Archives de catégorie : Géopolitique

L’implosion des États-Unis, le 7 janvier 2020 – Retranscription

Retranscription de L’implosion des États-Unis, le 7 janvier 2020. Ouvert aux commentaires. Bonjour, nous sommes le mardi 7 janvier 2020…

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Je suis furieux après certains d’entre vous, le 3 janvier 2020 – Retranscription

Retranscription de Je suis furieux après certains d’entre vous, le 3 janvier 2020

Bonjour, nous sommes le vendredi 3 janvier 2020 et, ça ne m’arrive pas souvent mais, aujourd’hui, je suis furieux envers certains d’entre vous et je vais dire tout de suite de qui il s’agit.

Depuis que Trump est apparu à l’horizon des primaires américaines présidentielles pour l’élection de 2016, je me suis beaucoup intéressé à son cas. J’ai considéré que c’était un danger abominable et j’ai voulu y consacrer beaucoup d’énergie et un premier tome que je lui consacre a paru et il y en a déjà 3 autres en réserve. Et les personnes auxquelles je m’adresse, ce sont les personnes qui m’ont envoyé des messages en me disant : « Oui, mais vous attachez trop d’importance à ça. Ne vous énervez pas ! On a déjà vu des gens comme ça ! » et l’argument massue en général, c’est de dire « OUI, MAIS Hillary Rodham Clinton… ». La plupart d’entre vous – et c’est pour ça que je suis furieux ! – au lieu de vous intéresser au cas Trump, vous, tout de suite, me jetez dans les jambes Hillary Clinton.

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Les ressources consacrées à la défense augmentent partout, par Alexis Toulet

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Pourquoi les ressources consacrées à la défense sont-elles en augmentation un peu partout dans le monde ? Etats-Unis, pays européens dans une certaine mesure, Russie également, surtout la Chine.

  1. Il y a clairement plusieurs raisons, les principales me semblent être :1. Montée en puissance rapide de certains pays, avant tout la Chine, d’où d’une part ambitions avivées et désir de davantage de pouvoir chez le pays en ascension, d’autre part craintes de déclassement et de perte de position hégémonique chez le pays actuellement dominant, les Etats-Unis
    2. Série de décisions déséquilibrantes dans les vingt dernières années, essentiellement de la part des Etats-Unis, de l’invasion de l’Irak aux déstabilisations de régime et aux embargos à objectif d’écrasement comme actuellement contre l’Iran, d’où craintes avivées chez les pays qui peuvent se sentir visés, de la Russie à l’Iran en passant bien sûr par la Corée du Nord, et craintes par effet secondaire chez les pays qui peuvent se sentir menacés par la réaction des précédents, de la Pologne à Israël et l’Arabie saoudite en passant par Corée du Sud, Japon ou Suède
    3. Extension des zones d’Etats faillis, au Moyen-Orient bien sûr entre Irak et Syrie, dans certaines parties de l’Afrique de l’ouest et centrale, la corne de l’Afrique, en Libye, au Mexique etc. d’où développement d’organisations violentes de type idéologique (djihadistes) et/ou criminel (drogue), lesquelles posent des problèmes croissants aux Etats constitués qui réagissent par une augmentation de leur budget de défense

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Syrie : Trump en général calamiteux

Comme je vous le signalais le 11, il y a cinq jours, si le soutien à Trump du côté Républicain se lézarde ce n’est ni parce qu’il est un tyran (ça ne les dérange pas, ça convient plutôt à la plupart), ni parce qu’il est un homme d’affaires véreux (une qualité qui se trouve dans les gènes du Parti), mais c’est parce qu’il est un général calamiteux.

Trump s’est dit : « Si je me débarrasse des Kurdes, bonne affaire : une ‘guerre tribale’ (son expression) en moins ! » Manque de pot, comme Trump renversait l’alliance US avec les Kurdes, ceux-ci – pas tout à fait suicidaires – ont fait la même chose en se mettant d’accord avec Bachar el-Assad. Résultat : les troupes russes ont remplacé les troupes américaines dans le Nord de la Syrie . Et ça, ça ne plaît pas aux élus Républicains.

Du coup, une résolution bipartite Démocrates et Républicains sera votée aujourd’hui à la Chambre et au Sénat, qui s’oppose au retrait des troupes US du Nord-Est de la Syrie, exige du Président turc Erdogan qu’il mette fin immédiatement aux opérations militaires, réclame un retour du soutien US aux populations kurdes et demande que les États-Unis définissent une politique claire en vue d’une « défaite durable de Daesh ».

Trump pourra toujours mettre son veto. Mais ce serait face à une résolution qui sera probablement votée à l’unanimité par les élus Républicains. Il ne serait plus question cette fois seulement de « lézardes » dans leur soutien à Trump, général de pacotille. Je vous tiens au courant.

16 octobre, 21h45 : « La Chambre a adopté une résolution lors d’un vote à une écrasante majorité bipartite qui a fustigé la décision de Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie – une décision annoncée le 6 octobre qui a trouvé peu de défenseurs sur la Colline du Capitole. Le vote a été de 354 voix contre 60 ».

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Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 11 octobre 2019. J’avais l’intention de vous parler du Brexit. J’avais préparé quelque chose mais ça peut attendre, il y a des choses plus importantes. Il y a quelqu’un qui m’écrit ce matin pour me dire que je devrais parler du fait que Mme Sylvie Goulard n’a pas été nommée commissaire européen. Et là, je me gratte la tête quand je vois ça et je réponds à cette personne que « Vous avez vraiment l’impression que je parle de ce genre de choses d’habitude ? » [rires].

Non, il se passe des choses plus importantes. Il y a une guerre. M. Lindsey Graham, c’est un inconditionnel de M. Trump, il avait eu des mots très peu aimables pour lui pendant la campagne électorale mais après, c’était un loyal de chez loyaux, quelqu’un qui donnait raison systématiquement à M. Trump absolument sur tout et, sur cette décision de M. Trump de retirer des troupes américaines du nord de la Syrie permettant à la Turquie de lancer une offensive dont font essentiellement jusqu’ici les frais les Kurdes qui se trouvent dans la région, on a posé la question hier à M. Graham de ce qu’il en pensait et il a dit : « Jamais même M. Obama n’a fait des choses de cet ordre-là » et le reporter lui dit : « Est-ce que ce sera le Vietnam des États-Unis, durant la présidence Trump ? » et M. Lindsey Graham lui dit : « Non, non, c’est bien pire que le Vietnam ! ». C’est dire que des craquements se font entendre du côté des Républicains, d’autant plus qu’il s’agit, comme je vous le disais, de vraiment quelqu’un dont on pouvait supposer qu’il faisait partie du dernier carré quoi qu’il arrive.

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Union sacrée contre Trump

Malgré le très mauvais climat entre Démocrates et Républicains, l’union sacrée s’est faite aujourd’hui devant la décision de Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie, permettant à la Turquie d’y lancer une offensive qui balaierait les troupes kurdes, pourtant qualifiées d’alliées dans le combat contre Daesh.

Il faut dire que la justification de sa décision par Trump ce matin dans un tweet était du plus haut pittoresque :

Il est temps pour nous de nous extraire de ces Guerres Sans Fin ridicules, beaucoup d’entre elles étant tribales, et ramener nos soldats à la maison. NOUS NOUS BATTRONS LÀ OÙ C’EST DE NOTRE INTÉRÊT, ET NOUS LUTTERONS UNIQUEMENT POUR GAGNER.

Que sa décision bénéficie essentiellement à Daesh, à Bachar el-Assad et à l’allié de celui-ci, Poutine, ne semble pas l’avoir effleuré. À moins bien sûr qu’il s’agisse précisément là du but de la manoeuvre…

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À propos de Comment les États-Unis veulent « développer l’IA [militaire] à grande échelle » par Nathalie Guibert

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J’ai fait le commentaire suivant à propos de l’article de Nathalie Guibert dans Le Monde, Comment les Etats-Unis [le Pentagone] veulent « développer l’IA à grande échelle » :

Merci pour cette banalisation « bon enfant » de l’Intelligence Artificielle militaire : pas un mot de critique, pas un soupçon d’inquiétude manifesté dans l’article : le/la journaliste en béni-oui-oui !

Quand nous étions chercheurs en IA à la fin des années 1980, nos employeurs nous cachaient soigneusement à nous chercheurs, que nous travaillions à notre insu pour le militaire.

Que de progrès accompli en trente ans !

Mettons les choses sur la table. Parlons-en !

Le document qu’il s’agit de commenter ici sur le blog : L’intelligence artificielle au service de la défense.
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Notre camp dans la IIIe Guerre mondiale

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Le Monde, Après l’attaque de deux sites pétroliers, la puissance saoudienne frappée en plein cœur, le 16 septembre 2019

Prix du pétrole : +10%

Avant de nous engager d’enthousiasme dans la IIIe Guerre mondiale aux côtés de l’Arabie saoudite contre l’Iran, posons-nous la question : « Pourquoi dans la guerre fratricide du schisme musulman, avons-nous choisi le camp des Sunnites contre celui des Chiites ? ». À ma connaissance, les Ottomans s’étaient prudemment abstenus d’intervenir dans un camp ou dans l’autre lors de la Saint-Barthélémy (si je me trompe, soyez gentil de me le signaler, je rectifierai).

Les cyniques me répondront : « Vous savez bien que c’est juste une histoire de pétrole ! » Je réponds cyniquement aux cyniques : « Vous savez bien que les Chiites en ont comme les Sunnites ! »

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G7 : Le coup dans le nez de Tonton Donald

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Je viens de lire dans la presse et de regarder à la télé, les principaux commentateurs américains à propos de la prestation de leur président au G7 qui s’est terminé hier à Biarritz.

Les remarques vont bien entendu en sens divers mais elles peuvent être résumées en une image qui s’est imposée à plusieurs d’entre eux : « Il n’est encore que 15 heures à la fête de famille et Tonton Donald, la tête près du bonnet même en temps ordinaire, a déjà la cuite ».

Que faire ? L’empêcher à tout prix de gâcher le fête pour les autres invités !

Alors, ça se passe comme ça : « Tonton Donald, venez donc vous asseoir à l’ombre, avec votre splendide cravate et votre costume qui vous va si bien, pendant que nous accueillons un visiteur que vous ne connaissez pas (l’envoyé du gouvernement iranien, alors que Tonton Donald a promis « la fin officielle de l’Iran »).

Ou alors : « Tonton Donald, asseyez-vous donc ici : on vous apporte une limonade. Les enfants aimeraient tant jouer bataille avec vous pendant que nous nous occupons des derniers préparatifs du dîner (nous coordonnons la lutte contre le réchauffement climatique, auquel Tonton Donald ne croit pas [ou plus probablement, fait semblant de ne pas croire]).

Cela dit, tous ces commentateurs et toutes ces commentatrices américains font la gueule devant le constat que chacun a pu faire durant le week-end : les États-Unis sont sur la touche, le monde occidental règle ses affaires à six, avec le septième, Tonton Donald, confortablement installé sous le parasol le plus éloigné du jardin à siroter une boisson sans alcool.

Ah ! avant que j’oublie, autre conclusion unanime à laquelle les commentateurs américains parviennent – ne me tombez pas dessus à bras raccourcis, je ne fais que rapporter ce que j’ai entendu : « Le monde occidental a désormais un leader incontesté, et son prénom n’est pas Donald mais Emmanuel ».

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