{"id":60908,"date":"2013-12-25T17:51:51","date_gmt":"2013-12-25T16:51:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=60908"},"modified":"2013-12-25T18:49:50","modified_gmt":"2013-12-25T17:49:50","slug":"in-principio-erat-sermo-par-bertrand-rouzies-leonardi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2013\/12\/25\/in-principio-erat-sermo-par-bertrand-rouzies-leonardi\/","title":{"rendered":"<b>\u00ab\u00a0In principio erat sermo\u00a0\u00bb<\/b>, par Bertrand Rouzi\u00e8s-L\u00e9onardi"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de langue essentiellement ceci, pas plus qu&rsquo;il n&rsquo;y a de peuple essentiellement cela. N&rsquo;en d\u00e9plaise aux d\u00e9coupeurs de quartiers de noblesse et aux obs\u00e9d\u00e9s du pourcentage racial, les cultures humaines sont impures et m\u00eal\u00e9es, sauf de rares isolats qui, du reste, le sont peut-\u00eatre en diachronie s\u00e9culaire mais pas en diachronie mill\u00e9naire. Lorsqu&rsquo;on dit que les Grecs anciens ont assimil\u00e9 la civilisation au\u00a0<i>logos<\/i>\u00a0et le\u00a0<i>logos<\/i>\u00a0\u00e0 la seule langue grecque, les autres idiomes \u00e9tant rel\u00e9gu\u00e9s dans le registre du borborygme et du b\u00e9gaiement enfantin, propre aux\u00a0<i>Barbaroi,<\/i>\u00a0il faudrait sans doute se demander, comme nous y invite Barbara(!) Cassin, s&rsquo;il est juste de dire \u00ab\u00a0les Grecs\u00a0\u00bb en g\u00e9n\u00e9ral, comme s&rsquo;ils formaient un groupe homog\u00e8ne, \u00e9pargn\u00e9 par la tension entre langue \u00e9crite et langue orale, entre langue \u00e9litaire et langue vernaculaire, entre langue de positionnement et langue de communication. L&rsquo;universalit\u00e9 de la ma\u00eetrise du\u00a0<i>logos<\/i>\u00a0comme trait d\u00e9finitoire du civilis\u00e9 bute sur l&rsquo;irr\u00e9ductible x\u00e9nophobie de certains Grecs cultiv\u00e9s \u00e0 l&rsquo;encontre des Barbares, mais aussi \u00e0 l&rsquo;encontre des Grecs de la cit\u00e9 voisine. Pensez \u00e0 l&rsquo;esprit proverbialement lourd des B\u00e9otiens (la B\u00e9otie avait Th\u00e8bes pour capitale), qui devait aller de pair avec une \u00e9locution laborieuse, du moins dans l&rsquo;esprit des tartineurs de miel de l&rsquo;Attique ; pensez encore \u00e0 la rudesse l\u00e9gendaire, pour ne pas dire \u00e0 la rustauderie des Spartiates. On se rappellera cependant que la puissance spartiate fut abattue\u00a0\u00e0 Leuctres, en 371 av. J.-C.,\u00a0par le g\u00e9n\u00e9ral th\u00e9bain \u00c9paminondas, qui \u00e9tait loin d&rsquo;\u00eatre un b\u00e9otien en pol\u00e9mologie. Le Mac\u00e9donien Aristote, quant \u00e0 lui, \u00e9tait bien plac\u00e9 pour savoir que le\u00a0<i>logos<\/i>\u00a0n&rsquo;\u00e9tait pas l&rsquo;apanage des seuls Grecs bien n\u00e9s et bien \u00e9duqu\u00e9s. La Mac\u00e9doine avait longtemps \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un satellite arri\u00e9r\u00e9 de la sph\u00e8re hell\u00e9nique, aux limites de la Barbarie. Sous Philippe II puis sous Alexandre, elle devint le royaume protecteur de la Gr\u00e8ce tout enti\u00e8re. Sans doute fallait-il \u00eatre Mac\u00e9donien, plut\u00f4t que Grec, pour imaginer un Empire qui f\u00eet une place aux Barbares vaincus \u00e0 niveau d&rsquo;estime \u00e9gal.<\/p>\n<p><!--more-->Il n&rsquo;y a pas une langue pour un peuple, il y a plusieurs \u00e9tats de la langue qui cohabitent souvent et co\u00efncident parfois dans la litt\u00e9rature ou le discours politique d\u00e9magogique (relire ce qu&rsquo;\u00e9crit Viktor Klemperer sur la disparate rassembleuse et mobilisatrice de la LTI, la \u00ab\u00a0Lingua Tertii Imperii\u00a0\u00bb des Nazis). Ces \u00e9tats de la langue sont au surplus r\u00e9orient\u00e9s constamment par les variations des rapports de forces qui animent le corps civique. La prise en compte de ces rapports de forces est tr\u00e8s importante si l&rsquo;on \u00e9tudie le glissement du latin au fran\u00e7ais et la conservation du latin comme langue savante \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Pendant longtemps, un b\u00eate courant patriotique a domin\u00e9, adoss\u00e9 aux grammaires latines m\u00e9di\u00e9vales, o\u00f9 les analogies les plus folles se donnaient libre cours, pourvu que le fran\u00e7ais se rattach\u00e2t, par des acrobaties de foire aux calembours, aux langues \u00ab\u00a0nobles\u00a0\u00bb, le latin, certes, mais surtout le grec et l&rsquo;h\u00e9breu. Dire \u00ab\u00a0nos anc\u00eatres les Gaulois\u00a0\u00bb (la gauloiserie nationale fut inaugur\u00e9e v\u00e9ritablement par \u00c9tienne Pasquier) est \u00e0 peu pr\u00e8s aussi idiot que de dire \u00ab\u00a0nos anc\u00eatres les H\u00e9breux\u00a0\u00bb. On trouve la fable de la source h\u00e9bra\u00efque du fran\u00e7ais chez \u00c9tienne Guichard, \u00e0 la Renaissance, o\u00f9 ces questions-l\u00e0 int\u00e9ressent nombre d&rsquo;\u00e9rudits. Pour Bud\u00e9, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;h\u00e9breu mais le grec.\u00a0<i>Arr\u00eat,\u00a0<\/i>selon lui, viendrait d&rsquo;<i>\u00ab\u00a0areston\u00a0\u00bb,<\/i>\u00a0<i>agrafe,<\/i>\u00a0d&rsquo;<i>\u00ab\u00a0agan aph\u00ea\u00a0\u00bb<\/i>,\u00a0<i>pantofle<\/i>\u00a0de\u00a0<i>\u00ab\u00a0pan phellos\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0(<i>De analogia,\u00a0<\/i>1532). \u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, Silvius, plus sage, s&rsquo;il retient les trois hypoth\u00e8ses, ose dire sa pr\u00e9f\u00e9rence pour l&rsquo;hypoth\u00e8se latine (<i>In linguam Gallicam Isagoge, una cum eiusdem Grammatica latino-gallica, ex Hebraeis, Graecis et Latinis authoribus,\u00a0<\/i>1531). Charles Bovelles s&rsquo;enhardit alors et avance que les langues vulgaires, tels l&rsquo;italien, l&rsquo;espagnol et le fran\u00e7ais, se sont form\u00e9es par \u00ab\u00a0corruption\u00a0\u00bb du latin (<i>De differentia vulgarium linguarum et Gallici sermonis varietate,<\/i>\u00a01533). Quelques d\u00e9cennies plus tard, Hotman affinera cette approche : le fran\u00e7ais boit \u00e0 plusieurs sources et la romaine est la plus f\u00e9conde, compar\u00e9e \u00e0 la gauloise, \u00e0 la franque et \u00e0 la grecque (<i>Franco-Gallia,\u00a0<\/i>1573). Henri Estienne, de son c\u00f4t\u00e9, insiste sur le fait que le fran\u00e7ais provient du latin populaire, le\u00a0<i>\u00ab\u00a0quotidianus sermo\u00a0\u00bb,<\/i>\u00a0m\u00eame si quelques gallicismes se rencontrent dans le latin classique : en effet,\u00a0<i>horresco referens,<\/i>\u00a0<i>\u00ab\u00a0grandis\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0est dans Cic\u00e9ron, <i>\u00ab\u00a0revenire\u00a0\u00bb<\/i> et <i>\u00ab\u00a0gratiosus\u00a0\u00bb<\/i> font de timides apparitions et la construction analytique avec\u00a0<i>\u00ab\u00a0habere\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0&#8211; \u00ab\u00a0avoir\u00a0\u00bb &#8211; en voie d&rsquo;auxiliarisation, syst\u00e9matis\u00e9e par l&rsquo;historien arverne Gr\u00e9goire de Tours, est employ\u00e9e bien avant lui par Jules C\u00e9sar, qui \u00e9crit\u00a0<i>\u00ab\u00a0habeo dictum\u00a0\u00bb,<\/i>\u00a0<i>\u00ab\u00a0habeo effectum\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0pour \u00ab\u00a0j&rsquo;ai dit\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0j&rsquo;ai fait\u00a0\u00bb. Estienne ne voit rien d&rsquo;infamant dans le constat que le fran\u00e7ais doit moins \u00e0 S\u00e9n\u00e8que qu&rsquo;\u00e0 Plaute (<i>De latine falso suspecta &#8211; De Plauti latinitate Dissertatio,<\/i>\u00a01576). Mais beaucoup de savants contemporains ont du mal \u00e0 dig\u00e9rer l&rsquo;anoblissement du fran\u00e7ais par l&rsquo;ordonnance royale de Villers-Cotter\u00eats de 1539. Ainsi de Claude Fauchet qui, apr\u00e8s avoir affirm\u00e9, sur la base des\u00a0<i>Serments de Strasbourg,<\/i>\u00a0que l&rsquo;ancienne langue est \u00ab\u00a0le Romand plus tost que fran\u00e7ois, puisque la plus part des parolles sont tirees du latin\u00a0\u00bb, ajoute que \u00ab\u00a0la longue seigneurie que les Romains eurent en ce pa\u00efs, y planta leur langue et se trouvent d&rsquo;assez bons tesmoignages que quand les Francs entrerent en la Gaule, le peuple parloit ja un langage corrompu de romain et de l&rsquo;ancien gaulois\u00a0\u00bb (<i>Recueil de l&rsquo;origine de la langue et po\u00e9sie francoyse,<\/i>\u00a01581). Si le fran\u00e7ais, langue du peuple, acc\u00e8de \u00e0 la m\u00eame dignit\u00e9 que le latin, alors le latiniste, l&rsquo;humaniste devrait-on dire, perd l&rsquo;avantage consid\u00e9rable que lui donne sa ma\u00eetrise du latin pour avoir l&rsquo;air savant.<\/p>\n<p>Le plus amusant est que le latin classique avait tellement connu de tribulations que d&rsquo;aucuns pouvaient dire au sortir du Moyen \u00c2ge qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait corrompu. Sous certaines plumes \u00e9minentes, ce latin-l\u00e0 paraissait aussi cryptique et barbare que le latin macaronique \u00e9tait dr\u00f4le. L&rsquo;excellent latiniste (et hell\u00e9niste) \u00c9rasme fut l&rsquo;un des plus infatigables contempteurs du latin scolastique. \u00c0 l&rsquo;instar de Rabelais, il se d\u00e9finissait comme un po\u00e8te. Il ne lui serait jamais venu \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de se d\u00e9finir comme un \u00ab\u00a0humaniste\u00a0\u00bb, l&rsquo;italien\u00a0<i>humanista<\/i>\u00a0d\u00e9signant un vulgaire professeur de latin. Or, \u00c9rasme vomissait cette fa\u00e7on de baragouin, legs empoisonn\u00e9 du coup de force des \u00e9coles thomiste et scotiste au XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, dont la premi\u00e8re triste cons\u00e9quence avait \u00e9t\u00e9 le bannissement des enseignements litt\u00e9raires hors de l&rsquo;universit\u00e9 (<i>exeunt<\/i>\u00a0Virgile, Horace, Ovide, Plaute et compagnie), au profit de la dialectique, de la m\u00e9taphysique et de la th\u00e9ologie \u00e0 la sauce sorbonna. \u00c9rasme, comme Boccace et P\u00e9trarque quelques si\u00e8cles plus t\u00f4t, d\u00e9non\u00e7ait une langue jargonneuse dont le crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait binaire (vrai\/faux) et dont le pr\u00e9suppos\u00e9 \u00e9tait l&rsquo;\u00e9quivalence un concept-un mot-une chose, l&rsquo;<i>\u00ab\u00a0adaequatio rei et intellectus\u00a0\u00bb\u00a0<\/i>(saint Thomas d&rsquo;Aquin). La langue, il la voyait plut\u00f4t comme un objet plastique, insaisissable, m\u00e9tastatique. Le beau style pouvait \u00eatre clair, \u00e0 condition qu&rsquo;il ne se br\u00fbl\u00e2t pas au feu de sa propre clart\u00e9 en l&rsquo;imaginant consubstantielle \u00e0 la beaut\u00e9. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;inventivit\u00e9 jubilatoire et lib\u00e9ratoire &#8211; car la scolastique exer\u00e7a une tyrannie intellectuelle terrible, qui explique largement la virulence des attaques qu&rsquo;elle subit durant son r\u00e8gne et au-del\u00e0 &#8211; de l&rsquo;<i>\u00c9loge de la Folie,<\/i>\u00a0<i>Stultitiae laus<\/i>\u00a0(1509). L&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9, la m\u00e9taphore, le double sens, la double n\u00e9gation (reprise au latin classique) y fleurissent sans entraves et ce printemps n\u00e9olatin inspirera Rabelais, \u00e9crivain le plus prolifique en n\u00e9ologismes de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise. Il y est pris acte qu&rsquo;un mot est un tourbillon s\u00e9mantique par lequel il n&rsquo;est pas malsain de se laisser envo\u00fbter. L&rsquo;envo\u00fbtement prend d\u00e8s le titre, dont la version grecque,<i>\u00ab\u00a0Morias enkomion\u00a0\u00bb,\u00a0<\/i>signifie \u00e0 la fois \u00ab\u00a0\u00e9loge de la Folie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e9loge de (Thomas) More\u00a0\u00bb. Le vertige s&rsquo;approfondit quand le lecteur d\u00e9couvre une satire des plus vraies des m\u0153urs du clerg\u00e9, bien qu&rsquo;une telle satire, marqu\u00e9e du signe de Folie, s&rsquo;expose \u00e0 l&rsquo;accusation de fausset\u00e9. La scolastique n&rsquo;admettait ces jeux issus du lignage paradoxal d&rsquo;\u00c9pim\u00e9nide le Cr\u00e9tois qu&rsquo;autant qu&rsquo;elle pouvait les d\u00e9m\u00ealer logiquement. <\/p>\n<p>\u00c9rasme ne se contentait pas de jouer. Il s&rsquo;\u00e9tait mis en t\u00eate de faire sauter un \u00e0 un les scell\u00e9s que les th\u00e9ologiens avaient mis au savoir, y compris au savoir biblique. Un an avant que Martin Luther n&rsquo;affich\u00e2t ses th\u00e8ses, il publia sa traduction du Nouveau Testament, consid\u00e9rant que la sacro-sainte Vulgate \u00e9tait une mauvaise traduction de la source grecque. Toll\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral et raidissement de l&rsquo;\u00c9glise, qui devait s&rsquo;attacher plus que jamais &#8211; jusqu&rsquo;en 1942 &#8211; \u00e0 l&rsquo;usage de la Vulgate pendant les offices. Il suffira de donner un exemple de retraduction \u00e9rasmienne pour que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une telle entreprise, au regard des enjeux du langage, apparaisse imm\u00e9diatement : en lieu et place du\u00a0<i>\u00ab\u00a0In principio erat Verbum\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0(\u00ab\u00a0Au commencement \u00e9tait le Verbe\u00a0\u00bb) du prologue de l&rsquo;\u00c9vangile selon Jean, \u00c9rasme propose\u00a0<i>\u00ab\u00a0In principio erat sermo\u00a0\u00bb<\/i>.\u00a0<i>\u00ab\u00a0Verbum\u00a0\u00bb,<\/i>\u00a0c&rsquo;est le Verbe divin, inaccessible au profane, inintelligible, sauf pour les th\u00e9ologiens, bien s\u00fbr, qui, instruits par le Saint-Esprit, se chargent de sa vulgarisation et de son bouclage s\u00e9mantique aupr\u00e8s des fid\u00e8les ;<i>\u00ab\u00a0sermo\u00a0\u00bb,<\/i>\u00a0c&rsquo;est la langue de tous les jours, c&rsquo;est la langue qui parle au c\u0153ur, \u00e0 tous les c\u0153urs, selon leur r\u00e9ceptivit\u00e9 propre. Cette langue-l\u00e0 n&rsquo;appartient \u00e0 personne. Elle est langue incarn\u00e9e ; elle vit, elle se vit et se passe volontiers d&rsquo;intercesseur. Elle rend fous les dogmatiques et multiplie les po\u00e8tes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de langue essentiellement ceci, pas plus qu&rsquo;il n&rsquo;y a de peuple essentiellement cela. N&rsquo;en d\u00e9plaise aux d\u00e9coupeurs de quartiers de noblesse et aux obs\u00e9d\u00e9s du pourcentage racial, les cultures humaines sont impures et m\u00eal\u00e9es, sauf de rares isolats qui, du reste, le sont peut-\u00eatre en diachronie s\u00e9culaire mais pas [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2138],"tags":[3187],"class_list":["post-60908","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-linguistique-2","tag-erasme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60908","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=60908"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60908\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":60910,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60908\/revisions\/60910"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60908"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=60908"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=60908"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}