{"id":87830,"date":"2016-07-25T09:00:54","date_gmt":"2016-07-25T07:00:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=87830"},"modified":"2016-07-24T22:34:27","modified_gmt":"2016-07-24T20:34:27","slug":"chine-nation-nationalites-nationalisme-ii-par-dd-dh","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/07\/25\/chine-nation-nationalites-nationalisme-ii-par-dd-dh\/","title":{"rendered":"Chine : Nation, nationalit\u00e9s, nationalisme\u2026 (II), par DD &#038; DH"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>La Chine a accompli, ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es, en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement technologique, \u00e9conomique et commercial, un bond spectaculaire in\u00e9dit \u00e0 cette \u00e9chelle et que personne n&rsquo;augurait r\u00e9alisable en si peu de temps. De ce point de vue, la r\u00e9ussite dans une foule de domaines est impressionnante, \u00e9clatante et \u00e0 peine croyable pour qui a connu la Chine \u00ab\u00a0d&rsquo;avant\u00a0\u00bb. Les Chinois semblent \u00ab\u00a0dig\u00e9rer\u00a0\u00bb assez bien le choc de cette colossale mutation qui a transform\u00e9 leur quotidien \u00e0 la vitesse de la lumi\u00e8re, mais les ondes souterraines de ce choc ne peuvent manquer d&rsquo;avoir des r\u00e9percussions sur la mani\u00e8re dont la Chine se per\u00e7oit aujourd&rsquo;hui par rapport \u00e0 hier.<\/p>\n<p><!--more-->Si l&rsquo;on change de focale pour scruter cette auto-perception et zoomer sur ce que voit la Chine quand elle se regarde au miroir, le bilan est nettement moins triomphal : <strong>la Chine ne va pas bien<\/strong> ! Comme bien d&rsquo;autres endroits du monde en ce d\u00e9but de XXIe, la Chine traverse une crise identitaire s\u00e9v\u00e8re, \u00e0 laquelle il faut adjoindre toutefois, pour la comprendre, des causes sp\u00e9cifiquement chinoises.<\/p>\n<p><strong>Par deux fois en moins de cent ans, la Chine a vu s&rsquo;effondrer tout ce qui lui semblait in\u00e9branlablement constitutif de son identit\u00e9 et, plus douloureux \u00e0 encaisser, tout ce qui pouvait justifier des pr\u00e9tentions \u00e0 l&rsquo;universalit\u00e9<\/strong>.<\/p>\n<p>Le premier \u00e9boulement emporte d&rsquo;un coup, \u00e0 l&rsquo;aube du XXe si\u00e8cle, deux mill\u00e9naires de traditions confuc\u00e9ennes, de rites immuables et de conception autocentr\u00e9e de l&rsquo;univers. La chute de l&rsquo;Empire (1911) laisse la Chine orpheline et d\u00e9munie : \u00ab\u00a0<em>Apr\u00e8s la disparition de l&#8217;empire, le mythe vacillant de la R\u00e9publique ne s&rsquo;accorde \u00e0 aucune r\u00e9alit\u00e9. La r\u00e9volution de 1911 ne renouvelle pas les valeurs politiques, elle fait plut\u00f4t le vide id\u00e9ologique. Le pouvoir ne peut plus se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 aucun principe<\/em>.\u00a0\u00bb (Jean Chesneaux . \u00ab\u00a0<u>La Chine\u00a0\u00bb tome 2<\/u> Ed Hatier 1981). Dans un contexte de chaos o\u00f9 le pouvoir central est devenu une caricature d&#8217;empire (Yuan Shikai) et o\u00f9 les provinces s&rsquo;en d\u00e9tachent pour s&rsquo;offrir aux plus militaristes, la Chine accouche de ses premiers \u00ab\u00a0intellectuels\u00a0\u00bb. Leur inspiration est d&rsquo;abord anarchiste et puise \u00e0 de nombreuses sources \u00e9trang\u00e8res : au Japon o\u00f9 beaucoup de Chinois font leurs \u00e9tudes et o\u00f9 l&rsquo;on forge le vocabulaire d\u00e9signant les r\u00e9alit\u00e9s nouvelles, en France o\u00f9 est fond\u00e9 le mouvement \u00ab\u00a0Travail et Etude\u00a0\u00bb qui verra passer tant de futurs dirigeants chinois (dont Zhou Enlai et Deng Xiaoping) et aux Etats Unis o\u00f9 se forment techniciens et ing\u00e9nieurs. Les revues se multiplient, elles sont le principal vecteur du bouillonnement d&rsquo;id\u00e9es dans lequel s&rsquo;agite le milieu \u00e9tudiant. Ils d\u00e9couvrent, pour la premi\u00e8re fois, les ouvrages philosophiques et litt\u00e9raires occidentaux et s&rsquo;y ruent avec une fr\u00e9n\u00e9sie de boulimiques. La principale revue s&rsquo;intitule \u00ab\u00a0<u>La jeunesse<\/u>\u00a0\u00bb (<em>Xin Qingnian<\/em>) et, comme son nom l&rsquo;indique, elle en appelle \u00e0 la jeunesse pour rompre en profondeur avec la vieille Chine pourrissante. Deux de ses dirigeants, Chen Duxiu et Li Dazhao, accompagnent la politisation progressive des jeunes pousses de l&rsquo;intelligentsia. La col\u00e8re \u00e9tudiante, qui fermente depuis quelques ann\u00e9es, \u00e9clate le 4 mai 1919 par une s\u00e9rie de manifestations dans tout le pays contre les d\u00e9cisions du Trait\u00e9 de Versailles qui transf\u00e8rent au Japon les droits et privil\u00e8ges que s&rsquo;\u00e9tait arrog\u00e9s l&rsquo;Allemagne au Shandong. Cette mobilisation \u00e9tudiante spontan\u00e9e fait tache d&rsquo;huile et, dans de nombreuses villes, marchands et ouvriers se mettent en gr\u00e8ve. Le mouvement est clairement anti-japonais, d&rsquo;inspiration patriotique autour du mot d&rsquo;ordre \u00ab\u00a0Sauver le pays\u00a0\u00bb et engag\u00e9 sans merci dans un travail de sape du \u00ab\u00a0f\u00e9odalisme\u00a0\u00bb qui scl\u00e9rose le syst\u00e8me. Le \u00ab\u00a04 mai\u00a0\u00bb est iconoclaste dans sa volont\u00e9 de mettre \u00e0 bas \u00ab\u00a0la boutique de Confucius\u00a0\u00bb et g\u00e9n\u00e9reusement cosmopolite dans son ardeur \u00e0 semer des id\u00e9es venues d&rsquo;Occident (citons p\u00eale-m\u00eale B. Russell, J. Dewey, Kropotkine, Marx et Engels et R. Rolland). C&rsquo;est l&rsquo;arriv\u00e9e en Chine en 1920 de repr\u00e9sentants du gouvernement sovi\u00e9tique et de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du Komintern qui va orienter vers le marxisme le courant le plus radicalis\u00e9 issu du \u00ab\u00a04 mai\u00a0\u00bb et aboutir \u00e0 la cr\u00e9ation du PCC le 1er juillet 1921.<\/p>\n<p>Le marxisme-l\u00e9ninisme, produit d&rsquo;importation occidentale dont Mao cr\u00e9era une version chinoise, au fil de ses d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec les repr\u00e9sentants du Komintern et des r\u00e9flexions men\u00e9es \u00e0 Yenan, devient en 1949 l&rsquo;id\u00e9ologie unique charg\u00e9e d&rsquo;endosser le r\u00f4le tenu auparavant par le corpus confuc\u00e9en. Comme dans le syst\u00e8me confuc\u00e9en, le pouvoir est entre les mains d&rsquo;un PCC souverain, \u00ab\u00a0p\u00e8re et m\u00e8re du peuple\u00a0\u00bb, en charge de la morale et de la salubrit\u00e9 du corps social par l&rsquo;interm\u00e9diaire de ses cadres dont l&rsquo;abn\u00e9gation et le m\u00e9rite sont garantis non par des concours, mais par une \u00ab\u00a0bonne origine de classe\u00a0\u00bb. Ne revenons pas sur les trente ann\u00e9es de pouvoir mao\u00efste, sauf pour souligner qu&rsquo;elles ont \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode extraordinairement faste pour l&rsquo;image que la Chine a entretenue d&rsquo;elle-m\u00eame. La conviction d&rsquo;\u00eatre la patrie du vrai socialisme charg\u00e9e de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer le genre humain, exalt\u00e9e par les discours triomphaux et les centaines d&rsquo;affiches et chromos qui c\u00e9l\u00e8brent les moissons mirifiques des communes populaires, les records de production d&rsquo;acier et de charbon et les \u00e9levages de porcs mod\u00e8les, est un baume bienfaisant sur le c\u0153ur des Chinois meurtris par la trag\u00e9die des guerres du XXe si\u00e8cle. Le r\u00f4le de point de mire du Tiers-Monde comme phare du d\u00e9veloppement en marche vers le communisme est flatteur, m\u00eame la solitude \u00e0 laquelle la condamne un Occident qui ne la reconna\u00eet pas est pr\u00e9texte \u00e0 fiert\u00e9 car c&rsquo;est le signe que la \u00ab\u00a0pens\u00e9e Mao Zedong\u00a0\u00bb la guide sur un chemin de cr\u00eate qu&rsquo;elle foule la premi\u00e8re. Du reste, comme elle est herm\u00e9tiquement ferm\u00e9e, elle jouit du privil\u00e8ge de n&rsquo;avoir aucun point de comparaison et se vit \u00e0 nouveau comme un \u00ab\u00a0Sous le Ciel\u00a0\u00bb bienheureux o\u00f9 tout est pour le mieux dans le \u00ab\u00a0moins pire\u00a0\u00bb des mondes. Et, comme la seule image autoris\u00e9e de la vie quotidienne dans l&rsquo;Occident \u00e9cras\u00e9 par l&rsquo;odieux capitalisme est \u00e0 peu de chose pr\u00e8s calqu\u00e9e sur le rapport de Villerm\u00e9 sur la mis\u00e8re ouvri\u00e8re vers 1830 en France, la Chine se console des quelques d\u00e9sagr\u00e9ments de son quotidien. \u00ab\u00a0<em>Le chapitre que je devais traduire portait sur l&rsquo;\u00e9conomie des pays capitalistes et il expliquait qu&rsquo;en Occident, les ouvriers mouraient de tuberculose dans leurs taudis au centre des villes, que leur paup\u00e9risation \u00e9tait absolue, et qu&rsquo;il fallait \u00eatre r\u00e9visionniste pour pr\u00e9tendre le contraire\u00a0\u00bb.<\/em> (Annette Wieviorka; \u00ab\u00a0<u>L&rsquo;\u00e9cureuil de Chine<\/u>\u00a0\u00bb Ed. Les Presses d&rsquo;aujourd&rsquo;hui 1979). Quand, dans les ann\u00e9es 90, avec le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et les contacts de plus en plus nombreux avec le reste du monde, la Chine va \u00ab\u00a0atterrir\u00a0\u00bb et se heurter \u00e0 la duret\u00e9 du r\u00e9el, le deuxi\u00e8me \u00e9croulement est infiniment plus terrible que le premier. Elle se d\u00e9couvre soudain \u00ab\u00a0\u00e0 la tra\u00eene\u00a0\u00bb, devanc\u00e9e en tous domaines par l&rsquo;Occident qu&rsquo;elle regardait de haut, et, pour la premi\u00e8re fois depuis trois mill\u00e9naires, elle n&rsquo;incarne plus la civilisation s\u00fbre d&rsquo;elle, qui r\u00e9ussit et \u0153uvre avec la certitude de son universalit\u00e9. La perte de face est vertigineuse : pour la premi\u00e8re fois, les Chinois troquent un complexe de sup\u00e9riorit\u00e9 contre un mortifiant complexe d&rsquo;inf\u00e9riorit\u00e9. Les intellectuels surtout prennent le choc de plein fouet : d\u00e9sarm\u00e9s, sans mode d&#8217;emploi de l&rsquo;esprit critique, ils d\u00e9couvrent qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas les outils conceptuels pour faire face \u00e0 la situation. A la h\u00e2te, gr\u00e2ce \u00e0 la \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me ouverture\u00a0\u00bb de la Chine aux pens\u00e9es \u00e9trang\u00e8res, ils renouent avec la boulimie de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs et d\u00e9vorent (en anglais ou en traduction), en vrac et dans la confusion, des ouvrages de philosophie et d&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;Occident contemporain dont ils n&rsquo;ont pas toujours les clefs. Leur situation est aujourd&rsquo;hui celle d&rsquo;un immense d\u00e9sarroi. Comme l&rsquo;analyse Zheng Ruolin, correspondant \u00e0 Paris du journal de Shanghai \u00ab\u00a0<em><u>Wenhuibao<\/u>\u00ab\u00a0<\/em> et excellent trait d&rsquo;union entre nos deux cultures (ouvrage paru : \u00ab\u00a0<u>Les Chinois sont des hommes comme les autres<\/u>\u00a0\u00bb Ed Deno\u00ebl 2012), les intellectuels chinois contemporains peuvent se ranger en trois cat\u00e9gories (toutes trois sur un mode \u00ab\u00a0malheureux\u00a0\u00bb, leur seul point commun) :<\/p>\n<p>1) les n\u00e9omao\u00efstes qui regrettent que le socialisme ait \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement \u00e9gar\u00e9 sur la route du capitalisme effr\u00e9n\u00e9. On peut facilement imaginer leur d\u00e9ploration : elle concerne toutes les tares de l&rsquo;\u00e9poque actuelle, corruption, d\u00e9sastres \u00e9cologiques, despotisme de potentats locaux, in\u00e9galit\u00e9s sociales colossales&#8230;<\/p>\n<p>2) les \u00ab\u00a0nationalistes\u00a0\u00bb dont les th\u00e8ses se sont fait conna\u00eetre d\u00e8s 1996 par un livre \u00e0 succ\u00e8s intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<u>La Chine peut dire non<\/u>\u00a0\u00bb et qui ont r\u00e9cidiv\u00e9 dans le m\u00eame esprit avec un deuxi\u00e8me ouvrage en 2008, \u00ab\u00a0<u>La Chine n&rsquo;est pas contente<\/u>\u00ab\u00a0. Les auteurs sont au nombre de cinq,\u00a0\u00bb <em>un nationaliste c\u00e9l\u00e8bre, un essayiste, un dramaturge, un chercheur militaire et un journaliste\u00a0\u00bb <\/em>(Zheng Ruolin) et leurs d\u00e9bats sont l&rsquo;objet de pol\u00e9miques enflamm\u00e9es en Chine. Leurs id\u00e9es fondamentales sont que la Chine ne doit pas chercher de mod\u00e8le, qu&rsquo;en commer\u00e7ant avec le monde \u00ab\u00a0<em>elle ne doit pas oublier de brandir<\/em> <em>son \u00e9p\u00e9e<\/em>\u00ab\u00a0, qu&rsquo;elle peut encore s&rsquo;imposer comme hier si ses \u00e9lites renoncent \u00e0 leur admiration b\u00e9ate pour les pays riches et cessent de se laisser leurrer par les mirages de la d\u00e9mocratie et enfin que la Chine est tout \u00e0 fait capable de guider le monde (si les USA peuvent le faire, la Chine le peut !) et m\u00eame de le sauver (ce que les USA ne feront pas).<\/p>\n<p>3) les adeptes du \u00ab\u00a0China bashing\u00a0\u00bb \u00e0 tout crin : les Liu Xiaobo (Prix Nobel de la Paix) et autres r\u00e9dacteurs de la <u>Charte 08<\/u> qu&rsquo;on peut qualifier de lib\u00e9raux et qui, \u00e9perdus d&rsquo;admiration pour les Etats Unis (ceux des Bush p\u00e8re et fils plus particuli\u00e8rement) pratiquent un racisme invers\u00e9 virulent et professent que la seule issue viable pour la Chine est d&rsquo;am\u00e9nager une copie de la d\u00e9mocratie \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine, en acceptant, pourquoi pas, une forme de \u00ab\u00a0colonisation\u00a0\u00bb par l&rsquo;Oncle Sam.<\/p>\n<p><strong>Quand on vous dit que, devant son image au miroir, la Chine ne va pas bien !<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La Chine a accompli, ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es, en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement technologique, \u00e9conomique et commercial, un bond spectaculaire in\u00e9dit \u00e0 cette \u00e9chelle et que personne n&rsquo;augurait r\u00e9alisable en si peu de temps. 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