DES ICONOCLASTES À MATIGNON ! par François Leclerc

Billet invité.

Bien que le débat ne se soit pas vraiment engagé comme il le souhaiterait, hier à l’Eurogroupe, Emmanuel Macron s’est à Francfort donné « un an » lors de la Foire du livre pour « avoir une feuille de route commune » avec Angela Merkel. Jamais plus à son aise que lorsqu’il manie les grandes idées, loin de leur concrétisation !

Continuer la lecture de DES ICONOCLASTES À MATIGNON ! par François Leclerc

Partager

LE PATAQUÈS EUROPÉEN (suite), par François Leclerc

Billet invité.

Est-il utile de revenir sur un plan Juncker d’investissement, soutenu « sur le principe » et du bout des doigts par Angela Merkel, et que le gouvernement français voudrait « améliorer ». Ces réactions toutes diplomatiques enregistrées, il est quasi-unanimement décrié. Que l’on considère la faiblesse de son montant, l’absence de fonds publics, ou son mécanisme d’appel à des fonds privés, il est peu crédible et il en va de même de ses résultats. Mais, il faut le concéder, ce plan ne fait qu’exprimer l’étroitesse des marges de manœuvre de ses concepteurs, que l’on connaissait déjà.

Vitor Constancio, le vice-président de la BCE, est-il mieux loti que Jean-Claude Juncker, qui vient d’être conforté par un confortable vote de confiance du Parlement européen, sociaux-démocrates compris, en dépit des LuxLeaks ? Présentant le rapport bi-annuel de stabilité financière de la banque centrale, il a annoncé que « tous les indicateurs de risque systémique en zone euro sont à un niveau très bas, et certains d’entre eux à des niveaux similaires à ceux d’avant la crise ». Toutefois, ayant évacué tout semblant d’interrogation sur la qualité de ces indicateurs, il s’inquiète que « le shadow banking représente 60% du total des actifs bancaires en Europe », avec comme leçon que « nous devons en savoir plus, et avoir une meilleure connaissance de l’exposition du secteur réglementé de la finance vis-à-vis de secteurs moins réglementés ».

Continuer la lecture de LE PATAQUÈS EUROPÉEN (suite), par François Leclerc

Partager

PAGAILLE ET GESTICULATIONS EUROPEENNES, par François Leclerc

Billet invité.

C’est un début de semaine de rumeurs et de ballons d’essais. Quel sort va être réservé aux projets de budgets italien et français ? Quelles mesures de soutien à la croissance la mission franco-allemande Jean Pisani-Ferry/Henrik Enderlein va-t-elle préconiser (et lesquelles seront finalement adoptées) ? Quel vont être les contours du plan d’investissement de Jean-Claude Juncker ?

Toutes les réponses ne seront pas apportées dans l’immédiat car la réunion de l’Eurogroupe du 1er décembre, qui devait statuer à propos de la première question, a été reportée pour cause d’intense bagarre, d’après le quotidien allemand Handelsblatt. Les propositions du couple franco-allemand seront quant à elles bien dévoilées jeudi, mais elles ne sont pas encore finalisées, affirme le magazine Der Spiegel qui croit cependant en connaitre les grandes lignes. Sans attendre, des distances avec leur contenu supposé sont prises par le chef de file des députés socialistes français, Bruno Le Roux. Enfin, le plan Juncker, qui devrait s’appeler « Investir en Europe », sera présenté au Parlement européen mercredi, après avoir été « techniquement finalisé » ce week-end, ce qui signifie que des arbitrages politiques sont encore à rendre.

Continuer la lecture de PAGAILLE ET GESTICULATIONS EUROPEENNES, par François Leclerc

Partager

Gros hoquet des marchés : PAS GLOP ! PAS GLOP ! (*) par François Leclerc

Billet invité

Tel un volcan qui donne soudainement les signes précurseur d’un réveil toujours possible, les marchés ont eu hier et poursuivent ce matin un gros hoquet, se rappelant ainsi à notre mauvais souvenir. De tous côtés, aux États-Unis, au Japon et en Europe, la situation reste précaire et les signes s’en sont dernièrement multipliés, les incertitudes sur l’atterrissage et la stabilisation de l’économie chinoise venant s’y ajouter. Aucun pays ne peut toujours se prévaloir d’avoir retrouvé une santé restant florissante.

Les marchés financiers ont hier perdu pied et Wall Street en a donné le signal à la suite de la publication de trois indicateurs indiquant une baisse des ventes au détail aux États-Unis, un fort ralentissement de la production industrielle dans la région de New York et un accroissement des stocks des entreprises. L’Allemagne venait tout juste d’envoyer de mauvais signaux. Les bourses européennes ont suivi et enregistré des baisses brutales, concédant jusqu’à plus de 6% à Athènes et de 3 à 4% en moyenne. A Tokyo, le Nikkei enchaînait ensuite à la baisse.

Continuer la lecture de Gros hoquet des marchés : PAS GLOP ! PAS GLOP ! (*) par François Leclerc

Partager