{"id":7970,"date":"2010-02-11T22:43:01","date_gmt":"2010-02-11T21:43:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=7970"},"modified":"2010-02-11T23:33:41","modified_gmt":"2010-02-11T22:33:41","slug":"lactualite-de-la-crise-la-crise-de-la-dette-publique-nen-est-qua-ses-debuts-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/02\/11\/lactualite-de-la-crise-la-crise-de-la-dette-publique-nen-est-qua-ses-debuts-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: la crise de la dette publique n&rsquo;en est qu&rsquo;\u00e0 ses d\u00e9buts, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LA CRISE DE LA DETTE PUBLIQUE N&rsquo;EN EST QU&rsquo;A SES DEBUTS<\/strong><\/p>\n<p>La bulle financi\u00e8re de la dette publique a actuellement pris dans l&rsquo;actualit\u00e9 le pas sur celle des actifs priv\u00e9s. D\u2019autant plus ais\u00e9ment que les effets de cette derni\u00e8re se font surtout ressentir en Asie (et d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale dans les pays \u00e9mergents), alors que la sp\u00e9culation a choisi l\u2019Europe comme cible, et plus particuli\u00e8rement la Gr\u00e8ce, l\u2019un de ses maillons faibles. Non sans y avoir \u00e9t\u00e9 incit\u00e9e par des gouvernements d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 en faire un exemple en Europe. <\/p>\n<p>Trois causes distinctes \u00e0 la crise europ\u00e9enne actuelle se sont conjugu\u00e9es, qui sont durables. <\/p>\n<p>1\/ Une volont\u00e9 de pr\u00e9parer l\u2019opinion \u00e0 une politique de rigueur, modul\u00e9e suivant les pays, destin\u00e9e \u00e0 absorber les d\u00e9ficits cr\u00e9\u00e9s par la crise financi\u00e8re et s\u2019appuyant pour commencer sur une dramatisation du cas grec. <\/p>\n<p>2\/ Une sp\u00e9culation qui a saut\u00e9 sur l&rsquo;occasion, dont on a cru d\u00e9celer l\u2019origine exclusive outre-Atlantique et qui a utilis\u00e9 \u00e0 ses fins le march\u00e9 opaque des <i>CDS<\/i> pour lesquels aucune r\u00e9glementation n\u2019a toujours \u00e9t\u00e9 mise en place (le sera-t-elle un jour ?). <\/p>\n<p>3\/ En toile de fond, la n\u00e9cessit\u00e9 de diminuer la pression sur les march\u00e9s obligataires, que les \u00e9tablissements financiers vont \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 beaucoup solliciter, en obtenant des Etats qu\u2019ils l\u00e8vent autant que possible le pied sur leurs propres \u00e9missions de titres de dette. <\/p>\n<p><!--more-->Ce dernier enjeu, qui est \u00e0 la base de la mont\u00e9e en puissance de la probl\u00e9matique de la dette publique, \u00e0 r\u00e9sorber de toute urgence, explique qu\u2019elle est destin\u00e9e \u00e0 occuper la premi\u00e8re place des pr\u00e9occupations des gouvernements dans la p\u00e9riode \u00e0 venir. En Europe d\u2019abord, mais aussi au Japon et aux Etats-Unis, de tr\u00e8s loin les deux principaux d\u00e9biteurs mondiaux sur le march\u00e9 de la dette. Le premier se finan\u00e7ant essentiellement sur son march\u00e9 int\u00e9rieur, le second b\u00e9n\u00e9ficiant de la protection que lui offre le dollar monnaie de r\u00e9serve et de refuge, il se comprend que ce soit l\u2019Europe qui ait eu les honneurs de la premi\u00e8re salve (en premier lieu la zone euro, en attendant que le Royaume-Uni entre \u00e0 son tour in\u00e9vitablement en sc\u00e8ne). <\/p>\n<p>Les Etats-Unis b\u00e9n\u00e9ficient non seulement du statut privil\u00e9gi\u00e9 de leur devise, mais \u00e9galement &#8211; ainsi que les Britanniques, mais dans une moindre mesure, et les Japonais &#8211; d\u2019une banque centrale ayant les coud\u00e9es franches pour pratiquer une vigoureuse politique de cr\u00e9ation mon\u00e9taire. Aux Etats-Unis la Fed a achet\u00e9 des T-bonds (pour 300 milliards de dollars), apr\u00e8s avoir accueilli sans compter des titres de la dette hypoth\u00e9caire, en contre partie de ses injections de liquidit\u00e9s. Aid\u00e9e en cela par Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont financ\u00e9s \u00e0 fonds perdus par le gouvernement afin d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;effondrement du march\u00e9 immobilier. Tout cela soulage d\u2019autant les pressions qui s\u2019exercent sur leur dette colossale, car les d\u00e9ficits de Fannie et Freddie ne sont pas pris en compte dans le d\u00e9ficit am\u00e9ricain. <\/p>\n<p>Cette situation pourrait m\u00eame \u00eatre relativement confortable, compar\u00e9e \u00e0 celle des Europ\u00e9ens, si des signaux d\u2019alarme ne commen\u00e7aient pas \u00e0 retentir. En premier lieu, les achats chinois de T-bonds ont chut\u00e9 fortement ces derniers mois, en second la Fed commence \u00e0 \u00e9prouver quelques difficult\u00e9s \u00e0 faire du surplace, amusant la galerie en d\u00e9voilant des plans de retrait de ses liquidit\u00e9s, tout en pr\u00e9cisant qu\u2019ils ne seront mis en application qu\u2019\u00e0 une date ind\u00e9finie. Les taux, en attendant, se tendent inexorablement, surench\u00e9rissant le co\u00fbt de la dette am\u00e9ricaine, \u00e0 la faveur de nouvelles \u00e9missions d\u2019autant plus fr\u00e9quentes que leur maturit\u00e9 est courte (un m\u00e9canisme qui naturellement est aussi \u00e0 l&rsquo;oeuvre en Europe).<\/p>\n<p>Le statut du dollar est la cl\u00e9 de vo\u00fbte qui maintient un \u00e9difice qui sans cela se serait d\u00e9j\u00e0 \u00e9croul\u00e9. Cette situation peut durer, le danger \u00e9tant sur ce plan contenu pour les temps imm\u00e9diats \u00e0 venir, en attendant que murisse la r\u00e9forme du syst\u00e8me mon\u00e9taire international que tout le monde sait in\u00e9vitable, mais que personne ne cherche \u00e0 h\u00e2ter. Une autre menace est plus redoutable, qui r\u00e9sulte de la faiblesse de la consommation int\u00e9rieure, moteur de la croissance am\u00e9ricaine (et mondiale). Elle est issue des difficult\u00e9s enregistr\u00e9es par les classes moyennes et de la distribution plus restrictive du cr\u00e9dit. Elle est en germe porteuse &#8211; cela se manifeste d\u00e9j\u00e0 en profondeur &#8211; d\u2019une d\u00e9t\u00e9rioration accentu\u00e9e de la situation sociale et d\u2019une mise en cause du mod\u00e8le am\u00e9ricain. Ce qui est un redoutable ph\u00e9nom\u00e8ne dans ce pays, car il en est le ciment. Sans mesures de relance s&rsquo;encha\u00eenant, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est pourtant in\u00e9luctable et politiquement source d&rsquo;instabilit\u00e9 et d&rsquo;incertitude. Quant aux plans de r\u00e9duction du d\u00e9ficit budg\u00e9taire am\u00e9ricain, ils ont jusqu\u2019\u00e0 maintenant \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s avec indulgence, mais cela risque de ne pas durer ainsi tr\u00e8s longtemps. <\/p>\n<p>L\u2019alerte \u00e0 propos du d\u00e9ficit public se rencontre, prioritairement et pour l\u2019instant, dans certains Etats ou m\u00e9tropoles plus particuli\u00e8rement touch\u00e9s. A l\u2019image de ce qui se produit au niveau du r\u00e9seau des banques r\u00e9gionales, qui continuent de faire faillite \u00e0 un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, le pays est atteint dans son tissu \u00e9conomique et social. Sans interventions de l\u2019Etat f\u00e9d\u00e9ral, impliquant de nouvelles augmentations de son d\u00e9ficit budg\u00e9taire, la situation risque de devenir difficile. <\/p>\n<p>Les gouvernements europ\u00e9ens sont actuellement en premi\u00e8re ligne, et ils ne viennent pas de d\u00e9montrer un savoir-faire \u00e9poustouflant. Ils se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s incapables d\u2019annoncer des mesures d\u2019aide financi\u00e8re tangibles, \u00e0 l&rsquo;occasion du sommet de Bruxelles, et il n\u2019est pas certain qu\u2019ils le feront en d\u00e9but de semaine prochaine, comme annonc\u00e9 en premier lieu, si <i>les march\u00e9s<\/i> ne les y contraignent pas. Au pr\u00e9texte annonc\u00e9 par Nicolas Sarkozy &#8211; sera-t-il suffisant \u00a0? &#8211; que ces mesures ne sont que tactiques subalternes et qu\u2019il faut retenir l\u2019affirmation strat\u00e9gique du soutien politique europ\u00e9en \u00e0 la Gr\u00e8ce ! En r\u00e9alit\u00e9, si les m\u00e9canismes d\u2019une aide financi\u00e8re &#8211; aujourd\u2019hui en faveur de la Gr\u00e8ce, demain d\u2019un autre pays de la zone euro &#8211; sont d\u00fbment r\u00e9pertori\u00e9s, leur r\u00e9alisation continue de faire probl\u00e8me. Ce que l\u2019on s\u2019efforce de dissimuler. <\/p>\n<p>La cr\u00e9ation d\u2019un \u00ab\u00a0FMI europ\u00e9en\u00a0\u00bb, propos\u00e9e par des voix encore isol\u00e9es, ou bien l\u2019\u00e9mission d\u2019euro-obligations, qui a les faveurs de certains Etats dont la Pologne, sont des chantiers qui ne semblent pas pr\u00e8s d&rsquo;\u00eatre ouverts. Les gouvernements &#8211; en premier lieu les Allemands et les Fran\u00e7ais qui ont quelques munitions, d\u2019autres devant les conserver pour faire face si n\u00e9cessaire &#8211; en sont r\u00e9duits \u00e0 faire leurs emplettes au rayon bricolage\u00a0: garanties et pr\u00eats bilat\u00e9raux divers, achats d\u2019obligations souveraines via des banques \u00ab\u00a0amies\u00a0\u00bb, etc. Leur choix se serait port\u00e9, d\u2019apr\u00e8s Jean-Claude Junker, sur des \u00ab\u00a0pr\u00eats bilat\u00e9raux coordonn\u00e9s\u00a0\u00bb. Ce qui n\u00e9cessitera des n\u00e9gociations de marchand de tapis au coup par coup, chaque fois qu&rsquo;il sera n\u00e9cessaire d&rsquo;activer ce dispositif. Ces mesures ont par ailleurs des limites, qui seront vite atteintes si des rebondissements interviennent dans la crise europ\u00e9enne, ce qui est plus que probable. La fameuse bo\u00eete de Pandore a \u00e9t\u00e9 ouverte, personne ne sait comment la refermer, ni comment combattre ce qui en jaillit. <\/p>\n<p>En Europe, l\u2019attention s\u2019est focalis\u00e9e sur la zone euro, et en son sein sur le gros morceau que repr\u00e9sente l\u2019Espagne, mais elle pourrait se diriger vers le Royaume-Uni, dont la situation financi\u00e8re est toute aussi d\u00e9licate. Et qui ne dispose pas du parapluie de l\u2019euro, m\u00eame si l\u2019on mesure actuellement la protection relative qu\u2019il offre. Le cas du Royaume-Uni est un peu en <i>standby<\/i>, en raison de la proximit\u00e9 des \u00e9lections et du changement d\u2019\u00e9quipe gouvernementale qui en est attendu. Mais ce n\u2019est que partie remise, comme pour l\u2019Espagne. Et cela va mettre en \u00e9vidence que les gouvernements europ\u00e9ens ne se sont pas donn\u00e9s les moyens de faire face \u00e0 la crise. <\/p>\n<p>Au sein des instances communautaires, on voit \u00e9merger apr\u00e8s quelques tentatives d\u00e9sordonn\u00e9es et sans lendemain, de la pr\u00e9sidence espagnole notamment, un habillage de circonstance. Sous forme d\u2019une coordination politique renforc\u00e9e, que l\u2019on va essayer de faire vivre \u00e0 coup de sommets rapproch\u00e9s, pr\u00e9sid\u00e9s par Herman Van Rompuy. Mais cela ne fait pas une politique et ne d\u00e9gage pas de r\u00e9els moyens ! Le chacun pour soi est d\u00e9sormais install\u00e9, la possibilit\u00e9 que des solutions collectives puissent se d\u00e9gager est r\u00e9duite. La porte est ouverte pour que la sp\u00e9culation financi\u00e8re se poursuive, avec une Gr\u00e8ce m\u00eame mise sous stricte tutelle budg\u00e9taire, puis avec de nouvelles victimes. <\/p>\n<p>Le gouvernement allemand poursuit son objectif, \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance de 2011, fin du mandat de Jean-Claude Trichet \u00e0 la t\u00eate de la BCE, afin de placer son candidat : Alex Weber, le pr\u00e9sident de la Bundsebank. Mais cela ne fait pas non plus une politique, car on voit difficilement comment les Allemands pourront entra\u00eener derri\u00e8re eux les autres pays europ\u00e9ens dans une politique de rigueur aussi soutenue que celle qu&rsquo;ils veulent imposer aux Grecs, en particulier ceux qui sont les plus sinistr\u00e9s. Sauf \u00e0 entrer dans une logique d&rsquo;aide financi\u00e8re communautaire \u00e0 laquelle ils se refusent actuellement.<\/p>\n<p>Les sp\u00e9culations vont reprendre, \u00e0 coup de CDS peut-\u00eatre, sur le terrain politique certainement. On va parler d&rsquo;approfondissement de l&rsquo;Europe, notamment sur un terrain o\u00f9 elle s&rsquo;est tr\u00e8s peu aventur\u00e9e : la convergence fiscale. Pourtant, la seule logique qui semble pouvoir s&rsquo;imposer va \u00eatre celle de l&rsquo;improvisation, afin de faire face \u00e0 la crise. Elle a d\u00e9j\u00e0 amen\u00e9 les Allemands \u00e0 accepter l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un soutien financier \u00e0 l&rsquo;un des membres de l&rsquo;eurozone, raison de plus pour qu&rsquo;ils freinent tout autre projet plus ambitieux, dont aucun gouvernement ne saurait en r\u00e9alit\u00e9 \u00eatre porteur s&rsquo;ils s&rsquo;y opposent. <\/p>\n<p>Les n\u00e9gociations salariales men\u00e9es entre le gouvernement allemand et les syndicats de fonctionnaires, qui r\u00e9clament une augmentation, viennent pour la troisi\u00e8me fois d&rsquo;\u00e9chouer. Le gouvernement tiendra-t-il bon ? Acceptera-t-il \u00e0 Berlin ce qu&rsquo;il a refus\u00e9 \u00e0 Ath\u00e8nes ? <\/p>\n<p>Baudoin Prot, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration bancaire fran\u00e7aise (FBF) et directeur g\u00e9n\u00e9ral de BNP Paribas, vient de d\u00e9clarer que l&rsquo;exposition des banques fran\u00e7aises \u00ab\u00a0n&rsquo;est pas un sujet particulier.\u00a0\u00bb Ajoutant: \u00ab\u00a0Pour l&rsquo;essentiel, les grandes banques fran\u00e7aises sont actives dans les pays de la zone euro de loin les plus solides\u00a0\u00bb. Que pense-t-il du chiffrage de la Banque des r\u00e8glements internationaux (BRI), selon lequel les engagements des banques fran\u00e7aises en Gr\u00e8ce se montaient en septembre 2009 \u00e0 75 milliards de dollars ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LA CRISE DE LA DETTE PUBLIQUE N&rsquo;EN EST QU&rsquo;A SES DEBUTS<\/strong><\/p>\n<p>La bulle financi\u00e8re de la dette publique a actuellement pris dans l&rsquo;actualit\u00e9 le pas sur celle des actifs priv\u00e9s. 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