{"id":58127,"date":"2013-09-05T19:36:44","date_gmt":"2013-09-05T17:36:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=58127"},"modified":"2013-09-05T19:38:18","modified_gmt":"2013-09-05T17:38:18","slug":"2015-de-gigantesques-effacements-de-dettes-publiques-par-bruno-colmant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/09\/05\/2015-de-gigantesques-effacements-de-dettes-publiques-par-bruno-colmant\/","title":{"rendered":"<b>2015 : DE GIGANTESQUES EFFACEMENTS DE DETTES PUBLIQUES<\/b>, par Bruno Colmant"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. A paru le 30 ao\u00fbt sur <a href=\"http:\/\/blogs.lecho.be\/colmant\/2013\/08\/2015-de-gigantesques-effacements-de-dettes-publiques-.html\" target=\"_blank\">son blog<\/a> de L&rsquo;\u00c9cho.<\/p><\/blockquote>\n<p align=\"center\"><b><span style=\"text-decoration: underline;\">Phase interm\u00e9diaire<\/span><\/b><b>\u00a0:<\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b>Chypre est la premi\u00e8re op\u00e9ration Gutt du 21<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle<\/b><\/p>\n<p>En 2015, la dette publique de la zone euro devrait fr\u00f4ler 100 % du PIB, auxquels il faut ajouter l\u2019endettement cach\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire la partie non financ\u00e9e du co\u00fbt du vieillissement de la population. En un an, les dettes publiques europ\u00e9ennes ont augment\u00e9 de 400 milliards d&rsquo;euro et, depuis 2007, de 3.000 milliards d\u2019euro\u00a0! Les crit\u00e8res de Maastricht ayant fix\u00e9 le seuil d&rsquo;une dette publique supportable \u00e0 60 % du PIB, cela signifie que l&rsquo;exc\u00e9dent de la dette publique europ\u00e9enne atteint aussi 3.000 milliards d&rsquo;euro, soit l\u2019\u00e9quivalent du PIB allemand. C\u2019est insupportable.<\/p>\n<p>La question n&rsquo;est plus de savoir si les Etats de la zone euro sont en d\u00e9faut : la plupart le sont soci\u00e9talement dans la mesure o\u00f9 le poids des dettes publiques n&rsquo;est plus transposable dans le futur. Car ce n&rsquo;est pas la dette, en tant que telle, qui importe, mais sa coh\u00e9rence avec la prosp\u00e9rit\u00e9 et les revenus futurs. Or la dette publique ne b\u00e9n\u00e9ficie plus en rien aux g\u00e9n\u00e9rations futures, alors que le remboursement est mis \u00e0 leur charge. Cette dette ne finance d&rsquo;ailleurs plus des investissements mais des transferts. Au surplus, comment expliquer qu&rsquo;une crise de l\u2019endettement se r\u00e8gle \u00e0 coups de rigueur budg\u00e9taire et de ch\u00f4mage, c\u2019est-\u00e0-dire au d\u00e9triment de ceux qui devront la rembourser ?<\/p>\n<p><!--more-->Le mod\u00e8le d&rsquo;Etat-providence par endettement constitue la racine de cette situation. Mais la dette publique s&rsquo;est aussi enflamm\u00e9e \u00e0 cause de la crise \u00e9conomique et des sauvetages bancaires. Elle est aussi alourdie par l&rsquo;absence de croissance \u00e9conomique et la monnaie unique qui a fourni \u00e0 tous les Etats europ\u00e9ens des conditions d\u2019emprunt allemandes, c\u2019est-\u00e0-dire anormalement basses.<\/p>\n<p>L&rsquo;euro, qui est pourtant un choix d&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale, a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u par des responsables politiques qui n&rsquo;ont pas voulu aller au bout de la monnaie unique, c&rsquo;est-\u00e0-dire une diminution sage du r\u00f4le des Etats dans l&rsquo;\u00e9conomie. Au contraire, d\u00e8s avant 2008, de nombreux pays ont profit\u00e9 de la dilution de leur devise domestique au travers d&rsquo;un gigantesque effet d&rsquo;aubaine aliment\u00e9 par la force de l&rsquo;\u00e9conomie allemande. L&rsquo;endettement public a donc cr\u00fb \u00e0 bon compte, comme s&rsquo;il \u00e9tait indolore.\u00a0 Il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 disciplin\u00e9 par des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui auraient d\u00fb augmenter pour signaler l&rsquo;exc\u00e8s d&rsquo;endettement public.<\/p>\n<p>Evidemment, on peut argumenter qu&rsquo;une dette publique est, comme le sugg\u00e9rait Karl Marx, un capital fictif. Elle n&rsquo;est jamais rembours\u00e9e et se dilue au gr\u00e9 des ann\u00e9es dans un refinancement permanent. Sous cet angle, on peut imaginer que la dette soit naturelle, en ce qu&rsquo;elle refl\u00e8te un transfert continu des cr\u00e9anciers de l&rsquo;Etat vers les secteurs publics, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;une gigantesque s\u00e9curit\u00e9 sociale. La dette importerait alors peu. Elle serait \u00e0 l&rsquo;\u00e9pargne priv\u00e9e ce que l&rsquo;imp\u00f4t est aux revenus professionnels. Elle serait m\u00eame \u00ab\u00a0la\u00a0\u00bb repr\u00e9sentation par excellence de l&rsquo;Etat puisque son refinancement conditionne les m\u00e9canismes fiscaux et de redistribution.<\/p>\n<p>Malheureusement, l&rsquo;analyse marxiste est un peu courte, car une dette excessive est probablement l&rsquo;\u00e9cueil principal \u00e0 une fluidit\u00e9 du capital et \u00e0 l&rsquo;all\u00e8gement du co\u00fbt du travail. En effet, si la dette est refinanc\u00e9e par l&rsquo;imp\u00f4t, c&rsquo;est immanquablement le travail qui est frapp\u00e9. La dette publique repr\u00e9sente donc une ponction continue sur la croissance productive. Et malheureusement, lorsque la dette publique est trop importante, ce ne sont plus les cr\u00e9anciers qui obligent les d\u00e9biteurs : ce sont les d\u00e9biteurs qui imposent des effacements de dettes \u00e0 leurs cr\u00e9anciers. L&rsquo;ordre mon\u00e9taire est, en effet, toujours subordonn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ordre social. Concr\u00e8tement, cela signifie que la pompe des transferts financiers refoule : ce sont les cr\u00e9anciers de l&rsquo;Etat qui supportent un appauvrissement plut\u00f4t que les d\u00e9biteurs de l&rsquo;imp\u00f4t sur le travail.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9conomie europ\u00e9enne est donc dans un cul-de-sac. En bonne logique keyn\u00e9sienne, les Etats devraient s&rsquo;engager dans une politique de d\u00e9ficit budg\u00e9taire afin de stimuler la demande. Cela pourrait toutefois entra\u00eener une hausse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui freinerait cette m\u00eame demande et alourdirait, de mani\u00e8re g\u00e9om\u00e9trique, l&rsquo;endettement public. De surcro\u00eet, une amplification de ce dernier susciterait, \u00e0 terme, des accroissements d&rsquo;imp\u00f4ts alors que le mod\u00e8le social europ\u00e9en est d\u00e9j\u00e0 lourdement impos\u00e9.<\/p>\n<p>Comment sortirons-nous de ce pi\u00e8ge infernal ? Nombreux sont ceux qui invoquent la sortie \u00ab\u00a0par le haut et par l&rsquo;ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb de l&rsquo;endettement public, c&rsquo;est-\u00e0-dire par la croissance (qui diminue le poids relatif de la dette publique) \u00a0ou par l\u2019inflation (qui dilue la valeur de la dette). Malheureusement, il n&rsquo;y a pas de croissance. Et, contre tout bon sens, l&rsquo;obstination politique allemande \u00e9carte l\u2019inflation, alors que cette orientation est poursuivie par les Etats-Unis, l\u2019Angleterre et le Japon. Et puis, surtout, la Commission Europ\u00e9enne s\u2019enferre dans des politiques de rigueur budg\u00e9taire dont on confessera honteusement, dans dix ans, qu\u2019elles auront \u00e9t\u00e9 une gravissime erreur de jugement au milieu d\u2019une r\u00e9cession.<\/p>\n<p>Sans inflation, je crains d\u00e9sormais que nous sortions de cette crise d\u2019endettement public \u00a0\u00bb\u00a0par le bas et par l&rsquo;int\u00e9rieur\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire par une diminution du pouvoir d&rsquo;achat de la monnaie elle-m\u00eame. C\u2019est d\u2019ailleurs intuitif\u00a0: derri\u00e8re la dette publique, c\u2019est la monnaie qui est mise en joue, raison pour laquelle un endettement public excessif conduit toujours \u00e0 une devise faible. Et puis, il est tellement \u00e9vident que la combinaison d\u2019une monnaie unique conf\u00e9d\u00e9rale ne peut pas s\u2019accommoder de politiques budg\u00e9taires rest\u00e9es f\u00e9d\u00e9rales et d\u2019endettements publics d\u2019une telle hauteur. Seuls les pays qui ont eu des monnaies de r\u00e9serve mondiales (Angleterre au d\u00e9but du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, Etats-Unis actuellement) peuvent se permettre d\u2019imposer leur dette publique au reste du monde. Avec une monnaie adolescente, l\u2019Europe est loin d\u2019\u00eatre dans cette posture.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, si l&rsquo;absence d&rsquo;acc\u00e8s aux march\u00e9s financiers de certains pays du Sud de l&rsquo;Europe se confirme, il faudra alors se pr\u00e9parer \u00e0 un effacement des dettes. Il s&rsquo;agirait alors probablement de d\u00e9fauts \u00ab\u00a0internes\u00a0\u00bb, comme la Russie l&rsquo;a effectu\u00e9 en 1998.<\/p>\n<p>Dans le Sud de l\u2019Europe, ce serait donc les op\u00e9rations Gutt du 21<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Il ne s&rsquo;agirait pas de remplacer, comme en octobre 1944, le papier-monnaie belge par de nouveaux billets, puisque la monnaie est commune et essentiellement d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e. Il s&rsquo;agirait d&rsquo;un probable \u00a0r\u00e9\u00e9chelonnement (c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;une \u00e9longation forc\u00e9e des maturit\u00e9s) des dettes publiques avec un allongement simultan\u00e9 des engagements vis-\u00e0-vis des assur\u00e9s et pensionn\u00e9s (les capitaux se transformant en rentes, etc.). Ce ne serait donc pas non plus un d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de la dette europ\u00e9enne, mais des dissolutions et compensations nationales de dettes. D\u2019ailleurs, l\u2019op\u00e9ration chypriote est l\u2019exemple parfait d\u2019une op\u00e9ration Gutt de confiscation des d\u00e9p\u00f4ts afin de rembourser les dettes publiques. Mais il y aura d\u2019autres modalit\u00e9s : d\u00e9fauts (Gr\u00e8ce), annulation des dettes bancaires (Irlande) et confiscations (affectation obligatoire des pensions publiques au Portugal et r\u00e9serves d&rsquo;assurances en Hongrie).<\/p>\n<p>Cet effacement de dettes aurait comme pr\u00e9alable un contr\u00f4le des capitaux et une nationalisation du secteur financier ou, \u00e0 tout le moins, l&rsquo;\u00e9viction des actionnaires priv\u00e9s. Ces d\u00e9cisions toucheraient les actionnaires des banques et compagnies d&rsquo;assurances, avant d&rsquo;appauvrir les d\u00e9posants, comme \u00e0 Chypre. Le fondement de l&rsquo;\u00e9conomie de march\u00e9, \u00e0 savoir la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e, en serait affect\u00e9. Les institutions financi\u00e8res du Nord de l\u2019Europe seraient bien s\u00fbr impact\u00e9es de mani\u00e8re collat\u00e9rale.<\/p>\n<p>Ce sc\u00e9nario d&rsquo;effacement des dettes n\u2019est-il pas de la science-fiction cataclysmique ? Je ne l\u2019\u00e9carte plus\u00a0: il faut d\u00e9sormais r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ces sc\u00e9narios d\u2019effacement de dettes. De nombreux indices sont discernables. Parmi ces derniers, les dettes publiques ont re-migr\u00e9 vers leur pays d&rsquo;origine (la dette publique portugaise a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e par des banques portugaises, etc.). Les transferts financiers du Nord vers le Sud ont \u00e9t\u00e9 parcimonieux tandis que l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;euro-bonds a \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e. Cela rejoint la logique allemande qui veut que les dettes d&rsquo;un pays soient strictement financ\u00e9es par l&rsquo;\u00e9pargne domestique.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agirait d&rsquo;un cas extr\u00eame de ce que les \u00e9conomistes appellent la r\u00e9pression financi\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire une combinaison de capture d&rsquo;\u00e9pargne et de taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat bas. Et, comme la calamiteuse op\u00e9ration chypriote l&rsquo;a illustr\u00e9, un euro pourra ne plus avoir la m\u00eame valeur dans les diff\u00e9rents pays, comme lors de l&rsquo;op\u00e9ration Gutt.<\/p>\n<p>La crise des dettes publiques confrontera chaque pays \u00e0 ses propres r\u00e9alit\u00e9s. Heureusement, la Belgique ne sera jamais concern\u00e9e par une seconde op\u00e9ration Gutt, puisque notre dette publique est largement financ\u00e9e par l&rsquo;\u00e9pargne populaire et est faible par rapport au patrimoine des particuliers.<\/p>\n<p>En conclusion, nous longeons les ab\u00eemes de grands chocs socio-\u00e9conomiques. Il faut cesser d&rsquo;entretenir de path\u00e9tiques illusions sur l&rsquo;attrition naturelle des dettes publiques par une croissance qu\u2019on ne voit pas. Au Sud de l&rsquo;Europe, il est parfaitement na\u00eff d&rsquo;imaginer que la monnaie, les d\u00e9p\u00f4ts bancaires et les r\u00e9serves d&rsquo;assurance garderont un pouvoir d&rsquo;achat stabilis\u00e9 alors que leur contrepartie se trouve dans des dettes publiques impayables.<\/p>\n<p>On se rendra bient\u00f4t compte avec effarement de l&rsquo;erreur de jugement des hommes politiques qui ont \u00e9tendu trop vite la zone euro et des \u00e9conomistes d\u2019eau douce qui ont pr\u00e9conis\u00e9 <i>ad nauseam<\/i> la rigueur et l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 absolue au milieu d&rsquo;une r\u00e9cession. Il faudrait, au contraire, admettre la \u00ab\u00a0fiscal dominance\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire la tutelle d&rsquo;une politique budg\u00e9taire assouplie sur la politique mon\u00e9taire. Cette\u00a0 pers\u00e9v\u00e9rance des politiques d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 va mal se terminer dans le Sud de l&rsquo;Europe qui sera confront\u00e9 \u00e0 des heurts sociaux et \u00e0 des disparitions d&rsquo;actifs financiers. Ou plut\u00f4t, elle va se terminer aux d\u00e9pens de ceux qui la pr\u00e9conisent. Et m\u00eame dans les pays du Nord europ\u00e9en, il faut faire attention : on ne soldera pas sans pleurs un mod\u00e8le qui est \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une immense dette publique. La m\u00e2choire de l&rsquo;ajustement se referme in\u00e9luctablement.<\/p>\n<p>P. S.\u00a0: si l&rsquo;inflation ne dilue pas les dettes publiques, alors les pays les plus faibles devront les contracter dans un r\u00e9\u00e9chelonnement. Sans aller jusqu&rsquo;\u00e0 un d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, certains pays du Sud devront effacer une partie de leurs dettes publiques, comme Paul Jorion l&rsquo;avait, depuis longtemps, sugg\u00e9r\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. A paru le 30 ao\u00fbt sur <a href=\"http:\/\/blogs.lecho.be\/colmant\/2013\/08\/2015-de-gigantesques-effacements-de-dettes-publiques-.html\" target=\"_blank\">son blog<\/a> de L&rsquo;\u00c9cho.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p align=\"center\"><b><span style=\"text-decoration: underline;\">Phase interm\u00e9diaire<\/span><\/b><b>\u00a0:<\/b><\/p>\n<p align=\"center\"><b>Chypre est la premi\u00e8re op\u00e9ration Gutt du 21<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle<\/b><\/p>\n<p>En 2015, la dette publique de la zone euro devrait fr\u00f4ler 100 % du PIB, auxquels il faut ajouter l\u2019endettement cach\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire la partie non financ\u00e9e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[307,1009],"tags":[2148,1436,2484,142,45,2848,977,681,3006],"class_list":["post-58127","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-finance","category-fiscalite-2","tag-camille-gutt","tag-defaut","tag-defaut-generalise-de-la-zone-euro","tag-dette-publique","tag-karl-marx","tag-nationalisation-du-secteur-bancaire","tag-reechelonnement-de-la-dette","tag-restructuration-de-la-dette","tag-service-de-la-dette"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58127"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58127\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":58133,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58127\/revisions\/58133"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}