{"id":97433,"date":"2017-07-24T16:10:21","date_gmt":"2017-07-24T14:10:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=97433"},"modified":"2017-07-24T17:58:55","modified_gmt":"2017-07-24T15:58:55","slug":"vers-un-nouveau-monde-a-paraitre-le-23-aout-letat-de-bien-etre-ne-doit-pas-etre-soumis-aux-aleas-de-la-croissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/07\/24\/vers-un-nouveau-monde-a-paraitre-le-23-aout-letat-de-bien-etre-ne-doit-pas-etre-soumis-aux-aleas-de-la-croissance\/","title":{"rendered":"<b>\u00ab\u00a0Vers un nouveau monde\u00a0\u00bb<\/b> (\u00e0 para\u00eetre le 23 ao\u00fbt) : <em>L\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre ne doit pas \u00eatre soumis aux al\u00e9as de la croissance<\/em>"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Couv.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-83779\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Couv.png\" alt=\"Vers un nouveau monde\" width=\"229\" height=\"343\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ouvert aux commentaires. Deux chapitres compl\u00e9mentaires de mon nouveau livre-manifeste.<\/p><\/blockquote>\n<p><b>LE MONDE TEL QU&rsquo;IL EST<\/b><\/p>\n<p><b>7. L\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre<\/b><\/p>\n<p>Cet \u00c9tat-Providence, dont le deuxi\u00e8me terme de l\u2019expression perd davantage son sens de jour en jour, nous est envi\u00e9 par d\u2019innombrables \u00eatres humains aux quatre coins de la plan\u00e8te, n\u2019h\u00e9sitant pas malheureusement trop souvent \u00e0 mettre leur vie en jeu pour \u00eatre admis au statut de l\u2019un de ses b\u00e9n\u00e9ficiaires.<\/p>\n<p><!--more-->L\u2019\u00c9tat-Providence, qu\u2019il faudrait appeler, plut\u00f4t que par ce terme de d\u00e9rision, \u00ab\u00a0\u00c9tat de bien-\u00eatre\u00a0\u00bb, comme le font les Anglo-Saxons, est l\u2019un des rares mod\u00e8les de structure sociale \u00e0 caract\u00e8re v\u00e9ritablement humaniste. Nous devrions en \u00eatre tr\u00e8s fiers, car il a \u00e9t\u00e9 construit au fil d\u2019\u00e2pres luttes et repr\u00e9sente \u00e0 ce jour le creuset des n\u00e9cessit\u00e9s propres \u00e0 l\u2019\u00eatre humain, ind\u00e9niables aussi \u00e0 travers l\u2019Histoire.<\/p>\n<p>Sa construction s\u2019est \u00e9difi\u00e9e sur celle de la solidarit\u00e9, valeur supr\u00eame qui nous a permis de forger notre destin. C\u2019est par elle que nous avons franchi infiniment d\u2019obstacles, tant au niveau de notre survie mat\u00e9rielle qu\u2019au niveau de notre besoin \u2013 inh\u00e9rent \u00e0 notre condition d\u2019\u00eatre humain \u2013 d\u2019appartenir \u00e0 un groupe dans lequel nous pouvons reconna\u00eetre autrui et en \u00eatre reconnus.<\/p>\n<p>Cet \u00c9tat transcende l\u2019appartenance la\u00efque ou religieuse, il repr\u00e9sente au mieux ce que sont les v\u00e9ritables droits de l\u2019homme, tant critiqu\u00e9s et remis en cause aux temps sombres que nous vivons aujourd\u2019hui. Ce berceau de notre identit\u00e9 s\u2019efface devant les coups de boutoir que lui portent les ennemis de l\u2019humanisme historique.<\/p>\n<p>Nous le constatons d\u2019abord au niveau mat\u00e9riel lorsque, malgr\u00e9 le travail de toute une vie, nous acc\u00e9dons \u00e0 une retraite nous permettant \u00e0 peine de subsister, alors que d\u2019autres, habitu\u00e9s \u00e0 l\u2019oisivet\u00e9, jouissent d\u2019une sant\u00e9 et d\u2019un revenu d\u00e9fiant l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous sommes fragilis\u00e9s aussi lorsque, vivant dans des r\u00e9gions o\u00f9 des industries d\u2019un autre \u00e2ge ont disparu, nous sommes mis en demeure de trouver un emploi dont l\u2019occurrence n\u2019a qu\u2019une faible probabilit\u00e9 car cette fonction pourrait de plus en plus souvent \u00eatre assur\u00e9e par une machine. Le devenir propre \u00e0 l\u2019Histoire s\u2019est retourn\u00e9 contre nous, sans que nous puissions r\u00e9pondre, tant est r\u00e9pandu le pr\u00e9jug\u00e9 que nous sommes, individuellement, responsables et redevables m\u00eame de notre existence. Notre atomisation est extr\u00eame et nous nous demandons \u00e0 quel titre nous pourrions encore nous rattacher \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui exige f\u00e9rocement de nous des comptes tout en nous acculant \u00e0 l\u2019isolement. Nous en arrivons \u00e0 nous sentir inutiles et ce sentiment suscite en nous la tentation nihiliste de tout d\u00e9truire autour de nous ou de dispara\u00eetre nous-m\u00eames.<\/p>\n<p>Enfin, si nous devions tomber malades, nous craignons de plus en plus une consultation m\u00e9dicale ou une intervention, m\u00eame banale, car les soins m\u00e9dicaux nous semblent inaccessibles du fait de leur co\u00fbt. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9, nous nous voyons abreuv\u00e9s d\u2019images ou d\u2019informations concernant un certain <em>transhumanisme<\/em>, un paradis au sein duquel nous pourrions r\u00e9cup\u00e9rer quelques forces, mais nous comprenons d\u2019embl\u00e9e qu\u2019il est destin\u00e9 \u00e0 une classe qui nous est \u00e9trang\u00e8re, son attention fix\u00e9e sur des objectifs \u00e9go\u00efstes de perfectibilit\u00e9 et d\u2019immortalit\u00e9 dans une vie tout enti\u00e8re priv\u00e9e de sens car coup\u00e9e de l\u2019\u00e9change avec les autres. Ce contraste nous est insoutenable lorsque la majorit\u00e9 de la population mondiale n\u2019a pas acc\u00e8s \u00e0 des soins m\u00e9dicaux de base.<\/p>\n<p>Nous sommes d\u2019ailleurs \u00e0 peine surpris lorsqu\u2019un film de science-fiction \u00e0 grand spectacle, <em>Elysium<\/em>, nous brosse le portrait d\u2019un monde non pas d\u2019apr\u00e8s-demain, mais de demain d\u00e9j\u00e0, o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 s\u2019est scind\u00e9e en deux sous-esp\u00e8ces distinctes\u00a0: alors que l\u2019une poursuit sa vie sur une terre o\u00f9 les villes ont toutes r\u00e9gress\u00e9 au rang de bidonville, entour\u00e9es d\u2019un environnement pollu\u00e9 et d\u00e9grad\u00e9 pareil \u00e0 un terrain vague s\u2019\u00e9tendant \u00e0 perte de vue, l\u2019autre portion du genre humain, privil\u00e9gi\u00e9e, elle, vit dans un monde id\u00e9al de villas luxueuses au sein de parcs impeccablement toilett\u00e9s, dont chacune poss\u00e8de, comme un meuble de salon, un sarcophage permettant de gu\u00e9rir de toute maladie et garantissant du coup une immortalit\u00e9 meubl\u00e9e seulement de loisirs infinis. Nous sommes \u00e0 peine surpris car ce monde de demain, scind\u00e9, \u00e0 deux vitesses, nous en lisons le projet d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9 dans celui d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Le talon d\u2019Achille de l\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre est que l\u2019\u00c9tat lui-m\u00eame est depuis pr\u00e8s de quarante ans con\u00e7u comme une entreprise commerciale. Faute pour l\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre d\u2019avoir v\u00e9ritablement \u00e9t\u00e9 inscrit dans nos institutions, la capacit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat \u00e0 nous aider est devenue inextricablement li\u00e9e \u00e0 la croissance \u00e9conomique, tr\u00e8s affaiblie par les temps qui courent.<\/p>\n<p>Ainsi, le sort aussi bien que le but de cet \u00c9tat se trouve-t-il d\u00e9tourn\u00e9 de mani\u00e8re perverse de sa voie initiale, celle de prot\u00e9ger les plus d\u00e9munis d\u2019entre nous, au profit du march\u00e9 triomphant.<\/p>\n<h5>Le monde tel qu&rsquo;il devrait \u00eatre<\/h5>\n<p><strong>5. Faire de l\u2019\u00c9tat-Providence une institution irr\u00e9versible et intangible<\/strong><\/p>\n<p>Pendant que dispara\u00eet notre travail, un autre pilier de notre vie se fragilise parall\u00e8lement, qui la structurait et la confortait\u00a0: ce que nous appelons l\u2019\u00c9tat-Providence, mais que nous devrions d\u00e9signer, \u00e0 l\u2019instar des Anglo-Saxons, \u00ab\u00a0\u00c9tat de bien-\u00eatre\u00a0\u00bb. Son aide est en effet de moins en moins perceptible lorsque la maladie nous force \u00e0 recourir aux soins de sant\u00e9, lorsque nous cherchons d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment une activit\u00e9 r\u00e9mun\u00e9ratrice ou lorsqu\u2019au soir de notre vie, nous avons besoin d\u2019\u00eatre aid\u00e9s, car la vieillesse et ses handicaps prennent possession de nous.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9tendue \u00ab\u00a0Providence\u00a0\u00bb, soyons-en pleinement conscients, c\u2019est bien nous qui l\u2019avons appel\u00e9e de nos v\u0153ux et conquise comme fruit de nos revendications, lorsque nous croulions sous le poids de longues journ\u00e9es de travail mal pay\u00e9es et d\u2019une exploitation sans merci. Nous \u00e9tions en qu\u00eate d\u2019un repos minimal, d\u2019une assistance pour les jours o\u00f9 notre force de travail s\u2019\u00e9teindrait apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es sans plainte, ou lorsque la vie se serait montr\u00e9e particuli\u00e8rement cruelle envers nous. Luttant ensemble contre sa pr\u00e9carit\u00e9, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 b\u00e2tir un \u00e9difice bas\u00e9 sur la solidarit\u00e9 car nous savions que seuls, nous \u00e9tions impuissants face \u00e0 la somme de malheurs que nous subissions. Cette solidarit\u00e9 a heureusement port\u00e9 ses fruits. C\u2019est elle qui nous a rendus plus forts et, au-del\u00e0 de l\u2019assistance mat\u00e9rielle, nous a rendu notre libert\u00e9 d\u2019expression et de revendication lorsque les circonstances l\u2019exigent. C\u2019est l\u00e0 un h\u00e9ritage dont nous pouvons \u00eatre fiers et qui donne ses lettres de noblesse \u00e0 notre humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Alors que nous ressentons avec acuit\u00e9 le besoin d\u2019\u00eatre \u00e9paul\u00e9s, dans le climat pr\u00e9sent de disparition de l\u2019emploi et d\u2019une destruction massive de notre habitat qui est le produit d\u2019une \u00e9conomie de march\u00e9 \u00ab\u00a0fondamentaliste\u00a0\u00bb, le reflux de la structure de l\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre nous laisse \u00e0 l\u2019abandon, nous rel\u00e9guant au rang de spectateurs impuissants de nos malheureuses tribulations, n\u2019arrivant pas \u00e0 distinguer clairement qui vraiment nous dirige et quelles sont les instances auxquelles nous ob\u00e9issons r\u00e9ellement.<\/p>\n<p>Le malheur qui nous envahit nous est justifi\u00e9 par un principe plus que fallacieux selon lequel puisque la croissance diminue, il est normal que l\u2019assistance de l\u2019\u00c9tat se r\u00e9duise d\u2019autant. Ce retranchement arbitraire, nous le vivons comme une injustice brutale.<\/p>\n<p>Nous vivons la troisi\u00e8me R\u00e9volution industrielle, nous n\u2019avons gu\u00e8re le choix face au changement technologique immense qui bouleverse notre vie et nous devrions nous-m\u00eames assumer individuellement cette transition en nous proclamant auto-entrepreneurs (mais entrepreneurs de quoi\u00a0?) et en nous assurant nous-m\u00eames aupr\u00e8s de firmes \u00e0 la recherche du profit, p\u00e9nalisant du coup par une \u00ab\u00a0prime de risque\u00a0\u00bb ceux d\u2019entre nous qui devraient au contraire b\u00e9n\u00e9ficier du meilleur soutien.<\/p>\n<p>C\u2019est bien le vent de l\u2019ultralib\u00e9ralisme qui souffle sur nos contr\u00e9es, tendant \u00e0 nous obliger, comme aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 nous pr\u00e9munir nous-m\u00eames des accidents de la vie. Ce nouveau type de lib\u00e9ralisme pr\u00f4ne, encore plus que l\u2019ancien, le mod\u00e8le de l\u2019individualisme, de la comp\u00e9titivit\u00e9, l\u2019admiration de celui qui \u00ab\u00a0ose\u00a0\u00bb prendre des risques, alors que c\u2019est la collectivit\u00e9 qui paie de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale les pots cass\u00e9s de ses engagements hasardeux.<\/p>\n<p>Face \u00e0 l\u2019arrogance de ces apprentis \u00ab\u00a0ma\u00eetres du monde\u00a0\u00bb se tient la foule faite de nous autres, de plus en plus inqui\u00e8te et malheureuse, livr\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame et aux vicissitudes du destin comme lors de ces jours de gr\u00e8ve que la faim et le d\u00e9sespoir rendaient interminables.<\/p>\n<p>Au moment o\u00f9 beaucoup doivent choisir entre manger et se loger, se soigner et apprendre \u2013 et la liste est longue de ces cas de figure tragiques \u2013, l\u2019arrogance des tr\u00e8s mal nomm\u00e9es \u00ab\u00a0\u00e9lites\u00a0\u00bb nous enjoint de ne nous en prendre qu\u2019\u00e0 nous-m\u00eames pour ce d\u00e9plorable \u00e9tat de fait.<\/p>\n<p>Or, les ressources sont l\u00e0, mat\u00e9rielles, intellectuelles, gr\u00e2ce \u00e0 la technologie, et aussi humaines, gr\u00e2ce au sens de la solidarit\u00e9 qui nous a amen\u00e9s jusqu\u2019ici \u00e0 nous montrer fraternels pour compenser les in\u00e9galit\u00e9s naturelles. Il est donc inacceptable de proclamer avec outrecuidance la mort de l\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre au nom d\u2019une croissance qui ne reviendrait pas, essentiellement parce que ses fruits sont confisqu\u00e9s plut\u00f4t que partag\u00e9s.<\/p>\n<p>Bien au contraire, c\u2019est l\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre qui doit nous offrir, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019autonomie qu\u2019il nous procure, la possibilit\u00e9 de cro\u00eetre, de sortir grandis de notre travers\u00e9e d\u2019une p\u00e9riode de transition sombre sans doute, mais n\u00e9cessaire car elle trace la voie vers une renaissance. C\u2019est \u00e0 l\u2019\u00c9tat de maintenir ce phare de l\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre au milieu de la nuit qui nous encercle, en l\u2019inscrivant dans notre Constitution et en le mettant une fois pour toutes \u00e0 l\u2019abri des al\u00e9as de la croissance.<\/p>\n<p><u>Proposition<\/u>\u00a0: Faisons de l\u2019\u00c9tat-Providence une institution irr\u00e9versible et intangible, en mettant fin \u00e0 la d\u00e9pendance qui le lie aujourd\u2019hui \u00e0 la croissance et subordonne son existence aux caprices de celle-ci, et en inscrivant la n\u00e9cessit\u00e9 de leur consubstantialit\u00e9 dans la Constitution.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Couv.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-83779\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Couv.png\" alt=\"Vers un nouveau monde\" width=\"229\" height=\"343\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ouvert aux commentaires. Deux chapitres compl\u00e9mentaires de mon nouveau livre-manifeste.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><b>LE MONDE TEL QU&rsquo;IL EST<\/b><\/p>\n<p><b>7. L\u2019\u00c9tat de bien-\u00eatre<\/b><\/p>\n<p>Cet \u00c9tat-Providence, dont le deuxi\u00e8me terme de l\u2019expression perd davantage son sens de jour en jour, nous est envi\u00e9 par d\u2019innombrables \u00eatres humains [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4904,5319],"tags":[5320,96,852],"class_list":["post-97433","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-socialisme","category-vers-un-nouveau-monde","tag-vers-un-nouveau-monde","tag-croissance","tag-etat-providence"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97433","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97433"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97433\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":97435,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97433\/revisions\/97435"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97433"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97433"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97433"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}