{"id":7182,"date":"2010-01-27T08:54:31","date_gmt":"2010-01-27T07:54:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=7182"},"modified":"2010-01-27T08:54:31","modified_gmt":"2010-01-27T07:54:31","slug":"lactualite-de-la-crise-montee-dimperatifs-contradictoires-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/01\/27\/lactualite-de-la-crise-montee-dimperatifs-contradictoires-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: mont\u00e9e d&rsquo;imp\u00e9ratifs contradictoires, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>MONTEE D&rsquo;IMPERATIFS CONTRADICTOIRES<\/strong><\/p>\n<p>Les gouvernements occidentaux, qui n&rsquo;ignorent pas que la crise est install\u00e9e et chronique, sont toujours \u00e0 la recherche d\u2019une ligne de conduite, sans avoir \u00e9vacu\u00e9 la crainte d\u2019une possible rechute aigu\u00eb. Ils font face \u00e0 deux dilemmes, plus faciles \u00e0 identifier qu\u2019\u00e0 trancher. L&rsquo;un concerne la r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics, l&rsquo;autre le renforcement des fonds propres des banques, tous deux apparemment contradictoires avec la reprise \u00e9conomique.<\/p>\n<p>A propos du premier d&rsquo;entre eux, les gardiens du temple &#8211; BCE en t\u00eate, qui m\u00e8ne une campagne acharn\u00e9e &#8211; mart\u00e8lent tous le m\u00eame discours: les d\u00e9ficits publics doivent \u00eatre imp\u00e9rativement r\u00e9duits. Mais ils ne disent pas comment s\u2019y prendre, car &#8211; admettent-ils &#8211; il ne faut pas casser la reprise \u00e9conomique. Le dernier communiqu\u00e9 du FMI illustre parfaitement ce choix impossible entre des imp\u00e9ratifs contradictoires, justifiant d&rsquo;\u00eatre abondamment cit\u00e9. <\/p>\n<p>L\u2019organisation internationale vient de relever ses pr\u00e9visions de croissance pour 2010, tout en reconnaissant que celle-ci restait d\u00e9pendante du soutien des Etats dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. Ce qui implique, selon elle, \u00ab\u00a0de soutenir la reprise l\u00e0 o\u00f9 elle n\u2019est pas encore fermement enclench\u00e9e\u00a0\u00bb (dans les pays occidentaux). Utilisant une formule qui ne manque pas de saveur : \u00ab\u00a0On ne discerne encore gu\u00e8re de signes de solidit\u00e9 de la demande priv\u00e9e autonome, tout au moins dans les \u00e9conomies avanc\u00e9es\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Mais, une fois de plus, le FMI souligne que \u00ab\u00a0les pays o\u00f9 la viabilit\u00e9 des finances publiques est de plus en plus pr\u00e9occupante doivent avancer dans la conception et la communication de strat\u00e9gies de sortie cr\u00e9dibles\u00a0\u00bb. Avec pour objectif de \u00ab\u00a0concevoir des strat\u00e9gies cr\u00e9dibles qui permettront de s&rsquo;affranchir du soutien de la politique mon\u00e9taire, et de les communiquer\u00bb. En vue de diminuer \u00ab\u00a0les craintes d&rsquo;inflation ou de nouvelle instabilit\u00e9 financi\u00e8re\u00a0\u00bb. Remarquant \u00e9galement que \u00ab\u00a0l&rsquo;inqui\u00e9tude croissante concernant la d\u00e9gradation des situations budg\u00e9taires et la viabilit\u00e9 des finances publiques pourrait d\u00e9stabiliser les march\u00e9s financiers et enrayer la reprise, en rehaussant le co\u00fbt de l&#8217;emprunt pour les m\u00e9nages et les entreprises\u00a0\u00bb. Mais aussi que d\u2019autres facteurs pourraient \u00ab\u00a0freiner la reprise dans les \u00e9conomies avanc\u00e9es\u00a0\u00bb, comme \u00ab\u00a0le niveau \u00e9lev\u00e9 du ch\u00f4mage\u00a0\u00bb ou bien \u00ab\u00a0l&rsquo;existence de syst\u00e8mes financiers qui ne sont pas encore compl\u00e8tement r\u00e9tablis et, dans certains pays, la fragilit\u00e9 des bilans des m\u00e9nages\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><!--more-->Un tel constat global, balanc\u00e9 et formul\u00e9 dans des termes si choisis, laisse au final dans la plus profonde expectative quiconque se demande ce qu\u2019il convient d\u2019en conclure et de faire. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui se passe actuellement dans les pays occidentaux, dont les gouvernements &#8211; chacun de leur c\u00f4t\u00e9 &#8211; se penchent sur la question, sans d\u00e9cider \u00e0 se relever. Cherchant timidement, en Europe, des formules de coop\u00e9ration afin d\u2019affronter le probl\u00e8me \u00e0 plusieurs et reporter la responsabilit\u00e9 de ce qu&rsquo;ils vont devoir entreprendre sur les autres. A ce titre, Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des finances de la zone euro, propose vaguement de renforcer le pilotage des politiques \u00e9conomiques, apr\u00e8s que le projet Espagnol d\u2019instauration d\u2019un gouvernement Europ\u00e9en \u00e9conomique ait fait long feu, devant le refus Allemand d&rsquo;entrer dans ce jeu. Ces m\u00eames Espagnols, en charge de la pr\u00e9sidence de l\u2019Union europ\u00e9enne, se replient sur une plus modeste \u00ab\u00a0coordination\u00a0\u00bb dans le domaine fiscal, au moins pour tous les nouveaux imp\u00f4ts qui pourraient \u00eatre d\u00e9cid\u00e9s, pr\u00e9cisent-ils. Ne mentionnant que la taxe sur les transactions financi\u00e8res et une taxe carbone, pour ne pas effaroucher les Allemands et les Fran\u00e7ais, qui conservent l&rsquo;intention de diminuer les imp\u00f4ts, ou de ne pas les augmenter. <\/p>\n<p>En France, une conf\u00e9rence se r\u00e9unira jeudi \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e, afin de faire un point sur la d\u00e9pense publique (c&rsquo;est la formule employ\u00e9e pour minimiser son importance), sans prendre de d\u00e9cision sur la mani\u00e8re de la r\u00e9duire, car celles-ci ne seront annonc\u00e9es qu&rsquo;apr\u00e8s les prochaines \u00e9lections r\u00e9gionales. Elle se tient toutefois juste avant que ne soient transmises \u00e0 la Commission europ\u00e9enne les pr\u00e9visions de d\u00e9ficit et de dette jusqu\u2019en 2013. L\u2019enveloppe va donc \u00eatre annonc\u00e9e avant que son contenu ait \u00e9t\u00e9 examin\u00e9. En Allemagne, la coalition au pouvoir n\u00e9gocie p\u00e9niblement la r\u00e9duction de la baisse des imp\u00f4ts pr\u00e9vu \u00e0 son programme, sans avoir encore abord\u00e9, tout du moins publiquement, le chapitre de la r\u00e9duction des d\u00e9penses, o\u00f9 elle est attendue par les syndicats. <\/p>\n<p>Hors zone euro, Alistair Darling, le ministre britannique des finances, fait preuve d\u2019une grande prudence en commentant la publication de chiffres, tr\u00e8s attendus, montrant que le Royaume-Uni est le dernier de la classe sorti de la r\u00e9cession au quatri\u00e8me trimestre 2009, avec un +0,1% de croissance tr\u00e8s modeste. Il y a \u00ab\u00a0beaucoup d&rsquo;incertitude dans le monde\u00a0\u00bb et l\u2019on peut s\u2019attendre \u00e0 \u00ab\u00a0d&rsquo;autres secousses sur le chemin\u00a0\u00bb, a-t-il dit pour tout signe de victoire. Concluant que \u00ab\u00a0les chiffres d&rsquo;aujourd&rsquo;hui confirment qu&rsquo;on ne peut pas de mani\u00e8re r\u00e9aliste s&rsquo;engager dans une revue de d\u00e9tail des d\u00e9penses publiques\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, Barack Obama se pr\u00e9pare \u00e0 annoncer dans son discours de l\u2019Union qu\u2019il va proposer d&rsquo;\u00e9conomiser 250 milliards de dollars sur dix ans et, pour commencer, geler pendant les trois ans \u00e0 venir le budget f\u00e9d\u00e9ral, hors d\u00e9penses de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure, militaires et en faveur des anciens combattants ! Le S\u00e9nat vient de rejeter le principe de la cr\u00e9ation d\u2019une commission <i>bipartisane<\/i> \u00e0 majorit\u00e9 d\u00e9mocrate, qui aurait eu pour t\u00e2che officielle de d\u00e9blayer le terrain et officieuse de construire une majorit\u00e9 aussi large que possible pour d\u00e9cider des coupes budg\u00e9taires. A chacun son parapluie, \u00e0 condition de parvenir \u00e0 l&rsquo;ouvrir. <\/p>\n<p>Dans le meilleur des cas, si l\u2019on peut dire, un cadre tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral est ou va \u00eatre donc fix\u00e9, mais les mesures qui doivent permettre de le respecter sont encore \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude. Jamais, on peut en tout cas s\u2019y attendre, le d\u00e9ploiement d&rsquo;autant de p\u00e9dagogie et de savoir faire en mati\u00e8re de communication n\u2019aura \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9 en vue de l&rsquo;annonce d&rsquo;une politique a priori aussi peu populaire. <\/p>\n<p>Le second dilemme concerne plus sp\u00e9cialement le secteur financier, dont les faiblesses g\u00e9n\u00e9rales ont \u00e9t\u00e9 estomp\u00e9es par les brillants r\u00e9sultats d\u2019une grosse poign\u00e9e de m\u00e9gabanques, mais qui sollicite encore beaucoup l\u2019attention. Apr\u00e8s que le spectre de l\u2019inflation ait \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 avec la m\u00eame conviction que ne l\u2019est aujourd\u2019hui le danger que repr\u00e9sentent celui des d\u00e9ficits publics &#8211; pour justifier dans le premier cas une remont\u00e9e des taux directeurs des banques centrales et l\u2019arr\u00eat de la distribution des liquidit\u00e9s-cadeaux &#8211; un autre probl\u00e8me vient occuper le devant de la sc\u00e8ne. A nouveau un dilemme, donc, avec d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un renforcement des fonds propres des \u00e9tablissements bancaires, de l\u2019autre le sentiment qu\u2019il ne faut pas trop pr\u00e9cipiter le mouvement en raison de ses cons\u00e9quences. Car cette mesure pourrait se faire, est-il craint, au d\u00e9triment de la contribution tant esp\u00e9r\u00e9e des banques \u00e0 la relance de l\u2019\u00e9conomie. Une raison plus prosa\u00efque se dissimulant derri\u00e8re cet argument, les dites banques \u00e9tant effray\u00e9es par l\u2019ampleur des fonds qu\u2019elles risquent de devoir lever, ainsi que par le co\u00fbt que cela risque de repr\u00e9senter, en raison des tensions sur les march\u00e9s qu\u2019une telle demande massive ne manquera pas de susciter. Non compte-tenu de la pr\u00e9sence d&rsquo;autres demandeurs, les Etats et les grandes entreprises.<\/p>\n<p>Dans ces conditions, la mani\u00e8re de proc\u00e9der \u00e0 ce renforcement donne lieu \u00e0 des appr\u00e9ciations pour le moins contrast\u00e9es en Europe, qui vont devoir \u00eatre r\u00e9sorb\u00e9es pour qu&rsquo;une nouvelle cacophonie ne s&rsquo;installe pas. Mervyn King, gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, estime ainsi que ce n&rsquo;est pas le moment de demander aux banques de s&rsquo;y engager, afin de ne pas faire obstacle au maintien et au d\u00e9veloppement du cr\u00e9dit. Tandis qu&rsquo;Alex Weber, pr\u00e9sident de la Bundesbank (et candidat non d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la succession de Jean-Claude Trichet \u00e0 la t\u00eate de la BCE) accuse celles-ci de ne pas assez y proc\u00e9der sans tarder, en utilisant leurs b\u00e9n\u00e9fices (au lieu de distribuer des bonus). <\/p>\n<p>La r\u00e9union des ministres des finances du G7, tenue hier lundi \u00e0 Londres sous la pr\u00e9sidence de Lord Myner, s\u2019est \u00e9galement pench\u00e9e sur la question, m\u00eame si elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement prolixe sur la teneur de ses travaux et de ses conclusions. Probablement n&rsquo;en avait-elle pas \u00e0 annoncer, faute d&rsquo;accord. Elle \u00e9tait initialement convoqu\u00e9e afin de faire un point sur le projet, d\u00e9fendu par Gordon Brown, de taxation des transactions financi\u00e8res (ou alternativement d\u2019assurance anti-crise), au pied lev\u00e9 elle a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion d\u2019obtenir des Am\u00e9ricains des \u00e9claircissements sur le plan Obama de \u00ab\u00a0r\u00e9glementation Volcker\u00a0\u00bb, mais elle s\u2019est \u00e9galement pench\u00e9e sur la probl\u00e9matique du renforcement des fonds propres des \u00e9tablissements financiers. Le rem\u00e8de miracle des Cocos (les obligations convertibles contingentes qui pourraient \u00eatre admissibles dans des conditions encore inconnues au <i>Tier one<\/i> des fonds propres, comptant pour le calcul du ratio de solvabilit\u00e9) aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9, ainsi que les mesures qui pourraient inciter les banques \u00e0 les \u00e9mettre, afin de r\u00e9pondre aux futures exigences du Comit\u00e9 de B\u00e2le. Leur admissibilit\u00e9 par ce dernier \u00e9tant par ailleurs en question, pour rajouter \u00e0 la clart\u00e9 de la situation.  <\/p>\n<p>Or, les banques ren\u00e2clent fortement aux exigences qui sont propos\u00e9es \u00e0 leur discussion, les estimations qui circulent faisant \u00e9tat de montants tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s pour les sortir d\u2019eau et leur permettre, tr\u00e8s hypoth\u00e9tiquement d&rsquo;ailleurs, de faire face \u00e0 une prochaine crise. \u00ab\u00a0Bien que des fonds propres aient \u00e9t\u00e9 lev\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les banques pourraient \u00eatre amen\u00e9es \u00e0 en mobiliser beaucoup plus pour contribuer \u00e0 la reprise du cr\u00e9dit et entretenir la croissance \u00e9conomique\u00a0\u00bb, vient d&rsquo;affirmer le FMI dans son dernier \u00ab\u00a0Rapport sur la stabilit\u00e9 financi\u00e8re mondiale\u00a0\u00bb rendu public mardi. Les banques souhaitent quant \u00e0 elles vivement que la barre ne soit pas plac\u00e9e trop haut, pr\u00e9cis\u00e9ment au pr\u00e9texte de leur contribution \u00e0 la reprise de l\u2019\u00e9conomie. Elles attendent des politiques, l\u00e0 encore mis \u00e0 contribution, qu\u2019ils jouent leur r\u00f4le dans la partie. En l\u2019occurrence qu\u2019ils se fassent les interpr\u00e8tes des banques aupr\u00e8s des organismes r\u00e9gulateurs, et qu\u2019ils obtiennent que le bouclier de fonds propres dont elles vont devoir se doter soit aminci, et que les d\u00e9lais qui vont leur \u00eatre donn\u00e9s pour s\u2019en doter soient allong\u00e9s. <\/p>\n<p>Mais ce dossier d\u00e9j\u00e0 complexe vient d\u2019\u00eatre encore compliqu\u00e9 par la venue du plan Obama, venant se surajouter aux discussions en cours sur une liste de diff\u00e9rents projets de taxes et d\u2019assurances d\u00e9j\u00e0 longue. Car tous ces projets ont un co\u00fbt pour les banques, dont le seul objectif est bien entendu d&rsquo;\u00e9viter qu&rsquo;ils s&rsquo;additionnent, et de les minorer. La motion de synth\u00e8se qui devra \u00eatre effectu\u00e9e, officiellement par le FMI pour le chapitre taxes et assurances, ne s\u2019annonce pas comme un exercice de tout repos. Le FMI vient d&rsquo;ailleurs de r\u00e9clamer, toujours dans le m\u00eame rapport, que le d\u00e9bat soit \u00ab\u00a0d\u00e9politis\u00e9\u00a0\u00bb, mani\u00e8re de dire aux gouvernements qu&rsquo;il faut lui laisser de l&rsquo;espace ! D\u2019autant que travaillistes et conservateurs britanniques sont partag\u00e9s, les premiers en faveur d\u2019une taxe (ou d\u2019une assurance) et contre l\u2019application du plan Obama, les seconds (ainsi que Mervyn King, \u00e0 la t\u00eate de la Banque d\u2019Angleterre) ayant la position oppos\u00e9e. Les \u00e9lections devant les d\u00e9partager risquant fort d\u2019intervenir apr\u00e8s que la r\u00e9union du FMI  qui doit statuer sur la question ait eu lieu. <\/p>\n<p>La d\u00e9cision finale du Comit\u00e9 de B\u00e2le sur les modalit\u00e9s du renforcement des fonds propres, quant \u00e0 elle, risque de ne pas \u00eatre plus facile \u00e0 prendre, les banquiers centraux tenaill\u00e9s entre des imp\u00e9ratifs eux aussi contradictoires: r\u00e9gulation renforc\u00e9e contre relance de l\u2019\u00e9conomie est un choix douloureux, quand les politiques multiplient les pri\u00e8res pour que la relance se pr\u00e9cise et se confirme, facilitant d\u2019autant la r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics. Tout est li\u00e9, ce qui ne simplifie pas les d\u00e9cisions. <\/p>\n<p>Angel Gurria, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019OCDE, vient d\u2019apporter sa pierre \u00e0 cet \u00e9difice construit sans architecte et promis \u00e0 une construction laborieuse, en d\u00e9clarant que le plan Obama \u00ab\u00a0peut aider \u00e0 \u00e9viter une nouvelle crise financi\u00e8re\u00a0\u00bb (on a connu soutien plus enthousiaste). Pour lui, le principal probl\u00e8me \u00ab\u00a0n&rsquo;est pas tellement la taille des banques mais la nature de ce qu&rsquo;elle font\u00a0\u00bb, validant ainsi \u00e0 moiti\u00e9 le plan Obama. La s\u00e9paration entre les activit\u00e9s commerciales et celles d&rsquo;investissement est la question essentielle. Adoptant une formule \u00e9galement \u00e0 inscrire au livre d&rsquo;or, il consid\u00e8re que celle-ci pourrait r\u00e9duite \u00ab\u00a0les risques de contagion\u00a0\u00bb, \u00abfavoriser une croissance soutenable\u00a0\u00bb et permettre que les banques commerciales ce concentrent sur les besoins de leurs clients, \u00ab\u00a0sans distractions\u00a0\u00bb (voil\u00e0 la cerise sur le g\u00e2teau). Mais il ajoute que le calendrier de toute r\u00e9forme devra \u00eatre \u00e9tabli avec pr\u00e9caution, alors que \u00ab\u00a0les pertes des banques commerciales sur les cr\u00e9dits non rembours\u00e9s commencent \u00e0 augmenter\u00a0\u00bb,  occasionn\u00e9es par la crise. Nous y revoil\u00e0. <\/p>\n<p>Demain sera un autre jour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>MONTEE D&rsquo;IMPERATIFS CONTRADICTOIRES<\/strong><\/p>\n<p>Les gouvernements occidentaux, qui n&rsquo;ignorent pas que la crise est install\u00e9e et chronique, sont toujours \u00e0 la recherche d\u2019une ligne de conduite, sans avoir \u00e9vacu\u00e9 la crainte d\u2019une possible rechute aigu\u00eb. Ils font face \u00e0 deux dilemmes, plus faciles \u00e0 identifier qu\u2019\u00e0 trancher. 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