesures drastiques de r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics &#8211;  la premi\u00e8re \u00e9tant une sorte de tir de barrage d\u2019artillerie qui pr\u00e9c\u00e9derait une forte offensive en faveur de la seconde (qui devra t\u00f4t ou tard \u00eatre lanc\u00e9e). Il est toutefois \u00e9galement possible de s\u2019interroger\u00a0: cette m\u00eame campagne allant \u00e0 la rencontre de l\u2019opinion publique &#8211; lui vendant l\u2019id\u00e9e qu\u2019elle ne sera pas seule \u00e0 supporter les \u00e9normes co\u00fbts d\u2019une crise dont elle n\u2019est pas responsable &#8211;  ne risque-t-elle pas d\u2019avoir un effet contraire \u00e0 celui recherch\u00e9 \u00a0? Offrant certes un exutoire \u00e0 la vindicte populaire, mais risquant que celui-ci devienne un point d\u2019appui pour que plus soit exig\u00e9\u00a0? \u00ab\u00a0Ne quittez pas l\u2019antenne\u00a0!\u00a0\u00bb (stay in tune), comme on disait sur les postes radiophoniques\u00a0! <\/p>\n<p>Il est tout aussi envisageable, dans cette affaire qui ne fait que d\u00e9buter, que les gouvernements r\u00e9agissent ainsi face \u00e0 l\u2019inextricable situation dans laquelle ils se trouvent. Ind\u00e9niables complices consentants d\u2019une finance qui se r\u00e9v\u00e8le pourtant ouvertement rebelle \u00e0 leur \u00e9gard, d\u00e8s qu\u2019ils envisagent ne serait-ce que l\u00e9g\u00e8rement en heurter les int\u00e9r\u00eats. Rabaiss\u00e9s dans la pratique au rang de simples ex\u00e9cutants charg\u00e9s des basses besognes. Ayant cependant besoin, eux, d\u2019\u00eatre r\u00e9\u00e9lus selon les r\u00e8gles d\u2019un suffrage universel parfois porteur de mauvaises surprises. La concr\u00e9tisation \u00e9ventuelle d\u2019une taxe sur les transactions financi\u00e8res refl\u00e8te le besoin qu\u2019\u00e9prouvent ces m\u00eames gouvernements, qui multiplient les accommodements plus ou moins discrets avec les financiers, de se prot\u00e9ger un peu mieux des \u00e9claboussures que ces derniers provoquent par leur comportement, ainsi de ce qu&rsquo;ils vont devoir annoncer et endosser.<\/p>\n<p>Quelles cons\u00e9quences pourraient \u00eatre attendues d\u2019une telle taxe\u00a0? Si tout du moins elle voit effectivement le jour et ne se r\u00e9duit pas, au final, \u00e0 une mesure totalement ridicule, tel le projet de Bernard Kouchner, ministre Fran\u00e7ais des affaires \u00e9trang\u00e8res, auquel s\u2019\u00e9tait opportun\u00e9ment ralli\u00e9e Christine Lagarde, ministre de l\u2019\u00e9conomie et des finances. Si toutefois les Am\u00e9ricains ne parviennent pas \u00e0 en \u00e9touffer totalement le projet. Le fameux diable qui se vautre dans les arguties et se repa\u00eet des d\u00e9tails va faire une apparition de plus, et avec lui toutes les craintes que cette taxe soit d\u00e9vitalis\u00e9e derri\u00e8re un \u00e9pais nuage de soufre. <\/p>\n<p>Ces obstacles franchis, s&rsquo;ils doivent l&rsquo;\u00eatre, il est commun\u00e9ment admis qu\u2019elle pourrait contribuer \u00e0 notablement r\u00e9duire le volume des activit\u00e9s sp\u00e9culatives financi\u00e8res, ench\u00e9rissant leur co\u00fbt, rendant m\u00eame certaines d\u2019entre elles non rentables, diminuant ainsi la taille des futures bulles financi\u00e8res est-il esp\u00e9r\u00e9. Mais l\u2019effet pourrait \u00eatre contraire, amenant les op\u00e9rateurs financiers \u00e0 accro\u00eetre la rentabilit\u00e9 de leurs op\u00e9rations, afin de compenser ce nouveau co\u00fbt, augmentant leur prise de risque et pr\u00e9cipitant d\u2019autant de nouvelles crises. Taill\u00e9es \u00e0 minima, enfin, elles pourraient permettre de tenter de justifier un solde de tout compte. Le bilan escompt\u00e9 d&rsquo;une taxe financi\u00e8re, financier aussi bien que politique, n\u2019est donc pas garanti par avance. <\/p>\n<p>Par ailleurs, ces projets de taxe (comme ceux qui portent sur le d\u00e9mant\u00e8lement des m\u00e9gabanques), ne sont pas porteurs d\u2019une solution <i>principielle<\/i> aux d\u00e9r\u00e8glements majeurs du capitalisme financier. Ils ne s\u2019attaquent pas \u00e0 leurs causes et ne cherchent qu&rsquo;\u00e0 en limiter les effets. En ce sens, seules des interdictions drastiques pourraient emp\u00eacher que se renouvellent les crises financi\u00e8res, avec le risque annonc\u00e9 que la prochaine soit encore plus d\u00e9vastatrice que l\u2019actuelle, les Etats ayant \u00e9puis\u00e9 leurs munitions, leur endettement ne pouvant augmenter \u00e0 l\u2019infini. L\u2019<i>interdiction des paris sur les fluctuations de prix<\/i> est de ce point de vue une mesure centrale, dont les cons\u00e9quences d\u00e9cisives sont masqu\u00e9es par le caract\u00e8re faussement anodin de son \u00e9nonc\u00e9. Toutefois, vu l\u2019extr\u00eame fragilit\u00e9 des \u00e9difices financiers, on peut se demander si m\u00eames des mesures limit\u00e9es de taxation n\u2019auraient pas des effets impr\u00e9vus en cha\u00eene. Qui seraient, eux aussi, en quelque sorte <i>syst\u00e9miques<\/i> \u00a0! <\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, les regards vont n\u00e9cessairement se tourner vers les Etats-Unis, afin de mieux estimer les chances que le soutien europ\u00e9en au principe d&rsquo;une taxe financi\u00e8re y soit repris,\u00a0une fois mis en forme par le FMI au printemps prochain, car c&rsquo;est bien entendu la condition pr\u00e9alable \u00e0 son sacrement. Les d\u00e9bats du Congr\u00e8s sur la r\u00e9gulation financi\u00e8re, acharn\u00e9s depuis plusieurs mois, se poursuivent encore aujourd\u2019hui \u00e0 la Chambre des repr\u00e9sentants, avant que le S\u00e9nat ne prenne le relais, sur la base d\u2019une autre proposition de loi, consid\u00e9r\u00e9e comme plus dure pour <i>l\u2019industrie financi\u00e8re<\/i>. Tous les amendements sur la table n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9s ou rejet\u00e9s \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 ce billet est publi\u00e9, de telle sorte qu\u2019il est difficile de faire m\u00eame un premier point d\u2019\u00e9tape sur un document qui fait 1.279 pages et qui fourmille de nouvelles mesures. <\/p>\n<p>Quelle sera la r\u00e9sultante de ces d\u00e9bats, de ces strat\u00e9gies d\u2019influence des lobbies, des convictions quasi religieuses de certains, sans oublier la mani\u00e8re dont les congressmen anticipent la pression de leurs \u00e9lecteurs\u00a0?  Il est peu probable que la face du monde de la finance en sorte boulevers\u00e9e, que les boulons seront viss\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 ils devraient l\u2019\u00eatre. Alors que les d\u00e9cisions prises \u00e0 Washington auront vocation \u00e0 faire internationalement jurisprudence, comme autant de faits accomplis, les Europ\u00e9ens \u00e9tant \u00e0 la tra\u00eene, retard\u00e9s par des Britanniques qui jouaient pour cette raison m\u00eame la montre. <\/p>\n<p>Le d\u00e9bat \u00e0 propos d\u2019une taxe sur les transactions financi\u00e8res, lui, couve sous la cendre : une proposition de loi est sur le bureau du Congr\u00e8s, des signaux sont apparus qui montrent qu\u2019il est discr\u00e8tement engag\u00e9 au sein de l\u2019administration Obama, \u00e0 la recherche de r\u00e9ponses politiques \u00e0 la baisse de la popularit\u00e9 du pr\u00e9sident et \u00e0 ses cons\u00e9quences pour les \u00e9lus d\u00e9mocrates \u00e0 l\u2019occasion des \u00e9lections de mi-mandat qui s&rsquo;approchent. <\/p>\n<p>Les d\u00e9s n\u2019ont pas fini de rouler sur le tapis. Le d\u00e9bat sur la mani\u00e8re de se pr\u00e9munir du danger repr\u00e9sent\u00e9 par les \u00e9tablissements financiers <i>TBTF<\/i> ne va pas non plus s\u2019\u00e9teindre. Pour une simple raison\u00a0: la crise est loin d\u2019avoir encore produit tous ses effets. Nous sommes engag\u00e9s dans une dynamique impr\u00e9visible, de tous points de vue. La crise proprement financi\u00e8re n\u2019est absolument pas pr\u00e8s d&rsquo;\u00eatre termin\u00e9e, la crise \u00e9conomique est profonde &#8211; r\u00e9sultant \u00e0 certains \u00e9gards de causes que l\u2019on peut d\u00e9sormais analyser comme durables, si ce n\u2019est m\u00eame structurelles &#8211; ses cons\u00e9quences sociales s\u2019approfondissent et vont \u00eatre de moins en moins supportables. <\/p>\n<p>Le pari d\u2019une croissance retrouv\u00e9e qui all\u00e9gerait du poids croissant des d\u00e9fauts de remboursement les banques, et \u00e9viterait de trop \u00e9prouvantes mesures de r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics, est plus qu\u2019incertain. Fran\u00e7ois Fillon, le premier ministre Fran\u00e7ais, vient de d\u00e9clarer, jeudi \u00e0 Bonn, que \u00ab\u00a0la sortie de crise est dangereuse\u00a0\u00bb, pensant notamment aux pertes d\u2019emploi et \u00e0 ce qui va les accompagner. Laurent Wauquiez, secr\u00e9taire d\u2019Etat Fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019emploi, vient de l\u2019\u00e9voquer \u00e0 sa mani\u00e8re en d\u00e9clarant sur une radio \u00ab\u00a0La politique sociale, \u00e7a ne peut plus \u00eatre s&rsquo;occuper uniquement des plus d\u00e9favoris\u00e9s. Ceux qui trinquent le plus dans la crise sociale, ce sont les classes moyennes. Il y a un moment o\u00f9 il faut arr\u00eater le \u00ab\u00a0politiquement social correct\u00a0\u00bb. La France a \u00ab\u00a0un syst\u00e8me de protection sociale fond\u00e9 syst\u00e9matiquement sur les seuils de revenus et qui laisse de c\u00f4t\u00e9 les classes moyennes, notamment modestes\u00a0\u00bb a-t-il poursuivi. <\/p>\n<p>Nous y sommes\u00a0: la crise, en Europe comme aux Etats-Unis, va avoir des cons\u00e9quences in\u00e9dites. Les <i>classes moyennes<\/i> vont \u00eatre touch\u00e9es, et c\u2019est cela qui, des deux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Atlantique, est le ph\u00e9nom\u00e8ne le plus politiquement pr\u00e9occupant pour les pouvoirs en place, pas seulement pour les gouvernements. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>DES TAXES TRES POLITIQUES AUX RESULTATS INCERTAINS<\/strong><\/p>\n<p>Il est soudainement beaucoup parl\u00e9 de taxes en Europe &#8211; sur les bonus, ainsi que sur les transactions financi\u00e8res &#8211; tandis qu\u2019aux Etats-Unis la loi instituant la r\u00e9forme de la r\u00e9gulation financi\u00e8re subit les derniers assauts des membres de la Chambre des repr\u00e9sentants, avant que les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,18],"tags":[192,164,113,108],"class_list":["post-5726","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-monde-financier","tag-bonus","tag-deficits","tag-regulation","tag-taxe-financiere"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5726","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5726"}],"version-history":[{"count":36,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5726\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5761,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5726\/revisions\/5761"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5726"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5726"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5726"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}