Archives de catégorie : Etats-Unis

Audition de Robert Mueller devant le Congrès

Dans la première audition, celle devant la commission du Congrès pour les affaires judiciaires, les Démocrates et les Républicains s’en sont tenus à leur script respectif : les premiers de citer des passages du rapport Mueller, et de demander à celui-ci de confirmer qu’ils ont bien lu, les Républicains, de tenter de délégitimer l’enquête de la commission Mueller.

Deux moments forts : quand le président Démocrate de la commission, Jerrold Nadler, demande à Mueller si Trump est exonéré par les conclusions de son rapport, comme Trump l’affirme, il répond « Non ». Plus sérieux sans doute car ce premier point était déjà connu, quand un député Républicain demande à Mueller s’il inculperait Trump à la fin de son mandat – ce député supposant sans doute qu’il dirait « Non », sans quoi il n’aurait certainement pas posé la question – Mueller répond « Oui ».

Les députés Républicains poussent systématiquement Mueller à commenter le rapport Steele. Or Mueller avait annoncé d’emblée qu’il n’en parlerait pas. À chaque fois, Mueller rappelle que les questions liées à ce rapport (Trump otage de la Russie car victime de pressions de type kompromat) sont l’objet d’une enquête toujours en cours. Il refuse de même de répondre à toute question relative à Roger Stone. Ce qui signifie – my tuppence – qu’il s’agit de questions de contre-espionnage.

Continuer la lecture de Audition de Robert Mueller devant le Congrès

Partager :
Email This Post Email This Post

Climat : « Game Over » ?

Les Américains auront l’occasion de réfléchir demain au climato-scepticisme de leur président : 41,7° prévus à New York, 42,2° à Washington et à Chicago.

Canicule « excessive », selon les commentateurs, qui attirent l’attention sur le sort des SDF : il ne fera pas bon dormir dehors. Non pas cette fois parce qu’il fera trop froid, mais trop chaud.

Partager :
Email This Post Email This Post

La chute de la météorite Trump. Tome 1 : Un objet populiste mal identifié, pp. 110-113

Vous trouverez en effet aux pages 110 à 113 les propos suivants :

18 août 2017

À la lumière des événements de Charlottesville et des commentaires de Trump à leur propos, je suggère ce jour-là, de manière imagée, que Trump est le dernier des généraux confédérés sudistes et qu’avec lui se déroule la bataille ultime de la guerre de Sécession, en réalité inachevée. De manière inattendue il dispose à ses côtés, de troupes étrangères, à la tête desquelles se trouvent le Russe Vladimir Poutine et l’Australien Julian Assange.

La dernière bataille de la guerre de Sécession (1861 – 1865)

On découvre petit à petit qui est véritablement ce bonhomme et, le doute n’est plus permis maintenant : Trump est un général sudiste, Trump est un général de l’armée sudiste en déroute. Son père, Fred Trump, a plus que probablement appartenu au Ku Klux Klan, s’est rallié à cette idéologie-là et les événements de ces jours derniers le soulignent, mettent en évidence le fait qu’il y a des choses dans l’Histoire qui n’ont pas été terminées et qui se terminent parfois beaucoup plus tard. Beaucoup plus tard puisque vous le savez, la Guerre de Sécession (1861 – 1865), ça ne date pas d’aujourd’hui. Mais il s’est passé après la Guerre de Sécession une chose à laquelle on s’est peu intéressé mais que l’actualité d’aujourd’hui et des jours précédents nous rappelle : d’une certaine manière, les Sudistes n’ont pas vraiment perdu. Sous prétexte ou dans un esprit – je dirais peut-être « généreux » – de permettre au Sud de se reconstruire, on lui a permis de ne pas, je dirais pour faire image, se « déstaliniser » entièrement par rapport à ses visions esclavagistes.

[…] Donc, on nous a dit : « Oui, les suprémacistes, les identitaires blancs du Ku Klux Klan, les nostalgiques de l’armée confédérée qui ont défilé l’autre jour samedi à Charlottesville, c’est un prétexte pour eux, le déboulonnage de cette statue de Robert E. Lee », mais en réalité c’est significatif parce que maintenant, vous le voyez, tout ça se retrouve au cœur de l’actualité. Et le fait que Trump se déclare « pour la protection de ces beaux monuments », ce sont ses termes, est tout à fait significatif : il est dans le camp sudiste.

[…] La dernière bataille de la guerre civile américaine est en train d’avoir lieu. On ne sait pas qui va gagner parce que les Sudistes n’ont pas désarmé.

Partager :
Email This Post Email This Post

Piqûre de rappel : Costa Mesa (Calif.), 1997, le 30 mars 2014

Dans la série « Mes USofA à moi » – qui sont en de très mauvaises mains en ce moment même.

La scène se passe un dimanche matin à Costa Mesa, une communauté essentiellement latina de Californie méridionale. La réunion des Quakers du comté d’Orange va débuter dans un quart d’heure. Et comme les Quakers sont le plus souvent des squatters, le « meeting » aura lieu ici dans une classe d’école. Dans un coin de la salle : un piano.

Il faut savoir que les Quakers sont des intellectuels protestants très à cheval sur les principes (simplicité volontaire, objection de conscience et de croissance, désobéissance civile, etc.) et particulièrement allergiques à tout ce qui évoque véritablement l’idée d’une religion dans cette lointaine banlieue hispanique de Los Angeles tels que processions, encens, prières, cantiques et autres dorures et paillettes, pouah !

Margaret, ses quatre-vingt-cinq ans bien sonnés, a repéré le piano. Elle dit (suffisamment bas pour que personne ne puisse l’entendre) : « Je suppose que personne n’aura d’objection… » et se dirige résolument vers le piano devant lequel elle s’assied, puis se met à jouer l’un des morceaux les plus kitsch du répertoire de la Gospel Song blanche : « In the Garden » de Charles Austin Miles (1868 – 1946), qui abandonna la carrière respectable de pharmacien à Philadelphie pour la composition de cantiques.

Sa voix s’élève, chevrotante, humble mais triomphante : « Et Il marche à mes côtés, Et Il s’adresse à moi… » et… ignorant les regards noirs que lui jettent ses « amis » (c’est ainsi que les Quakers se saluent entre eux : « Ami ! »), elle continue de jouer et de chanter, imperturbablement.

Continuer la lecture de Piqûre de rappel : Costa Mesa (Calif.), 1997, le 30 mars 2014

Partager :
Email This Post Email This Post

L’anti-Trump que les Américains s’arrachent !

De gauche à droite : Rashida Tlaib, D-Mich., Ilhan Omar, D-Minn., Alexandria Ocasio-Cortez, D-N.Y. et Ayanna Pressley, D-Mass.

Toutes quatre sont des députées « communistes » (dixit Lindsey Graham, sénateur Républicain de Caroline du Sud), qui devraient « retourner et tenter de réparer les endroits à la dérive et infestés par le crime d’où elles viennent » (dixit le Président Donald Trump).

La députée Ocasio-Cortez a répondu lors de la conférence de presse que l’on voit ci-dessus, qu’elle s’apprêtait à suivre le conseil du Président l’après-midi même : elle se rendrait dans sa circonscription du Bronx à New York.

Partager :
Email This Post Email This Post

Trump : Les immigrés se classent en 2 catégories, les bons et les mauvais

En enjoignant à 4 députées de « retourner d’où elles viennent », Trump suscite l’indignation des Démocrates : « Nous, les États-Unis, SOMMES une nation d’immigrés ! » Et Trump de répondre : « Il y a les bons et les mauvais. Les bons sont blancs, l’autre racaille peut retourner d’où elle vient ! »

Mme Pelosi, chef de la majorité au Congrès, qui était pourtant en froid avec les 4 députées en question (des « communistes », selon Lindsey Graham, Républicain farouche ennemi de Trump devenu son inconditionnel ami), s’initie désormais à la traduction : « Rendre à l’Amérique sa Grandeur » = « Rendre à l’Amérique sa Blancheur », dit-elle, pour ce suprémaciste blanc dont les valeurs sont, comme pour son père Fred, celles du Ku Klux Klan.

Manque de pot pour M. Trump et ses acolytes, ces « mal-blanchis » qu’ils voudraient bien voir « retourner chez eux », sont soit des personnes que leurs propres aïeux esclavagistes ont fait venir en « Amérique » contre leur gré, soit des personnes qui sont précisément chez elles en Amérique et qui seraient en droit de rétorquer à Trump : « C’est à toi, l’envahisseur, de retourner d’où tu viens ! »

Partager :
Email This Post Email This Post

Trump enjoint à 4 députées progressistes de « retourner d’où elles viennent »

Partager :
Email This Post Email This Post

Robert Mueller témoignera devant le Congrès le 17 juillet, le 29 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de Robert Mueller témoignera devant le Congrès le 17 juillet, le 29 juin 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le mercredi 26 juin 2019 et, ce matin, au réveil, je tombe sur un email, un mail qui m’est envoyé par l’un de vous, qui dit : « Vous avez sûrement vu ça : M. Robert Mueller parlera devant le Congrès américain le 17 juillet » et je lui réponds : « Non, la nouvelle est tombée à 4 h du matin. À ce moment-là, je fais quand même comme tout le monde, je dors ! ». Merci à cette personne qui me l’a signalé. Je l’aurais bien entendu vu dans les minutes qui suivaient.

Continuer la lecture de Robert Mueller témoignera devant le Congrès le 17 juillet, le 29 juin 2019 – Retranscription
Partager :
Email This Post Email This Post

La grenouille dans la marmite, le 24 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de La grenouille dans la marmite, le 24 juin 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, Nous sommes le lundi 24 juin 2019 et, aujourd’hui, ma petite conférence, mon exposé, s’appellera « La grenouille dans la marmite ». Vous connaissez cette histoire que l’on raconte, je ne sais pas si c’est plausible ou non mais on la raconte et, en tous cas, tout le monde comprend bien de quoi ça parle. On met une grenouille dans une casserole, dans une marmite, et on allume le feu en-dessous. Comme la température ne monte que progressivement, elle ne se rend pas compte que l’eau est trop chaude alors que, si on la plongeait dans une casserole d’eau bouillante, elle pourrait peut-être encore sauter. 

Continuer la lecture de La grenouille dans la marmite, le 24 juin 2019 – Retranscription
Partager :
Email This Post Email This Post