{"id":86641,"date":"2016-06-12T21:00:27","date_gmt":"2016-06-12T19:00:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=86641"},"modified":"2016-06-12T20:13:46","modified_gmt":"2016-06-12T18:13:46","slug":"le-tissu-du-vivre-ensemble-en-chine-ii-la-chaine-par-dh-dd","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/06\/12\/le-tissu-du-vivre-ensemble-en-chine-ii-la-chaine-par-dh-dd\/","title":{"rendered":"Le TISSU du \u00ab\u00a0vivre ensemble\u00a0\u00bb en Chine (II) La cha\u00eene, par DH &#038; DD"},"content":{"rendered":"<p><strong>LA CHA\u00ceNE<\/strong><\/p>\n<p>Elle court \u00e0 travers la trame pour s&rsquo;y faire son chemin et assurer la solidit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9toffe. Nous dirons qu&rsquo;il s&rsquo;agit des formes d&rsquo;organisation et de relation fa\u00e7onn\u00e9es par les hommes pour s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 la trame.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>1) Qui dit \u00ab\u00a0agriculteurs\u00a0\u00bb dit forte d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;environnement et n\u00e9cessaire accommodation \u00e0 celui-ci. La ma\u00eetrise sur l&rsquo;environnement n&rsquo;est pas exclue a priori, mais empiriquement les Chinois ont vite compris qu&rsquo;il valait mieux utiliser la propension des choses qu&rsquo;user ses forces \u00e0 aller contre. L&rsquo;observation du fonctionnement du monde montrait que celui-ci n&rsquo;\u00e9tait pas anarchique, il y avait des \u00e9l\u00e9ments rep\u00e9rables de r\u00e9gulation, il suffisait de les recenser et de s&rsquo;en servir \u00e0 bon escient. Ainsi soleil et lune alternaient, chaleur et froid saisonniers revenaient \u00e0 peu pr\u00e8s aux m\u00eames p\u00e9riodes, la montagne avait un adret et un ubac&#8230; etc. L&rsquo;id\u00e9e fut donc exploit\u00e9e tr\u00e8s t\u00f4t d&rsquo;une alternance r\u00e9guli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre dans la nature qui pouvait servir de \u00ab\u00a0patron\u00a0\u00bb (au sens de la couturi\u00e8re !) \u00e0 la totalit\u00e9 de l&rsquo;univers. Un Yin (avec le radical \u00ab\u00a0lune\u00a0\u00bb dans son nom) et un Yang (avec le radical \u00ab\u00a0soleil\u00a0\u00bb), \u00e0 condition de les faire alterner, donnaient la premi\u00e8re clef du trousseau. On les chapeauta du mot \u00ab\u00a0Tao\u00a0\u00bb afin de remonter \u00e0 une origine unique assez n\u00e9buleuse et de toute fa\u00e7on inconnaissable, mais le mot \u00ab\u00a0Tao\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0dao\u00a0\u00bb) ne veut rien dire de plus que \u00ab\u00a0route, rue, chemin\u00a0\u00bb et il est partout en Chine. C. Javary propose de le d\u00e9s-\u00e9sot\u00e9riser (\u00e0 notre usage !) par la tr\u00e8s prosa\u00efque traduction de \u00ab\u00a0<em>\u00e7a marche<\/em>\u00ab\u00a0. Cette conception fait \u00e9videmment l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;un cr\u00e9ateur, le monde s&rsquo;enclenchant lui m\u00eame \u00e0 chaque instant et sans fin. L&rsquo;observation du lien Ciel\/Terre faisait appara\u00eetre aussi que l&rsquo;invisible jouait un r\u00f4le non n\u00e9gligeable et qu&rsquo;il fallait en tenir compte. Un des effets manifestes de l&rsquo;invisible \u00e9tait le vent qui s&rsquo;apparentait \u00e0 une respiration. Peu \u00e0 peu dut se construire la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une circulation \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle cosmique d&rsquo;un ensemble de \u00ab\u00a0souffles\u00a0\u00bb dot\u00e9s de pouvoir vitaliste et l&rsquo;id\u00e9e que, si ces souffles animaient le Tout, ils animaient n\u00e9cessairement chacune de ses parties (toutes les formes de vie). C&rsquo;est dans le \u00ab\u00a0<strong><u>Huainanzi<\/u><\/strong>\u00a0\u00bb (ouvrage du IIIe s. av. JC rang\u00e9 dans le corpus tao\u00efste) que ce souffle \u00ab\u00a0animateur\u00a0\u00bb appara\u00eet, pour la premi\u00e8re fois, sous le nom de \u00ab\u00a0qi\u00a0\u00bb (chi), comme \u00e9manation du Tao, permettant la constitution des \u00eatres. C&rsquo;est gr\u00e2ce au \u00ab\u00a0qi\u00a0\u00bb que les \u00eatres et les ph\u00e9nom\u00e8nes r\u00e9agissent les uns aux autres et interagissent les uns avec les autres. C&rsquo;est la seconde clef du trousseau, celle qui va ouvrir toutes les portes (m\u00e9decine, morale, m\u00e9taphysique, politique&#8230;), \u00a0\u00bb <em>toute chose n&rsquo;\u00e9tant qu&rsquo;un aspect et un \u00e9tat de sa plus ou moins<\/em> <em>grande condensation<\/em>\u00ab\u00a0, selon Isabelle Robinet qui ajoute : \u00ab\u00a0<em>condens\u00e9, il est vie ; dilu\u00e9, il est potentiel, ind\u00e9fini\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>2) L&rsquo;action humaine, dans la conception du monde que nous venons d&rsquo;exposer \u00e0 grands traits, doit \u00eatre envisag\u00e9e comme la mieux \u00ab\u00a0int\u00e9gr\u00e9e\u00a0\u00bb possible. S&rsquo;ins\u00e9rer sans trop intervenir dans le processus du \u00ab\u00a0<em>\u00e7a<\/em> <em>marche<\/em>\u00a0\u00bb (Tao) est la r\u00e8gle de conduite de base. C&rsquo;est le sens du \u00ab\u00a0non agir\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0wu wei\u00a0\u00bb) qui ne signifie pas \u00ab\u00a0ne rien faire\u00a0\u00bb, mais \u00ab\u00a0ne pas contrecarrer\u00a0\u00bb, ne pas \u00eatre intempestif et se limiter \u00e0 agir \u00ab\u00a0<em>au gr\u00e9<\/em>\u00ab\u00a0, comme dit F. Jullien. Le mieux est toujours d&rsquo;\u00e9pouser autant que possible la qualit\u00e9 du moment et sa propension \u00e0 \u00e9voluer (puisque tout change tout le temps) pour en tirer le maximum de bienfaits. Une image rendrait assez bien compte de l&rsquo;attitude idoine : celle du surfeur qui utilise \u00e0 plein rendement le portage de la vague en posant sa planche le plus longtemps possible sur la cr\u00eate et en suivant au plus loin l&rsquo;endroit pr\u00e9cis o\u00f9 elle va se creuser avant de s&rsquo;\u00e9crouler. Dans cette mesure, on peut parler, avec Billeter cette fois, de \u00ab\u00a0<em>mentalit\u00e9 strat\u00e9gique<\/em>\u00ab\u00a0. La strat\u00e9gie est effectivement une pr\u00e9occupation constante des Chinois dans la vie la plus quotidienne : elle se manifeste dans leur go\u00fbt immod\u00e9r\u00e9 des jeux de strat\u00e9gie (\u00e9checs, majong, go) et dans le souci permanent de co\u00efncider avec la situation. Stratag\u00e8mes et strat\u00e9gies \u00e0 la pelle font du roman \u00ab\u00a0<strong><u>Les trois Royaumes<\/u><\/strong>\u00a0\u00bb le roman pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des jeunes Chinois et quelques uns des h\u00e9ros de cette histoire (\u00e0 fondement historique) continuent \u00e0 jouir du statut de divinit\u00e9, comme le guerrier au grand c\u0153ur, Guan Yu, ou de mod\u00e8le d&rsquo;efficacit\u00e9 par l&rsquo;astuce comme le ma\u00eetre tao\u00efste Zhu Ge liang. Ce \u00ab\u00a0<em>pli<\/em>\u00a0\u00bb qui privil\u00e9gie les conduites strat\u00e9giques a bloqu\u00e9 en Chine toute \u00e9mergence de pens\u00e9e politique. Envisager la politique sous les formes que nous lui connaissons, \u00e0 savoir un \u00e9ventail de types de gouvernement et une pluralit\u00e9 d&rsquo;opinions incarn\u00e9es par des partis dont les affrontements sont n\u00e9cessairement fauteurs de d\u00e9sordre n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;ouvrir la voie aux souffles n\u00e9fastes qui, agit\u00e9s par les d\u00e9sirs et les \u00e9motions, ne feront que rompre l&rsquo;\u00e9quilibre garanti par la stabilit\u00e9, laquelle peut, de temps \u00e0 autre, \u00eatre bouscul\u00e9e par quelques oscillations et soubresauts, mais seulement sur fond de permanence.<\/p>\n<p>3) Pour s&rsquo;orienter et \u00eatre guid\u00e9s dans cette subtile recherche d&rsquo;ad\u00e9quation optimale aux situations, on peut imaginer que les Chinois des origines, comme tous les peuples primitifs, ont \u00e9prouv\u00e9 le besoin de faire appel \u00e0 \u00ab\u00a0de l&rsquo;aide\u00a0\u00bb. Comme dans d&rsquo;autres cultures, cette aide a \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un intercesseur avec les puissances invisibles, donc d&rsquo;un pr\u00eatre\/chamane charg\u00e9 de satisfaire ces puissances par des paroles et des sacrifices. Mais l&rsquo;originalit\u00e9 de la Chine se manifeste t\u00f4t par l&rsquo;abandon, comme inutile, de la transcendance que suppose cette relation de pri\u00e8re. L. Vandermeersch estime que le d\u00e9p\u00e9rissement de la conscience religieuse est intervenu tr\u00e8s rapidement. Deux signes en attestent, qui perdureront jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours : l&rsquo;absence de l&rsquo;esprit de pri\u00e8re et l&rsquo;absence de th\u00e9ologie. En effet, le devin prend progressivement la place du chamane (sous les Shang, entre 1500 et 1100 ans av. JC). Or le devin se borne \u00e0 \u00eatre un \u00ab\u00a0technicien\u00a0\u00bb: il est charg\u00e9 de pr\u00e9parer les os plats et les plastrons de tortues qui servent \u00e0 la divination et \u00e0 y d\u00e9chiffrer les \u00ab\u00a0oracles\u00a0\u00bb. Parce qu&rsquo;ils \u00e9taient pragmatiques (et peut-\u00eatre radins ?), les anciens Chinois se sont dit qu&rsquo;il serait prudent, avant de se lancer dans de co\u00fbteux sacrifices, de savoir si les puissances invisibles les agr\u00e9eraient. C&rsquo;\u00e9tait le r\u00f4le des proc\u00e9dures de divination sous forme de questions pos\u00e9es par \u00e9crit (sans doute origine de l&rsquo;\u00e9criture) sous forme altern\u00e9e, affirmative et n\u00e9gative, en vis-\u00e0-vis sur \u00e9caille de tortue, les craquelures produites par des poin\u00e7ons chauff\u00e9s \u00e9tant interpr\u00e9t\u00e9es comme r\u00e9ponse favorable ou d\u00e9favorable. Or, on pouvait gagner du temps (pragmatisme !) en raccourcissant le processus et demander directement \u00e0 ceux qu&rsquo;on interrogeait s&rsquo;ils \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 agir favorablement dans le sens de la requ\u00eate, pratique qu&rsquo;on adopta. On s&rsquo;aper\u00e7ut bient\u00f4t que les m\u00eames questions revenaient (sur les bonnes r\u00e9coltes, la pluie, la chasse, la guerre&#8230;) r\u00e9guli\u00e8rement et qu&rsquo;il y avait toujours des r\u00e9ponses. Etait-ce encore la peine de recourir au devin ? On disposait d&rsquo;une quantit\u00e9 colossale de \u00ab\u00a0fiches\u00a0\u00bb divinatoires. En les archivant et en rep\u00e9rant au cours du tri la fr\u00e9quence du type de r\u00e9ponse dans un contexte identique, on pouvait \u00e9tablir un catalogue qui dispenserait d\u00e9finitivement du processus des questions doubles et de l&rsquo;interpr\u00e9tation des craquelures sur \u00e9caille. Ce catalogue a abouti \u00e0 la \u00ab\u00a0complexe simplification\u00a0\u00bb du \u00ab\u00a0Yi Jing\u00a0\u00bb (le <strong><u>Classique des Mutations<\/u><\/strong>) qui recense la totalit\u00e9 des combinaisons possibles du Yin et du Yang (donc des modalit\u00e9s changeantes de l&rsquo;univers), respectivement figur\u00e9s par des traits discontinus et des traits pleins, sous la forme de 64 figures (hexagrammes) o\u00f9 ils occupent successivement toutes les positions de bas en haut (sens de lecture) de la 1\u00e8re \u00e0 la 6\u00e8me place. Pour l&rsquo;interroger sur le potentiel de la situation o\u00f9 l&rsquo;on se trouve, la manipulation en 6 temps de 50 petites baguettes d&rsquo;achill\u00e9e suffira. On a ici un exemple tr\u00e8s repr\u00e9sentatif de l&#8217;empirisme et de l&rsquo;ing\u00e9nieuse \u00e9conomie de moyens dont la Chine a toujours tir\u00e9 parti.<\/p>\n<p>4) Restait \u00e0 organiser, dans le m\u00eame souci de conformit\u00e9 aux exigences des situations, les relations qui r\u00e9gissaient la soci\u00e9t\u00e9. La m\u00eame n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;harmonisation et de codification s&rsquo;est impos\u00e9e dans ce domaine. Furent recens\u00e9es cinq cat\u00e9gories de c\u00e9r\u00e9monies qui ne pouvaient se passer de codification :<\/p>\n<p>le culte des anc\u00eatres<br \/>\nles protocoles d&rsquo;entrevue<br \/>\nles liturgies fun\u00e9raires<br \/>\nles protocoles militaires<br \/>\nles f\u00eates familiales et sociales<\/p>\n<p>Les rites furent charg\u00e9s de r\u00e9gler la coexistence des individus en limitant \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame les d\u00e9sirs, passions et \u00e9motions qui sont par essence de grands perturbateurs.<\/p>\n<p>Le ritualisme, nous dit L. Vandermeersch, est de nature \u00ab\u00a0<em>morpho-logique<\/em>\u00a0\u00bb dans la mesure o\u00f9 il suppose la priorit\u00e9 de la forme sur la finalit\u00e9. Comment un m\u00e9canisme d&rsquo;actes vides, d&rsquo;actes de pure forme peut-il agir ? R\u00e9ponse de Vandermeersch : \u00ab\u00a0<em>Le rite n&rsquo;est nullement le r\u00e9sidu formel d&rsquo;un acte vid\u00e9 de son sens, mais inversement, la forme \u00e9tudi\u00e9e sur laquelle doit se modeler toute esp\u00e8ce d&rsquo;action sous peine de manquer de conformit\u00e9 au sens des choses, et par suite de d\u00e9vier de l&rsquo;ordre universel\u00a0\u00bb. <\/em>Il nous invite aussi \u00e0 consid\u00e9rer le rite comme un \u00ab\u00a0acte rationnel\u00a0\u00bb. La \u00ab\u00a0raison\u00a0\u00bb en chinois se dit \u00ab\u00a0li\u00a0\u00bb (homophone de \u00ab\u00a0rite\u00a0\u00bb) et \u00e9tymologiquement ce caract\u00e8re d\u00e9signe la structure interne des choses, par exemple les veines d&rsquo;une pierre ou d&rsquo;un morceau de bois qu&rsquo;on s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 tailler. Rite et raison ne font qu&rsquo;un : \u00ab\u00a0<em>Raisonner n&rsquo;est pas reconstituer des s\u00e9ries d&rsquo;ant\u00e9c\u00e9dents et de cons\u00e9quences en descendant de la cause, mais d\u00e9gager des formes qui se correspondent les unes les autres selon la r\u00e9ciprocit\u00e9 des structures des r\u00e9alit\u00e9s et des rites des actions r\u00e9ussies, ces derni\u00e8res n&rsquo;\u00e9tant pas seulement le fait de l&rsquo;activit\u00e9 des hommes, mais le fait du mouvement de tous les \u00eatres de l&rsquo;univers<\/em>\u00ab\u00a0. Toutes les citations sont extraites d&rsquo; \u00ab\u00a0<strong><u>Etudes sinologiques<\/u><\/strong>\u00a0\u00bb de L. Vandermeersch (puf 1994).<\/p>\n<p>(\u00e0 suivre&#8230;)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><strong>LA CHA\u00ceNE<\/strong><\/p>\n<p>Elle court \u00e0 travers la trame pour s&rsquo;y faire son chemin et assurer la solidit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9toffe. Nous dirons qu&rsquo;il s&rsquo;agit des formes d&rsquo;organisation et de relation fa\u00e7onn\u00e9es par les hommes pour s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 la trame.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4489],"tags":[40],"class_list":["post-86641","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chine","tag-chine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86641","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86641"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86641\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86642,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86641\/revisions\/86642"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86641"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86641"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86641"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}