{"id":96868,"date":"2017-07-06T10:36:10","date_gmt":"2017-07-06T08:36:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=96868"},"modified":"2017-07-06T10:36:10","modified_gmt":"2017-07-06T08:36:10","slug":"marx-aujourdhui-v-mort-et-resurrection-du-capitalisme-par-dominique-temple","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/07\/06\/marx-aujourdhui-v-mort-et-resurrection-du-capitalisme-par-dominique-temple\/","title":{"rendered":"Marx aujourd&rsquo;hui (V) Mort et r\u00e9surrection du capitalisme, par Dominique Temple"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>II <\/strong><\/p>\n<h5>Mort et r\u00e9surrection du capitalisme<\/h5>\n<p>Quel fut l&rsquo;avenir de ce syst\u00e8me d&rsquo;exploitation\u00a0? Le capitaliste r\u00e9investit son profit en force de travail ouvri\u00e8re pour augmenter son profit. Il y est contraint parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre solution que d&rsquo;augmenter son capital pour faire face \u00e0 la concurrence. <!--more-->Cependant, la production doit \u00eatre consomm\u00e9e par une demande <em>solvable<\/em>. Or, quand le salaire est limit\u00e9 \u00e0 la reproduction de la force de travail brute, le seuil de la <em>surproduction<\/em> est rapidement atteint : le nombre d&rsquo;ouvriers augmente mais pas le nombre de consommateurs. Le syst\u00e8me s&rsquo;effondre. La solution\u00a0? Une <em>redistribution partielle<\/em> de la plus-value au prol\u00e9tariat, \u00e0 la condition qu&rsquo;elle ne suscite pas une autre production que celle d\u00e9cid\u00e9e par l\u2019entreprise capitaliste et ne remette pas en cause le profit escompt\u00e9. La <em>consommation vraie<\/em> ne doit augmenter qu&rsquo;\u00e0 la condition qu&rsquo;elle motive la <em>consommation productive<\/em>. Le <em>loisir<\/em> du prol\u00e9tariat doit lui-m\u00eame \u00eatre <em>programm\u00e9<\/em> par la <em>croissance<\/em> du <em>capital<\/em>.<\/p>\n<p>Mais si l&rsquo;augmentation du pouvoir d&rsquo;achat des salari\u00e9s retarde la crise de la surproduction, elle ne la supprime pas, et pour l&rsquo;\u00e9viter, l&rsquo;entreprise capitaliste doit donner toujours plus de pouvoir d&rsquo;achat au prol\u00e9tariat et investir dans l&rsquo;invention de marchandises nouvelles. La <em>puissance<\/em> <em>d&rsquo;innovation est r\u00e9-introduite dans le travail, <\/em>et devient m\u00eame motrice de l&rsquo;investissement apr\u00e8s la crise de 1929 et la deuxi\u00e8me guerre mondiale<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Revient-on \u00e0 une d\u00e9finition de la valeur qui int\u00e8gre la <em>qualit\u00e9<\/em>, revient-on \u00e0 l\u2019\u00e9conomie politique au sens aristot\u00e9licien du terme\u00a0? En r\u00e9alit\u00e9, le capitalisme subordonne toute <em>qualit\u00e9<\/em> au <em>profit<\/em> et \u00e0 l&rsquo;accumulation du capital<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Le capitalisme du temps de Marx est mort dans la \u201cgrande crise\u201d. Mais un changement radical s&rsquo;est produit dans l&rsquo;entreprise\u00a0par l&rsquo;importance que prend <em>la puissance d&rsquo;innovation<\/em>.<\/p>\n<p>Dans sa th\u00e8se en 1911, Joseph Schumpeter distingue la <em>force de travail<\/em> et la <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em> en reconnaissant \u00e0 l&rsquo;artisan de disposer de l&rsquo;une et de l&rsquo;autre tandis que, dit-il, dans l&rsquo;entreprise capitaliste les deux fonctions sont distinctes, l&rsquo;une appartenant \u00e0 l&rsquo;entrepreneur et l&rsquo;autre \u00e0 l&rsquo;ouvrier. D\u00e8s lors, pour lui, la <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em> qui est la propri\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;entrepreneur est l&rsquo;<em>essence du capitalisme<\/em>.\u00a0\u00ab En fait, l&rsquo;impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprim\u00e9e par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles m\u00e9thodes de production et de transport, les nouveaux march\u00e9s, les nouveaux types d&rsquo;organisation industrielle &#8211; tous \u00e9l\u00e9ments cr\u00e9\u00e9s par l&rsquo;initiative capitaliste \u00bb<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Cette hypoth\u00e8se ne donne toutefois pas lieu \u00e0 une analyse th\u00e9orique comme celle de Karl Marx. Schumpeter se contente d&rsquo;attribuer la <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em> au temp\u00e9rament d&rsquo;un type d&rsquo;hommes, <em>l&rsquo;entrepreneur. <\/em>La <em>puissance<\/em> <em>innovante<\/em> lui appara\u00eet comme une pr\u00e9disposition de certains hommes<em>. <\/em>La s\u00e9lection naturelle ferait le reste&#8230;<\/p>\n<p>Or, tout le monde dispose de cette <em>puissance<\/em> puisqu&rsquo;elle est la <em>vie<\/em>. Par contre, la capacit\u00e9 que revendique le capitaliste, son principal travail si l&rsquo;on peut dire, reste la <em>privatisation de la propri\u00e9t\u00e9\u00a0<\/em>! D\u00e8s lors, le peuple n&rsquo;a nulle part les moyens de faire preuve de sa <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em>, et ne pourra non plus inventer un nouveau rapport de production.<\/p>\n<p>Le capitalisme, lui, n&rsquo;ignore pas que la <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em> appartient \u00e0 tout le monde\u00a0: plus que des ouvriers, il demande d\u00e9sormais des innovateurs, des math\u00e9maticiens, des informaticiens. Il se ressuscite en achetant la <em>puissance d&rsquo;innovation <\/em>comme pr\u00e9c\u00e9demment il achetait la <em>force de travail brute<\/em>.<\/p>\n<p>Ainsi, la critique de Marx doit \u00eatre redoubl\u00e9e : ce qui est ali\u00e9n\u00e9 dans le contrat salari\u00e9 est toujours une puissance de travail, mais au lieu d&rsquo;\u00eatre une force de travail brute, c&rsquo;est une puissance intellectuelle, un esprit format\u00e9 aux exigences du capital, une <em>intelligence productive de capital<\/em>. Si les chercheurs, les ouvriers sp\u00e9cialis\u00e9s, les techniciens et les cadres, les <em>cols blancs<\/em>, peuvent actualiser dor\u00e9navant leur <em>puissance d&rsquo;innovation, <\/em>ce n&rsquo;est que pour autant qu&rsquo;ils l&rsquo;ali\u00e8nent \u00e0 l&rsquo;entreprise capitaliste. Peut-\u00eatre cette \u00e9volution fut-elle masqu\u00e9e par la deuxi\u00e8me guerre mondiale qui r\u00e9activa la forme primitive du capitalisme en particulier dans les \u201ccolonies\u201d, mais le moteur de l&rsquo;entreprise est d\u00e9sormais la force d&rsquo;innovation et non plus la force vitale brute de l&rsquo;ouvrier.<\/p>\n<p>D\u00e9multipli\u00e9e par la technologie, la productivit\u00e9 de l&rsquo;intelligence est sans commune mesure avec la force de travail aveugle du prol\u00e9taire, au point que le salaire de <em>l&rsquo;inventeur<\/em> s&rsquo;offre l&rsquo;exclusion du <em>travailleur<\/em>. <em>L&rsquo;exclusion <\/em>est la cons\u00e9quence d&rsquo;une <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em> qui prend le relais de la <em>force de travail brute<\/em>. La survie du capital se paie de la mort du prol\u00e9tariat\u00a0!<\/p>\n<p>Ce paradoxe fait croire que l&rsquo;on est sorti de l&rsquo;analyse marxiste. Mais en r\u00e9alit\u00e9, celle-ci se redouble, et <em>l&rsquo;exploitation<\/em> atteint son paroxysme lorsque le travail \u00e9tant assur\u00e9 par les machines et les robots, les techniciens de l&rsquo;innovation sont \u00e0 leur tour remplac\u00e9s par l&rsquo;intelligence artificielle. Il faut renouveler l&rsquo;analyse de <em>l&rsquo;exploitation<\/em> de la <em>force de travail <\/em>par celle de l&rsquo;<em>exploitation <\/em>de la <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em>.<\/p>\n<h5>La Dette souveraine<\/h5>\n<p>Le capitalisme se contente d\u00e8s lors de sp\u00e9culer sur des pr\u00eats consentis \u00e0 la consommation, qui \u00e0 leur tour, faute d&rsquo;\u00eatre solvables, relancent la crise de la surproduction.<\/p>\n<p>La <em>d\u00e9valuation<\/em> fut un temps une solution de relance. La bourgeoisie l&rsquo;\u00e9limina en privant l&rsquo;Etat de son pouvoir de battre monnaie. Elle peut dor\u00e9navant cr\u00e9er autant de monnaie qu&rsquo;elle veut parce qu&rsquo;elle encha\u00eene l&rsquo;Etat \u00e0 la dette sous la menace du chaos. Et elle n&rsquo;a pas \u00e0 craindre de contradiction ou d&rsquo;alternative\u00a0! Le <em>prol\u00e9tariat<\/em> <em>disqualifi\u00e9,<\/em> <em>exclu<\/em>, ne peut convertir le temps de travail lib\u00e9r\u00e9 en <em>production consommatrice libre<\/em>, <em>dissipative<\/em> par rapport \u00e0 la <em>consommation utile<\/em> au capital, parce que <em>dans une \u00e9conomie de libre-\u00e9change tous les moyens de production sont plac\u00e9s sous le r\u00e9gime de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e.<\/em> Le capital r\u00e8gne sans partage\u00a0: il lui suffit d&rsquo;\u00e9viter la <em>r\u00e9volte<\/em> des <em>exclus. <\/em>Il dispose pour cela de la force.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9futer la critique, l&rsquo;id\u00e9ologie lib\u00e9rale soutient que la puissance d&rsquo;innovation rempla\u00e7ant la force de travail aveugle, am\u00e9liore le niveau de comp\u00e9tence des citoyens, diminue le co\u00fbt de production des richesses, augmente le pouvoir d&rsquo;achat des salari\u00e9s qui se convertit en demande de valeurs d&rsquo;usage nouvelles. Elle soutient que les ressources de la terre peuvent \u00eatre multipli\u00e9es par la technologie, que la progression de la connaissance dont elle se porte garant est le meilleur investissement de la soci\u00e9t\u00e9, enfin que disposer de la force \u00e9vite qu&rsquo;elle ne soit utilis\u00e9e par des concurrents irrationnels. Elle pr\u00e9tend que le salariat d\u00e9savoue ses propres syndicats parce qu&rsquo;il pr\u00e9f\u00e8re jouir de la s\u00e9curit\u00e9 que lui assure la croissance capitaliste plut\u00f4t que d&rsquo;\u00eatre impliqu\u00e9 dans la prise de risque qu&rsquo;implique la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;entreprise. Elle plaide enfin que la cr\u00e9ation mon\u00e9taire relance la consommation productive,\u00a0et que le march\u00e9 financier r\u00e9gente l&rsquo;\u00e9quilibre de la production et de la consommation parce que c&rsquo;est de son int\u00e9r\u00eat bien compris, et que l&rsquo;arbitrage choisi par des hommes libres sur leurs propres affaires est plus juste que l&rsquo;intervention d&rsquo;une juridiction arbitraire, et elle fait valoir que l&rsquo;entreprise capitaliste est la principale ressource de l&rsquo;Etat (l&rsquo;imp\u00f4t), qu&rsquo;elle est donc la source de la redistribution, et de l&rsquo;\u00e9conomie sociale qu&rsquo;elle finance plus judicieusement que l&rsquo;Etat lui-m\u00eame parce que celui-ci est le plus souvent l&rsquo;objet de la convoitise de pouvoirs occultes qui d\u00e9tournent ses richesses dans leurs int\u00e9r\u00eats ou selon leurs imaginaires, etc.<\/p>\n<p>En bref, si le capitalisme est parvenu \u00e0 ma\u00eetriser la <em>force de travail<\/em> et <em>la puissance d&rsquo;innovation<\/em> (l\u2019information, l\u2019\u00e9ducation, l\u2019enseignement, la science, la technique, l\u2019art, la critique), ne pourrait-il pas soumettre \u00e9galement le r<em>apport social cr\u00e9ateur de valeur<\/em> au <em>rapport de force source de la valeur d&rsquo;\u00e9change et du capital\u00a0<\/em>? Pourquoi ne le pourrait-il pas\u00a0? S&rsquo;il a su n\u00e9gocier le passage de l\u2019exploitation de la force de travail brute \u00e0 l&rsquo;exploitation du travail qualifi\u00e9 par l&rsquo;int\u00e9gration de la <em>consommation vraie <\/em>comme <em>production consommatrice<\/em> <em>utile<\/em>, puis \u00e0 ma\u00eetriser la <em>puissance d&rsquo;innovation<\/em>, et enfin \u00e0 remplacer le travail qualifi\u00e9 par le travail de la machine, ne pourrait-il contraindre la <em>matrice de la conscience<\/em> elle-m\u00eame \u00e0 devenir une <em>force productive<\/em> <em>utile<\/em> ? Le capitalisme ne pourrait-il se transformer en <em>\u00e9conomie sociale<\/em> ou tout au moins en \u00e9conomie <em>responsable<\/em> du genre humain ? Autrement dit, s&rsquo;il r\u00e9ussissait \u00e0 subordonner \u00e0 son profit le rapport social cr\u00e9ateur de <em>valeur<\/em>, la <em>valeur d&rsquo;\u00e9change<\/em> ne pourrait-elle pas subsumer la <em>valeur<\/em>\u00a0? Si la soci\u00e9t\u00e9 civile disposant de son temps libre ne peut concevoir une autre fonction du travail que celle du travail ali\u00e9n\u00e9, chacun devenant responsable de celui-ci, ne pourrait-elle lui apporter un visage humain\u00a0?<\/p>\n<p>(\u00e0 suivre&#8230;)<\/p>\n<p>============================================<br \/>\n<a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0 Les choses furent toutefois compliqu\u00e9es\u00a0: le communisme s&rsquo;est empar\u00e9 du pouvoir en Russie. Le prol\u00e9tariat se divise\u00a0: les uns croient en l&rsquo;avenir du mod\u00e8le sovi\u00e9tique, les autres esp\u00e8rent dans la transformation du syst\u00e8me capitaliste. \u00c0 l&rsquo;Ouest le peuple consentit au contrat que lui proposa le capitalisme. Il y eut \u00e0 cette collaboration une raison objective. Le prol\u00e9tariat participa \u00e0 la croissance du capital parce qu\u2019elle lui assurait la survie mais aussi parce qu&rsquo;il obtint, par la lutte syndicale, l&rsquo;investissement d&rsquo;une part de la redistribution dans une <em>\u00e9conomie sociale<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0 Comme l&rsquo;on ne peut toujours pas mesurer la <em>qualit\u00e9<\/em> du travail, le prix de r\u00e9f\u00e9rence de la <em>valeur<\/em> <em>utile pour le capital <\/em>sera celui de la derni\u00e8re unit\u00e9 vendue sur le march\u00e9 de libre-\u00e9change. Cette th\u00e9orie dite \u201cmarginaliste\u201d s&rsquo;autorise \u00e0 confondre tous les facteurs qui interviennent dans la production de la <em>valeur utile <\/em>(au capital). La notion d&rsquo;<em>utilit\u00e9 sociale<\/em> exclut d\u00e8s lors toute motivation \u00e9thique\u00a0: <em>\u00ab Je dis que les choses sont utiles d\u00e8s qu&rsquo;elles peuvent servir \u00e0 un usage quelconque, d\u00e8s qu&rsquo;elles r\u00e9pondent \u00e0 un besoin quelconque et en permettent la satisfaction. Ainsi, il n&rsquo;y a <\/em><em>pas \u00e0 s&rsquo;occuper ici des nuances par lesquelles on classe, dans le langage de la conversation courante, l&rsquo;utile \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;agr\u00e9able entre le n\u00e9cessaire et le superflu. N\u00e9cessaire, utile, agr\u00e9able et superflu, tout cela, pour nous, est seulement plus ou moins utile. Il n&rsquo;y a pas davantage \u00e0 tenir compte ici de la moralit\u00e9 ou de l&rsquo;immoralit\u00e9 du besoin auquel r\u00e9pond la chose utile et qu&rsquo;elle permet de satisfaire. Qu&rsquo;une substance soit recherch\u00e9e par un m\u00e9decin pour gu\u00e9rir un malade, ou par un assassin pour empoisonner sa famille, c&rsquo;est une question tr\u00e8s importante \u00e0 d&rsquo;autres points de vue, mais tout \u00e0 fait indiff\u00e9rente au n\u00f4tre. La substance est utile, pour nous, dans les deux cas, et peut l&rsquo;\u00eatre plus dans le second que dans le premier. \u00bb<\/em> L\u00e9on Walras, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/L%8Eon_Walras\">El\u00e9ments d&rsquo;\u00e9conomie politique pure<\/a>, 1874, 4e \u00e9dition (1900) (3\u00e8me le\u00e7on, de la richesse sociale). La <em>richesse<\/em> se substitue au <em>bien<\/em>. La \u201cvaleur utilit\u00e9\u201d est une \u201cforme de la valeur\u201d mais tout aussi r\u00e9ductrice de la valeur que la \u201cvaleur d&rsquo;\u00e9change\u201d.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0 Joseph A. Schumpeter, <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/Schumpeter_joseph\/theorie_evolution\/theorie_evolution.html\">Th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution \u00e9conomique<\/a>, chapitre III.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>II <\/strong><\/p>\n<h5>Mort et r\u00e9surrection du capitalisme<\/h5>\n<p>Quel fut l&rsquo;avenir de ce syst\u00e8me d&rsquo;exploitation\u00a0? Le capitaliste r\u00e9investit son profit en force de travail ouvri\u00e8re pour augmenter son profit. Il y est contraint parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre solution que d&rsquo;augmenter son capital pour faire face \u00e0 la concurrence. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5027,13],"tags":[4448],"class_list":["post-96868","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-capitalisme","category-intelligence-artificielle","tag-innovation-technologique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96868","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=96868"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96868\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":96871,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96868\/revisions\/96871"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=96868"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=96868"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=96868"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}