{"id":96872,"date":"2017-07-07T08:00:25","date_gmt":"2017-07-07T06:00:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=96872"},"modified":"2017-07-06T11:50:13","modified_gmt":"2017-07-06T09:50:13","slug":"marx-aujourdhui-vi-travail-humain-valeur-par-dominique-temple","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/07\/07\/marx-aujourdhui-vi-travail-humain-valeur-par-dominique-temple\/","title":{"rendered":"Marx aujourd&rsquo;hui (VI) Travail humain ; valeur, par Dominique Temple"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>III<\/strong><\/p>\n<h5>Le travail humain<\/h5>\n<p>Marx soutient que le capitalisme d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 subordonne toute activit\u00e9 qu&rsquo;elle soit scientifique, artistique ou critique \u00e0 la croissance du profit de ses actionnaires, et que d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 il remplace le travail salari\u00e9 par celui des machines, de sorte que chaque individu b\u00e9n\u00e9ficiant du temps de travail lib\u00e9r\u00e9 devrait pouvoir se rendre ma\u00eetre de l&rsquo;\u00e9conomie au b\u00e9n\u00e9fice de tous.<!--more--><\/p>\n<p>\u00ab <em>La cr\u00e9ation, en dehors du temps de travail n\u00e9cessaire, de nombreux loisirs au profit de la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral et de chaque individu en particulier pour le plein d\u00e9veloppement de ses facult\u00e9s cr\u00e9atrices, appara\u00eet dans le syst\u00e8me capitaliste et pr\u00e9-capitaliste comme temps de non-travail, comme loisir pour quelques-uns. Ce qu&rsquo;il y a de nouveau dans le capital, c&rsquo;est qu&rsquo;il augmente le temps du surtravail des masses par tous les moyens de l&rsquo;art et de la science, puisque aussi bien il a pour but imm\u00e9diat non la valeur d&rsquo;usage mais la valeur en soi, qu&rsquo;il ne peut r\u00e9aliser sans l&rsquo;appropriation directe du temps de surtravail, qui constitue sa richesse. Ainsi, r\u00e9duisant \u00e0 son minimum le temps du travail, le capital contribue malgr\u00e9 lui \u00e0 cr\u00e9er du temps social disponible au service de tous, pour l\u2019\u00e9panouissement de chacun. Mais, tout en cr\u00e9ant du temps disponible, il tend \u00e0 le transformer en surtravail. Plus il r\u00e9ussit dans cette t\u00e2che, plus il souffre de surproduction\u00a0; et sit\u00f4t qu&rsquo;il n&rsquo;est pas en mesure d&rsquo;exploiter du surtravail, le capital arr\u00eate le travail n\u00e9cessaire. Plus cette contradiction s&rsquo;aggrave, plus on s&rsquo;aper\u00e7oit que l&rsquo;accroissement des forces productives doit d\u00e9pendre non pas de l&rsquo;appropriation du surtravail par autrui, mais par la masse ouvri\u00e8re elle-m\u00eame. Quand elle y sera parvenue \u2013\u00a0et le temps disponible perdra du coup son caract\u00e8re contradictoire\u00a0\u2013 le temps de travail n\u00e9cessaire s&rsquo;alignera d&rsquo;une part sur les besoins de l&rsquo;individu social, tandis qu&rsquo;on assistera d&rsquo;autre part \u00e0 un tel accroissement de forces productives que les loisirs augmenteront pour chacun, alors que la production sera calcul\u00e9e en vue de la richesse de tous. La vraie richesse \u00e9tant la pleine puissance productive de tous les individus, l&rsquo;\u00e9talon de mesure en sera non pas le temps de travail, mais le temps disponible \u00bb<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Dans cette analyse o\u00f9 l&rsquo;expression \u201cpuissance productive\u201d renvoie \u00e0 la <em>force de travail cr\u00e9atrice de l&rsquo;homme libre<\/em>, il y a cependant un point aveugle\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Plus cette contradiction s&rsquo;aggrave, plus on s&rsquo;aper\u00e7oit que l&rsquo;accroissement des forces productives doit d\u00e9pendre non pas de l&rsquo;appropriation du surtravail par autrui, mais par la masse ouvri\u00e8re elle-m\u00eame \u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Que veut dire \u201c<em>doit<\/em> d\u00e9pendre\u201d sinon qu\u2019il ne va pas de soi que le prol\u00e9tariat puisse se r\u00e9approprier la ma\u00eetrise des forces productives. Comment le pourrait-il si la <em>propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e<\/em> reste au principe de l\u2019\u00e9conomie ?<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 partir de cette question que l&rsquo;on a imagin\u00e9 une \u00e9preuve de force entre le prol\u00e9tariat et la bourgeoisie, que le prol\u00e9tariat s&#8217;empare du pouvoir, puis, au terme de sa dictature, abolisse la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e\u2026<\/p>\n<p>Marx soutient plut\u00f4t que le progr\u00e8s des forces productives fera \u00e0 terme exploser les rapports de production en provoquant une crise politique qui peut devenir <em>r\u00e9volution<\/em> si elle est assortie d\u2019une r\u00e9flexion critique. Il fait d\u00e9pendre la <em>r\u00e9volution<\/em> d\u2019une <em>prise de conscience du prol\u00e9tariat <\/em>qui dans le <em>loisir<\/em> aurait la possibilit\u00e9 de s\u2019\u00e9manciper. Cependant, il ne suffit pas de dire <em>\u00ab\u00a0Quand le prol\u00e9tariat se sera r\u00e9appropri\u00e9 le surtravail\u2026 \u00bb, <\/em>il faut dire <em>comment<\/em> il pourrait y parvenir, comment il pourrait mettre le capital sous la <em>responsabilit\u00e9<\/em> de chacun<em>\u00a0<\/em>? Dit en termes marxistes\u00a0: comment le <em>capital fixe<\/em> peut-il devenir la source d\u2019une <em>consommation productive libre et d&rsquo;une production consommatrice pour tous <\/em>? Ou encore\u00a0: comment<em> le travail mort <\/em>peut-il devenir<em> vivant\u00a0et de vivant, humain\u00a0? <\/em><\/p>\n<p>Les deux voies, celle du dialogue avec la bourgeoisie capitaliste, et celle de la lutte des classes, qui ont \u00e9t\u00e9 essay\u00e9es au cours de l&rsquo;immonde XXe si\u00e8cle ont \u00e9chou\u00e9. Pour que les choses changent, il faudrait que la <em>propri\u00e9t\u00e9<\/em> change de statut, et que les prol\u00e9taires puissent int\u00e9grer leur travail dans <em>un autre rapport social<\/em> que celui des <em>rapports de force <\/em>entre individus. Alors on pourrait dire avec Marx\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Supposons que nous produisions comme des \u00eatres humains, chacun de nous s&rsquo;affirmerait doublement dans sa production, soi-m\u00eame et l&rsquo;autre. <\/em><\/p>\n<p><em>Dans ma production, je r\u00e9aliserais mon individualit\u00e9, ma particularit\u00e9, j&rsquo;\u00e9prouverais en travaillant, la jouissance d&rsquo;une manifestation individuelle de ma vie, et dans la contemplation de l&rsquo;objet, j&rsquo;aurais la joie individuelle de reconna\u00eetre ma personnalit\u00e9 comme une puissance r\u00e9elle, concr\u00e8tement saisissable et \u00e9chappant \u00e0 tout doute. <\/em><\/p>\n<p><em>Dans ta jouissance ou ton emploi de mon produit, j&rsquo;aurais la joie spirituelle imm\u00e9diate de satisfaire par mon travail un besoin humain, de r\u00e9aliser la nature humaine et de fournir au besoin d&rsquo;un autre l&rsquo;objet de sa n\u00e9cessit\u00e9. <\/em><\/p>\n<p><em>J&rsquo;aurais conscience de servir de m\u00e9diateur entre toi et le genre humain, d&rsquo;\u00eatre reconnu et ressenti par toi comme un compl\u00e9ment \u00e0 ton propre \u00eatre et comme une partie n\u00e9cessaire de toi-m\u00eame, d&rsquo;\u00eatre accept\u00e9 dans ton esprit comme dans ton amour.<\/em><\/p>\n<p><em>J&rsquo;aurais dans mes manifestations individuelles, la joie de cr\u00e9er la manifestation de ta vie, c&rsquo;est-\u00e0-dire de r\u00e9aliser et d&rsquo;affirmer dans mon activit\u00e9 individuelle ma vraie nature, ma sociabilit\u00e9 humaine. Nos productions seraient autant de miroirs o\u00f9 nos \u00eatres rayonneraient l&rsquo;un vers l&rsquo;autre. Dans cette r\u00e9ciprocit\u00e9, ce qui serait fait de mon c\u00f4t\u00e9 le serait aussi du tien\u00a0<\/em>\u00bb<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas seulement <em>l&rsquo;innovation, <\/em>la <em>vie, <\/em>qui est \u00e9voqu\u00e9e ici, mais le r<em>apport des hommes<\/em> entre eux, la <em>structure sociale de base<\/em> qui engendre une <em>conscience commune<\/em>, qui donne \u00e0 chacun son sentiment d&rsquo;appartenance \u00e0 <em>l&rsquo;humanit\u00e9<\/em>. Cette matrice est indiqu\u00e9e\u00a0: la <em>r\u00e9ciprocit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>Cependant la r\u00e9ciprocit\u00e9 est un concept que Marx ne pr\u00e9cise pas. Il dit dans une lettre \u00e0 Annenkov\u00a0: <em>\u00ab Qu\u2019est ce que la soci\u00e9t\u00e9\u00a0? Quelle que soit sa forme\u00a0?\u00a0Le produit de l\u2019action r\u00e9ciproque des hommes \u00bb<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>Mais qu&rsquo;est ce qui est dit dans ce qui lui appara\u00eet d&rsquo;une telle \u00e9vidence\u00a0? La r\u00e9ciprocit\u00e9 formelle, le fait qu&rsquo;une action vis-\u00e0-vis d&rsquo;autrui ait le m\u00eame sens pour l&rsquo;un que pour l&rsquo;autre. Rien n&rsquo;est indiqu\u00e9 du contenu de cette r\u00e9ciprocit\u00e9, qui peut \u00eatre aussi bien le souci de soi comme en t\u00e9moigne l&rsquo;\u00e9change r\u00e9ciproque, que la d\u00e9pendance d&rsquo;une valeur commune, ce dont Marx cr\u00e9ditera les communaut\u00e9s primitives, ou encore la reconnaissance de cette m\u00eame valeur selon la raison, comme dans le texte que l&rsquo;on vient de citer.\u00a0Le travail n&rsquo;est plus alors du <em>travail social utile au capital<\/em> d\u00e9fini en relation de force ou de pouvoir, mais du <em>travail social libre utile au capital humain<\/em><a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Mais comment en arriver l\u00e0\u00a0?<\/p>\n<h5>La valeur<\/h5>\n<p>Revenons \u00e0 la question de la valeur. Dans l&rsquo;Antiquit\u00e9, la r\u00e9partition des richesses s&rsquo;effectuait \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des communaut\u00e9s entre producteurs par <em>r\u00e9ciprocit\u00e9<\/em> et non par <em>\u00e9change\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;\u00e9change des marchandises commence l\u00e0 o\u00f9 les communaut\u00e9s finissent, \u00e0 leur point de contact avec des communaut\u00e9s \u00e9trang\u00e8res ou avec des membres de ces derni\u00e8res communaut\u00e9s \u00bb<\/em><a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Aristote d\u00e9crit la gen\u00e8se de la valeur dans une communaut\u00e9 o\u00f9 les citoyens sont libres, \u00e9gaux et attentifs \u00e0 la satisfaction des besoins des autres, selon un rapport de r\u00e9ciprocit\u00e9 de pair \u00e0 pair auquel l&rsquo;\u00e9change est subordonn\u00e9 (l&rsquo;<em>\u00e9<\/em><em>change de r\u00e9ciprocit\u00e9<\/em>). Dans la<em> cit\u00e9,<\/em> le <em>travail<\/em> est <em>travail social<\/em>. La <em>division du travail<\/em> est ordonn\u00e9e \u00e0 la <em>compl\u00e9mentarit\u00e9 des productions<\/em>. D&rsquo;o\u00f9 la d\u00e9termination de la <em>valeur<\/em> en fonction du <em>statut de production<\/em>.<\/p>\n<p>Marx pr\u00e9cise que le Philosophe n&rsquo;a pu concevoir la <em>gen\u00e8se de la valeur d&rsquo;\u00e9change<\/em> parce que le rapport de production bourgeois n&rsquo;existait pas de son temps mais aussi que les modes de production de l&rsquo;Antiquit\u00e9 sont \u201c<em>nimb\u00e9s d&rsquo;un nuage mystique qui masque la raison qui les motive<\/em>\u201d.<\/p>\n<p><em>\u00ab La vie sociale, dont la production mat\u00e9rielle et les rapports qu&rsquo;elle implique forment la base, ne sera d\u00e9gag\u00e9e du nuage mystique qui en voile l&rsquo;aspect, que le jour o\u00f9 s&rsquo;y manifestera l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;hommes librement associ\u00e9s, agissant consciemment et ma\u00eetres de leur propre mouvement social\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p>Or, pour cela, il faudra attendre que chaque citoyen \u00e9tablisse \u00ab\u00a0<em>des rapports transparents et rationnels avec ses semblables et avec la nature\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;homme capitaliste, s&rsquo;il n&rsquo;ignore pas la raison, ignore le sens de la <em>valeur<\/em> parce que pour lui le <em>rapport social<\/em> <em>transparent et rationnel<\/em> o\u00f9 se d\u00e9veloppe la \u201cvaleur d&rsquo;\u00e9change\u201d comme <em>forme de la valeur<\/em> est un rapport de force entre propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es.<\/p>\n<p>(\u00e0 suivre&#8230;)<\/p>\n<p>=================================<br \/>\n<a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em>Marx, <em>Principes d&rsquo;une critique de l&rsquo;\u00e9conomie politique<\/em>, \u00c5\u2019uvres II, op.\u00a0cit., p.\u00a0307.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em>Marx, <em>Manuscrits de 44, <\/em><em>\u0153uvres<\/em>, II, <em>op. cit<\/em>., p. 33-34.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0 \u00ab \u2026 Les hommes sont-ils libres de choisir telle ou telle\u00a0 forme sociale\u00a0? Pas du tout. (\u2026) Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019ajouter que les hommes ne sont pas libres arbitres de leurs <em>forces productives\u00a0 \u2013<\/em> qui sont la base de toute leur histoire \u2013 car toute force productive est une force acquise, le produit d\u2019une activit\u00e9\u00a0ant\u00e9rieure.\u00a0\u00bb Lettre de Marx a Annenkov, Bruxelles 28 d\u00e9cembre 1848 dans <em>Marx Engels correspondance,<\/em> Tome I\u00a0 Editions sociales, 1971, p. 446.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0 Comme le mot \u201cpriv\u00e9\u201d le mot \u201cr\u00e9ciprocit\u00e9\u201d change de contenu avec son contexte. Marx oppose la r\u00e9ciprocit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s primitives \u00e0 la r\u00e9ciprocit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 moderne parce que l&rsquo;une d\u00e9pend d&rsquo;une appr\u00e9hension des choses affective et l&rsquo;autre d&rsquo;une appr\u00e9hension des choses rationnelles. C&rsquo;est alors que la r\u00e9ciprocit\u00e9 \u201cqui va de soi\u201d peut \u00eatre voulue comme la matrice de la valeur que les hommes cr\u00e9ent librement, et que la valeur mystique des origines se d\u00e9voile en valeur \u00e9thique.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a>\u00a0 \u00ab Pour que l&rsquo;ali\u00e9nation soit r\u00e9ciproque, il faut tout simplement que les hommes se rapportent les uns aux autres, par une reconnaissance tacite, comme propri\u00e9taires priv\u00e9s de ces choses ali\u00e9nables, et, par l\u00e0 m\u00eame, comme personnes ind\u00e9pendantes. Cependant un tel rapport d&rsquo;ind\u00e9pendance r\u00e9ciproque n&rsquo;existe pas encore pour les membres d&rsquo;une communaut\u00e9 primitive, quelle que soit sa forme, famille patriarcale, communaut\u00e9 indienne, Etat inca comme au P\u00e9rou, etc. \u00bb <em>Le Capital,<\/em> livre I , 1\u00b0 section, ch. II, des \u00e9changes., <em>\u00c5\u2019uvres<\/em> I, <em>op. cit.,<\/em> p. 623.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a>\u00a0 <em>Ibid.,<\/em> p. 614.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a>\u00a0 <em>Ibid.,<\/em> p. 614.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>III<\/strong><\/p>\n<h5>Le travail humain<\/h5>\n<p>Marx soutient que le capitalisme d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 subordonne toute activit\u00e9 qu&rsquo;elle soit scientifique, artistique ou critique \u00e0 la croissance du profit de ses actionnaires, et que d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 il remplace le travail salari\u00e9 par celui des machines, de sorte que chaque individu b\u00e9n\u00e9ficiant du temps de travail lib\u00e9r\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5027,102],"tags":[45,3115],"class_list":["post-96872","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-capitalisme","category-travail","tag-karl-marx","tag-reciprocite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96872","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=96872"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96872\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":96879,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96872\/revisions\/96879"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=96872"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=96872"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=96872"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}