{"id":9321,"date":"2010-03-19T22:51:38","date_gmt":"2010-03-19T21:51:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=9321"},"modified":"2013-01-02T18:05:45","modified_gmt":"2013-01-02T17:05:45","slug":"lactualite-de-la-crise-une-ecrasante-montagne-et-un-gigantesque-trou-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/03\/19\/lactualite-de-la-crise-une-ecrasante-montagne-et-un-gigantesque-trou-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: une \u00e9crasante montagne et un gigantesque trou, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>UNE ECRASANTE MONTAGNE ET UN GIGANTESQUE TROU<\/strong><\/p>\n<p>Si les enjeux n\u2019\u00e9taient pas ce qu\u2019ils sont, incommensurables, les atermoiements qui se multiplient actuellement en deviendraient presque risibles. Dans l&rsquo;actualit\u00e9 imm\u00e9diate, on pense \u00e0 la Gr\u00e8ce et l&rsquo;inimaginable histoire qui nous est racont\u00e9e, \u00e9chappant des doigts de tous ceux qui auraient du la retenir. L&rsquo;image m\u00eame d&rsquo;une p\u00e9riode qui se termine, d&rsquo;une construction amen\u00e9e \u00e0 se d\u00e9liter. <\/p>\n<p>Sur tous les sujets essentiels, la m\u00eame profond ind\u00e9cision pr\u00e9vaut, le m\u00eame surplace se poursuit. Que ce soit \u00e0 propos de la r\u00e9gulation financi\u00e8re, o\u00f9 rien de significatif n\u2019est toujours r\u00e9ellement entam\u00e9, ou bien de la relance de l\u2019\u00e9conomie et de l\u2019emploi, \u00e0 propos de laquelle les gouvernements oscillent entre incantations et r\u00e9signation. O\u00f9 allons-nous \u00a0? Ils ne le savent pas, ce qui peut nous chagriner, et nous non plus, ce qui est plus emb\u00eatant. <\/p>\n<p>Une crise financi\u00e8re et \u00e9conomique mondiale majeure est survenue sans crier gare, et l\u2019on constate avec effarement que les artisans initiaux du d\u00e9sastre pr\u00e9tendent poursuivre leurs jeux dangereux (pour les autres), faisant avec arrogance barrage aux r\u00e9formes, tandis que les repr\u00e9sentants pourvus de la l\u00e9gitimit\u00e9 du pouvoir apparaissent &#8211; n\u2019ayons pas peur des mots &#8211; comme les marionnettes d\u2019un th\u00e9\u00e2tre de la d\u00e9rision et de l\u2019absurde. Mettant en sc\u00e8ne leurs d\u00e9placements et d\u00e9clamant leurs discours avec comme unique viatique l&rsquo;irr\u00e9solution de leur propos.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir proclam\u00e9 la fin des id\u00e9ologies &#8211; afin de mieux faire pr\u00e9valoir la leur, toute empreinte d\u2019une religiosit\u00e9 de pacotille dont le cours a chut\u00e9 &#8211; ils sont d\u00e9sormais face \u00e0 leur propre impuissance, jamais en panne de discours mais ne pouvant pas sortir de leur texte. <\/p>\n<p>Une seule chose semble d\u00e9sormais leur importer, tel un dernier refuge qu&rsquo;ils ne peuvent abandonner, l\u2019expression d\u2019une ultime coh\u00e9rence\u00a0: la traque impitoyable contre l&rsquo;ennemi public n\u00b01, le d\u00e9ficit du m\u00eame nom. Les fortes r\u00e9solutions ne manquent pas, dont on verra \u00e0 l\u2019usage ce qui en subsistera, lorsqu\u2019il faudra les appliquer. Car la croissance \u00e9conomique faisant faux-bond, c\u2019est avec les seules restrictions budg\u00e9taires qu\u2019ils vont devoir remplir la mission. Quitte \u00e0, pour certains, s&rsquo;accrocher \u00e0 la perspective illusoire d&rsquo;un accroissement de leurs exportations. Calcul qui repose, dans le cas des Etats-Unis, sur l\u2019id\u00e9e folle qu\u2019il serait possible d\u2019inverser les flux commerciaux avec les <i>pays \u00e9merg\u00e9s<\/i> afin qu\u2019ils deviennent positifs en net.<\/p>\n<p><!--more-->Pour le coup, suite \u00e0 la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique, dans lesquelles nous venons \u00e0 peine de nous installer, on p\u00e9n\u00e9trerait, ce sc\u00e9nario respect\u00e9, dans une crise sociale majeure dont il faudra alors se donner les moyens politiques. Parions que devant cette perspective, le surplace va autant que possible durer, pr\u00e9sent\u00e9 au nom d&rsquo;une sagesse dont nous serons appel\u00e9s \u00e0 ne pas douter. Mais jusqu&rsquo;\u00e0 quand ? et \u00e0 quel prix quand m\u00eame ? <\/p>\n<p>M\u00eame si cela va prendre un petit peu de temps, le syst\u00e8me capitalisme est en train de s\u2019effondrer de lui-m\u00eame, \u00e0 l&rsquo;image de ces immeubles que l&rsquo;on aide \u00e0 s&rsquo;\u00e9crouler et dont la chute para\u00eet, tout du moins au d\u00e9but, tr\u00e8s lente. En retard sur les pr\u00e9visions de ceux qui ont assist\u00e9, \u00e0 vrai dire tout aussi surpris, \u00e0 l\u2019\u00e9croulement du syst\u00e8me qui se revendiquait du socialisme et dont on pensait qu&rsquo;il allait lui aussi \u00e9ternellement durer. Apr\u00e8s avoir rompu dans la r\u00e9volution avec le capitalisme, puis entam\u00e9 avec lui une farouche guerre froide puis une fausse comp\u00e9tition. <\/p>\n<p>Il ne sort au final que des vaincus de l&rsquo;affrontement Est-Ouest. Personne, en effet, ne les a pouss\u00e9s ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre pour les faire tomber. Tel que dans le r\u00eave d\u00e9cid\u00e9ment pr\u00e9monitoire de Nabuchodonosor, roi de Babylone, ils se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s \u00eatre des colosses aux pieds d\u2019argile. Leurs contradictions secondaires ont pris le pas sur leurs contradictions principales, aurait pu depuis sentencieusement conclure le Pr\u00e9sident Mao. Poursuivant sur cette lanc\u00e9e, on pourrait m\u00eame remarquer que le socialisme s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 impossible dans un seul pays &#8211; pour faire r\u00e9f\u00e9rence aux discussions de l\u2019\u00e9poque &#8211; et que le capitalisme est en train de p\u00e9rir apr\u00e8s s\u2019\u00eatre \u00e9tendu \u00e0 tous. <\/p>\n<p>L\u2019\u00e9pisode que nous sommes en train de vivre, la crise de la dette, n\u2019est pas seulement diffus\u00e9 en Europe. On ne suit pas assez, de ce point de vue, la situation du Japon. Fort de sa puissance exportatrice, ce dernier a su financer sa colossale dette publique par ses propres moyens &#8211; avec le concours de son \u00e9pargne, mais celle-ci commence \u00e0 se tarir &#8211; et des artifices financiers, dont les effets ne sont pas davantage in\u00e9puisables. Enfin, on va prochainement beaucoup parler de la plus importante de la reine de toutes les dettes, celle des Etats-Unis, un simple calcul montrant qu\u2019elle a atteint des proportions telles qu\u2019elle peut plus \u00eatre rembours\u00e9e (qu\u2019elle est devenue perp\u00e9tuelle). Mais, pour revenir \u00e0 l\u2019Europe, on y assiste actuellement \u00e0 un bien curieux spectacle. <\/p>\n<p>Les pays de la zone euro viennent de s\u2019engager dans un nouveau petit jeu. C\u2019est \u00e0 qui va montrer du doigt le d\u00e9ficit du voisin (son partenaire commercial), pour le d\u00e9noncer et le sommer, afin qu&rsquo;il soit efficacement combattu, d&rsquo;entrer en d\u00e9pression \u00e9conomique. Un jeu fort dangereux, vu le poids des \u00e9changes \u00e9conomiques au sien de la zone. Tout se passe comme si les plus prosp\u00e8res r\u00eavaient qu\u2019ils allaient tirer seul leur \u00e9pingle de ce fragile jeu de mikado. Tandis que la Commission de Bruxelles, r\u00e9duite depuis longtemps \u00e0 l\u2019impuissance, place ses derniers espoirs dans un \u00ab\u00a0renforcement de la surveillance dans la zone euro\u00a0\u00bb (oubliant au passage un Royaume-Uni\u00a0laiss\u00e9 \u00e0 ses affres !) et pour le reste s\u2019en remet \u00e0 Dieu, m\u00eame s\u2019il s\u2019appelle FMI. <\/p>\n<p>Craignant une nouvelle campagne de d\u00e9stabilisation de l\u2019euro, les dirigeants Europ\u00e9ens (Jean-Claude Trichet vient de les rejoindre) partent en croisade contre les sp\u00e9culateurs arm\u00e9s de CDS nus. Ils n&rsquo;iront pas bien loin, car ils ne disposent pas de la cl\u00e9 permettant de fermer la porte de leur arsenal. Celle-ci se trouve \u00e0 Washington, actuellement confi\u00e9e au S\u00e9nat des Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique, qui peine \u00e0 d\u00e9gager les contours d\u2019une indulgente r\u00e9forme <i>bipartisane<\/i> des produits d\u00e9riv\u00e9s. Enfin, pour couronner le tout, il ne vient m\u00eame plus \u00e0 l\u2019id\u00e9e de quiconque ne serait-ce que de modestement envisager l&rsquo;\u00e9tude d&rsquo;une initiative europ\u00e9enne de relance \u00e9conomique. Tout semble indiquer qu\u2019il ne reste plus qu\u2019\u00e0 courber le dos.<\/p>\n<p>Une v\u00e9rit\u00e9 s\u2019impose, \u00e0 ce stade de la crise, qu\u2019il est difficile d\u2019\u00e9noncer. On ne voit pas comment, faute d\u2019approfondissement de celle-ci, o\u00f9 ses acteurs pourraient trouver les ressources d\u2019initiatives de rupture. S\u2019interroger sur ce qui y fait obstacle, c\u2019est admettre sans m\u00eame avoir \u00e0 chercher plus loin qu\u2019ils sont partie prenante d\u2019un syst\u00e8me dont ils ne peuvent se d\u00e9solidariser. Ces deux logiques pour l&rsquo;instant s&rsquo;affrontent, doit-on s&rsquo;interdire d&rsquo;esp\u00e9rer que la premi\u00e8re cr\u00e9e quelques surprises ? <\/p>\n<p>Parmi les descriptions actuelles possibles de la crise, il en est une qui, plus que tout autre, t\u00e9moigne de la totale irrationalit\u00e9 du syst\u00e8me. Le meilleur du monde, \u00e9tait-il pr\u00e9tendu sans appel. Nous sommes face \u00e0 une \u00e9crasante montagne et un gigantesque trou. La montagne est b\u00e2tie de capitaux \u00e0 la recherche des meilleurs rendements, ou bien de refuges, c\u2019est selon. Leurs d\u00e9tenteurs sachant d\u00e9sormais que la recherche des premiers peut \u00eatre p\u00e9rilleuse, tandis que celle des seconds devient plus hasardeuse, car de moins en moins s\u00fbrs. Comme si le capitalisme financier, r\u00e9glant un probl\u00e8me, en avait cr\u00e9e un autre. Les Etats, devenus imp\u00e9cunieux pour le sauver, n\u2019\u00e9tant plus ces havres o\u00f9 se r\u00e9fugier lorsque se l\u00e8ve la temp\u00eate. Quant \u00e0 lui, le gigantesque trou qui est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la montagne est constitu\u00e9e par la dette publique, une fois intervenu le massif transfert des pertes du syst\u00e8me financier que les gouvernements ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019assumer. <\/p>\n<p>Le bon sens voudrait que l\u2019on bouche le trou en creusant dans la montagne. C\u2019est d\u2019ailleurs ce que l\u2019on fait d\u2019une certaine mani\u00e8re, mais en proc\u00e9dant de telle sorte l\u2019on creuse plus le trou que l\u2019on ne le bouche, contribuant \u00e0 faire grossir la montagne. Le syst\u00e8me financier a \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9 sans frais, ou presque, il n\u2019est pas dans ses habitudes de proc\u00e9der de m\u00eame avec ses d\u00e9biteurs\u00a0! Devant cet obstacle insurmontable, car aboutissement d\u2019une logique interne dont il ne saurait \u00eatre question de sortir, des esprits \u00e9clair\u00e9s ont alors propos\u00e9 que le FMI s\u2019engage \u00e0 son tour dans une politique de cr\u00e9ation mon\u00e9taire. Ce qui aurait deux cons\u00e9quences : 1\/ les Etats pourraient b\u00e9n\u00e9ficier de conditions de pr\u00eats plus avantageuses que sur les march\u00e9s. 2\/ On combattrait le mal par le mal en augmentant encore la taille et le volume de la montagne des capitaux. Cela n\u2019a pour l\u2019instant suscit\u00e9 aucun \u00e9cho et peut-\u00eatre restera lettre morte. C&rsquo;\u00e9tait pourtant la meilleure des mauvaises id\u00e9es possibles ! <\/p>\n<p>Alors, comment \u00e9chapper \u00e0 cette implacable logique\u00a0? En premier lieu, en reconnaissant la faillite du mon\u00e9tarisme et des solutions mon\u00e9taires de r\u00e9gulation du syst\u00e8me capitaliste. Condamn\u00e9es \u00e0 laisser ouverts pendant longtemps &#8211; de leur propre dire &#8211; les guichets de distribution des liquidit\u00e9s aux \u00e9tablissements financiers (ne fermant que des facilit\u00e9s accessoires), les banques centrales sont fig\u00e9es dans un immobilisme qui exprime parfaitement celle-ci. Abandonner les mirages mon\u00e9taristes signifierait instaurer &#8211; horrible terme &#8211; des r\u00e9glementations interdisant des pratiques financi\u00e8res parfaitement identifi\u00e9es et dont la nocivit\u00e9 n\u2019est plus \u00e0 d\u00e9montrer. De fil en aiguille, il deviendrait alors indispensable de reconfigurer le syst\u00e8me financier, afin qu\u2019il soit au service de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique humaine (la production et la r\u00e9partition des biens et des services n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019\u00e9panouissement de l\u2019esp\u00e8ce dans son environnement). Puis, de d\u00e9manteler la machine \u00e0 fabriquer de la dette, que le syst\u00e8me ne serait plus de toute fa\u00e7on en mesure de financer, ayant perdu ses instruments miraculeux. Ce qui supposerait, enfin, d\u2019envisager la r\u00e9mun\u00e9ration des individus en la dissociant, au moins partiellement, de l\u2019activit\u00e9 sociale que l\u2019on appelle travail. <\/p>\n<p>Un fil de ce genre, une fois commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre tir\u00e9, ne demanderait qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00eatre davantage&#8230; Permettant aussi de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce qu&rsquo;une autre globalisation, reposant sur d&rsquo;autres fondations faites de coop\u00e9rations et de solidarit\u00e9s, pourrait apporter. Ou bien \u00e0 trouver un nouveau moteur \u00e9cologique \u00e0 cette croissance dont on pressent qu&rsquo;il faut la calculer autrement.<\/p>\n<p>Tout cela est bien beau, mais ne r\u00e9glerait pas nos actuels gros probl\u00e8mes de dette publique! L&rsquo;approche d\u2019une taxation des transactions financi\u00e8res, pourtant un \u00e9l\u00e9ment de solution, n\u2019a pas l\u2019heur de plaire au FMI, qui a re\u00e7u du G20 mission de rapporter \u00e0 ce sujet en avril prochain. La taxe semble cumuler tous les inconv\u00e9nients, \u00e0 entendre ses nombreux opposants. Elle serait tr\u00e8s difficile \u00e0 mettre en oeuvre (sempiternel argument). \u00ab\u00a0Plut\u00f4t facile \u00e0 \u00e9viter\u00a0\u00bb nous a appris cette semaine Dominique Strauss-Kahn devant le Parlement europ\u00e9en. En utilisant, a-t-il doctement expliqu\u00e9 mais sans plus de pr\u00e9cision, des produits complexes sp\u00e9cialement con\u00e7us \u00e0 cet effet. Enfin, argument plus retors, son rendement risquerait de d\u00e9cro\u00eetre, car sa perception aurait pour cons\u00e9quence de diminuer le volume de l\u2019activit\u00e9 financi\u00e8re, et donc de restreindre son assiette (ce qui est pr\u00e9cis\u00e9ment son objectif, r\u00e9torquent ses partisans). <\/p>\n<p>D\u2019autres m\u00e9canismes plus \u00e0 tiroirs pourraient \u00eatre \u00e9labor\u00e9s pour financer la dette publique \u00e0 moindre co\u00fbt et la rembourser en douceur, qui supposeraient entre autre la mise en place de r\u00e9gulations astreignantes des march\u00e9s financiers, \u00e0 commencer par le plus volumineux, celui des changes. L&rsquo;id\u00e9e \u00e9tant de restreindre les opportunit\u00e9s financi\u00e8re afin que les investisseurs se concentrent sur les obligations d&rsquo;Etat, dont les taux baisseraient en raison de la demande et faute de meilleures opportunit\u00e9s. Des reconfigurations d\u2019importance seraient certes n\u00e9cessaires, mais qui peut aujourd\u2019hui vraiment croire qu\u2019elles pourront \u00eatre \u00e9vit\u00e9es, sauf \u00e0 faire preuve d\u2019une grande ing\u00e9nuit\u00e9 ou d\u2019une forte et illusoire obstination ? <\/p>\n<p>Mais demain sera un autre jour. <\/p>\n<blockquote><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>UNE ECRASANTE MONTAGNE ET UN GIGANTESQUE TROU<\/strong><\/p>\n<p>Si les enjeux n\u2019\u00e9taient pas ce qu\u2019ils sont, incommensurables, les atermoiements qui se multiplient actuellement en deviendraient presque risibles. Dans l&rsquo;actualit\u00e9 imm\u00e9diate, on pense \u00e0 la Gr\u00e8ce et l&rsquo;inimaginable histoire qui nous est racont\u00e9e, \u00e9chappant des doigts de tous ceux qui auraient du la retenir. 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