{"id":71162,"date":"2014-11-28T17:51:33","date_gmt":"2014-11-28T16:51:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=71162"},"modified":"2014-12-02T22:16:50","modified_gmt":"2014-12-02T21:16:50","slug":"le-pret-a-interet-i-petite-histoire-francaise-du-pret-a-interet-par-zebu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2014\/11\/28\/le-pret-a-interet-i-petite-histoire-francaise-du-pret-a-interet-par-zebu\/","title":{"rendered":"<b>Le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat (I) : Petite histoire fran\u00e7aise du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat<\/b>, par Z\u00e9bu"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Religieuse, philosophique, politique, juridique, \u00e9conomique, s&rsquo;il y a un domaine qui a su mobiliser diff\u00e9rentes sph\u00e8res sociales pendant plusieurs mill\u00e9naires, c&rsquo;est bien le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Sans m\u00eame remonter jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Empire romain, il suffit par exemple de savoir qu&rsquo;une, sinon la premi\u00e8re intervention juridique, en dehors du droit canon qui avait d\u00e9j\u00e0 statu\u00e9 bien auparavant au sujet du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat, date de 789, avec l&rsquo;interdiction par Charlemagne du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat pour les clercs (capitulaire Admonitio generalis). Cette interdiction sera ensuite \u00e9tendue par Lothaire et par les M\u00e9rovingiens aux la\u00efcs.<\/p>\n<p>Depuis cette interdiction, du premier empire carolingien, jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution et \u00e0 l&rsquo;Empire napol\u00e9onien, puis jusqu&rsquo;\u00e0 la III\u00e8me R\u00e9publique Fran\u00e7aise pour aboutir \u00e0 aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;histoire du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eats en France a \u00e9t\u00e9, par-del\u00e0 ses aspects philosophiques, \u00e9thiques et religieux, aussi une histoire juridique qui a essentiellement tourn\u00e9 autour de la lic\u00e9it\u00e9 ou non des int\u00e9r\u00eats que pouvaient r\u00e9clamer les pr\u00eateurs \u00e0 leurs d\u00e9biteurs. Une histoire o\u00f9 l&rsquo;on peut identifier le principe de r\u00e9alit\u00e9 et la r\u00e9alit\u00e9 des principes, \u00e9nonc\u00e9s et transcrits dans le droit, mais une histoire de rapports de force entre les classes sociales qui poss\u00e9daient ou pouvaient acc\u00e9der au capital et celles qui devaient par la force de la n\u00e9cessit\u00e9 y acc\u00e9der, du paysan jusqu&rsquo;au Roi lui-m\u00eame, en en payant le prix\u00a0: les int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Car l&rsquo;interdiction de ces int\u00e9r\u00eats fut bien la r\u00e8gle et l&rsquo;inverse l&rsquo;exception tol\u00e9r\u00e9e pour les besoins multiples et vari\u00e9s de chacun. Il fallut donc bien trouver des alternatives pour pouvoir acc\u00e9der au capital tout en r\u00e9mun\u00e9rant ses possesseurs pour le risque encouru, sauf \u00e0 devoir se r\u00e9soudre \u00e0 le prendre par la force et \u00e0 sortir du droit (ou\u00a0 par l&rsquo;imp\u00f4t), ce qui n&rsquo;est jamais chose ais\u00e9e m\u00eame pour le Roi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ainsi, les palliatifs et contournements furent nombreux, \u00e0 commencer par les n\u00e9gociants juifs qui \u00e9taient certes frapp\u00e9s d&rsquo;ostracisme mais ne l&rsquo;\u00e9taient pas par l&rsquo;interdiction de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat, n&rsquo;\u00e9tant pas chr\u00e9tiens, ou les banquiers lombards dont la sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9tait de pouvoir proposer des pr\u00eats dont le montant des int\u00e9r\u00eats est d\u00e9j\u00e0 int\u00e9gr\u00e9 dans la somme \u00e0 s&rsquo;acquitter en fin de pr\u00eat. Des interpr\u00e9tations juridiques permirent aussi pour le commerce en cas de partage des risques de stipuler ces int\u00e9r\u00eats sur les contrats, ou pour les compagnies de commerce ayant patentes royales, ou m\u00eame pour certaines villes comme la ville de Lyon pendant les p\u00e9riodes de foires (4 par an). Il est vrai que les Scolastiques et \u00e0 leur t\u00eate Thomas d&rsquo;Aquin avaient commenc\u00e9 \u00e0 introduire une nuance entre l&rsquo;usure et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat en tant que r\u00e9mun\u00e9ration pour tout travail r\u00e9alis\u00e9, comme le commerce par exemple, d\u00e8s lors o\u00f9 le risque est partag\u00e9. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat, qui \u00e9tait jusqu&rsquo;alors associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;usure et sa r\u00e9probation unanime, commence alors \u00e0 avoir droit de cit\u00e9 et en 1545, Calvin d\u00e9fend la l\u00e9gitimit\u00e9 th\u00e9ologique de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le commerce dans sa &lsquo;Lettre sur l&rsquo;usure&rsquo;.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, en relation avec l&rsquo;affirmation du calvinisme sur ce sujet et dans le cadre de la R\u00e9forme catholique (le Concile de Trente de\u00a0 1545-1563 condamne de nouveau l&rsquo;usure, y compris par le refus des saints sacrements), l&rsquo;ordonnance de Blois de mai 1579 (article 202) r\u00e9affirme le principe de l&rsquo;interdiction des int\u00e9r\u00eats pour un pr\u00eat et institue m\u00eames les premi\u00e8res sanctions pour ceux qui ne respecteraient pas cette interdiction.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc dans ce contexte que quelques ann\u00e9es avant la R\u00e9volution fran\u00e7aise plusieurs \u00e9conomistes, et non des moindres comme Turgot et Bentham, prennent publiquement position pour le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat en 1770 pour le premier avec un m\u00e9moire\u00a0 (&lsquo;M\u00e9moire sur les pr\u00eats d&rsquo;argent&rsquo;) et en 1787 pour le second avec un trait\u00e9 (&lsquo;D\u00e9fense de l&rsquo;usure&rsquo;), soutenu en l&rsquo;esp\u00e8ce par les physiocrates et les philosophes des lumi\u00e8res comme Voltaire ou Montesquieu, qui d\u00e9fendent la lic\u00e9it\u00e9 de la r\u00e9mun\u00e9ration du capital d\u00e8s lors o\u00f9 celui-ci aurait pu s&#8217;employer ou \u00eatre employ\u00e9 par son possesseur \u00e0 d&rsquo;autres desseins ou pour lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>A l&rsquo;inverse, si cette lic\u00e9it\u00e9 est bien admise par le pape Beno\u00eet XIV en 1745 dans une encyclique (Vix Pervenit), c&rsquo;est uniquement pour le risque encouru, le risque de voir le capital dispara\u00eetre par exemple, et non pas celui de la perte &lsquo;d&rsquo;utilit\u00e9&rsquo;, ou &lsquo;d&rsquo;opportunit\u00e9&rsquo;, th\u00e8se d\u00e9fendue par les \u00e9conomistes et les physiocrates. De m\u00eame, sur le plan civil cette fois, un arr\u00eat du Parlement de Paris du 10 janvier 1777 condamne plusieurs marchands au carcan pour fait d&rsquo;usure, rappelant ainsi la constante action juridique en ce sens depuis le capitulaire de Charlemagne\u00a0: pas moins de 13 textes de lois et jurisprudences sont ainsi rappel\u00e9s par le Parlement dans son jugement. Juste avant la r\u00e9volution, le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal \u00e9tait ainsi d\u00e9fini par la loi, pour le commerce, \u00e0 5% et ce depuis 1725.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Avant m\u00eame donc l&rsquo;\u00e9mergence de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, des oppositions fortes s&rsquo;inscrivaient sur la question du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat, oppositions qui mettaient en pr\u00e9sence les tenants d&rsquo;une part de la lib\u00e9ralisation du pr\u00eat pour d\u00e9velopper l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique et d&rsquo;autre part de la tradition, tant religieuse, morale que juridique. En quelque sorte, le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat r\u00e9sumait alors \u00e0 lui seul l&rsquo;opposition qui allait na\u00eetre entre les int\u00e9r\u00eats des classes sociales bourgeoises et ceux des classes dirigeantes de l&rsquo;ancien r\u00e9gime (clerg\u00e9 et noblesse), opposition qui pourrait aussi se r\u00e9sumer sur la question de savoir \u00e0 qui devait revenir le pouvoir de d\u00e9finir ce qui est licite de ce qui est interdit sur tous ces plans, moral, religieux et juridique\u00a0concernant le pr\u00eat et plus largement sur l&rsquo;ensemble des domaines : au politique, y compris de mani\u00e8re \u00e9tendue au pouvoir religieux par le droit canon, ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomique qui d\u00e9terminera l&rsquo;optimum par l&rsquo;interface d&rsquo;une &lsquo;main invisible&rsquo; dont parle Adam Smith en cette fin du 18\u00e8me si\u00e8cle\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les r\u00e9volutionnaires de 1789 se positionneront clairement pour la seconde option, \u00e0 la fois comme mode de rupture d&rsquo;avec l&rsquo;Ancien r\u00e9gime et \u00e0 la fois comme modalit\u00e9s concr\u00e8tes d&rsquo;acc\u00e9der au pouvoir par le pouvoir \u00e9conomique, en faisant voter par le pouvoir politique des lois qui seraient favorables \u00e0 leur classe sociale.<\/p>\n<p>Ainsi, d\u00e8s le 2 octobre 1789, puis par d\u00e9cret du 12 octobre, pendant que l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale s&rsquo;installait \u00e0 Paris et apr\u00e8s les journ\u00e9es d&rsquo;octobre, les d\u00e9put\u00e9s ont vot\u00e9 des dispositions qui pour la premi\u00e8re fois permirent de stipuler dans des contrats de pr\u00eat des int\u00e9r\u00eats sur la base du taux l\u00e9gal, lequel \u00e9tait de 5%, pour les particuliers et librement pour le commerce. Cette v\u00e9ritable r\u00e9volution, 1000 ans quasiment jour pour jour apr\u00e8s l&rsquo;institution juridique de l&rsquo;interdiction du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eats, passa quasiment inaper\u00e7ue mais eut d&rsquo;importantes r\u00e9percussions \u00e9conomiques et politiques, en particulier sur l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une classe de sp\u00e9culateurs pendant la R\u00e9volution qui contribua \u00e0 la d\u00e9gradation \u00e9conomique, sociale et politique en France. Le 22 novembre 1790, ce fut cette fois la possibilit\u00e9 de stipuler sur les contrats le principe d&rsquo;une non-retenue du cinqui\u00e8me sur la rente (principe de taxation &lsquo;\u00e0 la source&rsquo;) quand elle \u00e9tait de droit auparavant. Surtout, c&rsquo;est le d\u00e9cret du 11 avril 1793 qui vient parachever cette rupture en d\u00e9clarant que <em>l&rsquo;argent est d\u00e9sormais une marchandise<\/em> et qu&rsquo;en cons\u00e9quence, le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat n&rsquo;est plus soumis au taux l\u00e9gal pour le commerce comme pour les particuliers. Quelques jours avant (le 6 avril) le vote de cette loi, le Comit\u00e9 de Salut Public avait \u00e9t\u00e9 form\u00e9 et quelques jours plus tard, la loi du maximum sur les grains \u00e9tait vot\u00e9e, signe des tensions et des oppositions qui r\u00e9gnaient au sein des conventionnels entre les partisans d&rsquo;un lib\u00e9ralisme \u00e9conomique sans limite (la d\u00e9finition du taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat ne rel\u00e8ve plus du politique mais du seul march\u00e9) et entre les partisans d&rsquo;une \u00e9conomie dirig\u00e9e (d\u00e9finition politique des prix).<\/p>\n<p>Le d\u00e9cret du 6 Flor\u00e9al de l&rsquo;An III (25 mai 1795) abolira le d\u00e9cret de 1793, affirmant ainsi le retour du politique dans la d\u00e9finition du taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat (taux l\u00e9gal), tout en conservant le principe d\u00e9sormais acquis que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans le pr\u00eat est bien chose l\u00e9gale. Quelques jours auparavant, l&rsquo;\u00e9chec des journ\u00e9es de prairial sera un pr\u00e9texte pour liquider les Jacobins et quelques mois plus tard, Napol\u00e9on \u00e9crasera une insurrection royaliste contre la Convention, devenant ensuite le commandant de l&rsquo;Arm\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9rieur et suivant le destin qui sera le sien. Le Directoire mettra ainsi fin sur le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat comme sur beaucoup de choses aux ruptures, radicales, qui se seront produites pendant la R\u00e9volution fran\u00e7aise, en attendant la &lsquo;mise en ordre&rsquo; juridique que r\u00e9alisera le Code Civil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lors de la s\u00e9ance du 28 janvier 1804, la discussion en Conseil d&rsquo;Etat<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> sur le pr\u00eat dans le cadre de l&rsquo;\u00e9laboration du Code civil est la plus importante concernant le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat (pp. 268-273) quand le reste de la l\u00e9gislation ne porte quasiment pas \u00e0 discussion. Elle oppose toujours les partisans de la lib\u00e9ralisation des int\u00e9r\u00eats qui r\u00e9futent la possibilit\u00e9 pour la loi de fixer des prix &lsquo;par nature&rsquo; variables, prenant pour exemple l&rsquo;\u00e9chec de la Loi du maximum pendant la R\u00e9volution, \u00e0 ceux, comme Cambac\u00e9r\u00e8s et Napol\u00e9on, qui consid\u00e8rent comme une n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9guler ce m\u00eame int\u00e9r\u00eat, \u00e0 la fois parce que ceci rel\u00e8ve du pouvoir politique par d\u00e9finition et \u00e0 la fois par n\u00e9cessit\u00e9 sociale, \u00e9tant donn\u00e9 l&rsquo;exp\u00e9rience pass\u00e9e et malheureuse de la R\u00e9volution\u00a0: \u00ab\u00a0On a dit que ce sont les circonstances qui font le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat\u00a0: c&rsquo;est une erreur. L&rsquo;opinant vient de parcourir des d\u00e9partements ravag\u00e9s par l&rsquo;usure, et il a reconnu que le prix excessif de l&rsquo;argent est bien moins l&rsquo;ouvrage des circonstances que de la cupidit\u00e9 qui abuse du besoin\u00a0\u00bb (p. 271)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Napol\u00e9on fut d&rsquo;ailleurs tr\u00e8s explicite sur la question du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eats\u00a0: \u00ab\u00a0Le Tribunal de commerce de Paris vient de faire une chose scandaleuse, en accordant \u00e0 M. Seguin quatre millions d&rsquo;int\u00e9r\u00eats, sur le pied [taux] de quarante-deux pour cent. <strong>Les \u00e9conomistes ont fait de l&rsquo;homme une brute en soutenant que sa conscience ne pouvait \u00eatre affect\u00e9e par la d\u00e9claration d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal<\/strong>. (\u2026) Je voudrais qu&rsquo;on appliqu\u00e2t aux pr\u00eats \u00e0 int\u00e9r\u00eats le principe de la l\u00e9sion pour outre-moiti\u00e9, et qu&rsquo;on examin\u00e2t s&rsquo;il ne convient pas de fixer le taux de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal, entre particuliers, \u00e0 cinq pour cent, et entre commer\u00e7ants, \u00e0 six pour cent\u00a0\u00bb. Se basant donc sur le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui est d\u00e9fini pour la rente fonci\u00e8re, Napol\u00e9on d\u00e9termine donc ce qui sera inscrit par la suite dans le Code civil concernant le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat doit \u00eatre d\u00e9fini par le pouvoir politique et non par le rapport de force social, sauf \u00e0 vouloir faire des hommes des brutes,<\/li>\n<li>celui-ci doit pouvoir \u00eatre fix\u00e9 pour les particuliers comme pour le commerce,<\/li>\n<li>Napol\u00e9on est m\u00eame favorable \u00e0 appliquer au pr\u00eat l&rsquo;ancien principe romain de la l\u00e9sion d&rsquo;outre-moiti\u00e9<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Code civil d\u00e9finit donc \u00e0 la fois un taux l\u00e9gal pour l&rsquo;int\u00e9r\u00eat, taux d\u00e9termin\u00e9 par la loi, mais aussi un taux conventionnel, qui peut \u00eatre sup\u00e9rieur au taux l\u00e9gal mais que la loi pourra d\u00e9finir \u00e9galement.<\/p>\n<p>Et de fait, la loi du 3 septembre 1807 d\u00e9finit bien le taux l\u00e9gal tel que Napol\u00e9on l&rsquo;avait voulu (5% pour les particuliers, 6% pour le commerce) mais aussi le taux conventionnel, lequel sera \u2026 identique \u00e0 celui du taux l\u00e9gal. Par cette loi, le pouvoir politique affirme donc clairement son pouvoir sur l&rsquo;\u00e9conomique et doublement\u00a0: en lui d\u00e9niant la pr\u00e9tention de d\u00e9finir la norme et en assujettissant les conventions particuli\u00e8res (taux conventionnel) \u00e0 la convention sociale, \u00e0 savoir la loi (taux l\u00e9gal). Au-del\u00e0 du taux l\u00e9gal (et conventionnel), c&rsquo;est l&rsquo;usure qui r\u00e8gne et qui peut \u00eatre sanctionn\u00e9e, jusqu&rsquo;\u00e0 2 ans de prison maximum en cas d&rsquo;escroquerie d\u00e8s lors que le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat propos\u00e9 l&rsquo;est habituellement comme au-del\u00e0 du taux l\u00e9gal.<\/p>\n<p>Pr\u00e9cis\u00e9e par la loi du 19 d\u00e9cembre 1850 sur l&rsquo;usure quant aux p\u00e9nalit\u00e9s appliqu\u00e9es et sur la notion d&rsquo;habitude, c&rsquo;est cette loi qui fera la norme pour le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eats pendant presque 80 ans, et ce malgr\u00e9 les multiples alternances de r\u00e9gimes politiques pendant ces d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pourtant, ce ne fut pas l&rsquo;intention de faire abroger ce cadre qui manqua aux partisans de leur abolition puisque dans un m\u00e9moire dat\u00e9 de 1876, l&rsquo;auteur ne releva pas moins de 6 tentatives de demandes d&rsquo;abrogation \u00e0 divers moments entre 1836 et 1874, ann\u00e9e o\u00f9 un rapport parlementaire fut r\u00e9dig\u00e9 et conclut au maintien pur et simple de la loi de 1807\u00a0! Il fallut donc attendre quelques ann\u00e9es de plus pour que le rapport de force politique f\u00fbt en faveur de cette pure et simple abrogation, car, tout comme l&rsquo;exception de jeu et l&rsquo;interdiction des paris sur les fluctuations des prix <a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, et \u00e0 quelques mois pr\u00e8s, c&rsquo;est une loi (du 12 janvier 1886) de la III\u00e8me R\u00e9publique (celle dite &lsquo;opportuniste&rsquo;) qui abrogea la loi de 1807 et celle de 1850, pour permettre aux activit\u00e9s commerciales de ne plus d\u00e9pendre de la loi mais du seul march\u00e9 des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Les particuliers, eux, resteront toujours concern\u00e9s par la loi de 1807 et 1850 et ce jusqu&rsquo;au 16 avril 1918 quand une loi suspend leurs effets jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un d\u00e9cret y mette fin, afin de &lsquo;relancer l&rsquo;\u00e9conomie&rsquo; pour la guerre de 14-18 qui n&rsquo;\u00e9tait pas encore termin\u00e9e en mobilisant l&rsquo;\u00e9pargne des particuliers, pour une dur\u00e9e minimum de 5 ans apr\u00e8s la fin de la guerre. Le d\u00e9cret qui devait mettre fin \u00e0 cette suspension ne parut jamais \u2026<\/p>\n<p>Une derni\u00e8re loi en 1900 modifia le taux l\u00e9gal, qui \u00e9tait toujours le taux conventionnel pour les particuliers, en l&rsquo;abaissant \u00e0 4% pour les particuliers.<\/p>\n<p>Puis un d\u00e9cret-loi du 8 ao\u00fbt 1935 vint d\u00e9finitivement clore le chapitre de la r\u00e9gulation politique des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui \u00e9taient devenus pour les particuliers comme pour le commerce &lsquo;libres&rsquo;, en supprimant la d\u00e9finition de l&rsquo;usure par l&rsquo;habitude pour la remplacer par une indexation sur un taux moyen ressortant des taux pratiqu\u00e9s par le march\u00e9 x 150%. Les lois suivantes, en 1966, 1985 et suivantes, ne feront que modifier les modalit\u00e9s de calcul du taux d&rsquo;usure sur la base d&rsquo;une indexation sur les cours pratiqu\u00e9s comme barri\u00e8re maximale pour les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 ne pas franchir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 donc l&rsquo;interdiction constante et r\u00e9it\u00e9r\u00e9e religieusement, moralement et juridiquement de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;abord, puis ensuite de la force de la loi comme principe de d\u00e9finition face au march\u00e9, la question des int\u00e9r\u00eats dus au pr\u00eat a toujours trouv\u00e9 des d\u00e9rivatifs puis des relais politiques qui ont finalement permis au cr\u00e9dit d&rsquo;\u00eatre r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Face aux coups de boutoir des partisans du pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat, certains se sont mobilis\u00e9s avant m\u00eame que la loi de 1807 ne soit abrog\u00e9e sur une utopie concr\u00e8te, qui sera reprise sous diverses formes des d\u00e9cennies apr\u00e8s\u00a0: le cr\u00e9dit gratuit. Mais d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, cette utopie partait du constat que l&rsquo;interdiction de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat n&rsquo;\u00e9tait plus de mise et que seule perdurait la r\u00e9gulation par la loi comme principe de &lsquo;justice civile&rsquo;, comme le d\u00e9clara Napol\u00e9on. De fait, le cadre avait ainsi irr\u00e9m\u00e9diablement chang\u00e9 depuis la r\u00e9volution de 1789.<\/p>\n<p>Pour changer le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat, il fallait donc pour ces utopistes transformer la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>[\u00e0 suivre &#8230;]<\/p>\n<p>==================================================================================<br \/>\nSOMMAIRE des liens\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0capitulaire Admonitio generalis\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=8qsuAAAAYAAJ&#038;pg=PA103#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Lyon\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttps:\/\/tel.archives-ouvertes.fr\/tel-00955842\/document<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0ordonnance de Blois\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ordonnance_de_Blois<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0article 202\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=rmoZAAAAYAAJ&#038;pg=PA329&#038;lpg=PA329&#038;dq=article+202+ordonnance+blois+mai+1579&#038;source=bl&#038;ots=x3SYSm6l9e&#038;sig=ztPC3TwepMNGXAoAdJOz5776oxA&#038;hl=fr&#038;sa=X&#038;ei=pnF2VMTxB-HTygPH-oAY&#038;ved=0CC4Q6AEwAw#v=onepage&#038;q=article%20202%20ordonnance%20blois%20mai%201579&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vix Pervenit\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/www.cairn.info\/zen.php?ID_ARTICLE=FBC_021_0085<\/p>\n<p>\u00ab\u00a013 textes de lois et jurisprudences\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=cMpZak-gTVgC&#038;lpg=RA1-PA11&#038;ots=JEvnSHlW06&#038;dq=ordonnance%20de%20Blois%20de%20Mai%201579%20usure&#038;hl=fr&#038;pg=RA1-PA10#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0d\u00e9cret du 12 octobre\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=4KhCAAAAYAAJ&#038;lpg=PA27&#038;dq=d%C3%A9cret%20%2212%20octobre%201789%22%20p&#038;hl=fr&#038;pg=PA27#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0journ\u00e9es d&rsquo;octobre\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Journ%C3%A9es_des_5_et_6_octobre_1789<\/p>\n<p>\u00ab\u00a011 avril 1793\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=M4cPAAAAQAAJ&#038;lpg=PA437&#038;ots=ABlNZrYBWQ&#038;dq=%22loi%20du%2011%20avril%201793%22%20pr%C3%AAt%20%C3%A0%20int%C3%A9r%C3%AAts&#038;hl=fr&#038;pg=PA437#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0loi du maximum\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Loi_du_maximum<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0journ\u00e9es de prairial\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Insurrection_du_1er_prairial_an_III<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0discussion en Conseil d&rsquo;Etat\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=pMhSAAAAcAAJ&#038;lpg=PA270&#038;ots=P-FxhtbpnK&#038;dq=int%C3%A9r%C3%AAt%20l%C3%A9gal%20napol%C3%A9on&#038;hl=fr&#038;pg=PA261#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0tr\u00e8s explicite\u00a0\u00bb :<\/p>\n<p>http:\/\/books.google.fr\/books?id=S_ZeAAAAcAAJ&#038;lpg=PA217&#038;ots=FF8fUFtj7Y&#038;dq=int%C3%A9r%C3%AAt%20l%C3%A9gal%20napol%C3%A9on&#038;hl=fr&#038;pg=PA217#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0dans le Code civil\u00a0\u00bb : (note bas de page)<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=zNJEAAAAcAAJ&#038;lpg=PA402&#038;ots=pZsLiNN501&#038;dq=diocl%C3%A9tien%20l%C3%A9sion%20d&rsquo;outre%20moiti%C3%A9&#038;hl=fr&#038;pg=PA406#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0loi du 3 septembre 1807\u00a0\u00bb :<br \/>\nhttp:\/\/books.google.fr\/books?id=M4jSHzQViHkC&#038;pg=PA215&#038;lpg=PA215&#038;dq=%22Loi+du+3+septembre+1807+sur+le+taux+de+l%27int%C3%A9r%C3%AAt+de+l%27argent%22&#038;source=bl&#038;ots=kNo4aaznB7&#038;sig=a6HG5sLf-xwyGP46Msui7ecB_yY&#038;hl=fr&#038;sa=X&#038;ei=DRVxVIqvC4fzPLXygdAK&#038;ved=0CEUQ6AEwCQ#v=onepage&#038;q&#038;f=false<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0releva\u00a0\u00bb\u00a0:<br \/>\nhttp:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6461572b\/f201.image<\/p>\n<ul>\n<li>interdiction des paris sur les fluctuations des prix :<\/li>\n<li>http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?s=COMMENT+FURENT+AUTORISES+LES+PARIS+SUR+LES+FLUCTUATIONS+DE+PRIX<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a012 janvier 1886\u00a0\u00bb\u00a0:<br \/>\nhttp:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000692171&#038;dateTexte=&#038;oldAction=rechJO&#038;categorieLien=id&#038;idJO=JORFCONT000000007182<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0d\u00e9cret-loi du 08 ao\u00fbt 1935\u00a0\u00bb\u00a0:<br \/>\nhttp:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/ridc_0035-3337_1955_num_7_3_9521<\/p>\n<p>=============================================================================<br \/>\n<a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0 S\u00e9ance dans laquelle on retrouve l&rsquo;insertion dans le Code civil concernant le jeu et le pari de l&rsquo;exception de jeu\u00a0: \u00ab\u00a0La loi n&rsquo;accorde aucune action \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9 au jeu ou par un pari\u00a0\u00bb (p. 259).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0 Dans cette d\u00e9claration, on retrouve l\u00e0 le concept qui fait qu&rsquo;un prix est la r\u00e9sultante d&rsquo;un rapport de force social et non l&rsquo;issue de circonstances (qui seraient par ailleurs non d\u00e9finies), o\u00f9 le besoin d&rsquo;argent permet \u00e0 certains d&rsquo;abuser de leurs positions de force\u00a0 favorables quant \u00e0 la d\u00e9termination du prix de l&rsquo;argent (l&rsquo;int\u00e9r\u00eat).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0 L&rsquo;action en rescision pour l\u00e9sion, outre le fait qu&rsquo;elle fut existante en droit romain, fut reconnue en droit civil fran\u00e7ais et ce jusqu&rsquo;\u00e0 la loi du 14 fructidor de l&rsquo;An III (31 ao\u00fbt 1795) qui l&rsquo;aboli, puis fut r\u00e9tablie par la loi du 23 mars 1797. Portalis, Cambac\u00e9r\u00e8s et Napol\u00e9on soutinrent la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;inscription de cette action dans le Code Civil contre l&rsquo;avis d&rsquo;autres Consuls et l&rsquo;impos\u00e8rent, mais uniquement pour les biens immobiliers\u00a0: \u00ab Ce sera surtout l&rsquo;avantage que les moeurs tireront de la loi\u00a0; on craindra l&rsquo;action en rescision, et l&rsquo;on n&rsquo;osera se permettre une l\u00e9sion \u00e9norme. Si cette action n&rsquo;existe pas, la fraude n&rsquo;a plus de frein et osera tout entreprendre. Mais au profit de qui tournerait donc l&rsquo;exclusion de l&rsquo;action en rescision, dans le cas d&rsquo;une l\u00e9sion \u00e9norme\u00a0? Au profit de quelques agioteurs. Et ce serait pour prot\u00e9ger un pareil int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;on foulerait aux pieds les moeurs et les principes de la justice civile\u00a0!\u00a0\u00bb (p. 406).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0 Encore faut-il noter que l&rsquo;abrogation de l&rsquo;exception de jeu dans le Code civil pour les fluctuations des prix fut plus ais\u00e9e \u00e0 mettre en oeuvre que l&rsquo;abrogation de la r\u00e9gulation des int\u00e9r\u00eats par la loi pour le commerce, car la jurisprudence concernant la sp\u00e9culation financi\u00e8re y \u00e9tait tant\u00f4t en son avantage, tant\u00f4t en sa d\u00e9faveur, quand la jurisprudence concernant les int\u00e9r\u00eats fut plus constante dans la ligne de 1807. Comme quoi, la r\u00e9probation envers les int\u00e9r\u00eats du pr\u00eat \u00e9tait plus ancr\u00e9e qu&rsquo;envers la sp\u00e9culation &#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Religieuse, philosophique, politique, juridique, \u00e9conomique, s&rsquo;il y a un domaine qui a su mobiliser diff\u00e9rentes sph\u00e8res sociales pendant plusieurs mill\u00e9naires, c&rsquo;est bien le pr\u00eat \u00e0 int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>Sans m\u00eame remonter jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Empire romain, il suffit par exemple de savoir qu&rsquo;une, sinon la premi\u00e8re intervention juridique, en dehors du droit canon qui avait d\u00e9j\u00e0 statu\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[781,294,771,42],"class_list":["post-71162","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","tag-interets","tag-napoleon","tag-revolution-francaise","tag-speculation"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=71162"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71162\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":71228,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/71162\/revisions\/71228"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=71162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=71162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}