{"id":8461,"date":"2010-02-24T05:11:58","date_gmt":"2010-02-24T04:11:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=8461"},"modified":"2010-02-24T09:15:58","modified_gmt":"2010-02-24T08:15:58","slug":"lactualite-de-la-crise-la-dette-ou-comment-sen-debarrasser-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/02\/24\/lactualite-de-la-crise-la-dette-ou-comment-sen-debarrasser-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: la dette ou comment s&rsquo;en d\u00e9barrasser, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LA DETTE OU COMMENT S&rsquo;EN DEBARRASSER<\/strong><\/p>\n<p>Olivier Blanchard, chef \u00e9conomiste du FMI, vient d\u2019annoncer la couleur dans une interview accord\u00e9e au quotidien italien La Repubblica\u00a0: \u00ab l&rsquo;assainissement (des finances publiques) sera extr\u00eamement douloureux\u00a0\u00bb, pr\u00e9dit-il. Il d\u00e9taille ensuite ses modalit\u00e9s\u00a0: des efforts devront \u00eatre accomplis pendant 10 \u00e0 20 ans, faits de sacrifices sur les salaires, de r\u00e9duction des d\u00e9penses sociales et d\u2019augmentation des imp\u00f4ts. <\/p>\n<p>Sa vision dramatique n\u2019est cependant pas sans arri\u00e8re pens\u00e9e, quelques jours apr\u00e8s la publication d\u2019une <i>note de recherche<\/i>, cosign\u00e9e, qui a fait grand bruit et dans laquelle il est \u00e9voqu\u00e9 la possibilit\u00e9 de relever aux environs de 4% le taux d\u2019inflation consid\u00e9r\u00e9 comme admissible dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales. Alors que la norme \u00e9dict\u00e9e par les banques centrales est actuellement de 2%. Car, si sa suggestion devait \u00eatre retenue &#8211; ce qui est dans l\u2019imm\u00e9diat impensable &#8211; cela cr\u00e9erait quelques marges de manoeuvre pour concevoir et mettre en oeuvre de nouveaux plans de relance publics, totalement \u00e0 contrepied de l\u2019ire du moment, qui veut que la lutte contre les d\u00e9ficits publics est la t\u00e2che urgente et prioritaire pour les gouvernements. Que cela soit suffisant est une autre affaire, c\u2019est l\u2019intention qui compte \u00a0! <\/p>\n<p>Mervyn King, le gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, vient d\u2019ailleurs de dire tout haut ce que chacun murmure tout bas \u00a0: \u00ab\u00a0&#8230; la reprise dans notre principal march\u00e9 d&rsquo;exportation, la zone euro, semble avoir cal\u00e9\u00a0\u00bb. Il a aussi estim\u00e9 que la petite flamb\u00e9e des prix enregistr\u00e9e au Royaume-Unie allait retomber, \u00e9voquant si n\u00e9cessaire la reprise du programme de rachats d\u2019actifs, interrompu alors que l\u2019enveloppe initiale de 200 milliards de livres a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9e. <\/p>\n<p><!--more-->Le d\u00e9bat est donc pos\u00e9, en d\u00e9pit de tous ceux qui voudraient le clore. Sans croissance, les objectifs affich\u00e9s de r\u00e9duction des d\u00e9ficits ne seront pas tenables et les pays endett\u00e9s vont droit dans le mur. Une situation auquel le syst\u00e8me financier ne pourra pas r\u00e9sister et qui va impliquer qu&rsquo;une alternative apparaisse, sans laquelle la crise s\u2019approfondira encore plus. Les \u00e9pisodes de la crise grecque et l\u2019incapacit\u00e9 des gouvernements \u00e0 y faire r\u00e9solument face apr\u00e8s l\u2019avoir cr\u00e9\u00e9e en donnent un petit avant-go\u00fbt peu encourageant. <\/p>\n<p>Deux pr\u00e9textes &#8211; le danger de l\u2019inflation \u00e9mergente et de la croissance de la dette publique &#8211; font obstacle \u00e0 l\u2019adoption de nouveaux plans de relance, alors qu\u2019il est d\u00e9sormais d\u00e9montr\u00e9 que la faible croissance enregistr\u00e9e ces derniers mois s\u2019\u00e9teint lorsque cessent les effets des plans de relance publics. En d\u00e9pit de l\u2019existence de fortes capacit\u00e9s de production inemploy\u00e9es, ainsi que de la tendance d\u00e9flationniste de l\u2019\u00e9conomie occidentale, qui rendent fort peu probable un brutal et proche d\u00e9marrage de l\u2019inflation. <\/p>\n<p>Quant aux d\u00e9ficits publics, c\u2019est encore une autre paire de manches. Les restrictions qui sont envisag\u00e9es, qu&rsquo;elles touchent les retraites, la couverture maladie, les allocations ch\u00f4mage ou les mesures d&rsquo;aide sociale, ont en commun de toutes diminuer le pouvoir d&rsquo;achat global et donc de porter un coup suppl\u00e9mentaire \u00e0 la croissance, accentuant les tendances d\u00e9flationnistes, Est-ce bien raisonnable ? <\/p>\n<p>Le lot des dogmes les mieux \u00e9tablis est de se voir un jour ou l\u2019autre in\u00e9vitablement mis en question. Peut-on penser qu\u2019il n\u2019en sera pas ainsi ?  La profonde absurdit\u00e9 d\u2019une situation dans laquelle l\u2019inflation des produits et des services fait l\u2019objet de toutes les restrictions, tandis que celle des actifs est port\u00e9e aux nues par des inconscients qui veulent y voir la manifestation de <i>la reprise<\/i>, n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. <\/p>\n<p>Le FMI &#8211; pourtant l\u2019un des gardiens du temple &#8211; vient d&rsquo;illustrer le fait que les esprits \u00e9voluent confront\u00e9s \u00e0 des \u00e9pisodes montants de la <i>Grande Crise<\/i>: il a r\u00e9cemment pr\u00e9conis\u00e9 le r\u00e9tablissement du contr\u00f4le des changes en Asie, en raison de l\u2019afflux de capitaux occidentaux, \u00e0 la recherche d&rsquo;un rendement et de bonnes affaires, qui d\u00e9stabilisent les march\u00e9s financiers et perturbent l\u2019\u00e9conomie de la r\u00e9gion. <\/p>\n<p>Une modeste remise en cause est donc d\u00e9j\u00e0 intervenue, va-t-elle s\u2019arr\u00eater l\u00e0? Que ce soit \u00e0 propos de l\u2019inflation, de ses manifestations, ses causes et moyens de la combattre, ou bien des d\u00e9ficits budg\u00e9taires \u00e0 r\u00e9duire toutes affaires cessantes ? Sur ce dernier chapitre, va-t-il \u00eatre possible de s\u2019en tenir aux contes pour enfants qui sont propos\u00e9s ? A cette analogie sp\u00e9cieuse entre dette des Etats et dette des particuliers et des entreprises ?  <\/p>\n<p>Des questions sont d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9es, elles portent en premier lieu sur l\u2019appr\u00e9ciation de la dette publique et les modalit\u00e9s de son calcul. Certains \u00e9conomistes font en effet remarquer que le patrimoine de l\u2019Etat, une fois ses actifs valoris\u00e9s (une probl\u00e9matique de m\u00eame nature que la mesure de la richesse), devrait \u00eatre mis en face de sa dette. Certains calculs montrant que la balance, de n\u00e9gative, devient alors positive. Mettant en \u00e9vidence qu\u2019il ne faut pas confondre dette brute et dette nette et qu&rsquo;il faut prendre en compte la capacit\u00e9 d&rsquo;endettement de l&rsquo;Etat en fonction de la valeur de son patrimoine, afin de juger de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique de la menace qu&rsquo;il repr\u00e9sente. <\/p>\n<p>La mesure de la dette, par ailleurs, devrait \u00eatre exprim\u00e9e par le rapport entre celle-ci et le budget de l\u2019Etat, et non le PIB comme c\u2019est actuellement le cas. L\u2019adoption de ce mode a en effet \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9e par le fait que la croissance du PIB permettait, \u00e0 partir d\u2019un certain seuil, de rembourser en douceur la dette gr\u00e2ce aux nouvelles recettes budg\u00e9taires qui en r\u00e9sultaient. Et que la capacit\u00e9 d&rsquo;un \u00c9tat \u00e0 rembourser sa dette \u00e9tait donc fonction de ses ressources, elles-m\u00eames fonction de la taille du PIB, puisque provenant de pr\u00e9l\u00e8vements assis sur l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique du pays. <\/p>\n<p>Or ce sch\u00e9ma ne fonctionne plus, car la croissance est devenue trop faible et les revenus des Etats sont de plus affect\u00e9s par le <i>moins d\u2019\u00e9tat<\/i> auxquels ils sont soumis et la baisse des pr\u00e9l\u00e8vements fiscaux auxquels ils ont \u00e9t\u00e9 astreints (ainsi que par le transfert des b\u00e9n\u00e9fices des grandes entreprises dans les paradis fiscaux). Le m\u00e9canisme d\u00e9clench\u00e9 est alors irr\u00e9sistible: la dette augmente d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, ainsi que le co\u00fbt de sa charge (les int\u00e9r\u00eats), non compte-tenu de l\u2019augmentation des taux sur le march\u00e9 obligataire, qui vient le surench\u00e9rir. En cons\u00e9quence, non seulement la dette n\u2019est plus remboursable, mais elle ne peut que continuer \u00e0 cro\u00eetre: elle est devenue perp\u00e9tuelle, sa mesure en fonction du PIB n\u2019a donc plus aucun sens. <\/p>\n<p>Dans ces conditions, la perspective change, la dette n&rsquo;est plus aussi \u00e9crasante, car c&rsquo;est son seul service qu&rsquo;il faut financer. Une telle rente perp\u00e9tuelle r\u00e9pond certes aux besoins du capitalisme financier, la dette publique lui assurant le g\u00eete et le couvert, un havre en cas de p\u00e9pin et un revenu garanti. On comprend que, ne voulant perdre le b\u00e9n\u00e9fice ni de l\u2019un ni de l\u2019autre, celui-ci exerce une pression maximale afin d&rsquo;\u00e9carter la perspective de d\u00e9fauts ou le retour de l\u2019inflation, qui tous deux mineraient ses avoirs. Mais le co\u00fbt \u00e9conomique et social qui risque d&rsquo;\u00eatre \u00e0 payer afin d&rsquo;y parvenir est-il justifiable ? Une telle rente, par ailleurs, peut-elle \u00eatre \u00e9ternellement per\u00e7ue ? <\/p>\n<p>Pour alourdir encore le montant de l\u2019addition et rendre l\u2019\u00e9quation encore plus complexe, des dettes implicites viennent alourdir la dette explicite, celle-ci r\u00e9sultant des engagements formels pris par l\u2019Etat. Elles r\u00e9sultent de l&rsquo;effet de l\u2019<i>al\u00e9a moral<\/i> avec lequel nous sommes d\u00e9sormais familiers, qui va sortir renforc\u00e9 de la r\u00e9gulation financi\u00e8re telle qu&rsquo;elle se profile. D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, et \u00e0 lui seul, le co\u00fbt intervenu de cet al\u00e9a est tel qu\u2019il est peu vraisemblable que les Etats parviennent \u00e0 l\u2019absorber gr\u00e2ce \u00e0 des restrictions budg\u00e9taires, ne pouvant r\u00e9sorber leur dette d\u2019autant, accroissant celle-ci. <\/p>\n<p>Dette implicite et explicite additionn\u00e9es, le total explose d\u00e9finitivement, tel une d\u00e9monstration par l&rsquo;absurde. Nous rappelant que, convention comptable parmi d&rsquo;autres, les retraites des fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans le montant de la dette. Ce qui d\u00e9montre qu\u2019il n\u2019y a d\u00e9cid\u00e9ment, derri\u00e8re ces statistiques, que des conventions et qu&rsquo;elles ne permettent pas de d\u00e9crire une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique \u00e0 laquelle il est fait sans arr\u00eat r\u00e9f\u00e9rence, mais dont la mesure \u00e9chappe \u00e0 l&rsquo;entendement sous les effets de l&rsquo;obscurantisme ambiant.  <\/p>\n<p>L\u2019histoire \u00e9conomique est pleine d\u2019enseignements, et il est utile de s&rsquo;y r\u00e9f\u00e9rer. Afin de se rappeler que l\u2019essor des dettes publiques a de tous temps correspondu \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de financer les guerres, avant m\u00eame que l\u2019Etat ne soit constitu\u00e9 sous sa forme contemporaine, et que la dette puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme <i>publique<\/i>. Mais, au sortir de la seconde guerre mondiale, la situation a chang\u00e9. La forte croissance et l\u2019inflation ont contribu\u00e9 dans les ann\u00e9es 60 et 70 \u00e0 gommer le d\u00e9ficit. Puis, une brusque envol\u00e9e de l\u2019endettement a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans les ann\u00e9es 80, suite \u00e0 la baisse g\u00e9n\u00e9rale du taux de croissance de l\u2019\u00e9conomie occidentale et la hausse simultan\u00e9e des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat obligataires.Tout a alors pivot\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cart grandissant entre ces deux taux est devenu un facteur majeur de la croissance de la dette publique, concomitant \u00e0 l\u2019essor progressif du syst\u00e8me financier de ce d\u00e9but du XIX \u00e8me si\u00e8cle, dont nous connaissons aujourd&rsquo;hui la crise profonde. Des facteurs plus particuliers y contribuant au d\u00e9marrage du processus, aux Etats-Unis les baisses d\u2019imp\u00f4t des ann\u00e9es Reagan, en Europe le co\u00fbt de la r\u00e9unification allemande. Au court des ann\u00e9es 90 puis 2000 la situation s\u2019est ensuite am\u00e9lior\u00e9e, l\u2019\u00e9cart entre le taux de croissance et le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat ayant diminu\u00e9. La <i>Grande Crise<\/i> est survenue, et tout est remis en question. <\/p>\n<p>La p\u00e9riode qui s\u2019annonce allant \u00eatre marqu\u00e9e, en raison de la <i>Grande Crise<\/i>, par une croissance insaisissable et une hausse des taux obligataires qui l&rsquo;est davantage, un seul pronostic est possible pour la zone euro\u00a0: le retour \u00e0 la barre des 3% de d\u00e9ficit annuel et 60% de dette (par rapport au PIB) ne pourra pas \u00eatre accompli, en d\u00e9pit des lourdes restrictions budg\u00e9taires qui vont \u00eatre recherch\u00e9es. Pour les autres pays occidentaux, qui peuvent laisser filer leur monnaie, la situation sera aussi tendue cette soupape mise \u00e0 part. Mais, s\u2019agissant des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ces deux pays auront le handicap d\u2019un taux d\u2019endettement des particuliers tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, auquel le cr\u00e9dit ne pourra pas suppl\u00e9er comme pr\u00e9c\u00e9demment. <\/p>\n<p>Dans tous les cas de figure, l\u2019\u00e9quation de la dette publique ne pourra pas \u00eatre r\u00e9solue sans que n\u2019interviennent de profondes remises en cause, qui r\u00e9sulteront des rapports de force sociaux et politiques. Si l\u2019on se replonge dans l\u2019histoire \u00e9conomique, il est flagrant de constater que les Etats ont utilis\u00e9 \u00e0 de tr\u00e8s nombreuses reprises deux leviers afin de faire face \u00e0 leur dette, lorsqu\u2019elle devenait ing\u00e9rable et qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas possible de lever davantage d\u2019imp\u00f4ts\u00a0: la mon\u00e9tisation de la dette (via la cr\u00e9ation mon\u00e9taire) et le d\u00e9faut de remboursement, partiel ou total. Ces deux leviers \u00e9tant frapp\u00e9s d\u2019interdit et la croissance n\u2019\u00e9tant pas au rendez-vous, l\u2019impasse est certaine. <\/p>\n<p>Dans une note intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Sortir des politiques d&rsquo;intervention de crise\u00a0\u00bb, le FMI vient de d\u00e9livrer mardi soir son message : \u00ab\u00a0Si des niveaux \u00e9lev\u00e9s de dette devaient persister dans nombre des plus grandes \u00e9conomies en m\u00eame temps, une hausse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat pourrait s&rsquo;ensuivre au niveau mondial, avec des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur l&rsquo;investissement priv\u00e9 et la croissance mondiale\u00a0\u00bb. Une constatation qui ne propose aucune solution mais fonde ses espoirs dans une r\u00e9sorption de la dette par certains pays, sans pouvoir les identifier ni expliquer comment ils pourraient y parvenir. <\/p>\n<p>La relance mondiale, qui pourrait y contribuer, reste une incantation. L&rsquo;une des images les plus paradoxales de la situation &#8211; qui n&rsquo;en manque pas &#8211; est illustr\u00e9e par le refuge que continue de constituer la monnaie la plus malade du monde, le dollar am\u00e9ricain. Le capitalisme financier marche sur la t\u00eate. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LA DETTE OU COMMENT S&rsquo;EN DEBARRASSER<\/strong><\/p>\n<p>Olivier Blanchard, chef \u00e9conomiste du FMI, vient d\u2019annoncer la couleur dans une interview accord\u00e9e au quotidien italien La Repubblica\u00a0: \u00ab l&rsquo;assainissement (des finances publiques) sera extr\u00eamement douloureux\u00a0\u00bb, pr\u00e9dit-il. 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