Catégorie : Linguistique

  • Un modèle hébbien de production de la parole (1999)

    « Thought as word dynamics », un commentaire de Paul Jorion sur « Words in the brain’s language » par Friedemann Pulvermüller

    Behavioral and Brain Sciences, Volume 22, Issue 2, April 1999, pp. 253 – 279

    DOI: https://doi.org/10.1017/S0140525X9900182X

    Sommaire : 

    Un modèle hébbien de production de la parole ouvre un certain nombre de voies. Un schéma interlinguistique de relations fonctionnelles (inspiré d’Aristote) évite les distractions liées aux distinctions des « parties du discours », tout en comblant le fossé entre les mots de « contenu » et de « structure ». Un modèle de gradient identifie les dynamiques émotionnelles et rationnelles et montre la production de la parole comme un processus où l’insatisfaction du locuteur est minimisée.… Lire la suite…

  • Chine / Occident : deux manières d’appréhender le monde, le 1er mai 2021 – Retranscription

    Retranscription de Chine / Occident : deux manières d’appréhender le monde, le 1er mai 2021. Bonjour, nous sommes le samedi 1er…

    Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l’article. Vous pouvez vous abonner iciLire la suite…

  • Requiem pour l’écriture inclusive

    Le Monde : L’écriture inclusive ou la longue quête d’une langue égalitaire, par Clara Cini.

    Mon commentaire ce soir sur le site du Monde :

    Très intéressant article historique, qui met en lumière plusieurs choses, dont le fait que …

    1. la communauté accueille avec bienveillance toute simplification et rejette toute complication. Les enfants écriront volontiers « auteurs » ou « autrices », mais renâcleront devant « auteur.e.s ».

    2. comme le montre l’article, la forme féminine de nombreux mots existe déjà, même si elle s’est (provisoirement) perdue. Ressuscitons-la plutôt que de créer de nouveaux monstres enfreignant les règles de la langue : « conducteur » correspond à « conductrice », « doctoresse » correspond à « docteur » ; « conducteure » et « docteure », c’est bien simple, n’existent pas.

    Lire la suite…

  • Immersion

    Les éducateurs aiment à s’indigner lorsqu’un enfant qui vient de passer à peine trois semaines dans un pays étranger en parle désormais la langue couramment, alors qu’eux-mêmes se sont efforcés sans succès de lui inculquer cet idiome durant les six dernières années. « Ainsi cet enfant n’écoutait pas ! Se refusait au moindre effort, faisait un étalage insolent de sa paresse, puisque le voici, enfin « motivé » pour une raison inconnue, rattrapant son retard à pas de géant (mais en-dehors de l’école !) ». 

    Comme on peut être piètre pédagogue alors même que l’on est enseignant ! Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que ce n’est pas cet enfant qui parle enfin l’allemand, mais sa bouche qui a été détournée par une coalition germanophone.… Lire la suite…

  • La faute de l’orthographe, par Arnaud Hoedt et Jérôme Piron

    L’orthographe, c’est classe !… Lire la suite…

  • Vidéo – Chine / Occident : deux manières d’appréhender le monde

    « Comment la vérité et la réalité furent inventées » (Gallimard 2009)… Lire la suite…

  • À propos des traductions du chinois, par DD

    Cher Paul, Je viens de lire votre texte à propos des traductions.

    Lorsque les Jésuites et plus tard nos pères missionnaires ont découvert et traduit les classiques confucéens, ils ne les ont pas lus « à la chinoise », ils les ont lus selon leur propre grille interprétative jusqu’à y découvrir des traces du message chrétien. En traduisant selon cette grille ils ont donc inventé d’autres textes qui parlaient davantage de leur lecture que du message confucéen.  Et ces nouveaux  textes, parfaitement adaptés aux habitudes de pensée de leurs destinataires occidentaux en devenaient plus lisibles, plus directement accessibles. En chemin, se perdait – ou était gommé – ce qu’une vision chinoise pouvait présenter de différent, et, se perdait aussi tout ce qui, dans la confrontation des différences, pouvait faire advenir de réflexion et de possibilité de questionnement des partis-pris respectifs….Lire la suite…

  • Vidéo – Antisémitisme et antisionisme

    Ouvert aux commentaires.

    Des tabous que l’on met sur les mots
    Attaquons-nous aux problèmes, pas aux mots… Lire la suite…

  • Le chercheur satisfait et DeepL

    Ouvert aux commentaires.

    Qu’espère un chercheur en fin de carrière ? Il espère que ses idées soient aisément accessibles à un grand nombre de personnes.

    J’ai récemment eu (il y a un mois) la satisfaction que la première condition soit remplie sous la forme d’un excellent résumé, présentant en sus la garantie d’un tiers impartial (en l’occurrence, de deux) disant : « Écoutez-moi, ceci mérite d’être lu », ce qui est d’une tout autre qualité que d’en faire soi-même la réclame. Il reste le second souhait, celui du grand nombre de personnes à vous lire, qui pour l’auteur écrivant en français et non-traduit, reste largement inexaucé.… Lire la suite…

  • Mots du débat et dévoilement de l’imaginaire, par Timiota

    Billet invité.

    J’écoutais un peu distraitement le début du fameux débat-duel (sans images). J’entendais M. Macron répondre à la violence de son opposante par des « mais » ou des « non » ou des « ne pas/n’est pas » et … ça ne portait pas.… Lire la suite…

  • De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

    Ouvert aux commentaires.

    I- La « mentalité primitive »

    Jacques Athanase GILBERT

    Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?… Lire la suite…

  • De l’anthropologie à la guerre civile numérique (VI), Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux, entretien réalisé le 21 mars 2016

    Jacques Athanase GILBERT

    Vous soulevez la question de la réalité objective au sein de votre ouvrage Comment la vérité et la réalité furent inventées. Celle-ci engage, selon vous, un schéma des relations asymétriques qui se développe à travers le discours scientifique, une option qui apparaît en raison de la structure-même de la langue grecque mais est entièrement absent de la pensée ancienne chinoise, d’essence symétrique, comme sa langue. … Lire la suite…

  • Qui étions-nous ? Comment faire fonctionner une société ? (III) La « pensée chinoise » et la « pensée occidentale » sont bien radicalement différentes

    Quant à l’attitude de Jean-François Billeter lui-même dans Contre François Jullien (2006), que peut-on en dire ?… Lire la suite…

  • L’app Yo et la fonction phatique

    On parle beaucoup ces jours-ci d’une application pour smartphone qui se contente d’envoyer le message « Yo ». Elle provoque l’engouement pour une raison sur laquelle bien des gens s’interrogent.

    C’est l’anthropologue britannique d’origine polonaise Bronislaw Malinowski (1884 – 1942) qui a attiré le premier l’attention (dans un article publié en 1923 : « The Problem of Meaning in Primitive Languages ») sur l’une des fonctions de la parole qui est simplement de retenir l’attention de l’interlocuteur (comme dans « t’vois ? »). Il l’appela la fonction « phatique ».

    Il n’avait pas envisagé sans doute que l’on puisse utiliser la parole pour sa fonction phatique uniquement, sans aucun souci de transmettre un message porteur d’une signification quelconque.… Lire la suite…

  • Le petit fouineur : parlers kurdes et bretons

    Repensant ce soir à mon billet Comment se font les grandes découvertes historiques, je me posais la question si l’étonnante ressemblance entre les danses traditionnelles kurdes et bretonnes, se retrouvait dans un rapprochement possible entre les parlers kurdes et bretons.

    Wikipedia m’apprend qu’il existe trois « dialectes » kurdes, appelés « dialectes » parce que ce sont ceux qui se déclarent Kurdes aujourd’hui qui les parlent mais que s’il fallait en juger à partir des simples traits linguistiques, ces parlers sont à ce point différents qu’on parlerait plutôt de « langues » (ceci n’est pas dit dans l’article en français de Wikipedia mais dans celui en anglais).… Lire la suite…