{"id":82603,"date":"2016-02-15T23:07:11","date_gmt":"2016-02-15T22:07:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=82603"},"modified":"2016-02-24T00:25:52","modified_gmt":"2016-02-23T23:25:52","slug":"de-la-vie-bonne-des-mammiferes-humains-et-des-bovins-domestiques-par-pierre-yves-dambrine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/02\/15\/de-la-vie-bonne-des-mammiferes-humains-et-des-bovins-domestiques-par-pierre-yves-dambrine\/","title":{"rendered":"De la vie bonne des mammif\u00e8res humains et des bovins domestiques, par Pierre-Yves Dambrine"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Tout comme les vaches, les, g\u00e9nisses, les veaux, les taureaux et les b\u0153ufs, nous appartenons \u00e0 la m\u00eame classe des mammif\u00e8res, animaux vert\u00e9br\u00e9s, dont les m\u00e8res allaitent les petits, et vivipares.<\/p>\n<p><!--more-->Cela nous le savons tous, car nous l\u2019avons en principe appris \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire. Et aussi parce que dans nos campagnes nous en avons approch\u00e9, voire touch\u00e9 quelques sp\u00e9cimens, et pour les moins aventureux d\u2019entre nous, sans doute au salon de l\u2019agriculture. Nous savons aussi que nous avons domestiqu\u00e9 ces bovid\u00e9s, \u00e0 l\u2019origine des aurochs, pour notre usage, que ce soit pour le travail de force et le transport (b\u00e2t et traction), ou pour nous v\u00eatir et nous nourrir. Les deux premiers emplois ont presque totalement disparu de nos contr\u00e9es avec la m\u00e9canisation apparue au XX\u00e8me si\u00e8cle. Le cuir des animaux nous chausse encore, tandis que la consommation de viande (1) a explos\u00e9 apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, et ces derni\u00e8res d\u00e9cennies en Asie avec un impact environnemental tr\u00e8s important, puisque 7 kg \u00e0 10 kg de c\u00e9r\u00e9ales sont n\u00e9cessaires pour produire 1 kg de \u00ab\u00a0b\u0153uf\u00a0\u00bb, ce qui accro\u00eet la d\u00e9forestation et diminue la part des cultures vivri\u00e8res dans l\u2019agriculture (70 % des surfaces agricoles consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019alimentation du b\u00e9tail), diminue la biodiversit\u00e9, occasionne une pollution des sols, des nappes aquif\u00e8res (lessivage des nitrates) et des rivages (algues vertes), et rejette dans l\u2019atmosph\u00e8re des gaz \u00e0 effet de serre. Il est vrai, la consommation de viande de b\u0153uf commence un peu \u00e0 diminuer en France, notamment au profit d\u2019autres types de viande, moins \u00e9nergivores, mais la figure globale est bien l\u2019accroissement de la consommation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire si l\u2019on consid\u00e8re le\u00a0<em>rattrapage<\/em>\u00a0des pays \u00e9mergeants.<\/p>\n<p>Les premiers ongul\u00e9s domestiques apparaissent au Moyen-Orient dans une r\u00e9gion comprise entre le nord de la Syrie et le sud-est de la Turquie, autour de 7500-7200 avant notre \u00e8re, soit au N\u00e9olithique dit Pr\u00e9-poterie B ancien. La domestication ce fut d\u2019abord le fait d\u2019avoir sous bonne garde des animaux prompts \u00e0 s\u2019\u00e9gailler dans la nature. Ils furent donc plac\u00e9s dans des enclos. Et cette domestication a entra\u00een\u00e9 des modifications importantes chez les animaux\u00a0eux-m\u00eames en affectant la structure des groupes animaux, leur morphologie et leur physiologie.<\/p>\n<p>Pour Daniel Helmer, sp\u00e9cialiste en la mati\u00e8re, \u00ab\u00a0la domestication, lors de la N\u00e9olithisation, n\u2019a pas consist\u00e9 en l\u2019instauration d\u2019un rapport simple entre les animaux et les hommes : c\u2019est une interrelation complexe entre les besoins et les d\u00e9sirs des hommes d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et les r\u00e9ponses \u00e9thologiques et physiologiques des b\u00eates de l\u2019autre, interrelation qui a modifi\u00e9 de fa\u00e7on durable notre rapport \u00e0 la nature par appropriation des animaux : \u00ab L\u2019homme change l\u2019\u00e9tat naturel des animaux en les for\u00e7ant \u00e0 lui ob\u00e9ir, et les faisant servir \u00e0 son image : un animal domestique est un esclave\u2026 tandis que l\u2019animal sauvage n\u2019ob\u00e9issant qu\u2019\u00e0 la nature, ne conna\u00eet d\u2019autres lois que celles du besoin et de la libert\u00e9. \u00bb (Buffon 1769).<\/p>\n<p>Mais les choses ne s\u2019arr\u00eatent pas l\u00e0 : \u00e0 la double d\u00e9pendance qui s\u2019\u00e9tablit entre domestiquants et domestiqu\u00e9s s\u2019ajoute une modification profonde des soci\u00e9t\u00e9s humaines elles-m\u00eames. Ceux qui poss\u00e8dent les animaux domestiques deviennent producteurs de viande et de lait, tandis que ceux qui se fournissent aupr\u00e8s des premiers deviennent des consommateurs. Les poss\u00e9dants acqui\u00e8rent prestige et richesse.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas question ici de retracer l\u2019histoire de l\u2019\u00e9levage \u00e0 travers l\u2019histoire et les civilisations, c\u2019est un sujet en soi. Examinons plut\u00f4t ce qu\u2019il en est aujourd\u2019hui du rapport entre humains et animaux en nous int\u00e9ressant plus particuli\u00e8rement \u00e0 la condition des bovins domestiques et au mode de production qui les concerne.<\/p>\n<p>On assiste \u00e0 un double mouvement. D\u2019une part la domestication des bovins domestiques a pris une dimension industrielle, principalement pour la production de viande et de lait. La production avec le d\u00e9veloppement technique s\u2019est m\u00e9canis\u00e9e et surtout s\u2019est ins\u00e9r\u00e9e dans des fili\u00e8res \u00e9conomiques dont l\u2019imp\u00e9ratif a\u00a0pour nom rendement. Il faut produire beaucoup et vite. Cela n\u00e9cessite pour les \u00e9leveurs d\u2019importants investissements, un endettement aupr\u00e8s des banques. Des techniques qui permettent de \u00ab\u00a0booster\u00a0\u00bb les capacit\u00e9s physiologiques de l\u2019animal. Le bout du bout de cette logique, ce sont notamment les fameuses fermes aux mille vaches o\u00f9 la production est \u00ab\u00a0rationalis\u00e9e\u00a0\u00bb au maximum. En France, sans m\u00eame \u00e9voquer ces usines, plus de 80% des animaux sont \u00e9lev\u00e9s en b\u00e2timents ferm\u00e9s, parqu\u00e9s en cage ou sur des caillebotis sans acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, l\u2019int\u00e9r\u00eat pour le bien-\u00eatre animal ne cesse de cro\u00eetre. Si bien que depuis quelques ann\u00e9es on parle de plus en plus de droit des animaux. On voit appara\u00eetre de plus en plus souvent dans nos villes des manifestations en faveur de la cause animale.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, les scandales r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par la presse concernant les mauvaises pratiques de la fili\u00e8re \u00e9conomique, une \u00e9pizootie comme la vache folle qui a marqu\u00e9 les esprits pendant les ann\u00e9es 90,\u00a0et a transform\u00e9 certains habitudes alimentaires,\u00a0ont mis sous le feu des projecteurs des lieux rest\u00e9s clos o\u00f9 le quidam moyen a peu de chance de p\u00e9n\u00e9trer s\u2019il ne travaille lui-m\u00eame dans la fili\u00e8re. Un pan m\u00e9connu de la vie animale domestique \u2013 notamment celui des abattoirs, est apparu au grand jour comme si on d\u00e9couvrait soudain les conditions d\u2019existence de ces animaux. L\u2019internet ces derni\u00e8res ann\u00e9es a facilit\u00e9 le travail, en permettant la diffusion de vid\u00e9os qui parlent d\u2019elles-m\u00eames quand elles d\u00e9noncent la maltraitance animale, l\u00e0 o\u00f9 il se d\u00e9veloppent, dans les transports, ou dans les lieux o\u00f9 il est mis fin \u00e0 leurs jours. Des animaux que pendant des si\u00e8cles, des mill\u00e9naires, les \u00e9leveurs avaient c\u00f4toy\u00e9s au sens propre du terme, souvent au sein m\u00eame de leurs lieux d\u2019habitation o\u00f9 ils r\u00e9pondaient de leur nom familier attribu\u00e9 par leurs ma\u00eetres, \u00e9taient devenus de grands absents pour l\u2019homme, tout au moins pour les citadins. De fa\u00e7on symptomatique il y a plus de reportages \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision sur la faune animale sauvage que sur la vie des b\u00eates domestiques vou\u00e9es \u00e0 la consommation humaine.<\/p>\n<p>Mais au del\u00e0 du scandale qui rend visible ce qui ne l\u2019\u00e9tait pas, n\u2019y-t-il pas des raisons profondes \u00e0 ce que notre regard sur les animaux domestiques est en train de changer\u00a0?<\/p>\n<p>Si l\u2019on cause de plus en plus souvent\u00a0des animaux domestiques cens\u00e9s assurer notre subsistance, et que cela provoque parfois de violentes querelles verbales chez certains de nos contemporains, allant parfois jusqu\u2019aux affrontement physiques, n\u2019est-ce pas qu\u2019on touche l\u00e0 \u00e0 des questions cruciales. &#8212; le bien-\u00eatre, la souffrance, et \u00e0 de forts enjeux &#8212; quid de l&rsquo;animalit\u00e9, de la domestication, en nous demandant au fond ce qu&rsquo;est, ce que doit \u00eatre la vie bonne, et ce aussi bien pour nos proches mammif\u00e8res domestiqu\u00e9s que pour les humains ? Bref, n\u2019y-a-t-il pas l\u00e0-dessous une interrogation sur notre identit\u00e9 en tant que membres de l\u2019esp\u00e8ce humaine\u00a0\u00e0 un moment de son histoire o\u00f9 elle doit faire face \u00e0 des p\u00e9rils vitaux ? Au nombre de ces p\u00e9rils, n\u2019y-a-t-il pas une menace d\u2019extinction de l&rsquo;humanit\u00e9 si rien ne change en profondeur, comme l&rsquo;explique un anthropologue bien connu dans <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Dernier-4e.jpg\" target=\"_blank\">son dernier livre<\/a>.<\/p>\n<p>Il me faut ici reprendre le fil du <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/02\/14\/en-couple-dans-un-an-ou-rembourse-par-stephane-samuel-pourtales\/\" target=\"_blank\">billet de St\u00e9phane-Samuel Pourtal\u00e8s<\/a>.\u00a0Car le sort de ces animaux enferm\u00e9s, calibr\u00e9s, pour r\u00e9pondre \u00e0 des imp\u00e9ratifs commerciaux, \u00e9voque tout aussi bien le sort des humains d\u2019aujourd\u2019hui. La tra\u00e7abilit\u00e9 et le calibrage sont devenus le substitut des relations de confiance qui faisaient le quotidien des humains, m\u00eame si ces relations de confiance n\u2019\u00e9taient pas toujours, il est vrai, toujours \u00e9galitaires. Chez les animaux la tra\u00e7abilit\u00e9 est un mal\u00a0<em>n\u00e9cessaire\u00a0<\/em>dans un environnement privil\u00e9giant la concentration capitalistique, les circuits longs ne pouvant \u00eatre accept\u00e9s qu\u2019\u00e0 ce prix lorsque surviennent les crises sanitaires.<\/p>\n<p>Dans nos soci\u00e9t\u00e9s de plus en plus complexes, et dont nous perdons la ma\u00eetrise, nous ressentons, m\u00eame si cela reste un sentiment confus chez beaucoup de nos contemporains, la n\u00e9cessit\u00e9 de faire un pas en-dehors du cadre d&rsquo;une organisation socio-\u00e9conomique en bout de course et qui se d\u00e9veloppe de plus en plus hors-sol. Mais nous peinons \u00e0 lever le pied, parce que nos pieds sont comme entrav\u00e9s par des cha\u00eenes invisibles qui ne sont autres que de fausses repr\u00e9sentations de la r\u00e9alit\u00e9. Comme cette science \u00e9conomique fumeuse dont le sort se confond avec le d\u00e9veloppement du capitalisme depuis deux si\u00e8cles environ apr\u00e8s que l\u2019\u00e9conomie politique fut mise au rencart. Nous finissons alors par ne plus faire la distinction entre ce qui rel\u00e8ve de ces fausses repr\u00e9sentations et ce qui rel\u00e8ve simplement des contraintes v\u00e9ritablement naturelles que nous ne pouvons modifier, je veux dire des contraintes physiques comme la gravit\u00e9 ou le fait que nous devons respirer. Ce n\u2019est donc pas un hasard si la question du sort des animaux domestiques qui entrent dans les circuits de l&rsquo;agro-alimentaire est devenue depuis quelques ann\u00e9es une question d&rsquo;actualit\u00e9 qui prend de plus en plus d&rsquo;importance aux yeux d&rsquo;un large public puisqu\u2019elle fait office de r\u00e9v\u00e9lateur de notre propre condition humaine.<\/p>\n<p>En projetant sur les animaux nos sentiments d&rsquo;humains menac\u00e9s dans leur humanit\u00e9, et m\u00eame leur survie, prisonniers d&rsquo;un cadre que nous avons nous-m\u00eames construit, ou tout au moins les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes, nous en venons \u00e0 accorder aux animaux domestiques eux-m\u00eames un suppl\u00e9ment d&rsquo;\u00e2me. Et la boucle semble alors se boucler\u00a0: l\u2019esp\u00e8ce humaine retrouve d\u2019une certaine fa\u00e7on la relation de proximit\u00e9 qui s\u2019\u00e9tablissait entre elle\u00a0et les animaux au pal\u00e9olithique, une relation visible dans l\u2019art pari\u00e9tal il y a quelques 32\u00a0000 ans avant notre \u00e8re, soit avant que les animaux ne furent domestiqu\u00e9s. Notons que les anc\u00eatres biologiques de nos bovins domestiques, les aurochs, figurent en bonne place dans ces repr\u00e9sentations.\u00a0Et certains pr\u00e9historiens de pr\u00e9ciser l\u2019analyse en faisant l\u2019hypoth\u00e8se que les diff\u00e9rences esp\u00e8ces animales repr\u00e9sent\u00e9es chacune sur des plans diff\u00e9renci\u00e9s (horizontaux, obliques, verticaux) dans les grottes correspondent en r\u00e9alit\u00e9 aux diff\u00e9renciations sociales existantes au sein de la soci\u00e9t\u00e9 humaine d&rsquo;alors. Soulignons que dans l\u2019art pari\u00e9tal les humains ne sont pas repr\u00e9sent\u00e9s. (3)<\/p>\n<p>Nous aurions donc bien tort en effet de priver nos b\u00eates de ce suppl\u00e9ment d\u2019\u00e2me, car comment ne pas nous sentir solidaires de toutes les formes de vie terrestres qui font la biodiversit\u00e9 de notre biosph\u00e8re si nous commen\u00e7ons par maltraiter nos animaux domestiques \u00e0 usage nutritif en leur refusant de leur accorder notre attention et pourquoi pas notre bienveillance ?<\/p>\n<p>La douleur que ressent un bovin que ce soit dans une ferme-usine, dans une stabulation libre, ou encore dans une ferme traditionnelle, nous n&rsquo;en percevons que les effets, nous entendons des cris. Ou \u00e0 l&rsquo;inverse, nous observons le bien-\u00eatre de l\u2019animal, d&rsquo;apr\u00e8s, j&rsquo;allais dire, ses gestes, en fait en observant ses mouvements plus ou moins \u00ab\u00a0libres\u00a0\u00bb. Le corps d&rsquo;un b\u0153uf ou d\u2019une vache qui galope ou broute tranquillement et \u00e0 son aise dans une prairie cela ne donne pas la m\u00eame impression qu&rsquo;un bovin ne disposant que d&rsquo;un espace vital r\u00e9duit au minimum et dont il ne peut sortir. Les humains eux, sont dou\u00e9s de la parole\u00a0; un humain entrav\u00e9, maltrait\u00e9, le dit, se r\u00e9volte, ou pas, car les significations dont sont porteuses les paroles humaines sont aussi bien les liens qui lib\u00e8rent que les liens qui entravent.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, n&rsquo;est-ce pas nous les humains qui devrions b\u00e9n\u00e9ficier de toute urgence d&rsquo;une petite domestication suppl\u00e9mentaire, non pas pour entraver nos corps, les domestiquer, mais pour changer quelque chose qui ne tourne pas rond dans nos institutions, des institutions qui reproduisent les m\u00eames inconv\u00e9nients et les m\u00eames dommages parfois depuis des si\u00e8cles, voire des mill\u00e9naires. Qu\u2019en est-il de l\u2019institution de la propri\u00e9t\u00e9\u00a0? Du syst\u00e8me \u00e9ducatif\u00a0? Qui sommes-nous pour nous croire les propri\u00e9taires de la nature dont nous d\u00e9pendons pourtant pour notre survie et notre bien-\u00eatre et produire des richesses\u00a0? N\u2019y aurait-il pas quelque chose \u00e0 changer dans l&rsquo;organisation de notre \u00e9conomie lorsque l&rsquo;on constate que cette \u00e9conomie a fait de nous des objets, \u00e0 l&rsquo;instar de ces animaux domestiques destin\u00e9s \u00e0 la boucherie dont on a oubli\u00e9 qu&rsquo;ils sont comme nous des mammif\u00e8res, et qu\u2019avant la mort, ils ont peut-\u00eatre une vie \u00e0 vivre, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des humains.<\/p>\n<p>===========================<\/p>\n<p>(1) \u00ab\u00a0Manger autant de viande est une aberration pour l\u2019environnement et la sant\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.notreplanete.info\/actualites\/actu_2202_surconsommation_viande.php\">http:\/\/www.notreplanete.info\/actualites\/actu_2202_surconsommation_viande.php<\/a><\/p>\n<p>(2) Daniel Helmer, \u00ab\u00a0Les premiers b\u0153ufs domestiques.\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"http:\/\/archeorient.hypotheses.org\/1581\">http:\/\/archeorient.hypotheses.org\/1581<\/a><\/p>\n<p>(3)\u00a0<em>Avant l\u2019histoire, l\u2019\u00e9volution des soci\u00e9t\u00e9s de Lascaux \u00e0 Carnac<\/em>, Alain Testart, \u00c9d. Gallimard, 2012<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Tout comme les vaches, les, g\u00e9nisses, les veaux, les taureaux et les b\u0153ufs, nous appartenons \u00e0 la m\u00eame classe des mammif\u00e8res, animaux vert\u00e9br\u00e9s, dont les m\u00e8res allaitent les petits, et vivipares.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3941],"tags":[4701],"class_list":["post-82603","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archeologie","tag-animaux-domestiques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82603","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=82603"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82603\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":82604,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82603\/revisions\/82604"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=82603"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=82603"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=82603"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}