{"id":8062,"date":"2010-02-13T18:29:19","date_gmt":"2010-02-13T17:29:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=8062"},"modified":"2010-02-13T19:05:12","modified_gmt":"2010-02-13T18:05:12","slug":"lactualite-de-la-crise-lausterite-comme-unique-strategie-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/02\/13\/lactualite-de-la-crise-lausterite-comme-unique-strategie-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 comme unique strat\u00e9gie, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>L&rsquo;AUSTERITE COMME UNIQUE STRATEGIE<\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019attente de la r\u00e9ouverture lundi des march\u00e9s, afin de savoir s\u2019ils vont ou non continuer de chatouiller la queue du diable, et de la tenue de la r\u00e9union de l\u2019Eurogroup, dont on ne sait plus si elle va \u00eatre ou non l\u2019occasion d\u2019annoncer des mesures effectives de soutien financier \u00e0 la Gr\u00e8ce, r\u00e9flexions et commentaires abondent et s\u2019efforcent de pr\u00e9dire une suite aux \u00e9v\u00e9nements. <\/p>\n<p>Les incertitudes sont telles qu\u2019il n\u2019est cependant possible que de se raccrocher \u00e0 une seule certitude: nous ne sommes qu\u2019aux pr\u00e9mices de la crise de la dette publique, qui va \u00eatre longue et sujette \u00e0 de nombreux rebondissements (\u00e0 la mesure de son ampleur et de ses enjeux). Que ce soit en Europe &#8211; o\u00f9 elle  d\u00e9marre &#8211; ou bien au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, qui ne seront touch\u00e9s que plus tard, car ils disposent de l\u2019arme de la cr\u00e9ation mon\u00e9taire, qui att\u00e9nue les effets des d\u00e9ficits publics. Mais qui ne perdent rien pour attendre. <\/p>\n<p>Qu\u2019il soit permis, toutefois, de faire une autocritique \u00e0 propos d\u2019un r\u00e9cent billet, intitul\u00e9 \u00e0 tort \u00ab\u00a0la confusion comme unique strat\u00e9gie\u00a0\u00bb, faisant croire qu\u2019il n\u2019y avait que bouillonnement l\u00e0 o\u00f9, en r\u00e9alit\u00e9, il y a un  projet politique, qui se confirme et se d\u00e9roule pour l\u2019instant implacablement. Non sans contradictions et ajustements au sein de la zone euro, qui sont secondaires. D&rsquo;o\u00f9, tel un correctif, le titre de ce pr\u00e9sent billet. <\/p>\n<p><!--more--><i>Les march\u00e9s<\/i> &#8211; sur le sort desquels on ne pleurera pas &#8211; ont dans la crise actuelle en r\u00e9alit\u00e9 le dos un peu large. C\u2019est un paradoxe de la situation : on d\u00e9nonce de plus en plus ouvertement et \u00e0 juste titre leurs m\u00e9faits, alors qu\u2019ils ne sont pas les seuls coupables. On ne pr\u00eate, il est vrai, qu\u2019aux riches. Certes, les sp\u00e9culateurs ont saut\u00e9 sur l\u2019occasion de se faire de l\u2019argent de poche, mais ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 bien y regarder surtout des ex\u00e9cutants. Il est en effet possible de reconstituer la s\u00e9quence des \u00e9v\u00e9nements qui se sont d\u00e9roul\u00e9s\u00a0: elle ne leur accorde pas l\u2019initiative. <\/p>\n<p>En l\u2019occurrence, c\u2019est la BCE qui l\u2019a prise, en laissant \u00e0 penser que les obligations de l\u2019Etat grec ne seraient prochainement plus prises en pension (en raison de leur note d\u00e9grad\u00e9e et de l\u2019arr\u00eat de certaines mesures d\u2019assouplissement provisoires). Une d\u00e9cision beaucoup plus politique que financi\u00e8re a donc \u00e9t\u00e9 prise, qui avait pour objectif de donner la main aux march\u00e9s, afin qu\u2019ils fassent ce que l\u2019on pouvait raisonnablement attendre d\u2019eux (si l&rsquo;on peut dire). Qu\u2019ils engagent une sp\u00e9culation amenant le gouvernement grec \u00e0 capituler et \u00e0 prendre \u00e0 son compte une politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9. En vue de non seulement r\u00e9tablir les comptes grecs, mais surtout de montrer l\u2019exemple \u00e0 toute l\u2019Europe. Ce coup de billard avait pour objectif\u00a0de susciter une pression imparable, si la zone euro tardait \u00e0 intervenir (ce qu\u2019elle a fait), et \u00e0 faire jouer un m\u00e9canisme pour s&rsquo;appuyer dessus comme d&rsquo;un levier. <\/p>\n<p>L\u2019acte II de cette trag\u00e9die, bien plus europ\u00e9enne que grecque, aura \u00e9t\u00e9 la tenue dans l\u2019improvisation de derni\u00e8re minute du sommet de Bruxelles, qui s\u2019est conclu par un soutien que le pr\u00e9sident de l\u2019Union europ\u00e9enne, Herman Van Rompuy, a caract\u00e9ris\u00e9 comme \u00e9tant <i>politique<\/i>, pour mieux signifier ses limites imm\u00e9diates. Non sans un peu de pr\u00e9cipitation, en raison de la tournure que prenaient les \u00e9v\u00e9nements et de l\u2019extension de la crise \u00e0 des marches plus importantes de l\u2019Europe. A commencer par celle sur laquelle se trouve plac\u00e9e l\u2019Espagne, et qui s\u2019enfonce sous son poids, avec des cons\u00e9quences trop lourdes pour \u00eatre assum\u00e9es, impliquant de calmer le jeu. <\/p>\n<p>Nous assisterons \u00e0 l\u2019acte III la semaine prochaine, lorsque le rideau sera lev\u00e9. Afin de v\u00e9rifier si <i>les march\u00e9s<\/i> seront oui ou non rentr\u00e9s dans leur bo\u00eete, comme de mauvais g\u00e9nies, ou si au contraire ils poursuivront leur tentative de d\u00e9stabilisation de l\u2019euro, amenant les Allemands et les Fran\u00e7ais \u00e0 d\u00e9voiler leur batteries et \u00e0 faire avancer en premi\u00e8re ligne leurs r\u00e9serves. Stopperont-ils alors le d\u00e9rapage difficilement contr\u00f4l\u00e9 qu\u2019ils ont enclench\u00e9 \u00a0? <\/p>\n<p>Telle une campagne de communication, une strat\u00e9gie d\u2019enfermement des gouvernements de la zone euro et de l\u2019opinion publique a donc \u00e9t\u00e9 mise en place \u00e0 l\u2019instigation du gouvernement allemand, suivi par les autorit\u00e9s fran\u00e7aises. L\u2019objectif est d\u2019inscrire la probl\u00e9matique de la dette publique &#8211; sans s\u2019appesantir sur son origine &#8211; dans l\u2019obligation de l&rsquo;endiguer dans l\u2019urgence par des plans nationaux d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, pesant prioritairement sur la d\u00e9pense publique (et plus sp\u00e9cialement sur le <i>bouclier social<\/i>). A l\u2019exclusion de toute autre solution.<\/p>\n<p>L\u2019appel de Barack Obama \u00e0 constituer une commission <i>bipartisane<\/i>, avec pour mission d\u2019\u00e9tudier un plan d\u2019action afin de lutter contre le d\u00e9ficit budg\u00e9taire, est l\u2019\u00e9quivalent de cette politique dans le contexte am\u00e9ricain. A chaque r\u00e9gion du monde et pays sa tactique, afin de parvenir au m\u00eame objectif. <\/p>\n<p>Un nouveau d\u00e9cor est en train d\u2019\u00eatre dress\u00e9, devant servir de cadre \u00e0 la politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 dont une premi\u00e8re application se profile en Gr\u00e8ce, mais dont les \u00e9l\u00e9ments s\u2019assemblent progressivement dans tous les autres pays europ\u00e9ens, au gr\u00e9 de leur situation nationale. Chacun joue sa partie, la Commission, l\u2019Eurogroup et le gouvernement allemand (dans le r\u00f4le de composition du seul pays bien portant de la bande). Les p\u00e8res fouettards ne manquent soudainement pas. <\/p>\n<p>Olli Rehn, le nouveau commissaire aux affaires \u00e9conomiques, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Bruxelles que \u00ab\u00a0La le\u00e7on centrale de cette crise est que nous avons besoin de mani\u00e8re urgente d&rsquo;une surveillance plus stricte et plus large des politiques \u00e9conomiques\u00a0&#8230; (afin de) mieux pr\u00e9server la stabilit\u00e9 macro-financi\u00e8re de la zone euro\u00a0\u00bb. Ajoutant que \u00ab\u00a0La Commission va prochainement pr\u00e9senter des propositions pour renforcer encore la coordination et la surveillance des politiques \u00e9conomiques nationales au sein de la zone euro\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Jean-Claude Junker, \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Eurogroup, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Lib\u00e9ration \u00ab\u00a0A l&rsquo;avenir chaque gouvernement devra d\u00e9voiler les mesures de politique \u00e9conomique qu&rsquo;il compte prendre d&rsquo;abord au sein de l&rsquo;Eurogroupe (&#8230;) avant de les annoncer dans son propre pays\u00a0\u00bb. Et aussi que \u00ab\u00a0Si un Etat diverge, nous aurons avec lui un d\u00e9bat viril (&#8230;) Je n&rsquo;accepterai plus aucun manquement aux obligations inh\u00e9rentes \u00e0 l&rsquo;appartenance \u00e0 la zone euro. Il faudra que nous soyons plus s\u00e9v\u00e8res entre nous\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>G\u00fcnther Oettinger, le commissaire europ\u00e9en \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie, a parachev\u00e9 le dispositif en expliquant dans Welt am Sonntag que \u00ab\u00a0Les Etats de l&rsquo;UE doivent commencer \u00e0 r\u00e9duire leur d\u00e9ficit en 2011. S&rsquo;ils refusent, le pacte de stabilit\u00e9 doit \u00eatre modifi\u00e9 de sorte que les instances europ\u00e9ennes puissent mieux intervenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des politiques nationales. La stabilit\u00e9 de l&rsquo;euro doit \u00eatre garantie\u00a0\u00bb.  La messe est dite. <\/p>\n<p>L\u2019avenir de cette politique, qui a le m\u00e9rite de la clart\u00e9 mais dont la traduction dans chaque pays va \u00eatre plus compliqu\u00e9e \u00e0 mettre en oeuvre que de tenir un discours \u00e0 Bruxelles, risque de se heurter \u00e0 de s\u00e9v\u00e8res obstacles. Le sauvetage financier de la Gr\u00e8ce, s\u2019il se r\u00e9v\u00e8le n\u00e9cessaire &#8211; la sp\u00e9culation se poursuivant ou reprenant prochainement &#8211; est aujourd\u2019hui dans les mains des Allemands et des Fran\u00e7ais, suivant des modalit\u00e9s qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9voil\u00e9es, si tant est qu\u2019elles aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9es. Les moyens de ces deux pays se r\u00e9v\u00e9leront-ils suffisants, la poursuite de la crise aidant ? <\/p>\n<p>Un sc\u00e9nario peut en effet \u00eatre envisag\u00e9, suivant lequel les capacit\u00e9s financi\u00e8res de ces deux pays seraient mises \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un ou de plusieurs rebondissements de la sp\u00e9culation financi\u00e8re, avec la Gr\u00e8ce ou d&rsquo;autres pays comme cibles. L\u2019Allemagne et la France finan\u00e7ant leur sauvetage par l\u2019emprunt, alourdissant ainsi leur dette, cr\u00e9ant par l\u00e0 m\u00eame la n\u00e9cessit\u00e9 de faire appel, \u00e0 un moment donn\u00e9, \u00e0 des financements compl\u00e9mentaires. En frappant \u00e0 la porte du FMI. Ou bien en demandant \u00e0 la BCE d&rsquo;ajuster son tir, de diminuer encore ses taux et de revoir ses objectifs d\u2019inflation, pourtant grav\u00e9s dans le marbre \u00e0 2%, afin de soulager leur peine. <\/p>\n<p>Ce sc\u00e9nario, c\u2019est celui de la poursuite du d\u00e9rapage entam\u00e9, dans le cadre de l\u2019approfondissement de la crise de la dette publique &#8211; les plans d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 tardant \u00e0 \u00eatre mis en place en raison de l\u2019hostilit\u00e9 qu\u2019ils suscitent &#8211; les crises se d\u00e9veloppant \u00e9galement au Royaume-Uni, le cap des \u00e9lections pass\u00e9es, et atteignant finalement les Etats-Unis. Rien que de plus cr\u00e9dible. <\/p>\n<p>Il n\u2019est sans doute pas \u00e9tranger \u00e0 la publication d\u2019une note de recherche intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Repenser la politique macro\u00e9conomique\u00a0\u00bb, sign\u00e9e notamment par l\u2019\u00e9conomiste en chef du FMI, Olivier Blanchard. \u00ab\u00a0La le\u00e7on de la crise est clairement que les objectifs en mati\u00e8re de niveau de la dette doivent \u00eatre plus exigeants que ceux observ\u00e9s avant la crise\u00a0\u00bb est-il en premier lieu expliqu\u00e9 dans celle-ci. En tirant comme cons\u00e9quence que \u00ab &#8230;n ous devons r\u00e9examiner les objectifs de dette par rapport au PIB. Peut-\u00eatre devrions-nous viser des niveaux beaucoup plus bas qu&rsquo;avant la crise\u00a0\u00bb. Mais la note rompt ensuite avec la r\u00e9affirmation de cette orthodoxie, qui plus est renforc\u00e9e, pour s\u2019aventurer sur des sentiers plus escarp\u00e9s et plein de dangers. \u00ab\u00a0Peut-\u00eatre les responsables politiques devraient-ils viser un taux d&rsquo;inflation plus \u00e9lev\u00e9 en temps normal, afin d&rsquo;accro\u00eetre la marge de manoeuvre de la politique mon\u00e9taire pour r\u00e9agir\u00a0\u00bb, est-il avanc\u00e9. Avec comme pr\u00e9cision\u00a0: \u00ab\u00a0Pour \u00eatre concret, les co\u00fbts nets de l&rsquo;inflation sont-ils plus \u00e9lev\u00e9s \u00e0 4% plut\u00f4t que 2%, autour desquels se situe l&rsquo;objectif actuel ?\u00a0\u00bb. C\u2019est un v\u00e9ritable coup de Trafalgar dans le Landerneau de la pens\u00e9e \u00e9conomique comme il faut \u00a0! <\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas certain que l&rsquo;assurance avec laquelle les chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement se sont lanc\u00e9s dans l&rsquo;aventure grecque puisse \u00eatre longtemps conserv\u00e9e. La ligne de conduite pr\u00e9conis\u00e9e par le gouvernement allemand pourrait devenir intenable, n\u00e9cessitant le recours \u00e0 des solutions consid\u00e9r\u00e9es aujourd&rsquo;hui comme impensables. Cette crise, depuis le d\u00e9but, \u00e0 t\u00e9moign\u00e9 d&rsquo;une tr\u00e8s forte dynamique, rien n&rsquo;indique que celle-ci est \u00e9puis\u00e9e. <\/p>\n<p>Ce ne seront certainement pas, en tout cas, les derniers chiffres de la <i>croissance<\/i> de la zone euro qui pourront le faire penser. Elle est gratifi\u00e9e au quatri\u00e8me trimestre d&rsquo;un tr\u00e8s humble +0,1%, en baisse apr\u00e8s avoir obtenu +0,4% au 3\u00e9me trimestre. A ce prix-l\u00e0, ce n&rsquo;est pas une relance, c&rsquo;est la stagnation ! L&rsquo;Allemagne, la premi\u00e8re puissance \u00e9conomique de la zone, passant de +0,7% de croissance au 3\u00e9me trimestre \u00e0 une croissance nulle au quatri\u00e8me. Ce qui est loin de lui donner les marges de manoeuvre ont elle a besoin pour affirmer sa politique, et pour r\u00e9gler ses propres probl\u00e8mes. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>L&rsquo;AUSTERITE COMME UNIQUE STRATEGIE<\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019attente de la r\u00e9ouverture lundi des march\u00e9s, afin de savoir s\u2019ils vont ou non continuer de chatouiller la queue du diable, et de la tenue de la r\u00e9union de l\u2019Eurogroup, dont on ne sait plus si elle va \u00eatre ou non l\u2019occasion d\u2019annoncer des mesures effectives de soutien [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[1,18],"tags":[94,80,164,142,75,4475,4479,31,74,160,42],"class_list":["post-8062","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-monde-financier","tag-allemagne","tag-bce","tag-deficits","tag-dette-publique","tag-espagne","tag-etats-unis","tag-europe","tag-fmi","tag-grande-bretagne","tag-grece","tag-speculation"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8062","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8062"}],"version-history":[{"count":24,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8062\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8086,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8062\/revisions\/8086"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8062"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8062"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8062"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}