{"id":7680,"date":"2010-02-06T07:59:26","date_gmt":"2010-02-06T06:59:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=7680"},"modified":"2010-02-06T08:00:08","modified_gmt":"2010-02-06T07:00:08","slug":"leuro-a-la-merci-des-banques-par-jean-pierre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/02\/06\/leuro-a-la-merci-des-banques-par-jean-pierre\/","title":{"rendered":"L&rsquo;euro \u00e0 la merci des banques, par Jean-Pierre"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>L&rsquo;euro est en crise. A lire les articles des commentateurs avis\u00e9s, la responsabilit\u00e9 en revient aux diff\u00e9rents canards boiteux au sein de l&rsquo;Union : les fameux PIGS, comme les ont si subtilement nomm\u00e9s les milieux financiers. Leurs d\u00e9ficits galopant expliqueraient la d\u00e9b\u00e2cle actuelle, ils contribueraient \u00e0 semer le doute aupr\u00e8s des investisseurs et \u00e0 alimenter la panique. Mais \u00e0 y regarder de plus pr\u00e8s, les \u00e9v\u00e9nements ne se sont pas d\u00e9roul\u00e9s de la sorte. R\u00e9capitulons bri\u00e8vement les faits.<\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce est le gros souci de l&rsquo;Union. C&rsquo;est ce que nous serinent les m\u00e9dias, banques, \u00e9conomistes et finalement politiciens de tous bords. Certes, on ne peut nier que les finances de cet \u00c9tat soient dans un \u00e9tat lamentable. Depuis que le pays est gouvern\u00e9 par une nouvelle \u00e9quipe, le d\u00e9ficit a subitement doubl\u00e9, d\u00e9passant les 13% du PIB. Il ne faut pas s&rsquo;\u00e9tonner de la chose : les chiffres communiqu\u00e9s par le gouvernement pr\u00e9c\u00e9dent \u00e9taient embellis. Mais qui nous assure que les nouveaux soient fiables ?  Personne, bien s\u00fbr. En r\u00e9alit\u00e9, cela n&rsquo;a aucune importance. Tout ce qu&rsquo;on en d\u00e9duit formellement est que la Gr\u00e8ce est dans la d\u00e8che. Son nouveau gouvernement a calcul\u00e9 ses besoins pour cette ann\u00e9e : 53 milliards d&rsquo;euros. Sans doute la seule donn\u00e9e fiable de tout cet imbroglio.<\/p>\n<p>Mise sous pression, la Gr\u00e8ce a d\u00fb d\u00e9montrer qu&rsquo;elle avait un plan de redressement appropri\u00e9. L&rsquo;Europe et ses membres lui ont d&rsquo;ailleurs fait la le\u00e7on : si elle ne parvient pas \u00e0 r\u00e9duire son d\u00e9ficit \u00e0 3% du PIB d&rsquo;ici 2012, les sanctions tomberont. Il n&rsquo;est initialement fait aucune allusion \u00e0 une quelconque aide de la part de l&rsquo;Europe. Le pays doit s&rsquo;en tirer seul. <\/p>\n<p><!--more-->Et il s&rsquo;affaire, ce petit pays. Il convoque un consortium de banques qui doit lui \u00e9laborer un emprunt international digne de ce nom. Le Cr\u00e9dit Suisse est choisi pour le diriger. Ce dernier s&rsquo;accoquine avec la Deutsche Bank, Morgan Stanley et Goldman Sachs pour mener la besogne \u00e0 son terme. La Gr\u00e8ce souhaite r\u00e9colter 5 milliards d&rsquo;euros \u00e0 cinq ans. Ces quatre banques lui concoctent un emprunt tr\u00e8s attrayant et sollicitent les investisseurs. Ces derniers ne se font pas pri\u00e9s. Ils sont tout bonnement enchant\u00e9s par les conditions qui leur sont offertes. Dame ! 4% de plus qu&rsquo;un emprunt allemand \u00e9quivalent, on ne rechigne pas \u00e0 une telle aubaine. Les banques du consortium r\u00e9coltent en quelques heures pour l&rsquo;\u00e9quivalent de 25 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;intentions d&rsquo;achat. Un succ\u00e8s qui permet \u00e0 la Gr\u00e8ce de revoir les conditions initiales de son emprunt. Le coupon passe de 6,35% \u00e0 6,10%. Le gouvernement grec stoppe pr\u00e9matur\u00e9ment la souscription et se satisfait de 8 milliards en tout, quand m\u00eame 60% de plus que pr\u00e9vu. Tout le monde est aux anges.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;ici, rien de particulier \u00e0 signaler. Le succ\u00e8s retentissant de ce placement vaut les louanges les plus \u00e9logieuses du monde politique europ\u00e9en, des banques et m\u00eame de la banque centrale europ\u00e9enne. Ils sont unanimes : la Gr\u00e8ce est sur la bonne voie. Son probl\u00e8me sera r\u00e9solu. L&rsquo;Europe s&rsquo;en tirera. Le lendemain, pourtant, le cours de cet emprunt qui se n\u00e9gocie d\u00e9j\u00e0 sur le march\u00e9 secondaire chute de 3% d&rsquo;un coup. Dans le monde obligataire, une telle variation est \u00e9norme. Que s&rsquo;est-il pass\u00e9 ? Les investisseurs sont outr\u00e9s. Ils affirment haut et fort avoir \u00e9t\u00e9 flou\u00e9s.<\/p>\n<p>On peut effectivement le craindre. Car si un tiers des ordres a \u00e9t\u00e9 satisfait, il est impossible qu&rsquo;une large part des deux tiers restant ne cherche \u00e0 obtenir sa part sur le march\u00e9. Le cours aurait par cons\u00e9quent d\u00fb r\u00e9sister, voire grimper. S&rsquo;il chute, c&rsquo;est que des investisseurs ayant acquis les titres les vendent pr\u00e9cipitamment. Et cela le lendemain d&rsquo;une op\u00e9ration couronn\u00e9e de succ\u00e8s ?!? Non, on avance d&#8217;embl\u00e9e l&rsquo;id\u00e9e que les banques ont falsifi\u00e9 leur carnet de commandes, pour attirer plus facilement les investisseurs finaux. Bien s\u00fbr, elles d\u00e9mentent. Alors quoi ?<\/p>\n<p>On apprend le jour de cette d\u00e9b\u00e2cle que la banque am\u00e9ricaine Goldman Sachs, membre du consortium, avait de sa propre initiative contact\u00e9 les autorit\u00e9s chinoises pour lui demander si elles \u00e9taient int\u00e9ress\u00e9s par 25 milliards d&rsquo;euros d&#8217;emprunts grecs. La Chine d\u00e9cline cette offre. Le gouvernement grec s&rsquo;offusque d&rsquo;\u00eatre pris ainsi au d\u00e9pourvu et condamne les agissements de la banque am\u00e9ricaine. Saine r\u00e9action, avouons-le. Mais le mal \u00e9tait fait, l&rsquo;attention des investisseurs s&rsquo;est port\u00e9e sur cette affaire. L&rsquo;euro a souffert. C&rsquo;est que bon nombre d&rsquo;entre eux ont rapidement compris qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas que la Gr\u00e8ce dans un \u00e9tat piteux en Europe. D&rsquo;aucuns ont commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9barrasser d&rsquo;un trop plein de titres souverains europ\u00e9ens. <\/p>\n<p>La Gr\u00e8ce et l&rsquo;Europe sont les premi\u00e8res victimes de cette situation. Le pays, parce que l&rsquo;affaire l&rsquo;affaiblit et lui compliquera la vie lors de nouvelles \u00e9missions. L&rsquo;Europe, parce que les oscillations de l&rsquo;euro d\u00e9passent son entendement. Nos politiciens, eux, dans leur grande majorit\u00e9, affirment que cette histoire n&rsquo;est qu&rsquo;un fait divers et que la baisse de l&rsquo;euro est une bonne nouvelle pour les exportateurs. Ils oublient que les principaux exportateurs produisent des produits pointus dont le prix est non tributaire des mouvements des monnaies. Quant aux produits courants, l&rsquo;Europe en importe davantage qu&rsquo;elle n&rsquo;en exporte (hors d&rsquo;Europe).<\/p>\n<p>Une enqu\u00eate est toutefois ouverte sur ces agissements inhabituels. Une semaine apr\u00e8s ces \u00e9v\u00e8nements, de nouveaux arguments sont avanc\u00e9s par les banques du consortium. La premi\u00e8re explication concerne le carnet de commandes. Ce ne sont pas elles qui l&rsquo;ont gonfl\u00e9, mais les investisseurs. Pour \u00eatre certains d&rsquo;obtenir les titres tant convoit\u00e9s, certains investisseurs auraient command\u00e9 un multiple de ce qu&rsquo;ils \u00e9taient v\u00e9ritablement capables d&rsquo;assumer. Voil\u00e0 pourquoi les 17 milliards manquant auraient disparu d\u00e8s le lendemain.<\/p>\n<p>Cette explication ne tient pas la route. S&rsquo;il est vrai qu&rsquo;on commande parfois davantage qu\u2019on ne souhaite r\u00e9ellement, lorsque l&rsquo;\u00e9mission est cl\u00f4tur\u00e9e on n&rsquo;obtiendra qu&rsquo;une fraction de la commande. M\u00eame celui qui serait privil\u00e9gi\u00e9 et obtiendrait tout, donc trop par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;il peut financer, trouverait facilement preneur pour le remplacer. Car, ne perdons pas de vue que si on gonfle sa commande, c&rsquo;est qu&rsquo;on croit dans ce qu&rsquo;on ach\u00e8te. On ne dilapide pas son bien le jour suivant !<\/p>\n<p>Cette explication rejet\u00e9e, les banques en avancent une nouvelle, plus cocasse encore. C&rsquo;est la faute au gouvernement grec ! Oui, ce dernier, suite au succ\u00e8s de son \u00e9mission, avait promptement annonc\u00e9 qu&rsquo;il allait en lancer une nouvelle dans la quinzaine, un nouvel emprunt, mais \u00e0 dix ans cette fois-ci. Cette annonce, affirment les banques, aurait tout d&rsquo;un coup refroidi les ardeurs des investisseurs. Et pr\u00e9voyant une chute future des cours, ils se seraient d\u00e9barrass\u00e9s des titres fraichement acquis. <\/p>\n<p>Cette explication est encore moins convaincante que la pr\u00e9c\u00e9dente. On imagine mal un investisseur accepter une perte de 3% le lendemain de son acquisition parce qu\u2019il est furieux. Si le succ\u00e8s de l&#8217;emprunt provenait de son diff\u00e9rentiel par rapport aux emprunts allemands, pourquoi irait-il alors le vendre ? Et quant \u00e0 la Gr\u00e8ce, on ne peut raisonnablement pas lui reprocher d&rsquo;essayer de profiter de l\u2019engouement qu&rsquo;a suscit\u00e9 sa premi\u00e8re \u00e9mission de l&rsquo;ann\u00e9e. De plus, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un emprunt annonc\u00e9 \u00e0 dix ans a \u00e0 voir avec un autre \u00e0 cinq ans ? Il s\u2019agit de deux segments distincts du march\u00e9 qui s&rsquo;adressent le plus souvent \u00e0 des investisseurs diff\u00e9rents. L&rsquo;argument ne tient donc pas du tout.<\/p>\n<p>Il devient de plus en plus clair que ce sont les banques elles-m\u00eames qui ont occasionn\u00e9 cette d\u00e9b\u00e2cle. Et la suite confirme cette hypoth\u00e8se. Les grandes banques ayant pignon sur rue sur les march\u00e9s internationaux ne se contentent pas de jouer le r\u00f4le d&rsquo;interm\u00e9diaire financier qu&rsquo;elles sont, mais agissent pour leur propre compte. Comme elles constituent l&rsquo;interm\u00e9diaire incontournable de tous les march\u00e9s financiers, tout ordre, d&rsquo;o\u00f9 qu&rsquo;il \u00e9mane, passe entre leurs mains. En outre, les banques font aussi fonction de teneur de march\u00e9. Ce sont donc elles qui d\u00e9terminent le prix. Alors, pensez au magot qu&rsquo;elles ont pu r\u00e9aliser par la baisse orchestr\u00e9e de l&rsquo;euro. Et ceci en manipulant somme toute un tout petit emprunt \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. Voil\u00e0 un bel effet de levier, avouons-le.<\/p>\n<p>Elles ne se sont d&rsquo;ailleurs pas arr\u00eat\u00e9es en si bon chemin. Outre les couvertures prises via les Credit\u2013Default Swaps (CDS) contre les risques que pr\u00e9sentent les PIGS, il leur fallait maintenant aussi faire fructifier ces derniers. Alors, quoi de plus simple que de s&rsquo;attaquer aux Bourses et emprunts de ces pays ? Les politiciens europ\u00e9ens en sont litt\u00e9ralement rest\u00e9s pantois. Les Bourses en question chutent, entra\u00eenant les autres dans leur sillage. Une panique s&rsquo;installe chez les investisseurs r\u00e9guliers. Ils ne comprennent plus. Nous allions sortir de la crise, nous affirmait-on sur tous les tons. Et voil\u00e0 que cela craque \u00e0 nouveau. Ces investisseurs emballeront la machine et les banques attendent tranquillement pour ramasser les magots d\u00e9laiss\u00e9s. Dans l&rsquo;intervalle, si leurs CDS le leur permettent, elles les exercent et encaissent encore plus sur le dos des investisseurs normaux.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire n&rsquo;est pas finie. Parall\u00e8lement \u00e0 tout cela, il y a les banques centrales occidentales. Elles avaient d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e qu&rsquo;elles allaient stopper leurs largesses vis-\u00e0-vis des banques. Certes, elles ne le feraient pas abruptement, mais il fallait qu&rsquo;elles se mettent \u00e0 agir en ce sens. Il devenait indispensable d&rsquo;\u00e9tayer l&rsquo;affirmation que la crise est r\u00e9sorb\u00e9e et la reprise en route. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent aucune de ces banques n&rsquo;a chang\u00e9 sa politique. Quelques d\u00e9tails ont \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9s, mais le gros des mesures subsiste.<\/p>\n<p>Est-ce par m\u00e9garde, est-ce par oubli ou serait-ce sciemment, mais Jean-Claude Trichet, le tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9 pr\u00e9sident de la BCE, a omis de signaler qu&rsquo;il acceptait encore des titres grecs en guise de nantissement pour les cr\u00e9dits qu&rsquo;il allouait aux banques. Cet oubli a fortement irrit\u00e9 les banques. Elles c\u00e8dent volontiers des emprunts d&rsquo;\u00e9tat pour obtenir du cr\u00e9dit \u00e0 vil prix aupr\u00e8s de leur banque centrale. Si les emprunts grecs ne sont plus recevables &#8211; parce qu&rsquo;ils pourraient subir une nouvelle r\u00e9trogradation, nous dit-on &#8211; ils deviennent inutiles. Donc on s&rsquo;en d\u00e9barrasse. Voil\u00e0 qui a fortement pes\u00e9 sur le cours de ces emprunts. Et c&rsquo;est exactement ce qui s&rsquo;est produit. Tous les emprunts grecs ont chut\u00e9, tous de l&rsquo;ordre de 3%, voire plus.<\/p>\n<p>Mais ce faisant, ces banques ont plac\u00e9 les gouvernements europ\u00e9ens devant une \u00e9norme responsabilit\u00e9. Ils devront en effet faire tr\u00e8s attention quand ils lanceront leurs emprunts. Les banques leur dicteront les conditions. Quant aux banques centrales occidentales, ces actions leur emp\u00eacheront de changer de cap. Les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat resteront faibles et stables encore un bon moment si les banques continuent  librement ce petit jeu. Et elles pr\u00e9parent d\u00e9j\u00e0 la suite. L&rsquo;agence Moody&rsquo;s vient d&rsquo;annoncer que si les USA ne prenaient pas de mesures draconiennes en mati\u00e8re de r\u00e9sorption des d\u00e9ficits, elle se verrait contrainte de r\u00e9trograder la notation du pays. En clair : la prochaine cible, apr\u00e8s l&rsquo;euro, c&rsquo;est le dollar.<\/p>\n<p>Quand emp\u00eachera-t-on ces banques de nous nuire avec autant de d\u00e9sinvolture ? Quand nos dirigeants politiques comprendront-ils le jeu malsain qui se d\u00e9roule devant leurs yeux et qu&rsquo;ils financent  de surcro\u00eet ? Seraient-ils tous myopes, born\u00e9s ou, pis, incomp\u00e9tents ? Je n&rsquo;ose le croire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>L&rsquo;euro est en crise. A lire les articles des commentateurs avis\u00e9s, la responsabilit\u00e9 en revient aux diff\u00e9rents canards boiteux au sein de l&rsquo;Union : les fameux PIGS, comme les ont si subtilement nomm\u00e9s les milieux financiers. 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