{"id":90844,"date":"2016-11-21T20:40:21","date_gmt":"2016-11-21T19:40:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=90844"},"modified":"2016-11-21T20:54:38","modified_gmt":"2016-11-21T19:54:38","slug":"frederic-lordon-et-limperium-chapitre-7-par-dominique-temple","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2016\/11\/21\/frederic-lordon-et-limperium-chapitre-7-par-dominique-temple\/","title":{"rendered":"Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon et l\u2019<em>Imperium<\/em>. Chapitre 7, par Dominique Temple"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Un essai invit\u00e9 en huit chapitres.<\/p><\/blockquote>\n<h4 class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b> VII &#8211; Libert\u00e9 et Pouvoir<\/b><\/span><\/h4>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Peut-on aller plus loin avec Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon\u00a0? Spinoza dit\u00a0:<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\"><i> \u00ab\u00a0\u201cAbsolument parlant, agir par vertu, n\u2019est en nous rien d\u2019autre qu\u2019agir, vivre, conserver son \u00eatre (trois fa\u00e7ons de dire la m\u00eame chose) sous la conduite de la raison, et sur le fondement de l\u2019utile propre\u201d <\/i>(<i>\u00c9th.,<\/i> IV, 24)\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s1\">. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Et Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon\u00a0:<\/span><!--more--><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">\u00ab\u00a0<i>Le mode fini humain ne sort pas de l\u2019ordre des affects, mais il peut, par son devenir \u00e9thique, en changer la nature, ou disons la composition\u00a0: enrichir sa vie affective en affects actifs et, dans cette mesure m\u00eame, s\u2019extraire (mais toujours partiellement) de la servitude passionnelle (les affects passifs). Contrairement \u00e0 une antinomie qui a la vie dure, la vie sous la conduite de la raison n\u2019est pas affranchissement d\u2019avec les affects, mais pr\u00e9dominance des affects actifs sur les affects passifs &#8211; les passions. Ainsi la raison a ses affects propres &#8211; et par cons\u00e9quent ses prises d\u2019int\u00e9r\u00eat affectifs. Conna\u00eetre ad\u00e9quatement Dieu et les choses en leur essence singuli\u00e8re, c\u2019est jouir d\u2019une joie particuli\u00e8re et inalt\u00e9rable que Spinoza nomme \u201cl\u2019amour intellectuel de Dieu\u201d, joie en tant que telle soustraite \u00e0 toutes les fluctuations passionnelles que nous infligent les choses ext\u00e9rieures dans leur permanente variabilit\u00e9<\/i>\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s1\">. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">\u00catre actif pour Spinoza est l\u2019amour intellectuel de Dieu, et par suite l\u2019avenir de l\u2019humanit\u00e9, mais par l\u2019ordonnancement des passions \u00e0 ses fins et non pas leur rel\u00e2chement dans leur d\u00e9raison.<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">\u00ab\u00a0<i>\u201cLes hommes, en tant qu\u2019ils vivent sous la conduite de la raison, et dans cette mesure seulement, accomplissent n\u00e9cessairement les actions qui sont n\u00e9cessairement bonnes pour la nature humaine, et donc pour chaque homme, c\u2019est-\u00e0-dire ce qui s\u2019accorde avec la nature de tout homme\u00a0; et par suite, les hommes \u00e9galement s\u2019accordent toujours n\u00e9cessairement entre eux\u201d <\/i>(<i>\u00c9th. <\/i>IV, 35, D\u00e9m.)\u00a0\u00bb <\/span><span class=\"s1\">.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Imaginons que les hommes qui les premiers sont parvenus \u00e0 dominer leurs passions de fa\u00e7on \u00e0 les mettre \u00e0 la disposition de la raison aient propos\u00e9 le partage de la raison \u00e0 toutes les cit\u00e9s ou communaut\u00e9s qui vivaient encore sous le joug de l\u2019absolu de leurs affects, fussent-ils ceux de valeurs \u00e9thiques, ils auraient r\u00e9alis\u00e9 la cit\u00e9 radieuse, ou, du moins, \u00e9lev\u00e9 l\u2019humanit\u00e9 jusque dans un d\u00e9bord d<i>\u2019eudaimonia,<\/i> qu\u2019elle n\u2019aurait peut-\u00eatre pas \u00e9t\u00e9 capable de supporter, mais au moins le bonheur eut \u00e9t\u00e9 \u00e0 la disposition de la <i>multitude<\/i>, et l\u2019objet de <i>l\u2019imperium<\/i>. Qu\u2019est-ce qui emp\u00eacha cette histoire ou l\u2019enraya dans une voie jonch\u00e9e de crimes contre l\u2019humanit\u00e9 que l\u2019on appelle l\u2019\u00e2ge d\u2019or du capitalisme\u00a0? Sous l\u2019app\u00e2t de la raison se trouvait le pi\u00e8ge du <i>pouvoir<\/i> dont le ressort est la <i>privatisation<\/i> des avantages de la raison. Les peuples \u201cindig\u00e8nes\u201d re\u00e7urent la raison dont l\u2019\u00e9blouissance permit de les abuser et les abuse encore parce qu\u2019elle leur masque la privation de leurs droits les plus fondamentaux, leur droit \u00e0 la r\u00e9ciprocit\u00e9 notamment, mais aussi d\u2019une bonne part de leurs moyens d\u2019existence. Du coup, l\u2019Humanit\u00e9, le Tiers commun, est bless\u00e9, sa pens\u00e9e tarie, parce que la r\u00e9ciprocit\u00e9 qui devait la d\u00e9ployer sur la terre enti\u00e8re est invers\u00e9e dans l\u2019exploitation de l\u2019homme par l\u2019homme. Et aujourd\u2019hui, l\u2019involution spirituelle ainsi produite par le <i>pouvoir<\/i> de la soci\u00e9t\u00e9 occidentale (son imp\u00e9rialisme) est promulgu\u00e9e comme ind\u00e9passable\u00a0: la mondialisation capitaliste.<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Si l\u2019\u00e9conomie est d\u00e9finie par la privatisation de la propri\u00e9t\u00e9, le libre-\u00e9change et l\u2019accumulation du capital, existe-t-il une <i>politique\u00a0<\/i>? Non. Mais si une autre \u00e9conomie est possible dont la mesure soit le <i>partage <\/i>et non<i> le profit,<\/i> alors, certes, il existe une politique pour d\u00e9finir les interfaces entres les diverses structures de r\u00e9ciprocit\u00e9\u00a0: le march\u00e9 de r\u00e9ciprocit\u00e9, la redistribution, la communion\u2026 <\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\">\u00ab\u00a0C<i>e qui reste pour d\u00e9velopper nos \u00e2mes, c\u2019est bien la nature particuli\u00e8re des institutions o\u00f9 nous vivons qui le dira. Il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9thique sans politique, car il n\u2019y a pas de cheminement \u00e9thique qui pourrait s\u2019abstraire des conditions environnementales de son effectuation, qui serait hors sol, donc hors politique. L\u2019environnement des trajectoires \u00e9thiques, c\u2019est de la politique. C\u2019est pourquoi il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9thique qui ne se compl\u00e8te d\u2019une politique, puisqu\u2019elle trouvera dans les institutions politiques les conditions qui favorisent, ou au contraire entravent, son d\u00e9veloppement<\/i>\u00a0\u00bb<\/span><span class=\"s1\">. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Mais la raison ne doit-elle pas s\u2019inqui\u00e9ter de sa matrice pour lib\u00e9rer le politique de son assujettissement au <i>pouvoir\u00a0<\/i>? <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Selon Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon, le <i>pouvoir<\/i> (<i>potestas<\/i>) diff\u00e8re de la <i>puissance<\/i> de la multitude (<em>imperium<\/em>), car il proc\u00e8de de la <i>capture<\/i> de celle-ci. Il faut se souvenir ici que sous le terme de \u201c<i>capture<\/i>\u201d Lordon entend que les passions particuli\u00e8res sont des dynamiques de pr\u00e9hension passionnelles unilat\u00e9rales vis-\u00e0-vis du <i>conatus<\/i> de la communaut\u00e9 tout enti\u00e8re, de sorte que le terme <i>potestas<\/i> d\u00e9finit le pouvoir de domination sur autrui et se distingue de celui de <i>potentia<\/i> (puissance) de fa\u00e7on radicale, car <i>l\u2019imperium<\/i> na\u00eet de la relativisation ou de la neutralisation des <i>potestas<\/i> des particuliers lorsqu\u2019elles sont contradictoires entre-elles et qu\u2019elles pr\u00e9tendent s\u2019imposer les unes aux autres. La <i>potestas<\/i> se manifeste certes chaque fois que la passion des uns affronte celle des autres, comme si les autres ne disposaient que d\u2019une <i>potestas<\/i> inf\u00e9rieure, mais aussi et surtout au d\u00e9pens de la <i>potentia<\/i> de tous (<i>l\u2019imperium<\/i>), ce que signifie le terme de <i>capture<\/i> puisque <i>l\u2019imperium<\/i> na\u00eet, comme nous l\u2019avons pr\u00e9cis\u00e9, de la relativisation de la <i>potestas<\/i> des uns et des autres. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Il suffit que les circonstances soient favorables \u00e0 un <i>conatus<\/i> particulier pour que celui-ci s\u2019impose aux autres et \u00e0 la raison elle-m\u00eame. Et puisque des passions peuvent \u00eatre contraires, le pouvoir du plus fort peut capturer le pouvoir du plus faible. Dans le syst\u00e8me capitaliste, une passion, la <i>passion du pouvoir,<\/i> s\u2019impose \u00e0<i> la multitude<\/i>, assujettit son <i>conatus<\/i> \u00e0 sa jouissance. Cependant, puisque l\u2019imaginaire auquel est associ\u00e9 le <i>plaisir<\/i> s\u2019oppose \u00e0 tout autre imaginaire, et que le plaisir du plus fort est le <i>plaisir du pouvoir<\/i>, la raison qui proc\u00e8de de la relativisation de tout imaginaire, et qui par cons\u00e9quent s\u2019exempte du <i>pouvoir<\/i> et de sa violence, est <i>l\u2019anti-pouvoir<\/i> ou encore la <i>libert\u00e9<\/i>. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">N\u00e9anmoins, la d\u00e9l\u00e9gation du pouvoir de chacun \u00e0 <i>l\u2019imperium<\/i> conf\u00e8re \u00e0 celui-ci la <i>puissance du pouvoir<\/i>, le <i>pouvoir de l\u2019\u00c9tat<\/i>.\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Nous avons vu qu\u2019avec l\u2019all\u00e9gorie <i>amour-haine<\/i> Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon introduisait un <i>binarisme affectif<\/i> qui semblait li\u00e9 \u00e0 une logique bipolaire (<i>ambivalente<\/i>) et qui semblait \u00e9liminer le Tiers, puis il se servait du binarisme dans une autre perspective o\u00f9 les affects de la raison (les affects actifs comme le sentiment de la libert\u00e9 et la joie qui l\u2019accompagne) \u00e9taient oppos\u00e9s \u00e0 ceux des passions (les affects passifs), du moins des passions pr\u00e9datrices. Du sch\u00e9ma initial selon lequel <i>l\u2019imitation<\/i> engendrait plus d\u2019affect parce que l\u2019affect \u00e9tait confort\u00e9 d\u2019\u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 par autrui, et incit\u00e9 \u00e0 se manifester davantage, l\u2019analyse s\u2019est ainsi report\u00e9e sur la comp\u00e9tition entre l\u2019affect passif des particuliers (et surtout celui qui n\u2019est autre que la jouissance du pouvoir) et l\u2019affect actif de <i>l\u2019imperium<\/i>. Mais dans la mesure o\u00f9 <i>l\u2019imperium<\/i> dispose de tous les <i>pouvoirs<\/i>, il faudrait en passer par <i>le pouvoir<\/i>. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Cette conclusion semble logique\u00a0: elle r\u00e9sulte de l\u2019obligation faite \u00e0 la fonction symbolique de se repr\u00e9senter les propri\u00e9t\u00e9s du Tiers dans les signifiants emprunt\u00e9s aux r\u00e9f\u00e9rents de la nature. Ainsi, par exemple, la pens\u00e9e chinoise qui fait grand cas du Tiers (la sagesse) replie toutes ses propri\u00e9t\u00e9s sur l\u2019un des deux contraires, dont elle n\u2019ignore pourtant pas les qualit\u00e9s intrins\u00e8ques, mais qu\u2019elle charge de les figurer (le Ciel). Pour nous, l\u2019essentiel de la fonction symbolique est plut\u00f4t de faire appara\u00eetre la diff\u00e9rence qui r\u00e9v\u00e8le la propri\u00e9t\u00e9 intrins\u00e8que du spirituel, du concept ou de la valeur, en \u00e9vitant autant que faire se peut toute confusion avec la qualit\u00e9 du signifiant auquel elle s\u2019accorde seulement par l\u2019analogie. D\u00e8s lors, seul le Tiers parle en v\u00e9rit\u00e9, et l\u2019affectivit\u00e9 qui lui appartient en propre (le sens des mots et des concepts ou le sentiment des valeurs \u00e9thiques) est son principal objet. Traiter de celui-ci sous le mode des passions ou d\u2019apr\u00e8s l\u2019imaginaire des uns et des autres s\u2019expose au f\u00e9tichisme (ainsi du f\u00e9tichisme de la joie et de la tristesse dans les affects du plaisir et de la peine dont use et abuse l\u2019exploitation capitaliste). C\u2019est dire que la question de l\u2019affectivit\u00e9 n\u2019est pas un sujet facile puisqu\u2019elle est d\u2019une certaine fa\u00e7on alogique (du moins tant que l\u2019on se contente d\u2019une logique du Tiers exclu) ou qu\u2019elle se r\u00e9fugie dans une repr\u00e9sentation \u00e0 laquelle on accorde le prix de sa r\u00e9alit\u00e9 objective. <\/span><\/p>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Il nous reste cependant \u00e0 dissiper une ombre\u00a0: l\u2019ange qui pr\u00e9tend juger seul par la <i>connaissance du bien et du mal<\/i> n\u2019est pas le conseiller technique de Spinoza\u00a0! Ce n\u2019est que lorsque l\u2019on participe soi-m\u00eame d\u2019une relation de r\u00e9ciprocit\u00e9 avec tous les hommes, voire avec la nature, que l\u2019on peut \u00eatre le si\u00e8ge de ce sentiment d\u2019humanit\u00e9 dont l\u2019effectivit\u00e9 est un commandement \u00e9thique qui s\u2019aveugle si l\u2019on peut dire sur tout raisonnement ou toute passion qui le soumettrait \u00e0 quelque condition que ce soit. N\u2019en ayant que faire pour lui-m\u00eame, il pr\u00e9f\u00e8re rester fid\u00e8le \u00e0 la lumi\u00e8re dont il proc\u00e8de, c\u2019est-\u00e0-dire sa propre r\u00e9v\u00e9lation. De ce point de vue, l\u2019intention de Spinoza est sans doute celle d\u2019un <i>Juste<\/i>. Cependant, cette lumi\u00e8re, ne peut demeurer celle de l\u2019affectivit\u00e9 avec laquelle elle se confond que dans la mesure o\u00f9 la structure de r\u00e9ciprocit\u00e9 qui l\u2019engendre reste en vigueur. Sans la relation de r\u00e9ciprocit\u00e9, elle se meurt dans ce qui n\u2019est plus que le <i>pouvoir<\/i> du symbolique, et comme celui-ci se r\u00e9f\u00e8re n\u00e9anmoins \u00e0 l\u2019absolu de l\u2019affectivit\u00e9, il se traduit par la violence de son jugement en fonction de la conception du bien et du mal de son auteur. Mais c\u2019est bien ce qu\u2019\u00e9vite Spinoza en suspendant tous les affects \u00e0 l\u2019affect de la raison, puisque celle-ci suppose le rapport \u00e0 autrui tout autant qu\u2019elle l\u2019exige\u2026<\/span><span class=\"s1\">.<\/span><\/p>\n<p class=\"p6\"><span class=\"s1\">Mais qui dit affect dit <i>affecter<\/i> et <i>\u00eatre affect\u00e9,<\/i> et <i>l\u2019absolu<\/i> de l\u2019affectivit\u00e9 para\u00eet sous deux aspect antagonistes, l\u2019actif et le passif, l\u2019agir et le subir, de sorte que l\u2019on ne peut imaginer la synth\u00e8se contradictoire de l\u2019agir et du subir, et la pleine signification de l\u2019affectivit\u00e9, qu\u2019\u00e0 partir de <i>cette ambivalence<\/i>. Or, <i>\u00eatre affect\u00e9<\/i> suppose autrui,\u00a0et la r\u00e9ciprocit\u00e9 en est la codition\u2026<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>\u00c0 suivre&#8230;<\/b><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Un essai invit\u00e9 en huit chapitres.<\/p>\n<\/blockquote>\n<h4 class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b> VII &#8211; Libert\u00e9 et Pouvoir<\/b><\/span><\/h4>\n<p class=\"p3\"><span class=\"s1\">Peut-on aller plus loin avec Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon\u00a0? Spinoza dit\u00a0:<\/span><\/p>\n<p class=\"p5\"><span class=\"s1\"><i> \u00ab\u00a0\u201cAbsolument parlant, agir par vertu, n\u2019est en nous rien d\u2019autre qu\u2019agir, vivre, conserver son \u00eatre (trois fa\u00e7ons de dire la m\u00eame chose) sous la conduite de la [&hellip;]<\/i><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,3621],"tags":[71,5092],"class_list":["post-90844","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-philosophie","category-science-politique-2","tag-frederic-lordon","tag-spinoza"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90844","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=90844"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90844\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":90856,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/90844\/revisions\/90856"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=90844"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=90844"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=90844"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}