{"id":89189,"date":"2016-09-19T00:46:26","date_gmt":"2016-09-18T22:46:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=89189"},"modified":"2016-09-19T00:46:26","modified_gmt":"2016-09-18T22:46:26","slug":"les-marchands-de-doute-2010-de-naomi-oreskes-et-erik-m-conway-iv-le-trou-dans-la-couche-dozone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/09\/19\/les-marchands-de-doute-2010-de-naomi-oreskes-et-erik-m-conway-iv-le-trou-dans-la-couche-dozone\/","title":{"rendered":"<em>Les marchands de doute<\/em> (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (IV) Le trou dans la couche d\u2019ozone"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Un r\u00e9sum\u00e9 de <em>Les marchands de doute<\/em> (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (Le Pommier 2012), par Madeleine Th\u00e9odore. Ouvert aux commentaires.<\/p><\/blockquote>\n<p>Un autre probl\u00e8me plus pr\u00e9occupant encore surgissait avec le trou dans la couche d\u2019ozone. Le facteur d\u00e9clenchant fut le projet am\u00e9ricain de d\u00e9velopper un avion de ligne dont la vitesse serait sup\u00e9rieure \u00e0 celle du son. <!--more-->Le transporteur supersonique ou TTS volerait dans la couche d\u2019ozone stratosph\u00e9rique et les scientifiques s\u2019inqui\u00e9taient des \u00e9missions de substances qui pourraient endommager celle-ci. Le TTS s\u2019av\u00e9ra ne pas \u00eatre une menace s\u00e9rieuse mais l\u2019attention fut \u00e9veill\u00e9e par des produits chimiques appel\u00e9s \u00ab\u00a0chlorofluorocarbones\u00a0\u00bb (CFC) qui, eux, en constituaient une.<\/p>\n<p>En 1969, le MIT commanda une vaste \u00e9tude sur l\u2019impact environnemental de l\u2019homme. Elle fut publi\u00e9e en 1970 et contenait la premi\u00e8re \u00e9valuation de l\u2019\u00e9tat de l\u2019atmosph\u00e8re ainsi que de l\u2019impact possible du TTS.<\/p>\n<p>La vapeur d\u2019eau est, apr\u00e8s le dioxyde de carbone, le second produit de la combustion des moteurs et comme lui, c\u2019est un gaz \u00e0 effet de serre. Les scientifiques se demandaient si la vapeur d\u2019eau \u00e9mise par les moteurs ne pourrait pas modifier le climat. La vapeur d\u2019eau est aussi \u00e0 l\u2019origine des nuages qui, \u00e0 leur tour, perturbent le temps qu\u2019il fait.<\/p>\n<p>Un article publi\u00e9 par les laboratoires Boeing &#8211; le bras arm\u00e9 du constructeur du TTS &#8211; vint minimiser les conclusions du SCEP (rapport d\u2019\u00e9tude sur les probl\u00e8mes environnementaux critiques). La vapeur d\u2019eau \u00e9mise par une flotte de 850 TTS produirait une d\u00e9pl\u00e9tion de la couche d\u2019ozone de 2 \u00e0 4%. Cette r\u00e9duction aurait lieu dans l\u2019h\u00e9misph\u00e8re Nord et induirait une augmentation de la temp\u00e9rature de 0,04\u00b0C. Cet infime r\u00e9chauffement ne pourrait se distinguer de la variabilit\u00e9 naturelle.<\/p>\n<p>James McDonald, de l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Arizona, fut \u00e9tonn\u00e9 par les r\u00e9sultats de Boeing. En 1970, des m\u00e9decins croyaient que les radiations ultraviolettes causaient certaines formes de cancer de la peau. Or, la couche d\u2019ozone nous prot\u00e8ge de ce type de radiations. S\u2019il y avait d\u00e9pl\u00e9tion, le nombre de cancers de la peau augmenterait. Pour McDonald, le facteur amplificateur \u00e9tait en effet de 6 : chaque % de r\u00e9duction de la concentration d\u2019ozone produirait 6% d\u2019augmentation de cancers de la peau. McDonald rendit compte de ces effets devant le Congr\u00e8s en mars 1970.<\/p>\n<p>Un autre chimiste de l\u2019Universit\u00e9 de Californie, Harold Johnston, se mit \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur un sous-produit suppl\u00e9mentaire des moteurs : les oxydes d\u2019azote &#8211; ou NOx. Selon lui, la d\u00e9pl\u00e9tion due aux NOx serait de 10 \u00e0 90 % et serait concentr\u00e9e sur l\u2019Atlantique Nord.<\/p>\n<p>Personne ne connaissait la concentration naturelle en NOx parce que personne ne l\u2019avait jamais mesur\u00e9e. Si la stratosph\u00e8re n\u2019en contenait que tr\u00e8s peu ou pas du tout, alors les TTS pourraient avoir un effet d\u00e9vastateur. Une flotte de TTS pourrait diviser par deux la concentration d\u2019ozone sur le corridor de l\u2019Atlantique, ce qui permettrait aux radiations d\u2019atteindre la surface de la Terre en quantit\u00e9 suffisante pour provoquer des c\u00e9cit\u00e9s en masse. Cet article qui fit la une des journaux, fut sans effet sur le programme TTS d\u00e9j\u00e0 abandonn\u00e9 mais eut un impact sur la science de la stratosph\u00e8re. Le projet de d\u00e9velopper le TTS fut cependant \u00e0 l\u2019origine de l\u2019initiative du Congr\u00e8s de financer un Programme d\u2019\u00e9valuation de l\u2019impact climatique, appel\u00e9 le CIAP, impliquant 1000 scientifiques de diverses agences et universit\u00e9s, de plusieurs autres pays.<\/p>\n<p>Le CIAP fut l\u2019objet de controverses, le d\u00e9partement des transports tenta d\u2019en att\u00e9nuer les r\u00e9sultats. Malgr\u00e9 l\u2019insistance du CIAP sur les effets d\u00e9vastateurs du TTS, le R\u00e9sum\u00e9 pour d\u00e9cideurs affirmait qu\u2019un TTS am\u00e9lior\u00e9, con\u00e7u dans le futur avec un taux d\u2019\u00e9mission de gaz r\u00e9duit d\u2019un facteur 6, n\u2019entamerait pas la couche d\u2019ozone. Le rapport avait blanchi une technologie qui n\u2019existait pas ! Les scientifiques \u00e9taient furieux et le d\u00e9partement des Transports fut oblig\u00e9 de faire savoir dans la revue \u00ab\u00a0Science\u00a0\u00bb que le rapport \u00e9tait trompeur.<\/p>\n<p>La r\u00e9flexion sur l\u2019ozone avait conduit une poign\u00e9e de scientifiques de la NASA \u00e0 consid\u00e9rer un autre enjeu : l\u2019impact potentiel de la navette spatiale de l\u2019Agence, dont les propulseurs utilisaient un combustible \u00e0 base de chlore.<\/p>\n<p>Le rapport de deux chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 du Michigan, Sherwood Rowland et Mario Molina, souligna d\u2019abord le fait que les produits de combustion rel\u00e2cheraient directement dans la stratosph\u00e8re du chlore, \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s r\u00e9actif connu pour d\u00e9truire l\u2019ozone, mais le rapport fut enterr\u00e9.<\/p>\n<p>Plus tard, \u00e0 Kyoto, les deux chercheurs insist\u00e8rent sur le chlore d\u2019origine volcanique comme destructeur potentiel de la couche d\u2019ozone, parce que la NASA leur avait demand\u00e9 de ne rien dire \u00e0 propos de la navette.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es qui suivirent, d\u2019autres chercheurs arriv\u00e8rent \u00e0 la conclusion que des milliards de tonnes de CFC \u00e9taient fabriqu\u00e9s chaque ann\u00e9e et utilis\u00e9s dans les vaporisateurs, les r\u00e9gulateurs d\u2019air et les r\u00e9frig\u00e9rateurs. En comparaison, les \u00e9missions de moteurs des navettes ne p\u00e8seraient pas lourd.<\/p>\n<p>L\u2019industrie des a\u00e9rosols r\u00e9agit presqu\u2019imm\u00e9diatement aux travaux de Sherwood Rowland et Mario Molina. Elle disposait de deux associations de chimistes qui men\u00e8rent leurs propres recherches et de deux agences de communication. Les associations organis\u00e8rent \u00e0 travers les Etats-Unis la tourn\u00e9e d\u2019un certain Richard Scorer, qui affirmait que les activit\u00e9s humaines \u00e9taient trop faibles pour avoir un impact sur l\u2019atmosph\u00e8re. Un autre argument fut fourni par l\u2019industrie\u00a0: les volcans \u00e9taient responsables de la pr\u00e9sence de chlore dans la stratosph\u00e8re. Cette affirmation fut reprise jusqu\u2019en 1990. D\u2019autres \u00ab\u00a0arguments\u00a0\u00bb furent utilis\u00e9s par l\u2019industrie : ils ni\u00e8rent les preuves que les fluorocarbones atteignent la stratosph\u00e8re, qu\u2019ils se d\u00e9composent pour lib\u00e9rer du chlore, que le chlore d\u00e9truit l\u2019ozone. Tous ces faits furent d\u00e9finitivement prouv\u00e9s en 1975-76, ann\u00e9e \u00e0 laquelle le Pr\u00e9sident du Conseil sur la qualit\u00e9 de l\u2019environnement d\u00e9clara qu\u2019il allait mobiliser l\u2019appareil de r\u00e9gulation f\u00e9d\u00e9ral pour l\u2019\u00e9diction imm\u00e9diate de r\u00e8gles, prenant l\u2019industrie des a\u00e9rosols par surprise.<\/p>\n<p>Cependant, le peuple am\u00e9ricain avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 changer ses habitudes. En 1977, l\u2019utilisation des CFC comme gaz propulseurs avait d\u00e9j\u00e0 diminu\u00e9 des trois quarts. Le public avait compris qu\u2019il y avait des substituts \u00e0 leur usage, souvent moins chers, comme les applicateurs pour d\u00e9odorants, ou les vaporisateurs \u00e0 pompe pour les nettoyants m\u00e9nagers.<\/p>\n<p>Les gaz propulseurs furent interdits en 1979.<\/p>\n<p>La NASA poursuivit les recherches sur les d\u00e9pl\u00e9tions.<\/p>\n<p>En 1985, l\u2019annonce par le British Antarctic Survey d\u2019une importante r\u00e9gion de d\u00e9pl\u00e9tion de l\u2019ozone au-dessus de l\u2019Antarctique initia une nouvelle phase dans le conflit. Cet article fut contest\u00e9 par le milieu des affaires mais le trou dans la couche d\u2019ozone &#8211; appel\u00e9 ainsi d\u00e9sormais &#8211; couvrait tout l\u2019Antarctique et il avait \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 par les satellites. Personne ne vivait dans cette zone appauvrie en ozone et si elle s\u2019\u00e9largissait, elle atteindrait des terres habit\u00e9es en Australie et en Am\u00e9rique du Sud.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9dition de 1987 de la NASA expliqua les bas niveaux d\u2019ozone au-dessus de l\u2019Antarctique : les effets combin\u00e9s de hauts niveaux de chlore provenant de la cassure du CFC et la m\u00e9t\u00e9orologie particuli\u00e8re de l\u2019Antarctique (les cristaux de glace acc\u00e9l\u00e9raient de fa\u00e7on radicale les r\u00e9actions chimiques qui rel\u00e2chaient du chlore tandis que le vortex (vent puissant) emp\u00eachait le brassage avec l\u2019air des latitudes moyennes, non appauvri en ozone.<\/p>\n<p>Un protocole de Montr\u00e9al sur les substances qui d\u00e9truisent la couche d\u2019ozone recommanda aux nations productrices de CFC de r\u00e9duire de 50% leurs \u00e9missions, sur plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p>D\u2019autres donn\u00e9es, bas\u00e9es sur des \u00e9tudes scientifiques, montr\u00e8rent, de fa\u00e7on tr\u00e8s alarmante, que l\u2019Antarctique n\u2019\u00e9tait pas le seul endroit o\u00f9 l\u2019ozone \u00e9tait d\u00e9truit. Les latitudes moyennes du Nord, o\u00f9 vivent la plupart des gens, semblaient elles aussi sujettes une d\u00e9pl\u00e9tion d\u2019ozone. C\u2019est ainsi que des entreprises comme Du Pont d\u00e9cid\u00e8rent de cesser de produire des CFC dans un d\u00e9lai de dix ans.<\/p>\n<p>Des chercheurs dans l\u2019Arctique, gr\u00e2ce \u00e0 des vols, trouv\u00e8rent que des r\u00e9actions qui avaient lieu dans l\u2019Antarctique avaient aussi lieu dans l\u2019Arctique. S\u2019il n\u2019y avait pas de trou dans la couche d\u2019ozone \u00e0 cet endroit, c\u2019est que l\u2019Arctique n\u2019\u00e9tait tout simplement pas assez froid, ni son vortex polaire assez fort.<\/p>\n<p>Les compos\u00e9s chimiques ayant des temps de r\u00e9sidence dans l\u2019atmosph\u00e8re de plusieurs d\u00e9cennies, ils causeraient sans doute plus de d\u00e9g\u00e2ts. En 1990, le protocole de Montr\u00e9al fut r\u00e9vis\u00e9 pour inclure une interdiction totale de la fabrication de chlorofluorocarbones, ainsi que d\u2019autres compos\u00e9s chimiques qui introduisaient du chlore dans l\u2019atmosph\u00e8re. La production de CFC devait cesser en 2000, celle des autres compos\u00e9s chimiques entre 2005 et 2040.<\/p>\n<p>La science avait \u00e9t\u00e9 comprise pas \u00e0 pas et les r\u00e9gulations se fondaient sur elle. Cependant des efforts constants pour contester la science furent men\u00e9s en parall\u00e8le.<\/p>\n<p>Un autre personnage intervint en 1990 dans cette lutte contre la science, <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Dixy_Lee_Ray\">Dixy Lee Ray<\/a>, ancienne pr\u00e9sidente de l\u2019Agence am\u00e9ricaine pour l\u2019\u00e9nergie atomique. Dans un article paru en 1989, elle attribua la responsabilit\u00e9 de la pr\u00e9sence de chlore dans la stratosph\u00e8re aux volcans, comme l\u2019irruption du mont Erebus, par exemple. Cependant, les \u00e9missions n\u2019\u00e9tant pas explosives, elles n\u2019atteignaient pas la stratosph\u00e8re. N\u00e9anmoins, son opinion fut relay\u00e9e par la presse.<\/p>\n<p>Selon <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Fred_Singer\" target=\"_blank\">Fred Singer<\/a>, l\u2019histoire comportait trois th\u00e8mes majeurs : la science est incompl\u00e8te et incertaine, remplacer les CFC serait difficile, dangereux et cher, la communaut\u00e9 scientifique est corrompue et motiv\u00e9e par des int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes et une id\u00e9ologie politique. Le premier argument \u00e9tait juste, mais la m\u00e9thode adaptative adopt\u00e9e par le protocole de Montr\u00e9al en avait tenu compte. Le second \u00e9tait d\u00e9pourvu de tout fondement. Quant au troisi\u00e8me, consid\u00e9rant les liens de Singer avec l\u2019administration Reagan et la fondation Heritage, et les organes dans lesquels il publiait, c\u2019\u00e9tait \u00e0 lui que ce reproche pouvait \u00eatre adress\u00e9. De plus, les r\u00e9frig\u00e9rants ont \u00e9t\u00e9 mis sur le march\u00e9 avec de meilleurs rendements \u00e9nerg\u00e9tiques et des normes de s\u00e9curit\u00e9 renforc\u00e9es. De plus, Singer avait ajout\u00e9 \u00e0 son commentaire que le panel d\u2019experts avait tort de privil\u00e9gier les donn\u00e9es au sol plut\u00f4t que les donn\u00e9es satellitaires, plus pr\u00e9cises, mais les donn\u00e9es satellitaires avaient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une d\u00e9pl\u00e9tion plus grande.<\/p>\n<p>La conclusion concernant tous les efforts de Singer d\u2019attaquer la science est qu\u2019en plus d\u2019un compte en banque bien fourni, il jouissait d\u2019une \u00e9norme popularit\u00e9. Il voulait surtout lutter contre les environnementalistes \u00e0 propos de qui il \u00e9crivit que leur plan secret \u00ab\u00a0n\u2019est pas juste de \u2018sauver l\u2019environnement\u2019 mais de changer notre syst\u00e8me \u00e9conomique\u00a0\u00bb. Comme le disait le journaliste George Will :\u00a0\u00ab\u00a0l\u2019environnementalisme est un arbre vert dont les racines sont rouges\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Un r\u00e9sum\u00e9 de <em>Les marchands de doute<\/em> (2010) de Naomi Oreskes et Erik M. Conway (Le Pommier 2012), par Madeleine Th\u00e9odore. Ouvert aux commentaires.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Un autre probl\u00e8me plus pr\u00e9occupant encore surgissait avec le trou dans la couche d\u2019ozone. 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