LE TEMPS QU’IL FAIT LE 15 SEPTEMBRE 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 15 septembre 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 15 septembre 2017 et parfois dans la vie il y a ce qu’on appelle d’heureuses coïncidences. Et ce matin, quand j’ai ouvert mon courrier, quand j’ai regardé mes mails, il y avait une heureuse coïncidence. C’est qu’on me proposait – quelqu’un qui fait souvent des billets pour le blog – ce dont je le remercie : Alexis Toulet, il me proposait un billet qui dit exactement le contraire de ce que je m’apprêtais à vous dire. Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 15 SEPTEMBRE 2017 – Retranscription

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« Qui étions-nous ? » La culpabilité n’est pas éliminable

Il y a dix jours, je publiais un échange avec Luc Baudoux à propos de la culpabilité, j’y indiquais que j’étais précisément en train d’écrire le chapitre à ce sujet de « Qui étions-nous ? », le voici.

La somme des préoccupations des choses à faire, qu’il s’agisse de soucis ou d’aspirations, nous cause du désagrément. Elles se renouvellent constamment parce que notre corps perd sans cesse ses forces et doit sans cesse les reconstituer, et ceci au sein d’un monde en constant changement.

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« Qui étions-nous ? » Le Surmoi remplacé par le Big Data

Ouvert aux commentaires.

Le Vocabulaire de la psychanalyse dit du Surmoi : « Une des instances de la personnalité telle que Freud l’a décrite dans le cadre de sa seconde théorie de l’appareil psychique : son rôle est assimilable à celui d’un juge ou d’un censeur à l’égard du moi. Freud voit dans la conscience morale, l’auto-observation, la formation d’idéaux, des fonctions du Surmoi […] il se constitue par intériorisation des exigences et des interdits parentaux » (Jean Laplanche et Jean-Baptiste Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse, Paris : P.U.F. 1968 : 471).

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Échange à propos de « Vers un nouveau monde »

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires.

Le 3 septembre, 2017 à 23h28

Bonsoir Paul,

A propos de votre dernier livre « Vers un nouveau monde ».

En le lisant, j’ai ressenti la même impression que certains de vos lecteurs dont la réaction vous a déçu : je l’ai déjà lu. Vous y reprenez vos thèmes favoris, ordonnés d’une manière plus didactique. En caricaturant un peu, c’est moins un essai qu’un manuel. Mais il ne m’a pas déçu ! Seulement, à mon sens, il n’est pas vraiment destiné à votre lectorat habituel.

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Le monde, nous, et l’opium du peuple

Ces planches de La survie de l’espèce (2012) sont autobiographiques si l’on veut puisque c’est mon analyste Philippe Julien qui, dans les années 1987-91, avait un jour interrompu avec irritation mon monologue d’auto-accusation par ce très sec : « Arrêtez ! Ce n’est pas vous : c’est le monde ! » Un souvenir libérateur à une époque où notre système socio-économique en déliquescence nous enjoint de répondre à ses méfaits par un repli sur nous-même : chamanisme, et autres daubes aux relents exotiques – ou, faudrait-il dire de manière plus politiquement correcte, « techniques d’auto-perfectionnement » ?

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Dynamiques cellulaires et autres réseaux : les jumeaux sont-ils des oiseaux ? par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’extrais cette phrase célèbre en anthropologie (« les jumeaux sont des oiseaux » disent les Nuers du Soudan, voir Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux) pour parler de la dynamique « darwinienne » de la différenciation cellulaire, telle que S. Huet en rend compte (au sujet d’un article de A. Richard de l’équipe de O. Gandrillon avec J.-J. Kupiec) et de celles d’autres réseaux.

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Comment se torpille-t-on en imaginant faire le contraire ?

Non, je n’ai pas lu entre hier et aujourd’hui un livre de 663 pages. Tout ce que je peux dire de l’ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme : Un président ne devrait pas dire ça, c’est ce que j’en ai lu dans les journaux. Je m’abstiendrai donc soigneusement de dire quoi que ce soit de son contenu, je me contenterai de commenter à mon tour ce commentaire lu quelque part mais qui semble véhiculer le sentiment général de ceux qui ont lu le livre : qu’avec ses entretiens, le Président, « s’est torpillé ».

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Up-magazine, Convocation de la psychanalyse dans le monde de l’intelligence artificielle, par Juliette Wolf, le 2 septembre 2016

Up-magazine, Convocation de la psychanalyse dans le monde de l’intelligence artificielle, par Juliette Wolf

… nous voudrions […] parler d’un livre qui fut écrit par Paul Jorion (par ailleurs anthropologue et économiste) en 1989 et qui porte le titre : « Principes des systèmes intelligents », parce que celui-ci a opéré sur nous comme une véritable secousse. Il nous semble avoir abordé – parmi les tous premiers – l’intelligence artificielle d’une autre façon, articulant plusieurs éléments (dont certains mêmes peuvent apparaître étrangers à la discipline informatique) mais qui concourent à construire ce qu’il appelle : l’effet d’intelligence.

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Notre notion de « responsabilité » mérite un nouvel examen

Le Monde :

En décembre 2014, un automobiliste avait renversé treize personnes en criant « Allah Akbar ». L’intéressé avait fait 157 passages en hôpital psychiatrique et le parquet avait finalement estimé qu’il ne s’agissait pas d’une attaque terroriste.

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La liberté de choisir ou de vivre sa préférence pour le mot « choisir » ou le mot « vivre »

J’ai choisi dans Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de développer un modèle de la conscience que j’ai proposé pour la première fois dans un article publié en 1999 dans la revue L’Homme, intitulé « Le secret de la chambre chinoise ». Dans cet article, je tire les conséquences de la découverte par le psychologue Benjamin Libet que ce que nous appelons notre « intention » de poser un acte n’intervient qu’après que cet acte a été posé. Le retard avait été calculé par Libet comme étant d’une demi-seconde mais des études récentes ont montré que le délai pouvait se monter jusqu’à dix secondes. Des mots comme « volonté » ou « intention » perdent du coup le sens que nous leur attribuons habituellement ; la question se pose même s’il convient encore de les utiliser.

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Krishnamurti et « Le dernier qui s’en va éteint la lumière », par Patrick Outil

Billet invité.

La lecture du livre de Paul Jorion « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » m’a inspiré cette réflexion.

Selon des recherches récentes sur le fonctionnent du cerveau, l’action échappe à la volonté, je ne maîtrise rien. C’est une illusion de mon conscient qui croit que le moi contrôle tout alors qu’il n’est en fait qu’une caisse enregistreuse. La réalité ne me parvenant qu’après avoir agi (1\2 seconde à 10 secondes) sous-entend que je ne maîtrise pas la décision de cette action. Il arrive que nous ayons la perception d’une action à venir (intuition) celle-ci survient très peu de temps avant que nous n’agissions, c’est une image un peu floue qui en fait est la perception fugace du vrai présent et qui nous semble être un futur. Il est donc possible de court-circuiter l’action de l’inconscient. Devons nous entendre qu’il faut percevoir tout ce que nous sommes, conscient et inconscient, et pour quelle fin ?

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Haneke, Mad Max, et la guerre de tous contre tous, par Isabelle Joly

Billet invité.

Je n’aime pas les films de Haneke. Ou plutôt, je n’ai jamais vu de film de Haneke, mais je crois que si j’en voyais, je ne les aimerais pas. Je me suis fait une idée de son œuvre à travers les critiques que j’ai lues. Et c’est vrai que ce n’est pas très objectif.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 NOVEMBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 novembre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 novembre 2015. Et donc, faites un peu attention quand vous sortez de chez vous parce que, quand même, on sait bien qu’un vendredi 13, il faut être un tout petit peu prudent. Ou si vous croyez au contraire que vous aurez de la chance un peu plus que d’habitude, eh bien, n’hésitez pas donc à acheter un billet de loterie.

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Paul Jorion pense tout haut le 30 septembre 2015 à 19h43 – (retranscription)

Retranscription de Paul Jorion pense tout haut le 30 septembre 2015 à 19h43. Merci à Olivier Brouwer !

Ouvert aux commentaires. J’aimerais que le débat – qui me semble important – soit ciblé sur les sujets que j’évoque ici. Je demanderai du coup à quelques commentateurs habituels qui ont fait la preuve au fil des ans de leur incapacité à parler du sujet évoqué [BasicRabbit, Dominique Gagnot, Gudule et JDucac] de s’abstenir cette fois-ci pour laisser de la place aux autres.

Bonjour, nous sommes le mercredi 30 septembre 2015. Quand je vous parle un vendredi, j’appelle ça Le temps qu’il fait. Quand c’est un autre jour, j’appelle ça parfois Le temps qu’il fait, si on est un jeudi, en vous expliquant que le lendemain, je serai sur la route ou je ne sais quoi. Aujourd’hui, on est mercredi, et j’ai envie de parler de quelque chose, c’est d’une inquiétude que j’ai, et en même temps, ce n’est pas vraiment une inquiétude parce qu’il y a quelque chose de rassurant dans toute cette histoire.

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100 millions de dollars pour le projet « Maman ! Vite ! Au secours ! »

Sigmund Freud écrit dans « Deuil et mélancolie » (1917) : « Il est […] remarquable qu’il ne nous vienne jamais à l’idée de considérer le deuil comme un état pathologique et d’en confier le traitement à un médecin, bien qu’il s’écarte sérieusement du comportement normal. Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »

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Games of ThOrMones, ou la réciprocité depuis Shakespeare, par Timiota

Billet invité.

Lectrice/lecteur, voici pour t’appâter un grand classique, le sexisme. Succombe donc, car la suite est bien différente !

1) Hormones

Parmi les réactions recueillies de ci de là au débat Piketty/Lordon le 17 avril dernier sur CSOJ, celle-ci : « mais il y a que des mecs », suivie de « et dans des réunions de femmes sur des sujets un peu moins éthérés, l’ambiance est autrement plus pratique ». Oui-da!

Je prends le risque de m’aventurer sur le grand débat du sexisme, en mettant en scène les hormones. Ajoutant immédiatement qu’elles sont partagées entre les sexes !

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