{"id":86009,"date":"2016-05-28T19:00:19","date_gmt":"2016-05-28T17:00:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=86009"},"modified":"2016-05-28T19:00:19","modified_gmt":"2016-05-28T17:00:19","slug":"mao-apres-mao-par-dd-dh","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/05\/28\/mao-apres-mao-par-dd-dh\/","title":{"rendered":"Mao apr\u00e8s Mao, par DD &#038; DH"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s la mort de Mao le 9 septembre 1976 et les manifestations de deuil spectaculaires, \u00e0 grand renfort de larmes et d&rsquo;\u00e9motion, qui d\u00e9ferl\u00e8rent dans tout le pays, ses principaux soutiens et porte-\u00e9tendards ne tard\u00e8rent pas \u00e0 \u00eatre \u00e9limin\u00e9s.<!--more--> Le d\u00e9but de 1976 (une Ann\u00e9e du Dragon \u00e0 la hauteur de la r\u00e9putation que ces ann\u00e9es-l\u00e0 ont en Chine !) avait \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement agit\u00e9 et d\u00e9stabilisant. Deux des tr\u00e8s grandes figures de tout premier plan du r\u00e9gime venaient de dispara\u00eetre : en janvier le mar\u00e9chal Zhu De, le vieux compagnon de la Longue Marche, celui qui avait ralli\u00e9 \u00e0 Mao la quasi totalit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s secr\u00e8tes chinoises, en mars le Premier Ministre, le discret, le fin diplomate Zhou Enlai, le lettr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ancienne qui avait limit\u00e9 (autant que faire se pouvait) les exactions des Gardes rouges pendant la R\u00e9volution Culturelle et qui se tenait au plus proche de Mao depuis Yenan, sans faire beaucoup de bruit mais en tr\u00e8s efficace \u00e9minence grise : le Yin compl\u00e9mentaire du Yang incarn\u00e9 par Mao, comme le voulait la tradition imp\u00e9riale.<\/p>\n<p>La mort de Zhou Enlai avait donn\u00e9 lieu \u00e0 pleurs et sanglots comme il se doit, mais pas seulement : le 4 avril est en Chine le jour des morts (\u00ab\u00a0Qingming\u00a0\u00bb = \u00ab\u00a0Pure clart\u00e9\u00a0\u00bb), donc d\u00e9di\u00e9 \u00e0 leur culte. Ce 4 avril 1976, on vit se rassembler sur la place Tian An Men d&rsquo;inhabituels et innombrables porteurs de gerbes de fleurs et de po\u00e8mes calligraphi\u00e9s qui converg\u00e8rent ensemble vers le Monument aux H\u00e9ros. Le nom de Zhou Enlai ne figurait pas express\u00e9ment dans leurs hommages, mais nul ne s&rsquo;y trompa (les Chinois, tr\u00e8s habitu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exercice, savent parfaitement d\u00e9coder les non-dits) : il s&rsquo;agissait bel et bien d&rsquo;une \u00ab\u00a0manifestation\u00a0\u00bb, certes t\u00e9moignage d&rsquo;affection envers le premier ministre d\u00e9funt, mais surtout message de rejet et de haine envers ceux qui, \u00ab\u00a0derri\u00e8re le rideau\u00a0\u00bb, dirigeaient la Chine en lieu et place d&rsquo;un Mao s\u00e9nile et tr\u00e8s affaibli depuis, en gros, 1972 (date de la disparition de Lin Biao, dont on avait un temps parl\u00e9 comme d&rsquo;un dauphin putatif). Ces personnages nous sont connus sous l&rsquo;appellation de \u00ab\u00a0Bande des Quatre\u00a0\u00bb et ils ne manqu\u00e8rent pas eux non plus de d\u00e9chiffrer le message du 4 avril. La manifestation fut r\u00e9prim\u00e9e manu militari, beaucoup des participants arr\u00eat\u00e9s et, dans la foul\u00e9e, Deng Xiaoping fut destitu\u00e9, devenant la cible d&rsquo;un virulent mouvement de critique. Ce jour-l\u00e0 est entr\u00e9 dans l&rsquo;histoire officielle de la Chine contemporaine par la petite porte sous le nom neutre d&rsquo; \u00ab\u00a0Ev\u00e9nements de la place Tian An Men\u00a0\u00bb (pour pouvoir par la suite le \u00ab\u00a0gommer\u00a0\u00bb plus facilement ?), mais il signait l&rsquo;arr\u00eat de la chute d\u00e9finitive des Quatre ( notons qu&rsquo; il allait se reproduire sous la m\u00eame forme en 1989, gerbes et po\u00e8mes au Monument aux h\u00e9ros, en l&rsquo;honneur de Hu Yaobang qui venait de mourir et que cela serait le coup d&rsquo;envoi des \u00ab\u00a0Ev\u00e9nements de mai 89\u00a0\u00bb sur cette m\u00eame place, mais n&rsquo;anticipons pas&#8230;).<\/p>\n<p>Revenons \u00e0 nos moutons : qui \u00e9taient ces quatre personnages honnis qui furent arr\u00eat\u00e9s en octobre 76, d\u00e8s que l&rsquo;ombre tut\u00e9laire de Mao cessa de les prot\u00e9ger ? Regroup\u00e9s autour de Jiang Qing, la femme de Mao, c&rsquo;\u00e9taient deux intellectuels et un \u00ab\u00a0ouvrier\u00a0\u00bb qui s&rsquo;\u00e9taient illustr\u00e9s par leur z\u00e8le r\u00e9volutionnaire lors de la R\u00e9volution Culturelle, en particulier \u00e0 Shanghai lors de la courte exp\u00e9rience en 1967 de la \u00ab\u00a0Commune de Shanghai\u00a0\u00bb &#8211; \u00e0 l&rsquo;imitation de celle de Paris &#8211; dont Alain Badiou reste aujourd&rsquo;hui encore un (unique ?) z\u00e9l\u00e9 thurif\u00e9raire. Sortes d&rsquo; \u00ab\u00a0ultra r\u00e9volutionnaires\u00a0\u00bb, ils \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;origine de la campagne du \u00ab\u00a0Pi Lin, pi Kong\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0contre Lin Biao, contre Confucius\u00a0\u00bb) en 1973-74 et s&rsquo;affirmaient bien d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 poursuivre impitoyablement la lutte contre les responsables du Parti engag\u00e9s dans la voie capitaliste (Deng Xiaoping, entre autres) et \u00e0 brandir toujours plus haut le drapeau rouge au nom de la \u00ab\u00a0Pens\u00e9e Mao Zedong\u00a0\u00bb. De grandes manifestations, sans doute spontan\u00e9es tant la population \u00e9tait lass\u00e9e de cet activisme gauchiste, r\u00e9clam\u00e8rent leur arrestation.<\/p>\n<p>La Chine v\u00e9cut, apr\u00e8s leur chute, une p\u00e9riode interm\u00e9diaire pendant laquelle on s&rsquo;affaira \u00e0 construire pour la d\u00e9pouille embaum\u00e9e de Mao un mausol\u00e9e monumental au centre de Tian An Men et on convint en somme de laisser la population\u00a0\u00bb dig\u00e9rer\u00a0\u00bb son deuil. Cela fut d&rsquo;assez courte dur\u00e9e sous la houlette d&rsquo;un homme peu connu et plut\u00f4t falot (venu des services du Renseignement) que Mao avait, \u00e0 ce qu&rsquo;il para\u00eet, choisi comme successeur (\u00ab\u00a0Avec toi aux affaires, je suis tranquille\u00a0\u00bb, lui aurait-il dit&#8230;) : Hua Guofeng.<\/p>\n<p>Cet interm\u00e8de eut son utilit\u00e9 car il permit de souffler un peu, de panser les plaies les plus vives des 10 ann\u00e9es pass\u00e9es, d&rsquo;\u00e9laborer le 70\/30 qui allait servir de jauge d\u00e9finitive du bilan des \u00ab\u00a0ann\u00e9es Mao\u00a0\u00bb (70% de positif, 30% de n\u00e9gatif) et, en haut lieu, de r\u00e9fl\u00e9chir au devenir de la Chine. Justement, au premier rang de ceux qui r\u00e9fl\u00e9chissaient depuis longtemps au devenir de la Chine, on trouvait Deng Xiaoping, tr\u00e8s vite (d\u00e8s 1977) r\u00e9habilit\u00e9 de son bannissement (les Chinois le surnommaient \u00ab\u00a0le ludion, 4 en haut, 3 en bas\u00a0\u00bb en raison de ses nombreux va-et-vient entre le sommet et la disgr\u00e2ce) qui revenait bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 solder l&rsquo;h\u00e9ritage avec son \u00ab\u00a0chat qui, noir ou blanc, devait d&rsquo;abord et surtout attraper des souris\u00a0\u00bb !<\/p>\n<p>Aux yeux de Deng, la situation \u00e9tait calamiteuse et il fallait en extirper la Chine au plus vite. Cette situation \u00e9tait la suivante : une Chine encore, malgr\u00e9 son rapprochement avec les USA et son entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ONU en 1971, tr\u00e8s largement marginale dans le \u00ab\u00a0concert des nations\u00a0\u00bb ; une Chine \u00e9conomiquement quasi autarcique depuis la rupture sino-sovi\u00e9tique de 1961 ; une Chine essentiellement agricole (80% de la population vit \u00e0 la campagne); une Chine aux \u00e9quipements industriels v\u00e9tustes et d\u00e9pass\u00e9s ; une Chine o\u00f9 la pauvret\u00e9 \u00e9tait tenue pour vertu et qui s&rsquo;en faisait une gloire ; une Chine enfin en voie de sous-d\u00e9veloppement intellectuel, en train de payer tr\u00e8s cher dix ans de fermeture des \u00e9coles et des universit\u00e9s et d&rsquo;envoi des \u00e9tudiants \u00e0 la campagne et des professeurs aux corv\u00e9es de latrines. Si Deng avait livr\u00e9 le fond de sa pens\u00e9e sur l&rsquo;h\u00e9ritage mao\u00efste, on peut raisonnablement penser que son bilan n&rsquo;aurait pas cadr\u00e9 avec le 70\/30 officiel ! De retour au sommet de l&rsquo;Etat en 1978, Deng Xiaoping entreprit m\u00e9thodiquement la conversion du pays \u00e0 l&rsquo;ouverture et au \u00ab\u00a0r\u00e9alisme\u00a0\u00bb \u00e9conomique. Il mit au service des r\u00e9formes qu&rsquo;il envisageait une des vertus primordiales de l&rsquo;esprit chinois : un pragmatisme r\u00e9solu, sans dogme ni a priori. La m\u00e9thode exp\u00e9rimentale sans s&#8217;embarrasser d&rsquo;id\u00e9ologie, mais en s&rsquo;en remettant uniquement \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve des faits pour jauger les r\u00e9sultats. Apr\u00e8s le lancement des \u00ab\u00a0Quatre modernisations\u00a0\u00bb (agriculture, industrie, d\u00e9fense, sciences et technologies) en guise de coup d&rsquo;envoi, Deng guida la Chine sur la voie du \u00ab\u00a0socialisme de march\u00e9\u00a0\u00bb (capitalisme encadr\u00e9 ?) pendant 20 ans. Une autre des formules qui le rendirent c\u00e9l\u00e8bre \u00e9tait la suivante : \u00ab\u00a0Quand on doit traverser la rivi\u00e8re \u00e0 gu\u00e9, il faut assurer son pied sur chacune des pierres, l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre\u00a0\u00bb. C&rsquo;est tr\u00e8s exactement ce qu&rsquo;il fit en exp\u00e9rimentant la r\u00e9forme des communes populaires d&rsquo;abord dans la seule province pauvre de l&rsquo;Anhui, en ouvrant dans un premier temps quelques rares villes c\u00f4ti\u00e8res au commerce avec l&rsquo;\u00e9tranger avant de cr\u00e9er les \u00ab\u00a0zones \u00e9conomiques sp\u00e9ciales\u00a0\u00bb (con\u00e7ues comme les locomotives devant tirer tout le pays du marasme) et les premi\u00e8res joint-ventures, en amor\u00e7ant progressivement le d\u00e9mant\u00e8lement des \u00e9normes complexes industriels d&rsquo;Etat, vestiges de l&rsquo;\u00e8re de la coop\u00e9ration sino-sovi\u00e9tique et en encourageant l&rsquo;enrichissement individuel par une forte incitation \u00e0 entreprendre et \u00e0 \u00ab\u00a0se jeter dans la mer\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0xia hai\u00a0\u00bb en chinois) avec audace.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Etre riche est glorieux !\u00a0\u00bb fut le s\u00e9same de toute la Chine qui rivalisa d&rsquo;inventivit\u00e9 pour commercer et \u00ab\u00a0faire du fric\u00a0\u00bb. Que devenait Mao et le mao\u00efsme pendant ce temps ? Le portrait g\u00e9ant de Mao continuait \u00e0 pr\u00e9sider aux destin\u00e9es de la Chine \u00e0 la porte de la Cit\u00e9 Interdite et son mausol\u00e9e ne d\u00e9semplissait pas, des centaines de millions de Chinois de toutes les provinces et ethnies continuant \u00e0 faire le p\u00e8lerinage \u00e0 P\u00e9kin dans ce but.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on d\u00e9truisit bien quelques monumentales et encombrantes effigies, il n&rsquo;y eut jamais de \u00ab\u00a0d\u00e9mao\u00efsation\u00a0\u00bb. Bien au contraire. Par son statut de grand homme, \u00e0 la stature hors du commun, Mao avait acquis sans contestation possible, le droit de figurer au panth\u00e9on des ic\u00f4nes de l&rsquo;homme du peuple. Il devint, sans besoin de directives ou d&rsquo;incitations quelles qu&rsquo;elles fussent, une sorte de \u00ab\u00a0divinit\u00e9\u00a0\u00bb tut\u00e9laire et famili\u00e8re de la \u00ab\u00a0grande famille (\u00ab\u00a0da jia\u00a0\u00bb) du peuple chinois. Un genre d'\u00a0\u00bbanc\u00eatre\u00a0\u00bb adoptif commun !<\/p>\n<p>En Chine le processus d&rsquo;evh\u00e9m\u00e9risation des h\u00e9ros et grands hommes est monnaie courante. A l&rsquo;instar de Guan Yu par exemple, h\u00e9ros guerrier et symbole de loyaut\u00e9 de l&rsquo;\u00e9poque dite des \u00ab\u00a0Trois Royaumes\u00a0\u00bb (IIIe si\u00e8cle de notre \u00e8re), qui a son effigie encore aujourd&rsquo;hui \u00e0 peu pr\u00e8s partout, Mao s&rsquo;est hiss\u00e9 post mortem au rang de protecteur et diffuseur d&rsquo;ondes b\u00e9n\u00e9fiques dans un grand nombre de foyers et m\u00eame de temples (tao\u00efstes) chinois. Un grave accident de voitures \u00e0 Canton dans les ann\u00e9es 90, d&rsquo;o\u00f9 \u00e9tait sorti miraculeusement indemne un automobiliste qui arborait un portrait de Mao \u00e0 son r\u00e9troviseur, fut m\u00eame \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;une nouvelle utilisation du personnage en \u00ab\u00a0St Christophe\u00a0\u00bb, comme on en connut nagu\u00e8re chez nous, accroch\u00e9 en amulette aux v\u00e9hicules \u00e0 moteur<\/p>\n<p>L&rsquo;abondance jamais d\u00e9mentie des portraits et statuettes de Mao, les invocations \u00e0 ses m\u00e2nes suppos\u00e9es propitiatoires et son adoption par le panth\u00e9on traditionnel cachent aussi chez un certain nombre de Chinois, malgr\u00e9 les douleurs endur\u00e9es, une nostalgie du temps pass\u00e9, le temps d&rsquo;une certaine \u00ab\u00a0puret\u00e9\u00a0\u00bb morale qui allait de pair avec une tr\u00e8s grande \u00e9galit\u00e9 et le projet enthousiasmant de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer l&rsquo;humanit\u00e9 !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Apr\u00e8s la mort de Mao le 9 septembre 1976 et les manifestations de deuil spectaculaires, \u00e0 grand renfort de larmes et d&rsquo;\u00e9motion, qui d\u00e9ferl\u00e8rent dans tout le pays, ses principaux soutiens et porte-\u00e9tendards ne tard\u00e8rent pas \u00e0 \u00eatre \u00e9limin\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4489],"tags":[4846,4845,182,2994],"class_list":["post-86009","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chine","tag-bande-des-quatre","tag-deng-xiaoping","tag-mao","tag-maoisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86009","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86009"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86009\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86019,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86009\/revisions\/86019"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86009"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86009"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86009"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}