{"id":98303,"date":"2017-08-19T17:57:38","date_gmt":"2017-08-19T15:57:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=98303"},"modified":"2017-08-19T17:57:38","modified_gmt":"2017-08-19T15:57:38","slug":"embarquer-sur-un-vol-low-cost-sadique-ou-masochiste-par-mathilde-ramadier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/08\/19\/embarquer-sur-un-vol-low-cost-sadique-ou-masochiste-par-mathilde-ramadier\/","title":{"rendered":"Embarquer sur un vol low-cost\u00a0: sadique ou masochiste\u00a0? par Mathilde Ramadier"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. \u00c9galement sur <a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/debats\/2017\/08\/18\/embarquer-sur-un-vol-low-cost-sadique-ou-masochiste_1590450\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Lib\u00e9ration<\/a>. Ouvert aux commentaires.<\/p><\/blockquote>\n<p>Mardi\u00a015\u00a0ao\u00fbt. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ce texte depuis mon salon, \u00e0 Berlin, la ville-monde semble danser sur un autre rythme. Les bruits de vie qui r\u00e9sonnent habituellement dans notre cour d\u2019immeuble ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par ceux des valises \u00e0 roulettes. <!--more-->Lorsque je croise leurs heureux propri\u00e9taires \u2013\u00a0mes voisins au teint h\u00e2l\u00e9 ou les touristes Airbnb venus les remplacer\u00a0\u2013, je jette toujours un \u0153il aux \u00e9tiquettes rest\u00e9es n\u00e9gligemment coll\u00e9es aux poign\u00e9es de plastique. Ce sont souvent les m\u00eames lettres\u00a0: EZY, RYR, V7, VY\u2026 et elles ne me laissent pas indiff\u00e9rente. Monogrammes postmodernes, elles sont l\u2019empreinte des compagnies a\u00e9riennes low-cost qui peuplent le ciel de ma ville, avec leurs couleurs criardes et leurs typos bien grasses. Cette ann\u00e9e, suite \u00e0 la parution de <a href=\"http:\/\/www.premierparallele.fr\/livre\/start-ups\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mon dernier livre<\/a> \u2013\u00a0une critique du mod\u00e8le florissant des start-up qui se targuent de changer le monde mais exploitent des travailleurs pr\u00e9caires\u00a0\u2013, il a fallu que je m\u2019explique r\u00e9guli\u00e8rement. Parfois, des entrepreneurs m\u2019ont reproch\u00e9 de d\u00e9nigrer le progr\u00e8s. D\u2019autres m\u2019ont plus directement sugg\u00e9r\u00e9 que c\u2019\u00e9tait moi, le probl\u00e8me, et pas ce mod\u00e8le \u00e9conomique au succ\u00e8s incontestable.<\/p>\n<p><b>Au nom du\u00a0<em>lean<\/em><\/b><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, je ne peux m\u2019emp\u00eacher de faire un parall\u00e8le entre le mod\u00e8le Deliveroo, qui fragilise ses livreurs \u00e0 v\u00e9lo pour \u00e9conomiser \u00e0 tout va, et celui de Ryanair, qui pr\u00e9carise drastiquement son personnel pour offrir des tarifs toujours plus bas \u00e0 des passagers qui n\u2019ont de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 plus aucun droit et sont pris au pi\u00e8ge. Car les clients de ces compagnies sont eux aussi trait\u00e9s en mode discount. Certes, les start-up proposent de nouveaux services pour \u00ab rendre le monde meilleur \u00bb, le \u00ab disrupter \u00bb, tandis que les compagnies low-cost, entreprises de tailles bien plus consid\u00e9rables, elles, souhaitent juste le brader. Et elles ne r\u00e9inventent pas l\u2019aviation pour autant. Mais les compagnies low-cost et certaines start-up partagent une m\u00eame m\u00e9thode de management, qui fait leur fiert\u00e9, le\u00a0<em>lean,<\/em>\u00a0et que l\u2019on pourrait r\u00e9sumer ainsi\u00a0: une approche manag\u00e9riale visant \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer le maximum de valeur ajout\u00e9e \u00e0 moindres frais, le plus vite possible. Le risque majeur\u00a0?\u00a0<em>\u00ab L\u2019employ\u00e9 est r\u00e9duit \u00e0 une variable ajustable, \u00e0 un co\u00fbt \u00bb,<\/em>\u00a0analysent des pilotes fran\u00e7ais d\u2019EasyJet dans une lettre ouverte adress\u00e9e au fondateur de la compagnie, Stelios Haji-Ioannou, le 11\u00a0ao\u00fbt\u00a0dernier.<\/p>\n<p>Avec les r\u00e9centes\u00a0<a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/futurs\/2017\/08\/12\/deliveroo-t-es-foutu-les-livreurs-sont-dans-la-rue-a-paris-des-forcats-du-bitume-en-colere_1589638\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">gr\u00e8ves des coursiers Deliveroo<\/a>\u00a0dans plusieurs villes de France, les conditions de travail de ces derniers ne sont plus secr\u00e8tes. D\u00e9sormais, lorsqu\u2019on d\u00e9cide de se faire livrer un burger bio \u00e0 15\u00a0euros parce qu\u2019on a la flemme de sortir ou de cuisiner, on ne peut plus ignorer qu\u2019on exploite indirectement un auto-entrepreneur qui sera pay\u00e9 5\u00a0euros la course, sans salaire fixe, sans assurance, qui doit financer et r\u00e9parer son propre v\u00e9lo ou se payer un abonnement V\u00e9lib faute de mieux. Du c\u00f4t\u00e9 des engins ail\u00e9s, ce n\u2019est pas nouveau\u00a0: cela fait d\u00e9j\u00e0 quelques ann\u00e9es que nous savons ce que cachent les offres all\u00e9chantes des compagnies low-cost, qui permettent d\u00e9sormais aux porte-monnaie les plus modestes de voyager en avion. Ryanair a \u00e9t\u00e9 plusieurs fois condamn\u00e9e pour n\u2019avoir pas respect\u00e9 le droit fran\u00e7ais,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/futurs\/2013\/10\/02\/une-condamnation-pas-volee-pour-ryanair_936577\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">notamment \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Marseille<\/a>, en employant des salari\u00e9s sous le statut irlandais, avantageux \u00e0 bien des \u00e9gards, fiscaux, notamment\u2026<\/p>\n<p>Dans le documentaire saisissant de Fr\u00e9d\u00e9ric Brunnquell,\u00a0<em>Nos vies discount,<\/em>\u00a0diffus\u00e9 en\u00a02013 sur France\u00a02, on apprenait que les h\u00f4tesses et stewards de cette m\u00eame compagnie, en plus de devoir financer eux-m\u00eames leur formation, \u00e9taient r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s 16,20\u00a0euros brut de\u00a0l\u2019heure\u2026 une fois que les roues de l\u2019avion avaient quitt\u00e9 le sol. Le reste, c\u2019est du b\u00e9n\u00e9volat. D\u00e8s 4\u00a0heures du matin. Ils \u00e9taient donc somm\u00e9s, dans leur propre int\u00e9r\u00eat, de s\u2019occuper de l\u2019accueil des passagers le plus vite possible,<em>\u00a0\u00ab comme du b\u00e9tail \u00bb,<\/em>\u00a0raconte une ex-h\u00f4tesse dans le film. Avec un sourire triste, elle pr\u00e9cise en outre que leur uniforme en polyester bleu et jaune \u00e9tait retenu sur leur salaire la premi\u00e8re ann\u00e9e \u2013 soit 30\u00a0euros de moins par mois.<\/p>\n<p><b>Calvaires low-cost<\/b><\/p>\n<p>Les grandes compagnies a\u00e9riennes, bien oblig\u00e9es de s\u2019aligner sur les prix, s\u2019y mettent,\u00a0elles aussi. Les clients r\u00e9guliers d\u2019Air France ont remarqu\u00e9 l\u2019introduction discr\u00e8te de diff\u00e9rents tarifs pour la classe \u00e9co, qui font que le bagage en soute est d\u00e9sormais payant. Plus r\u00e9cemment, on a pu assister \u00e0 la disparition progressive du personnel au sol\u00a0: \u00e0 Roissy, les passagers doivent d\u00e9sormais enregistrer leurs bagages seuls, ce qui engendre chaos et perte de temps dans le terminal\u00a02F car, jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire, un vulgaire lecteur de code-barres ne remplace pas encore un cerveau humain. Apr\u00e8s avoir d\u00e9velopp\u00e9 Transavia et Hop!,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/futurs\/2017\/07\/20\/pour-sa-nouvelle-compagnie-air-france-choisit-la-marque-joon_1585114\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">notre compagnie nationale lancera dans quelques jours Joon, sa filiale low-cost<\/a>. Joon. Quel joli nom de start-up. Qu\u2019on se rassure\u00a0: Air France promet que les conditions de travail resteront les m\u00eames pour les pilotes et le personnel navigant. Quant au reste\u2026\u00a0<em>\u00ab Avec l\u2019avion, nous avons appris la ligne droite \u00bb,<\/em>\u00a0\u00e9crivait Antoine de Saint-Exup\u00e9ry dans\u00a0<em>Terre des hommes.<\/em><\/p>\n<p>Pr\u00e9f\u00e9rant de loin le train ou les grandes compagnies, je ne compte plus les histoires de calvaires low-cost autour de moi\u00a0; les miennes, ou celles que me relatent mes proches.<\/p>\n<p>Lors de son premier vol avec la compagnie low-cost Vueling, mon ami a pris soin d\u2019enregistrer un bagage cabine suppl\u00e9mentaire pour sa petite guitare. \u00c0 l\u2019embarquement, l\u2019h\u00f4tesse l\u2019informe que le transport d\u2019un instrument requiert un bagage sp\u00e9cial. \u00ab Sp\u00e9cial \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire plus co\u00fbteux. Bien entendu, il faut s\u2019acquitter de cette formalit\u00e9 deux fois, puisque le vol comporte une escale et que pour Vueling, 1+1 font bien\u00a02. Cette formalit\u00e9 n\u2019est pas un suppl\u00e9ment\u00a0: il faut que l\u2019h\u00f4tesse annule informatiquement la commande bagage pass\u00e9e pour en r\u00e9server une nouvelle. Ce qui fait d\u00e9bourser \u00e0 mon ami 150\u00a0euros pour une guitare qui n\u2019en avait co\u00fbt\u00e9 que 30\u00a0au march\u00e9 aux puces. Sans se laisser d\u00e9monter, il demande ce qu\u2019il se passerait s\u2019il pla\u00e7ait quelques paires de chaussettes dans le sac de la guitare\u00a0: ce dernier compterait-il encore comme \u00ab bagage sp\u00e9cial \u00bb\u00a0? \u00c0 l\u2019issue d\u2019une discussion grotesque \u2013\u00a0l\u2019essence du bagage pr\u00e9c\u00e8de-t-elle son existence\u00a0? Vous avez quatre heures\u00a0\u2013 il d\u00e9cide, \u00e0 bout de nerfs, d\u2019abandonner la guitare \u00e0 son triste sort\u00a0: elle finira ses jours sur le comptoir de Vueling, \u00e0 S\u00e9ville. Le temps que l\u2019h\u00f4tesse panique, le menace puis appelle la s\u00e9curit\u00e9 et l\u2019\u00e9quipe de d\u00e9minage, mon ami avait d\u00e9j\u00e0 tourn\u00e9 les talons et ne fut pas inqui\u00e9t\u00e9. Pr\u00e9cisons qu\u2019un tel incident ne serait jamais arriv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 le paragraphe 41724\u00a0du FAA Modernization and Reform Act of\u00a02012, sign\u00e9 par Obama, interdit les surco\u00fbts pour le transport d\u2019instruments de musique.<\/p>\n<p>Je me souviens de notre premier \u2013\u00a0et dernier\u00a0\u2013 vol avec Ryanair, quelques ann\u00e9es auparavant. Nous \u00e9tions encore jeunes et na\u00effs. \u00c0 notre arriv\u00e9e au comptoir, bien \u00e0 l\u2019heure, nous pr\u00e9sentons notre num\u00e9ro de r\u00e9servation et nos cartes d\u2019identit\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4tesse (employ\u00e9e par l\u2019a\u00e9roport et non par Ryanair). Avec un grand sourire, celle-ci nous informe que l\u2019\u00e9mission des cartes d\u2019embarquement nous co\u00fbtera 60\u00a0euros chacun. Notre faute\u00a0? Nous ne les avons pas imprim\u00e9es nous-m\u00eames, tout simplement. Impossible de n\u00e9gocier\u00a0: il n\u2019y a aucune imprimante \u00e0 disposition dans le terminal, et le d\u00e9lai r\u00e9glementaire fix\u00e9 par Ryanair est d\u00e9pass\u00e9. Punis comme des criminels, nous avons donc d\u00fb payer\u00a0120\u00a0euros pour deux feuilles A4 flanqu\u00e9es d\u2019un logo moche et de nos num\u00e9ros de si\u00e8ge. Mais traverser une mer et trois pays \u00e0 10\u00a0000\u00a0m\u00e8tres d\u2019altitude en larguant du k\u00e9ros\u00e8ne ne nous a co\u00fbt\u00e9 que 80\u00a0euros.<\/p>\n<p><b>Bagage en soute, bagage perdu<\/b><\/p>\n<p>Je ne compte plus les histoires de bagages perdus parce qu\u2019enregistr\u00e9s en soute une fois \u00e0 bord, pour cause de \u00ab vol complet \u00bb, oubli\u00e9s n\u00e9gligemment sur le tarmac, arriv\u00e9s \u00e9ventr\u00e9s ou avec trois jours de retard, sans indemnisation. C\u2019est aussi comme \u00e7a que l\u2019ordinateur portable d\u2019une amie s\u2019est myst\u00e9rieusement volatilis\u00e9 lors d\u2019un vol d\u2019une heure. Je ne compte plus les heures pass\u00e9es \u00e0 m\u2019\u00e9nerver en anglais au t\u00e9l\u00e9phone, \u00e0 contacter sans rel\u00e2che une hotline d\u00e9localis\u00e9e en Lituanie, tombant \u00e0 chaque fois sur un interlocuteur diff\u00e9rent, pour tenter de savoir o\u00f9 \u00e9tait mon sac, essuyant indiff\u00e9rence et sarcasmes. Je ne compte plus les fois o\u00f9 j\u2019ai pay\u00e9 pour me faire humilier, et o\u00f9 j\u2019ai recommenc\u00e9, parce que la loi du march\u00e9 m\u2019a fait croire qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019alternative et que je n\u2019\u00e9tais plus personne \u2013\u00a0juste une consommatrice.<\/p>\n<p>Mais il y a pire\u00a0: cet \u00e9t\u00e9,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.huffingtonpost.fr\/2017\/08\/08\/une-compagnie-low-cost-a-transforme-le-voyage-de-cette-francaise_a_23069865\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une jeune femme t\u00e9trapl\u00e9gique a \u00e9t\u00e9 contrainte de rester sept\u00a0heures sur une banquette de Roissy<\/a>, son fauteuil \u00e9lectrique ayant \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 en retard et hors d\u2019usage par la compagnie a\u00e9rienne islandaise low-cost qui la ramenait de Los\u00a0Angeles et ne lui a propos\u00e9 aucune aide satisfaisante ni m\u00eame digne. Certains diront que lorsqu\u2019on paie si peu pour un billet d\u2019avion, on n\u2019est pas en droit d\u2019exiger du service. Apr\u00e8s tout, on n\u2019est jamais compl\u00e8tement oblig\u00e9 de voyager, et voler en avion rel\u00e8ve toujours du miracle, on aurait tort de l\u2019oublier. Mais la dignit\u00e9, \u00e7a a quel prix\u00a0? La faute au progr\u00e8s manag\u00e9rial et \u00e9conomique apport\u00e9 par le\u00a0<em>lean\u00a0<\/em>: la r\u00e9duction drastique du personnel fait que personne n\u2019est jamais responsable de rien, et que tout le monde se renvoie la balle. Un robot ou un algorithme peuvent tr\u00e8s bien imprimer des cartes d\u2019embarquement et m\u00eame faire d\u00e9coller un Airbus en pilotage automatique, mais ils ne sont toujours pas capables d\u2019\u00e9prouver de l\u2019empathie. Pour se consoler, mon ami r\u00eave parfois que sa guitare a finalement trouv\u00e9 un nouveau propri\u00e9taire dans le terminal de l\u2019a\u00e9roport de S\u00e9ville, et que cet inconnu est entre-temps devenu un c\u00e9l\u00e8bre guitariste de flamenco.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. \u00c9galement sur <a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/debats\/2017\/08\/18\/embarquer-sur-un-vol-low-cost-sadique-ou-masochiste_1590450\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Lib\u00e9ration<\/a>. Ouvert aux commentaires.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Mardi\u00a015\u00a0ao\u00fbt. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ce texte depuis mon salon, \u00e0 Berlin, la ville-monde semble danser sur un autre rythme. Les bruits de vie qui r\u00e9sonnent habituellement dans notre cour d\u2019immeuble ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par ceux des valises \u00e0 roulettes. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[102],"tags":[2340],"class_list":["post-98303","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-travail","tag-low-cost"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98303","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98303"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98303\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":98304,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98303\/revisions\/98304"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98303"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98303"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98303"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}