{"id":57376,"date":"2013-08-16T17:56:36","date_gmt":"2013-08-16T15:56:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=57376"},"modified":"2013-08-16T17:56:36","modified_gmt":"2013-08-16T15:56:36","slug":"une-autre-approche-pour-une-sortie-de-crise-par-remi-chanrion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/08\/16\/une-autre-approche-pour-une-sortie-de-crise-par-remi-chanrion\/","title":{"rendered":"<b>Une autre approche pour une sortie de crise<\/b>, par R\u00e9mi Chanrion"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Lorsqu\u2019un gouvernement souhaite r\u00e9sorber sa dette publique, il cherche, le plus souvent, \u00e0 diminuer le poids de son d\u00e9ficit public, dit autrement, de sa dette annuelle. Pour ce faire, il utilise deux leviers \u00e0 sa disposition. A savoir l\u2019augmentation des imp\u00f4ts et la r\u00e9duction des d\u00e9penses. La m\u00e9thodologie classiquement utilis\u00e9e pour r\u00e9duire les d\u00e9penses publiques est la suivante. Elle consiste dans l\u2019examen des diff\u00e9rents postes de d\u00e9penses (Education, Int\u00e9r\u00eat de la dette, Famille, Sant\u00e9, D\u00e9fense nationale etc.). Cet examen met alors en \u00e9vidence les postes de d\u00e9penses qui p\u00e8sent le plus sur la situation financi\u00e8re du pays. Ils subiront alors une diminution de leur montant. Cette m\u00e9thode qui entraine une baisse de la demande, dont d\u00e9coule un affaiblissement de la croissance, et qui aboutit \u00e0 accroissement de la dette du pays est contreproductive, lorsqu\u2019elle appliqu\u00e9e \u00e0 la r\u00e9duction des d\u00e9penses publiques.<\/p>\n<p>Elle gagnerait, en revanche, \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e aux agents \u00e9conomiques constitu\u00e9s par les m\u00e9nages. Ainsi, il conviendrait, dans un pays donn\u00e9, soucieux de r\u00e9duire son d\u00e9ficit public tout en conservant, ou en augmentant, sa croissance, de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019examen de l\u2019ensemble des postes de d\u00e9penses qui p\u00e8sent, non plus sur les comptes de l\u2019Etat, mais d\u00e9sormais sur le portefeuille d\u2019un m\u00e9nage moyen. Et cela dans le but d\u2019en faire ressortir les \u00e9l\u00e9ments pesant le plus sur le pouvoir d\u2019achat du dit m\u00e9nage. Ces d\u00e9penses sont classiquement, en mettant volontairement de c\u00f4t\u00e9 la probl\u00e9matique complexe du prix des loyers, l\u2019alimentation, le paiement des diff\u00e9rents services n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019activit\u00e9s du m\u00e9nage (l\u2019eau, \u00e9lectricit\u00e9, moyens de communication constitu\u00e9s par la t\u00e9l\u00e9phonie et internet).<\/p>\n<p><!--more-->Ces postes de d\u00e9penses ayant \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, il conviendrait de tenter de les diminuer, dans l\u2019objectif de rendre leur poids relatif, sur le portemonnaie des m\u00e9nages, moins important. Ce qui permettrait aux m\u00e9nages de \u00ab\u00a0r\u00e9cup\u00e9rer\u00a0\u00bb du pouvoir d\u2019achat, qu\u2019ils affecteraient ensuite \u00e0 d\u2019autres secteurs de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, augmentant ainsi la demande de ceux-ci et entrainant des effets multiplicateurs en cha\u00eene.<\/p>\n<p>Cette diminution, qui passerait par la r\u00e9glementation, ne serait appliqu\u00e9e qu\u2019aux postes de d\u00e9penses principaux des m\u00e9nages, correspondant \u00e0 des secteurs <i>non d\u00e9localisables<\/i> et <i>r\u00e9alisant des profits substantiels<\/i>. Elle serait, d\u00e8s lors, sans aucun risque pour l\u2019\u00e9conomie, et porteuse d\u2019effets b\u00e9n\u00e9fiques. Ces secteurs, non d\u00e9localisables et r\u00e9alisant des profits substantiels, augmentant l\u2019\u00e9pargne de quelque uns et diminuant la consommation individuelle et collective de l\u2019ensemble de la nation, sont facilement identifiables.<\/p>\n<p>Ils sont notamment\u00a0: le secteur de la grande distribution dont il conviendrait de plafonner les marges (ce qui diff\u00e8re d\u2019un plafonnement des prix) mais aussi les secteurs de l\u2019\u00e9nergie (EDF, \u00e0 titre d\u2019exemple, semble r\u00e9aliser des profits substantiels, chiffrables en milliards, chaque ann\u00e9e.) de l\u2019eau ou encore des outils de communication.<\/p>\n<p>Cette approche est d\u2019autant plus l\u00e9gitime que les secteurs de l\u2019alimentation, de l\u2019\u00e9nergie, ou encore de l\u2019eau, devraient avoir pour objectif, non pas de r\u00e9aliser des profits priv\u00e9s mais de servir le plus grand nombre, au meilleur co\u00fbt sur le mod\u00e8le d\u2019une gestion \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre (le prix d\u2019achat devant servir \u00e0 couvrir le co\u00fbt de production, de distribution et de r\u00e9novation).<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agirait pas, cependant, bien entendu, d\u2019introduire une pratique de gestion \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre. Ces secteurs fonctionneraient, de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019\u00e0 l\u2019heure actuelle, c\u2019est-\u00e0-dire dans le domaine priv\u00e9 conservant une logique de profit priv\u00e9. Ils seraient toutefois r\u00e9glement\u00e9s, au niveau des marges qu\u2019ils r\u00e9alisent, afin de r\u00e9duire les prix pratiqu\u00e9s, dans le but de relancer la consommation des autres secteurs d\u2019activit\u00e9s du pays. Ce qui entrainerait un ph\u00e9nom\u00e8ne bien connu en \u00e9conomie. \u00c0 savoir une augmentation de la consommation, entrainant tout \u00e0 la fois une augmentation de la production, de la croissance et donc de l\u2019emploi, ainsi qu\u2019une hausse des recettes fiscales permettant de r\u00e9sorber l\u2019endettement du pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Lorsqu\u2019un gouvernement souhaite r\u00e9sorber sa dette publique, il cherche, le plus souvent, \u00e0 diminuer le poids de son d\u00e9ficit public, dit autrement, de sa dette annuelle. Pour ce faire, il utilise deux leviers \u00e0 sa disposition. A savoir l\u2019augmentation des imp\u00f4ts et la r\u00e9duction des d\u00e9penses. 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