{"id":80507,"date":"2015-11-30T09:35:51","date_gmt":"2015-11-30T08:35:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=80507"},"modified":"2015-12-12T18:39:55","modified_gmt":"2015-12-12T17:39:55","slug":"cop21-innover-plus-pour-vivre-mieux-plutot-que-pour-maximiser-la-croissance-du-pnb-et-les-profits-par-jean-paul-vignal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2015\/11\/30\/cop21-innover-plus-pour-vivre-mieux-plutot-que-pour-maximiser-la-croissance-du-pnb-et-les-profits-par-jean-paul-vignal\/","title":{"rendered":"COP21 : Innover plus pour vivre mieux plut\u00f4t que pour maximiser la croissance du PNB et les profits, par Jean-Paul Vignal"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>On a parl\u00e9 beaucoup d\u2019environnement \u00e0 l\u2019approche de la COP21. Trop disent ceux qui estiment qu\u2019il est des sujets plus importants pour l\u2019avenir, le plus essentiel restant de mettre fin au r\u00e8gne sans partage d\u2019une finance courtermiste sur l\u2019\u00e9conomie qui tue l\u2019avenir \u00e0 petit feu et vide de sens toute r\u00e9flexion sur la transition vers une \u00e9conomie plus respectueuse de l\u2019environnement parce qu&rsquo;elle entrave, de fait, le financement des infrastructures qui sont indispensables \u00e0 cette transition. Le probl\u00e8me est de taille, mais il n\u2019est pas le seul sur ce sujet essentiel \u00e0 \u00eatre pass\u00e9 sous silence.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>D\u00e8s que l\u2019on parle d\u2019environnement, il est clair en effet que l\u2019id\u00e9ologie l\u2019emporte presque toujours sur le raisonnement lucide et inform\u00e9, faute de disposer des connaissances qui permettraient de pr\u00e9voir et d\u2019\u00e9valuer avec un minimum de pr\u00e9cision les cons\u00e9quences futures des d\u00e9cisions prises. Nous n\u2019avons encore en effet qu\u2019une connaissance tr\u00e8s imparfaite de ce qu\u2019elles sont localement, et il faut des catastrophes naturelles (cyclones, \u00e9ruptions volcaniques, incendies etc.) ou humaines (accident nucl\u00e9aire ou industriel, mar\u00e9es noires, introduction mal pens\u00e9e de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique nouveau dans un \u00e9cosyst\u00e8me, etc.) majeures, &#8211; bien s\u00fbr non souhaitables -, pour que nous en prenions simplement conscience.<\/p>\n<p>En attendant que ces connaissances scientifiques indispensables soient acquises, et les solutions technologiques pour en \u00a0minimiser les effets n\u00e9fastes soient identifi\u00e9es et mises en place, on ne peut qu\u2019assister, incr\u00e9dule, au combat douteux pour le moment tr\u00e8s asym\u00e9trique entre d\u2019une part les tenants du march\u00e9, d\u00e9fenseurs acharn\u00e9s de la croissance du PIB pour elle-m\u00eame et regroup\u00e9s en g\u00e9n\u00e9ral sous l\u2019\u00e9tiquette de climato-sceptiques, et les \u00e9cologistes d\u00e9fenseurs d\u2019une activit\u00e9 humaine sans impact sur la biosph\u00e8re, que leurs opposants regroupent pour l\u2019occasion sous la banni\u00e8re des carbocentristes. La confrontation est d\u2019autant plus difficile \u00e0\u00a0suivre que la fronti\u00e8re entre ces deux groupes est tr\u00e8s floue\u00a0: nombre de soci\u00e9t\u00e9s industrielles et commerciales ayant parfaitement compris que leur activit\u00e9 polluante pouvait nuire \u00e0 leur image, et donc \u00e0 leurs ventes, ont rallie le camp des carbocentristes. L\u2019un des exemples les plus caract\u00e9ristiques de ce flou est\u00a0le World Business Council for Sustainable Development, un forum de grands industriels bas\u00e9 en Suisse, unanimement salu\u00e9 internationalement pour son action en faveur de l\u2019environnement, mais qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par Stephan Schmidheiny, le propri\u00e9taire du groupe Eternit, sp\u00e9cialiste mondialement connu de l\u2019amiante, et qui regroupe une bonne partie des multinationales les plus pollueuses de la plan\u00e8te. Nul n\u2019ignore par ailleurs que nombre d\u2019organisations non gouvernementales actives\u00a0dans le domaine de la protection de l\u2019environnement comptent ces m\u00eames multinationales parmi leurs principaux sponsors financiers.<\/p>\n<p>Aussi longtemps que ce d\u00e9bat essentiel ne sera pas clos de fa\u00e7on irr\u00e9futable, la logique du principe de pr\u00e9caution voudrait que l\u2019on s\u2019abstienne d\u2019engager tous les moyens disponibles sur la r\u00e9duction des \u00e9missions de CO2, \u00e0 une r\u00e9serve tres importante pr\u00e8s cependant\u00a0: outre le fait que l\u2019\u00e9puisement des ressources \u00e9nerg\u00e9tiques fossiles est in\u00e9vitable \u00e0 terme (quelques si\u00e8cles au mieux, beaucoup moins pour les experts de la collapsologie), la nocivit\u00e9 des \u00e9missions de CO2 pour l\u2019homme et pour la biosph\u00e8re est par contre abondamment prouv\u00e9e et document\u00e9e comme le souligne par exemple Guillaume Sainteny dans son livre \u00ab\u00a0Le climat qui cache la for\u00eat\u00a0\u00bb paru r\u00e9cemment : la pollution de l\u2019eau, de l\u2019air et des sols qu\u2019elles impliquent, dont le co\u00fbt social (maladies), \u00e9cologique (pollution) et politique (forte d\u00e9pendance de pays instables et\/ou hostiles) n\u2019est pas chiffr\u00e9 avec pr\u00e9cision, mais certainement de l\u2019ordre de plusieurs points du PNB mondial et donc du trillion de $ ou plus (on cite souvent 100 milliards d\u2019euros pour les seules d\u00e9penses de sant\u00e9 induites pour la France).<\/p>\n<p>La taxation du carbone est une des solutions envisag\u00e9es par de nombreux carbocentristes, sinc\u00e8res ou int\u00e9ress\u00e9s, pour \u00e9viter la fournaise finale. Affirmer comme ils le font qu\u2019il suffit de tirer argument des cons\u00e9quences potentielles aussi mal connues que potentiellement d\u00e9vastatrices pour cr\u00e9er un marche mondial unique des \u00e9missions de carbone qui r\u00e9soudra tous les probl\u00e8mes par la main magique des march\u00e9s n\u2019est cependant pas aussi \u00e9vident qu\u2019ils le laissent entendre. On peut certes concevoir techniquement que ce prix puisse \u00eatre incorpor\u00e9 au prix du brut et du gaz naturel, et transformer ainsi les producteurs et les traders en percepteurs globalis\u00e9s, mais rien ne garantit que cela sera suffisant pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes que pose le r\u00e9chauffement incontestable de certaines r\u00e9gions du globe, pour au moins 3 raisons\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; On peut douter que les acteurs des march\u00e9s auront la volont\u00e9 d\u2019entreprendre et de financer les recherches extr\u00eamement complexes qui pourraient seules permettre de savoir si le r\u00e9chauffement est uniquement d\u2019origine anthropique, et donc de d\u00e9terminer rationnellement ses causes et les investissements \u00e0 r\u00e9aliser pour les r\u00e9duire en esp\u00e9rant un jour les \u00e9liminer. Pour faire court, la recherche scientifique dite fondamentale qui doit sous-tendre une telle recherche n\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral pas la tasse de th\u00e9 favorite des traders,<\/p>\n<p>&#8211; Le fonctionnement actuel des march\u00e9s implique qu\u2019il n\u2019y a aujourd\u2019hui plus de march\u00e9 possible sans sp\u00e9culations massives sur les anticipations de l\u2019\u00e9volution de l\u2019offre et de la demande r\u00e9elle, dont les variations sur le terrain orientent au mieux en partie les cours dans la longue dur\u00e9e, mais qui servent surtout de pr\u00e9texte \u00e0 des variations infinies \u00e0 tr\u00e8s court terme (on parle ici en nanosecondes) g\u00e9n\u00e9ratrices d\u2019\u00e9carts de cours et donc de revenus ou de pertes infinies pour les traders, dont le solde n\u00e9gatif, &#8211; charit\u00e9 bien ordonn\u00e9e commen\u00e7ant toujours par soi m\u00eame -, est bien plus souvent \u00e0 la charge du secteur non financier qu\u2019\u00e0 celle du secteur financier<\/p>\n<p>&#8211; Les march\u00e9s sont incapables de prendre en compte l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, car ce n\u2019est pas leur fonction, qui est principalement d\u2019optimiser \u00e0 un instant donn\u00e9 des int\u00e9r\u00eats particuliers. Or le devenir de la biosph\u00e8re est la quintessence de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, et ne peut par nature \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 par des march\u00e9s dont le but constant est par ailleurs de convertir la d\u00e9gradation de la biosph\u00e8re en externalit\u00e9s n\u00e9gatives prises en charge par la collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>Il est parfaitement logique que la perspective des profits potentiels all\u00e9chants que permettrait ce march\u00e9 mondial unique des \u00e9missions de CO2 excite l\u2019app\u00e9tit du capitalisme financier multinational et, partant, de la science \u00e9conomique qu\u2019il entretient pour lui servir de caution intellectuelle. Mais, outre que la sp\u00e9culation sur la sant\u00e9 des bronches et la qualit\u00e9 de vie de nos descendants qui en r\u00e9sulterait semble \u00eatre d\u2019un go\u00fbt douteux sur le plan \u00e9thique, on peut craindre par ailleurs que cette mondialisation \u00ab\u00a0priv\u00e9e\u00a0\u00bb de la gestion de l\u2019environnement par le capitalisme financier, ne soit en fait pour une petite \u00e9lite qu\u2019une tentative de faire entrer par la grande porte vertueuse du salut du monde, une gouvernance \u00e9conomique et politique mondiale, qui serait id\u00e9alement r\u00e9gl\u00e9e par des accords de type \u00ab\u00a0Investor-State Dispute Settlement\u00a0\u00bb, qu\u2019il est de plus en plus en plus difficile d\u2019imposer ouvertement, les peuples victimes du chaos d\u00e9stabilisateur qu\u2019elle entra\u00eene y devenant de plus en plus m\u00e9fiants et r\u00e9ticents. L\u2019opposition \u00ab\u00a0vent debout des principaux pays \u00e9mergents \u00bb \u00e0 cette gouvernance \u00e9cologique par l\u2019argent n\u2019est sans doute pas un hasard.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e de confier aux forces vives de l\u2019\u00e9conomie non financi\u00e8re la recherche des solutions les plus performantes pour la transition \u00e9nerg\u00e9tique ne doit cependant pas \u00eatre rejet\u00e9e, bien au contraire, il s\u2019agit simplement de ne pas se tromper de \u00ab\u00a0march\u00e9\u00a0\u00bb et de ne pas confondre le casino douteux des march\u00e9s financiers actuels, avec le march\u00e9 fluide et transparent de la d\u00e9mocratie en \u00e9conomie.<\/p>\n<p>Une fa\u00e7on de le faire serait sans doute de cr\u00e9er un march\u00e9 physique de troc de quotas. Dans un tel syst\u00e8me, on ne pourrait pas vendre une tonne de carburant fossile sans prouver au pr\u00e9alable avoir investi directement dans l\u2019\u00e9quivalent de la production de x kg\u00a0d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable (avec x par exemple &lt; 100 au d\u00e9but, mais augmentant ensuite)\u00a0de l\u2019\u00e9quivalent d\u2019une tonne de p\u00e9trole prise comme r\u00e9f\u00e9rence, ou dans l\u2019\u00e9conomie de x kg de l\u2019\u00e9quivalent d\u2019une tonne de p\u00e9trole. Un r\u00e9seau informatique de type Visa, qui permet d\u00e9j\u00e0, entre autres, de suivre \u00e0 la trace nos achats et de les transmettre \u00e0 qui veut en conna\u00eetre pour optimiser son fonds de commerce devrait pouvoir permettre de g\u00e9rer ce genre de proc\u00e9dure sans cr\u00e9er trop de soucis pour les utilisateurs.<\/p>\n<p>Cette proc\u00e9dure serait sans doute par ailleurs une bonne fa\u00e7on d\u2019inciter \u00e0 innover les principales entreprises productrices ou utilisatrices d\u2019\u00e9nergie fossile confortablement install\u00e9es sur leur march\u00e9 global. On parle de plus en plus d\u2019innovation comme du s\u00e9same universel, capable de ramener la croissance et d\u2019amorcer la pompe de la transition \u00e9nerg\u00e9tique. Ces incantations tiennent en fait surtout du \u00ab\u00a0demain on rasera gratis\u00a0\u00bb pour le moment. Tous les praticiens savent depuis longtemps, en France comme ailleurs, que la croissance ne peut en effet venir que de trois sources\u00a0principales : la croissance d\u00e9mographique, la mercantilisation d\u2019activit\u00e9 gratuites, et l\u2019innovation, l\u2019innovation \u00e9tant la plus f\u00e9conde de ces trois sources, car, quand elle est technologique, elle cr\u00e9e plus de valeur \u00e0 quantit\u00e9 d\u2019intrants \u00e9gale<\/p>\n<p>Mais les experts savent aussi qu\u2019\u00e0 de rares exceptions pr\u00e8s, &#8211; il faut bien confirmer la r\u00e8gle -, toute organisation ayant pignon sur rue est par nature averse au risque et donc r\u00e9ticente \u00e0 l\u2019innovation. On ne peut pas d\u00e9cr\u00e9ter l\u2019innovation, ni contraindre \u00e0 red\u00e9couvrir l\u2019avenir des d\u00e9cideurs qui ne pensent qu\u2019au r\u00e9sultat comptable \u00e0 3 mois, &#8211; hors prise en charge de toutes les externalit\u00e9s n\u00e9gatives environnementales et sociales -, qui va d\u00e9terminer leur bonus. Mais on peut faire en sorte que l\u2019avenir devienne un point de passage oblig\u00e9 du fonctionnement de leur entreprise.<\/p>\n<p>On sait par ailleurs que les startups, ces petites structures cr\u00e9\u00e9es pour promouvoir un produit ou un service nouveau, sont les vecteurs privil\u00e9gi\u00e9s de l\u2019innovation, pour une raison simple\u00a0: quand on part de z\u00e9ro, le risque majeur n\u2019est pas de perdre des parts de march\u00e9, mais de rester sur la ligne de d\u00e9part. Ce serait une bonne chose qu\u2019elles puissent s\u2019appuyer sur des march\u00e9s cr\u00e9\u00e9s par les grandes entreprises pour se lancer commercialement. Et ce serait encore mieux si les \u00e9tats acceptaient parall\u00e8lement de cr\u00e9er des \u00ab\u00a0zones franches fiscales et r\u00e9glementaires d\u2019innovation \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0\u00bb, comprenant notamment une interpr\u00e9tation moins tatillonne du tr\u00e8s castrateur principe de pr\u00e9caution, afin de faciliter la mise en march\u00e9 de toute innovation li\u00e9e aux \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergies ou aux \u00e9nergies nouvelles.<\/p>\n<p>On peut toujours r\u00eaver.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>On a parl\u00e9 beaucoup d\u2019environnement \u00e0 l\u2019approche de la COP21. Trop disent ceux qui estiment qu\u2019il est des sujets plus importants pour l\u2019avenir, le plus essentiel restant de mettre fin au r\u00e8gne sans partage d\u2019une finance courtermiste sur l\u2019\u00e9conomie qui tue l\u2019avenir \u00e0 petit feu et vide de sens toute r\u00e9flexion sur la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4390,22,4494],"tags":[4594,172],"class_list":["post-80507","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-collapsologie","category-ecologie","category-environnement","tag-cop-21","tag-rechauffement-climatique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80507"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80507\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":80927,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80507\/revisions\/80927"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}