{"id":72817,"date":"2015-02-03T13:06:49","date_gmt":"2015-02-03T12:06:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=72817"},"modified":"2015-02-03T13:08:19","modified_gmt":"2015-02-03T12:08:19","slug":"quantitative-easing-de-la-banque-centrale-europeenne-la-finance-peut-elle-revenir-au-service-de-leconomie-des-gens-par-pierre-sarton-du-jonchay","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2015\/02\/03\/quantitative-easing-de-la-banque-centrale-europeenne-la-finance-peut-elle-revenir-au-service-de-leconomie-des-gens-par-pierre-sarton-du-jonchay\/","title":{"rendered":"<b><em>Quantitative easing<\/em> de la Banque centrale europ\u00e9enne, la finance peut-elle revenir au service de l&rsquo;\u00e9conomie des gens&nbsp;?<\/b>, par Pierre Sarton du Jonchay"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le programme de facilitation quantitative (quantitative easing) annonc\u00e9 par la BCE est l&rsquo;histoire d&rsquo;une jolie femme abandonn\u00e9e et d\u00e9prim\u00e9e qui essaie de se refaire une beaut\u00e9 en maquillant son image sur le miroir-m\u00eame o\u00f9 elle se regarde. Les dettes comptabilis\u00e9es dans les banques y compris \u00e0 la BCE habillent l&rsquo;image calcul\u00e9e de l&rsquo;activit\u00e9 des consommateurs, des travailleurs, des entrepreneurs et des investisseurs. Mais le calcul de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique devient maquillage fallacieux si la r\u00e9alit\u00e9 dispara\u00eet sous le calcul. Sans les dettes des uns qui sont la demande des autres, le visage de l&rsquo;\u00e9conomie n&rsquo;est pas parlant ; il n&rsquo;attire de demande ni ne s&rsquo;active. A l&rsquo;oppos\u00e9, le maquillage excessif de la dette fait immanquablement penser que l&rsquo;\u00e9conomie promet ce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de produire. Le d\u00e9sir s&rsquo;\u00e9teint. Trop de dettes fait la v\u00e9rit\u00e9 invisible ; le maquillage devient leurre.<\/p>\n<p>La comptabilit\u00e9 bancaire souligne le visage d&rsquo;une \u00e9conomie dans son ensemble. A l&rsquo;\u00e9change des choses r\u00e9pond l&rsquo;\u00e9change des consentements projet\u00e9s dans le futur. L&rsquo;actif des banques mesure la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique que les gens d\u00e9sirent. Le passif des banques dit qui d\u00e9sire et quelle part chaque d\u00e9posant, cr\u00e9ancier ou actionnaire peut r\u00e9clamer de la r\u00e9alit\u00e9 des actifs comptabilis\u00e9e par les prix. Le prix total de ce que les gens d\u00e9sirent au passif des banques \u00e9gale le prix total de ce que les gens s&rsquo;engagent \u00e0 produire \u00e0 l&rsquo;actif des banques. Les prix inscrits \u00e0 l&rsquo;actif des banques sont une image calcul\u00e9e d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 plus ou moins habit\u00e9e par des gens qui travaillent, entreprennent, investissent ou s&rsquo;assurent. Si le maquillage comptable est mesur\u00e9 pour et par la sinc\u00e9rit\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie appara\u00eet comme r\u00e9alit\u00e9 cr\u00e9dible. La mesure de la r\u00e9alit\u00e9 par le cr\u00e9dit est limitation de l&rsquo;incertitude. Si elle pr\u00e9tend \u00e0 la certitude de la quantit\u00e9 absolue, alors elle devient qualitativement insaisissable. Le prix comptabilis\u00e9 est preuve d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 possible dans l&rsquo;\u00e9conomie de la connaissance incertaine.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du prix qui est mesur\u00e9 en cr\u00e9dit bancaire est le surprix issu de la connaissance partageable de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique. Pour qu&rsquo;un prix soit v\u00e9ridique, il faut une r\u00e9alit\u00e9 reconnaissable et offerte \u00e0 quelqu&rsquo;un qui la demande effectivement. Demander quelque chose qui soit r\u00e9el et concret, c&rsquo;est promettre d&rsquo;en payer un certain prix fix\u00e9 d\u00e8s maintenant. Mais le prix pr\u00eat\u00e9 dans une demande devra \u00eatre rembours\u00e9 par la livraison effective de la chose offerte \u00e0 la date convenue entre le demandeur et l&rsquo;offreur. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du cr\u00e9dit consenti \u00e0 l&rsquo;offreur par le demandeur est le surprix qui r\u00e9sulte de la transformation effective d&rsquo;une promesse en r\u00e9alit\u00e9 par le temps. Le surprix de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat convenu et comptabilis\u00e9 par la banque est la r\u00e9alit\u00e9 anticip\u00e9e de la confiance efficace entre les acteurs \u00e9conomiques. La confiance est ce par quoi la parole sous le prix avanc\u00e9 se transforme en r\u00e9alit\u00e9 effective par le travail du vendeur et de l&rsquo;acheteur.<\/p>\n<p><b>Les trois r\u00e9alit\u00e9s en travail, cr\u00e9dit et capital de la prime de cr\u00e9dit<\/b><\/p>\n<p>Le surprix issu du cr\u00e9dit qui transforme la promesse en r\u00e9alit\u00e9 livr\u00e9e par le temps s&rsquo;explique par trois fa\u00e7ons. La premi\u00e8re fa\u00e7on est le travail effectif par lequel l&rsquo;offreur fabrique ce qu&rsquo;il va livrer et le demandeur gagne le prix qu&rsquo;il r\u00e8glera. Le travail d&rsquo;un demandeur est comme celui d&rsquo;un offreur. Mais le demandeur s&rsquo;occupe d&rsquo;offrir ce qui lui fait gagner le prix de ce qu&rsquo;il demande alors que l&rsquo;offreur s&rsquo;occupe de produire la chose qui justifie le prix qu&rsquo;il demande. Dans les deux positions d&rsquo;achat ou de vente, il est dans la r\u00e9alit\u00e9 temporelle inconcevable donc impossible d&rsquo;offrir sans demander ou de demander sans offrir. La seconde fa\u00e7on du surprix est le travail conceptuel n\u00e9cessaire d&rsquo;offre par la demande qui est aussi la demande par l&rsquo;offre.<\/p>\n<p>Cette deuxi\u00e8me fa\u00e7on du surprix qui engage le cr\u00e9dit n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;est pas assum\u00e9 par les banques. Le travail n\u00e9cessaire de la banque est de dire le d\u00e9tail des prix demand\u00e9s dans la globalit\u00e9 passive des prix offerts. Si la sommation par les prix du travail demand\u00e9 n&rsquo;est pas suffisamment d\u00e9crite au travail offert, il est vraisemblable que le prix promis de toutes les productions engag\u00e9es au passif des banques ne sera pas enti\u00e8rement transform\u00e9 en r\u00e9alit\u00e9 effectivement livr\u00e9e aux prix de l&rsquo;actif des banques. L&rsquo;\u00e9galit\u00e9 comptable normative du passif et de l&rsquo;actif des banques ne suffit pas \u00e0 prouver que ce que les gens attendent par les prix passifs est int\u00e9gralement satisfait par les actifs r\u00e9ellement livrables.<\/p>\n<p>Le programme de facilitation quantitative de la BCE est juste un nouveau pr\u00eat de liquidit\u00e9 mon\u00e9taire contre des paroles bancaires inv\u00e9rifiables dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique. Une trace suppl\u00e9mentaire de rouge \u00e0 l\u00e8vre sur l&rsquo;image des l\u00e8vres dans le miroir. Le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat quasiment nul des avances de liquidit\u00e9 de la BCE est d&rsquo;ailleurs la reconnaissance objective du caract\u00e8re cosm\u00e9tique du geste de la banque centrale. Les banquiers n&rsquo;ignorent pas la d\u00e9pression de l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle. Le surendettement g\u00e9n\u00e9ral est universellement interpr\u00e9t\u00e9 comme une accumulation de maquillage d\u00e9j\u00e0 bien suffisante pour masquer une r\u00e9alit\u00e9 devenue ind\u00e9sirable parce qu&rsquo;impalpable au regard.<\/p>\n<p>Le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat nul des cr\u00e9dits de la BCE signifie que le cr\u00e9dit bancaire n&rsquo;est plus demand\u00e9 ; que la liquidit\u00e9 du cr\u00e9dit ne mesure plus la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique ; que le temps qui passe ne transforme plus les prix en r\u00e9alit\u00e9 offerte et demand\u00e9e. La conceptualisation du r\u00e9el \u00e9conomique par le travail bancaire d&rsquo;information du temps des offreurs et demandeurs n&rsquo;op\u00e8re aucune r\u00e9alit\u00e9. Le travail de transformation et de conceptualisation de la r\u00e9alit\u00e9 n&rsquo;est plus destin\u00e9 \u00e0 la satisfaction des personnes mais \u00e0 l&rsquo;accroissement virtuel de quantit\u00e9s de capital ind\u00e9finissable. La troisi\u00e8me fa\u00e7on de justifier le surprix bancaire est la garantie due \u00e0 l&rsquo;existence de la personne qui pr\u00eate ou emprunte. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat dissoci\u00e9 de la personne qui offre et demande fait la r\u00e9alit\u00e9 sans propri\u00e9taire sous le prix. Le prix du capital s&rsquo;accro\u00eet tout seul hors de la satisfaction d&rsquo;une demande r\u00e9elle par une offre de r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p><b>Le surprix du droit r\u00e9alis\u00e9 des gens<\/b><\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 ultime de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du cr\u00e9dit v\u00e9ridique est la reconnaissance de la personne \u00e0 l&rsquo;origine de tout prix. Celui qui offre concr\u00e8tement obtient un suppl\u00e9ment de reconnaissance sur la personne qui demande virtuellement. Le prix pr\u00eat\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine du cr\u00e9dit engendre un suppl\u00e9ment de dette au remboursement du prix de la chose effectivement livr\u00e9e. Le surprix mat\u00e9rialise le suppl\u00e9ment de la satisfaction pr\u00e9sente par rapport \u00e0 une satisfaction \u00e0 venir. Si la personne qui demande paie plus \u00e0 la personne qui offre que le prix fix\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine, c&rsquo;est bien que la bonne vie de celui qui attend est servie par le travail de transformation de la r\u00e9alit\u00e9 mise en commun. La r\u00e9alit\u00e9 ultime de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans le surprix du temps est l\u2019\u00c9tat de droit actif entre les personnes agissant r\u00e9ciproquement pour leur bien.<\/p>\n<p>Dans la virtualit\u00e9 lib\u00e9rale de l&rsquo;\u00e9conomie sans r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;existence d&rsquo;une chose r\u00e9elle commune n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire \u00e0 la comptabilisation d&rsquo;un prix. Le travail de la chose au b\u00e9n\u00e9fice d&rsquo;une demande personnelle n&rsquo;est pas requis pour qu&rsquo;une dette soit comptabilis\u00e9e. L&rsquo;\u00e9conomisme lib\u00e9ral est une m\u00e9canique comptable auto-r\u00e9gul\u00e9e par une loi intrins\u00e8que qui n&rsquo;est pas discutable par les personnes ; qui n&rsquo;est donc pas interpr\u00e9table dans une r\u00e9alit\u00e9 commune entre les personnes. L&rsquo;\u00e9conomie du vivre ensemble est une \u00e9quivalence v\u00e9rifiable des prix dans l&rsquo;\u00e9change des choses r\u00e9elles. <em>Le virtualisme lib\u00e9ral consiste \u00e0 interdire la repr\u00e9sentation de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral par l&rsquo;Etat.<\/em> L&rsquo;int\u00e9r\u00eat n&rsquo;\u00e9tant plus g\u00e9n\u00e9ral mais abstrait de toute r\u00e9alit\u00e9 subjectivement palpable, se trouve m\u00e9caniquement \u00e0 la disposition des propri\u00e9taires cach\u00e9s du capital bancaire virtuel.<\/p>\n<p>Comme il n&rsquo;y a pas d\u2019\u00c9tat actif dans la zone euro, les banques comptabilisent librement les dettes selon l&rsquo;int\u00e9r\u00eat capitalistique de leurs actionnaires anonymes. Aucune institution publique locale ou f\u00e9d\u00e9rale n&rsquo;est habilit\u00e9e \u00e0 demander le prix et la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral dans les transactions de cr\u00e9dit. Plus radicalement, <em>les institutions publiques sont raval\u00e9es au rang de n&rsquo;importe quel int\u00e9r\u00eat particulier trait\u00e9 par les banques comme tout autre int\u00e9r\u00eat particulier.<\/em> Les institutions publiques empruntent selon l&rsquo;int\u00e9r\u00eat particulier de leurs repr\u00e9sentants et non selon le prix r\u00e9el des services publics n\u00e9cessaires \u00e0 la satisfaction g\u00e9n\u00e9rale des besoins par les prix. L&rsquo;\u00e9quilibre entre offre et demande de chaque chose n&rsquo;est pas r\u00e9alis\u00e9 dans les prix d\u00e9formables par le cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Le surprix de la liquidit\u00e9 factur\u00e9e par les banques aux emprunteurs de monnaie devrait revenir en rationalit\u00e9 d&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle aux institutions de l&rsquo;Etat de droit. Leur fonction sp\u00e9cifique est d&rsquo;assurer la vie r\u00e9elle des gens par la transformation du travail. Les paiements des personnes publiques \u00e9tatiques sont par finalit\u00e9 civile exclusivement destin\u00e9s \u00e0 la r\u00e9mun\u00e9ration du travail producteur de la r\u00e9alit\u00e9 au service de tous. Les emprunts publics devraient \u00eatre limit\u00e9s par le prix r\u00e9el effectivement demand\u00e9 \u00e0 terme des biens livrables au b\u00e9n\u00e9fice de la communaut\u00e9 demandeuse. Or l&rsquo;ordre bancaire et mon\u00e9taire actuel ne s&rsquo;appuie pas sur une identification v\u00e9ritable de tous les emprunteurs dans leur fonction \u00e9conomique au service de leurs acheteurs.<\/p>\n<p><b>D\u00e9mant\u00e8lement du bien commun ou restauration des Etats ?<\/b><\/p>\n<p>La nouvelle campagne de facilitation quantitative de la BCE va donc accro\u00eetre les dettes des banques, des \u00c9tats et des entreprises multinationales dont le prix de la production r\u00e9elle est syst\u00e9miquement dissimul\u00e9 \u00e0 l&rsquo;offre de travail qui peut le transformer. La disproportion cro\u00eet de la r\u00e9mun\u00e9ration du travail r\u00e9el par le cr\u00e9dit \u00e0 la demande de travail virtuel par le capital bancaire anonyme. La d\u00e9pression \u00e9conomique des vraies gens va s&rsquo;accentuer partout o\u00f9 la souverainet\u00e9 nationale est trop faible pour s&rsquo;opposer \u00e0 la cupidit\u00e9 des usuriers hors sol. Dans les pays o\u00f9 la coh\u00e9rence nationale est suffisamment forte pour pousser le pouvoir politique, les dettes non remboursables seront imput\u00e9es par pr\u00e9l\u00e8vement fiscal direct sur le capital r\u00e9el public et priv\u00e9.<\/p>\n<p>Les dispositions pratiques d&rsquo;\u00e9mission des nouvelles liquidit\u00e9s en euro aboutissent \u00e0 diviser la politique de solvabilit\u00e9 en euro entre les int\u00e9r\u00eats nationaux concurrents in\u00e9gaux. La monnaie unique se virtualise davantage dans son unicit\u00e9 politique de r\u00e9alisation \u00e9conomique. L&rsquo;allocation des cr\u00e9dits de monnaie centrale revient aux banques centrales nationales. La BCE perd son monopole normatif et interpr\u00e9tatif de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 entre les \u00c9tats et entre les banques. L&rsquo;\u00e9quilibre des droits entre les emprunteurs et les pr\u00eateurs est nationalis\u00e9. Comme la monnaie circule sans contr\u00f4le ni fiscalit\u00e9 d&rsquo;un Etat \u00e0 l&rsquo;autre, l&rsquo;\u00e9quilibrage mon\u00e9taire global du prix de l&rsquo;offre au prix \u00e0 la demande n&rsquo;\u00e9tait pas intelligible \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle des Etats. Il ne le sera plus non plus \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de la zone enti\u00e8re de monnaie unique.<\/p>\n<p>Pour que le prix de la liquidit\u00e9 ne soit pas captur\u00e9 par les banques au m\u00e9pris de l&rsquo;\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral entre offre et demande du travail des gens, il faut que la fiscalit\u00e9 puisse s&rsquo;int\u00e9grer aux transactions de cr\u00e9dit. L&rsquo;assurance de la solvabilit\u00e9 des emprunteurs est alors financ\u00e9e par le plein emploi de l&rsquo;offre de travail demand\u00e9e en droit des personnes. Un tel \u00e9quilibre implique l&rsquo;alignement du zonage mon\u00e9taire sur les espaces souverains du Droit des personnes. Le prix de la liquidit\u00e9 est alors r\u00e9parti par une politique zonale du cr\u00e9dit entre la banque centrale et un pouvoir politique responsable de ses comptes publics. Le capital public de la banque centrale assure la solvabilit\u00e9 du syst\u00e8me bancaire et l\u2019\u00c9tat r\u00e9-assure la bonne vie des gens. La solvabilit\u00e9 r\u00e9elle des gens est la liquidit\u00e9 garantie du cr\u00e9dit. Solvabilit\u00e9 domestique assur\u00e9e par la fiscalit\u00e9 et solvabilit\u00e9 ext\u00e9rieure garantie par les primes de change r\u00e9gl\u00e9es \u00e0 la banque centrale.<\/p>\n<p><em>La religion f\u00e9roce qui r\u00e9git la zone euro et l&rsquo;ordre mon\u00e9taire international actuel consiste \u00e0 r\u00e9server \u00e0 une poign\u00e9e de privil\u00e9gi\u00e9s le surprix du travail que r\u00e9sulte de l\u2019\u00c9tat de droit. Le cr\u00e9dit bancaire exon\u00e9r\u00e9 de la loi est accord\u00e9 \u00e0 des emprunteurs hors sol qui ach\u00e8tent et r\u00e9mun\u00e8rent le travail avec les monnaies contenant le minimum de droits sociaux au prix fiscal le plus bas. Les ressources fiscales des \u00c9tats sont mises en coupe r\u00e9gl\u00e9e par dissimulation bancaire libre des bases fiscales et substitution de la dette publique \u00e0 l&rsquo;imp\u00f4t. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat non calculable dans sa fonction d&rsquo;assurance du droit des personnes an\u00e9antit l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle dans la virtualit\u00e9 financi\u00e8re. La Gr\u00e8ce de Syriza demande le retour de l&rsquo;euro dans la r\u00e9alit\u00e9 des citoyens d&rsquo;Europe.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le programme de facilitation quantitative (quantitative easing) annonc\u00e9 par la BCE est l&rsquo;histoire d&rsquo;une jolie femme abandonn\u00e9e et d\u00e9prim\u00e9e qui essaie de se refaire une beaut\u00e9 en maquillant son image sur le miroir-m\u00eame o\u00f9 elle se regarde. 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