Archives de catégorie : Géopolitique

Si vous avez encore des choses importantes à faire, de votre vivant…

Vladimir Poutine décore Rex Tillerson, qui sera le premier ministre des Affaires étrangères de Trump

Les États-Unis ont accusé la Russie de planifier des opérations secrètes, y compris des sabotages, dans l’est de l’Ukraine afin de créer un « prétexte pour une invasion », après que les efforts diplomatiques pour désamorcer la crise ont échoué et que les sites Web du gouvernement ont été touchés par une cyberattaque majeure.

La Maison Blanche a déclaré qu’elle disposait d’informations indiquant que la Russie avait « prépositionné » un groupe d’agents pour mener une opération « sous faux drapeau » dans l’est de l’Ukraine. « Les agents sont formés à la guerre urbaine et à l’utilisation d’explosifs pour mener des actes de sabotage contre les propres forces mandataires de la Russie », a déclaré Jen Psaki, secrétaire de presse de la Maison Blanche.

Ces affirmations et la cyberattaque contre les sites web du gouvernement ukrainien font suite à des négociations tendues cette semaine entre les États-Unis, l’OTAN et les alliés occidentaux et la Russie. Les États-Unis et l’OTAN espéraient que ces négociations dissuaderaient le président russe Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine. Moscou a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Je n’ai pas découvert cela dans un coin douteux de l’internet, mais comme un message « Nouvelles de dernière minute » du très respectable Financial Times.

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Les entretiens Amérique – Russie de Genève des 10 et 11 janvier se sont achevés, par Alexis Toulet

Vladimir Poutine décore Rex Tillerson, qui sera le premier ministre des Affaires étrangères de Trump

Les rencontres Russie – OTAN et OSCE qui démarrent aujourd’hui ne sont que du « window dressing » comme disent les Américains : c’est décoratif, ça sert à tenter de dissimuler quelque peu la domination des Etats-Unis et de la Russie sur les questions de sécurité en Europe, conséquence du choix de la majorité des Etats européens de confier leur sécurité à la superpuissance outre-Atlantique – sans tromper grand monde – et c’est à peu près tout. Tout ce qui est important se dit entre la puissance tutélaire de l’Europe et la grande puissance de l’Europe de l’est, les Européens de l’ouest et du centre n’ont qu’un rôle de spectateur.

A lire les gazettes, les exigences de Moscou que Washington s’engage à ne pas accepter l’Ukraine dans l’OTAN à l’avenir sont sans surprise sèchement refusées. Le porte-parole du Kremlin résume « A ce stade, disons que nous ne voyons pas de raison forte d’être optimiste ». Et il embraye en rappelant que même s’il n’y a « pas de date limite », la Russie n’acceptera pas que les discussions « trainent en longueur ». Comme si deux jours sans résultat probant c’était déjà trop long.
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L’Ukraine bien seule, par Alexis Toulet

Vladimir Poutine décore Rex Tillerson, qui sera le premier ministre des Affaires étrangères de Trump

« Réfléchissez un peu : la guerre entre l’OTAN et la Russie à l’occasion de l’invasion de l’Ukraine ne débute pas cette semaine-ci mais la semaine prochaine (une confirmation de plus que je suis un optimiste). » (Paul Jorion)

Question très intéressante, et dont je crains que nous ne fassions que commencer à parler – le risque d’échec des pourparlers EU-Russie et d’invasion russe en Ukraine semble très élevé. Dire « la semaine prochaine » peut sembler être une exagération, mais je n’en suis même pas certain. Et nous parlons en tout cas du début de l’année.

A tout risque, je dirais :
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Quand la Chine se comporte comme les USA en 1947 avec le plan Marshall, par Thom Billabong

Ça y est, la Chine offre de soigner l’Afrique et de lui remettre sa dette.

Diplomatie vaccinale : la Chine promet à l’Afrique 1 milliard de doses et une annulation de dette (latribune.fr)

Elle se comporte donc exactement avec la générosité (bien comprise) des USA à la fin de la 2de guerre mondiale, quand ses surplus et sa machine à produire avaient besoin de marchés d’accueil solvables. Le plan Marshall visait entre autres cet objectif d’apporter rapidement des débouchés aux biens qui ne seraient désormais plus détruits dans les combats, tout en faisant un bien réel aux économies des pays ruinés par le conflit. Ce faisant, les USA pouvaient asseoir par la manne financière et la relance de la machine économique, un contre pouvoir puissant à l’idéologie soviétique, qui elle-même cherchait à émanciper les peuples du joug capitaliste.

C’était la quadrature parfaite : des ressources quasi-illimitées à ceux qui en avaient besoin, détournant ces derniers d’un autre « possible » porté par l’URSS, avec une des abandons de créances – les dettes des pays via le plan et durant le conflit – au fur et à mesure que la prospérité des uns augmentait celle des autres. Continuer la lecture de Quand la Chine se comporte comme les USA en 1947 avec le plan Marshall, par Thom Billabong

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L’identité des dirigeants du G20 : Voilà ce qui doit nous faire peur, par Manuel

Hier soir, l’édition numérique du monde.fr me proposait la photo de cet article en première page :

Singapore’s Prime Minister Lee Hsien Loong, International Monetary Fund (FMI) Managing director, Kristalina Georgieva, Director General, World Health Organization (WHO), Tedros Adhanom Ghebreyesus, Spanish Prime Minister Pedro Sanchez, Indian Prime Minister Narendra Modi, Australian Prime Minister Scott Morrison, German Chancellor Angela Merkel, Italian Prime Minister Mario Draghi, French President Emmanuel Macron, British Prime Minister Boris Johnson, Director general, Food and Agriculture Organization (FAO), Qu Dongyu, President of the European Council Charles Michel, and Japan’s senior deputy foreign minister for economic affairs, Hiroshi Suzuki throw a coin in the water during a visit to the Trevi fountain in central Rome on October 31, 2021 on the sidelines of the G20 of World Leaders Summit. (Photo by Andreas SOLARO / AFP)

En la voyant, ma première pensée a été la suivante : « sérieusement, ça devrait la mobilisation générale et les gars font du tourisme ».
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États-Unis – Chine : un moment Spoutnik

On parle beaucoup depuis un an du général Mark Milley, chef d’État-Major des armées aux États-Unis. Il a été question de lui le 1er juin de l’année dernière quand, en tenue de combat, il a accompagné Trump dans une rodomontade : le nettoyage à coups de grenades lacrymogènes du Lafayette Square où étaient rassemblés des manifestants protestant la passivité des autorités dans l’affaire George Floyd, pour permettre au Président de se faire prendre en photo brandissant une bible devant une église. Dix jours plus tard, le 11 juin, devant les étudiants d’une académie militaire, Milley devait déclarer que sa présence au Lafayette Square avait été une erreur : une intrusion inacceptable du militaire dans les affaires civiles.

Plus récemment, le général Milley s’est distingué en étant critique vis-à-vis des conditions du retrait des troupes américaines d’Afghanistan, mais il est surtout apparu à la une de l’actualité en tant que vedette scoop du livre Peril de Bob Woodward (journaliste clé, avec son compère Carl Bernstein, de l’affaire du Watergate) et Robert Costa, ouvrage paru le 21 septembre où il est révélé que dans les jours qui suivirent le coup d’état raté de Trump le 6 janvier, Milley a pris l’initiative de pourparlers secrets avec les militaires chinois du plus haut rang pour les rassurer que Trump ne déclencherait pas une guerre avec la Chine comme une diversion de son échec à l’élection présidentielle. Réagissant au scepticisme des Chinois, Milley les aurait assurés qu’il en faisait une affaire personnelle et qu’il avait détourné de fait les pouvoirs du Président en tant que Commandant suprême des armées.

Milley fait la une des journaux ce matin en parlant de la mise en orbite et de son déclenchement par les Chinois le 27 juillet d’une arme nucléaire hypersonique (se déplaçant à 5 fois la vitesse du son) factice comme « très proche d’un moment spoutnik », le souvenir du 4 octobre 1957, quand les Américains se rendirent compte qu’un écart technologique majeur s’était creusé entre l’URSS et les États-Unis, à leur détriment. Quand, le 20 juillet 1969, les Américains mettront le pied sur la Lune, ce seront eux qui, ayant mobilisé des ressources considérables, auront recréé l’écart en leur faveur.

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Afghanistan : Des loups va-t-en-guerre déguisés en agneaux humanitaires ! par Yorgos Mitralias

© Chantal Montellier
Le paysage politique américain de ces jours-ci n’a jamais été aussi clair et net. Contre la décision du président Biden de retirer définitivement les troupes américaines de l’Afghanistan le 31 Août, se rangent : L’ensemble de l’établissement politico-économique du pays, le parti Républicain et son chef Donald Trump, une grande partie de la direction du parti Démocrate et de ses groupes parlementaires, le complexe militaro-industriel et tout ce qui a un rapport direct ou indirect avec la guerre, tous les grands media (quotidiens, chaînes de télé,…) indépendamment de leur sympathies partidaires, une importante partie de la hiérarchie militaire, les centres de décision néolibéraux et atlantistes. (1) En faveur de la même décision de Biden se rangent : L’ensemble de la gauche -radicale et moins radicale- américaine ainsi que tous les grands mouvements sociaux, la plupart des organisations de vétérans, la grande majorité (selon les sondages, 63%-65%) du peuple américain.

Quant à l’Europe, contre la décision de Biden se rangent : Tous les alliés atlantiques des États-Unis et l’OTAN, la direction de l’Union Européenne et ses pays-membres, tous les grands médias, les principaux groupes politiques (Chrétiens-démocrates, Libéraux, Sociaux-démocrates, Extrême-droite), plusieurs ONG. Et en faveur de la même décision du Président américain, se rangent : D’après ce qu’on connaît, il n’y a pas des forces de la gauche européenne rangées clairement et catégoriquement en faveur de cette décision et contre les efforts persistants des gouvernements de leurs pays pour que Biden recule et consente à faire prolonger le déploiement des forces américaines en Afghanistan…

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Une pensée pour l’Afghanistan

Avant les Américains (2003-2021), que les Russes avaient précédés (1979-1989), les Anglais s’y étaient déjà cassé les dents (1839-1842, etc.).

Les filles n’iront plus à l’école. La charia sera appliquée. Je n’en dis pas plus, cela vaut mieux pour tout le monde.

Ceci, c’était il y a 46 ans. Espérons que ce ne soit pas encore pire là-bas, d’ici lundi.

P.S. Merci à A. C.

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François Ruffin : Seul capable de parler à l’électorat populaire toute tendance, par Guy Leboutte

François Ruffin me paraît le seul à gauche qui pourrait remporter le second tour soit contre Macron, soit contre Le Pen. J’avais deviné il y a quelque temps déjà que Paul Jorion allait rompre des lances en faveur du député reporter, et j’espère qu’il active ses réseaux en-dehors de son blog aussi. Sans doute le fait-il, et quoi qu’il en soit je l’y encourage de toute mon immodestie. Les intellectuels doivent jouer une carte, et il n’est pas utile que cela soit sur la place publique déjà en ce moment.

En vrac :

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« Si tu veux la décroissance, prépare la guerre », par Cédric Chevalier

Imaginons que deux pays soient les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au monde, imaginons qu’ils soient également parmi les plus vulnérables au réchauffement climatique, même si de façon différenciée, et imaginons qu’ils soient entrés dans une lutte pour l’hégémonie mondiale… Nous parlons bien sûr des Etats-Unis et de la Chine.

Voici un des plus gros obstacles pour contrer le dilemme du prisonnier face au réchauffement climatique et engendrer de la coopération. C’est aussi un des plus gros obstacles à la décroissance (quantitative) choisie par les Etats pour mettre fin à l’overshoot et revenir dans les limites planétaires. Il s’agit du problème de la puissance politique, liée à la puissance militaire, liée à la puissance économique, liée à la puissance énergétique, liée aux énergies fossiles et nucléaires, dont la densité de puissance est la plus élevée parmi toutes les énergies. Ainsi, géopolitiquement aujourd’hui, il semble qu’un Etat puissant est un Etat polluant. Or les élites politiques d’un pays ont tendance à vouloir en augmenter leur puissance et l’Etat est leur véhicule pour ce faire. Chacun joue dans sa division et les grandes puissances ont en général tendance à vouloir devenir hégémoniques. C’est cette dynamique de recherche de puissance qui explique durant l’histoire la course aux armements, au propre et au figuré. La guerre n’étant que la continuation de la politique par d’autres moyens, et vice versa ! Même le PIB et la taille de la population deviennent géostratégiques.
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Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19 – 4. La géopolitique, aujourd’hui mercredi 14 octobre 2020 à 16h00

Troisième visioconférence.

Lé géopolitique. La Chine aura émergé à la fois comme dominante (par son efficacité) et stigmatisée (du fait du prix à payer pour sa domination en termes d’atteintes aux libertés individuelles). Les États-Unis, malades de leur président erratique, s’effondrent au rang de puissance subalterne. Leur désespérance combinée à leur surarmement les rendent tout particulièrement imprévisibles et dangereux.

Aujourd’hui mercredi 14 octobre de 16h00 à 17h30. Trente minutes de dialogue avec la salle (virtuelle). C’est gratuit.

Vous pouvez vous inscrire ici.

[Chuchoté] : Si vous arrivez à la dernière minute : voici le lien.

Au 14 octobre, la première séance du cycle, 1. La pandémie, a été vue en direct et sur YouTube, 2.292 fois. La deuxième séance du cycle, 2. L’économie, a été vue en direct et sur YouTube, 1.789 fois. La troisième séance du cycle, 3. L’environnement, a été vue en direct et sur YouTube, 1.575 fois.

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