Archives de catégorie : Psychanalyse

Trump perd la boule. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

La capture d’écran ci-dessus vient d’une émission sur la chaîne MSNBC. Il s’agit de citations d’un article paru hier, le 16 août, dans le New York Times. Ce dont il est question, c’est d’un meeting de Trump la veille dans le New Hampshire.

L’extrait de l’article dit ceci :

Comme à son habitude, il s’est mis à digresser pendant plus d’une heure et demie, à s’écarter de manière apparemment aléatoire de ce qu’il avait prévu de dire, il a répété des points qu’il avait déjà soulevés plus tôt dans la soirée, comme s’il ne se souvenait plus les avoir déjà mentionnés. 

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Les saisons du plaisir (1988) de Jean-Pierre Mocky

« Les saisons du plaisir » (1988) est un film où tout le monde, les jeunes, les vieux, les hétérosexuels, les homosexuels, les zoophiles, ne pense qu’à baiser, ce qui le rapproche du documentaire plutôt que du film de fiction où l’on rencontre en général ce qu’on appelle des « sentiments plus élevés ».

Ceci permet au spectateur transporté d’entendre dire des horreurs pendant 1h22m par Bernadette Laffont, Jean Poiret, Eva Darlan, Fanny Cottençon, Richard Bohringer, Sylvie Joly, Stéphane Audran, Bernard Menez, Judith Godrèche, Darry Cowl, Jean-Pierre Bacri, Jacqueline Maillan, Jean-Luc Bideau et Sophie Moyse puisqu’on est chez Mocky.

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Fake news : « L’indicible est tabou », par TomBilabong

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Votre post Si vous n’avez pas l’occasion de venir m’écouter à Fleurance samedi… est très juste. Il me semble évident qu’il est le reflet d’une personne qui a fait une psychanalyse. Pourquoi ? Parce qu’il montre qu’on peut parfaitement inverser cause et conséquence et donner un tout autre sens à ce qu’on considère comme un fait, et donc une info, etc. et au final un affect . Et donc une opinion / pulsion. L’inconscient est tout proche… 

Mais pour dire tout cela, il faut impérativement avoir fait une analyse ou parfaitement en mesurer/connaître les effets – bons ou pervers : être en mesure d’interpréter différemment, verbalement notamment, en donnant un autre sens à ses affects.  

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La vie

Aujourd’hui, de manière inattendue (absolument sans crier gare), j’ai vécu pendant plusieurs heures une expérience humaine d’une extraordinaire intensité.

Je ne peux rien vous en dire de plus car en dire davantage risquerait de blesser l’une ou l’autre personne.

Aujourd’hui, j’ai été à la fois fier et ravi de vivre, dans ce qu’elle a de plus sublime et de plus tragique, la vie de ce qu’on appelle un être humain.

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Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », Le transhumanisme – Retranscription

Retranscription de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », 2eme de six conférences, Le transhumanisme est-il la nouvelle religion d’une technologie triomphante ?, le 11 décembre 2018. Merci à Eric Muller ! Les premières minutes manquent. Le transhumanisme y est situé dans plusieurs traditions de la pensée occidentale, qui se chevauchent partiellement : l’individualisme, l’« esprit des Lumières ». Ouvert aux commentaires

[… ] Parfois, les auteurs renvoient à des penseurs, par exemple Jean-Jacques Rousseau, ou Nicolas de Condorcet sur la notion de perfectibilité, c’est-à-dire de la capacité de l’homme à se perfectionner lui-même – une réflexion qui est parfois fondée d’ailleurs sur un parallèle avec la domestication – nous avons domestiqué certains animaux pour en tirer parti ; les chiens pour le plaisir de les avoir avec nous à la chasse ou défendre nos maisons, les cochons pour les manger et les vaches pour les manger ou en tirer du lait. Ces espèces ont connu une évolution tout à fait particulière : la vache ne ressemble plus fort à l’auroch – sauf par quelques traits extérieurs – le cheval que nous avons aujourd’hui n’est plus le cheval sauvage que nous connaissions autrefois. La domestication est un processus qui conduit à une évolution des espèces, et certains penseurs ont attiré l’attention sur le fait que nous avons produit une sorte d’auto-domestication de notre propre espèce : nous avons créé des caractères chez nous qui ressemblent fort à ceux que nous avons produit chez les animaux domestiques, et on peut imaginer que la perfectibilité, le perfectionnement soit du même ordre chez nous, et que nous puissions continuer à nous développer par les moyens que la technologie nous offre, de la même manière que nous avons pu le faire pour d’autres choses autour de nous. Et là, bien entendu, ma réflexion aujourd’hui sera autour de certaines difficultés, de certains dangers, de certaines questions qui se posent à nous – parfois même dans l’urgence – autour de ces questions.
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Sciences Critiques, « Que sont la technologie et la critique de la technologie ? », le 29 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Que sont la technologie et la critique de la technologie ? » le 29 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Merci. Vous m’avez coupé l’herbe sous le pied car j’allais dire comme les autres : « Je vais vous parler d’autre chose que celles qui m’ennuient parce que je les répète tout le temps. » Non, si je vais dire autre chose que d’habitude, c’est parce que j’ai ce sentiment de l’urgence, qu’il faut aller vite et que, d’un exposé à l’autre, il faut tenter de faire un progrès – un mot que personnellement j’adore – c’est-à-dire qu’il faut essentiellement que nous épurions de plus en plus la représentation de dans quoi nous sommes plongés parce que le temps manque et je ne plaisante pas en disant qu’entre deux de mes exposés, j’ai effectivement ce sentiment qu’il faut aller de plus en plus vite parce que nous n’avançons pas dans la solution des problèmes qui peuvent conduire à notre extinction.

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Sciences Critiques, « Que sont la technologie et la critique de la technologie ? », le 29 mai 2019

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Il y aura une vidéo. En attendant, voici déjà le podcast.

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« On nous ment ! » – La seule vérité à laquelle certains sont réduits

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Un article intéressant sur le complotisme dans le Washington Post d’hier : 50 ans après Apollo, les conspirationnistes hurlent toujours au « canular de la lune » met en évidence que le complotiste ne propose pas une représentation alternative de la réalité, il s’en tient à une seule proposition : « On nous ment ! » Aucune démonstration, aucune preuve, aucun raisonnement, ne peut le faire reculer, pas même celle de la difficulté pratique qu’il y aurait à mettre en oeuvre le contraire de la version officielle.

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Freud : le narcissisme des petites différences

« L’intolérance des masses se manifeste curieusement à l’égard des petites différences plus fortement qu’à l’égard des différences fondamentales. »

Sigmund Freud, L’Homme Moïse et la religion monothéiste (1939)

Si vous connaissez mal la nature humaine, vous serez surpris d’apprendre que la totalité des messages agressifs que je reçois en ce moment (en nombre impressionnant) provient de personnes partageant mes vues à 99,999…% et non de gens qui pourraient apparaître comme des adversaires politiques.

« Pourquoi une si grande sensibilité devrait-elle s’être jetée justement sur ces différences de détail, nous ne le savons pas ; mais on ne saurait méconnaître que dans ce comportement des hommes se révèle une propension à la haine, une agressivité dont la provenance est inconnue et à laquelle on aimerait attribuer un caractère élémentaire. »

Sigmund Freud, Psychologie des masses et analyse du moi (1921)

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Mon activité de psychanalyste – mise à jour

J’ai réservé pour un analysant, la période du 22 au 28 avril, chez moi à Vannes. Je pourrai prendre 1 ou 2 autres personnes pour une séance quotidienne. Si cela vous intéresse, vous pouvez me contacter ici.

L’un d’entre vous m’ayant posé la question, j’ajoute ceci :

J’ai fait une première analyse avec Paul Duquenne (1971 à 73) de La cause freudienne (Lacaniens), mais ai été véritablement formé par Philippe Julien (1987 à 91) de l’École freudienne de Paris, puis de l’École lacanienne de psychanalyse (un article dans Marianne en 2000 dit de lui : « l’ancien jésuite Philippe Julien, qui a troqué son amour de Dieu pour celui du transfert… » ; j’ajouterai que la même sagacité l’y avait suivi).

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Mes conférences en novembre : Lille, Paris, Bordeaux, Saint-Étienne et Cannes

Lille : le 6 novembre – Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain : Quel scénario pour les années qui viennent ?

Paris : le 8 novembre – Espace analytique  : La greffe de tête : corps donneur ou tête donneuse ?

Lille : le 21 novembre – Rendez-vous de l’éthique de l’Université Catholique de Lille : Autour de « La tentation d’Eugénie » de Pierre Giorgini

Bordeaux : le 22 novembre – Les Tribunes de la Presse : Se débarrasser du capitalisme ?

Bordeaux : le 23 novembre – Les Tribunes de la Presse : L’Europe en quête de frontières

Paris : le 26 novembre – Cour de Cassation : L’IA et l’expertise judiciaire

Saint-Etienne : le 29 novembre – Conférence de l’hôtel de ville : Se débarrasser du capitalisme est une question de survie

Cannes : le 1er décembre – Les Rencontres de Cannes : Quel travail et pour qui ?

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Espace Analytique, « La greffe de tête : corps donneur ou tête donneuse ? », le 8 novembre 2018 à 21h

Le 8 novembre, dans le cadre du Cercle international d’anthropologie psychanalytique, je ferai à 21h un exposé à l’Espace Analytique, 12 rue de Bourgogne, 75007 Paris.

Pour assister à ce séminaire, prière de s’inscrire ici.

« À partir de la question délibérément provocante, « La greffe de tête : corps donneur ou tête donneuse ? », on entend interroger la thèse transhumaniste de la mise en oeuvre – dans un avenir envisageable – du transfert d’un sujet humain pré-existant dans un corps artificiel.

Alors que les transhumanistes manient avec dextérité et en toute connaissance de cause les concepts empruntés à l’informatique et maîtrisent parfaitement la notion de « corps artificiel », pour ce qui est du « sujet humain » qu’il s’agirait de transférer, ils se contentent d’invoquer de manière non-critique des notions empruntées à la « psychologie populaire », où la « conscience » est une entité intuitive imprécise, si ce n’est qu’elle est l’organe d’une « volonté » transparente dont la finalité est de réaliser nos « intentions ».
La question est débattue de ce qu’impliquerait en réalité – c’est-à-dire à la lumière de la métapsychologie freudienne – le transfert d’un sujet humain pré-existant dans un corps artificiel. »
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Survie de l’espèce : Quelque chose me gêne, par Romain His

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Bonjour Mr Jorion,

Je vous suis depuis quelques années, depuis 2008 en fait, ainsi que votre compère Mr Leclerc.

Depuis peu, quelque chose me gêne dans la manière dont le débat général tourne un peu en rond – pas le vôtre – je parle du grand débat dans nos sociétés. La démission de M. Hulot, la production record de pétrole, la fuite en avant nucléariste en France, mais aussi la révélation (dans Libé) de certains éléments de langage de tel lobby patronal afin de « minimiser » les mesures contre le réchauffement climatique, dessinent de plus en plus clairement une réalité, de nous, êtres humains. Je ne crois pas à cet optimisme béat dont vous parlez. Ce que je crois, c’est que nous continuons sur cette voie qui se révèle suicidaire par instinct d’espèce, cela inclut un optimisme de type religieux, mais ne s’y résume pas. Et ce que tout d’un coup, je « trouve », c’est que cette espèce, avec ses caractéristiques bizarres, individualiste et sociale, égoïste et altruiste, joueuse, féroce, brutale, puérile, libre, hiérarchisée, adaptative et rétive, n’est pas prise en compte en tant que telle par les sciences de la vie, à l’instar des autres animaux, en tant qu’animal.

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À propos de « Le suicide de Stefan Zweig… et le nôtre ! », par Cédric Chevalier

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Synchronicité à nouveau confondante. Je viens de voir ta vidéo sur le suicide de Stefan Zweig. C’est un écrivain que j’apprécie particulièrement, notamment pour son amitié franco-germanique avec Romain Rolland, leur pacifisme et leur capacité à maintenir intacte la dignité de l’intellectuel en 14-18, alors que tous les autres se sont corrompus dans le bellicisme et la nationalisme idiots (même de grands scientifiques français, allemands, autrichiens, etc.).

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L’« instinct du tout va très bien, Madame la Marquise »

Courrier reçu à l’instant (qui me rappelle ceux que je recevais en 2006 : « Mais il y a toujours eu des gens qui ne pouvaient pas payer leurs traites… ») :

J’ai du mal à comprendre votre acharnement contre Trump qui occupe maintenant une belle part de votre  blog.

Dans le meilleur des cas il sera destitué ; d’autres l’ont été. Bien. Et après ? L’un poussera l’autre et la terre tournera toujours dans le même sens …

Ma réponse :

Vous ne semblez pas vous rendre compte des dégâts irréparables que Trump est en train de causer.

C’est un très grand mystère pour moi pourquoi des tas de gens ne voient pas une chose qui crève à ce point les yeux. C’est peut-être l’« instinct de mort » dont parle Freud.

Mais le fait est que je n’ai jamais cru à cette histoire d’« instinct de mort » (Thanatos) chez Freud. Ce dont il s’agit c’est d’une prédisposition à penser que quoi qu’il arrive, la situation est à peu de choses près business as usual. Et je suis convaincu que c’est là  la source de nos plus grands malheurs.

Ce qui nous conduit à l’extinction, ce n’est pas l’« instinct de mort », c’est l’optimisme béat : c’est l’« instinct du tout va très bien, Madame la Marquise ».

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