Archives de catégorie : Ukraine

Auditions Commission impeachment – Commentaires en direct

Adam Schiff, président de la commission fait sa présentation : il rappelle les propos de Mick Mulvaney, chef de cabinet…

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Les conclusions auxquelles les Démocrates aimeraient que nous arrivions… sans qu’ils aient à les formuler…

Adoncques, la commission du Congrès ayant lancé la procédure d’impeachment a, dans un premier temps, entendu les dépositions d’une série…

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États-Unis : sale temps pour les patriotes… immigrés !

Dépose aujourd’hui devant la commission du Congrès traitant de l’impeachment, un certain Lt. Col. Alexander Vindman, membre du National Security Council. Lequel explique dans un document de 6 pages qu’il est arrivé aux États-Unis à l’âge de 3 ans, ses parents fuyant l’Union soviétique. Il ne dit pas que la famille a crevé la dalle pas mal d’années mais ça se lit facilement entre les lignes.

Il est devenu militaire. Je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi c’est souvent la seule stratégie pour s’en sortir quand les éléments sont vraiment ligués contre vous (je vous raconterai peut-être l’histoire de cet officier recruteur qui me convainc un jour à Milwaukee [Wisconsin] d’entrer dans sa boutique pour essayer de me tirer d’affaire parce que j’ai vraiment l’air d’un clodo).

Il explique aussi, dans sa profession de foi de 6 pages, qu’il faisait partie des quelques personnes écoutant en direct le 25 juillet la conversation de Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky durant laquelle le président US conditionnait le versement d’une aide militaire à son pays à l’obtention non seulement d’informations compromettantes sur Joe Biden, son rival à la présidentielle, mais aussi sur un supposé complot ukrainien qui l’aurait visé lui durant l’élection présidentielle de 2016.

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Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête !, le 27 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête !, le 27 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 27 octobre 2019. Deuxième vidéo pour la journée. La première s’intitulait : « Le Brexit expliqué en deux mots » et celle-ci s’intitulera « Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête ! ».

Et je vais commencer par une citation. C’est une citation que j’ai reproduite dans un article qui a paru le 1er septembre [Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », dans Quinzaines] et où je parle de M. Félicien Marceau à l’époque où il s’appelait encore de son vrai nom, c’est-à-dire Louis Carette, et où il avait écrit en 1942 un livre qui s’appelait « Le péché de complication » et je rappelais un petit peu, voilà, qui était ce M. Louis Carette à l’époque et pourquoi il avait été justifié de le condamner à 15 ans de travaux forcés à la libération pour faits de collaboration. Que ce n’était pas, comme il l’a prétendu après, que tout le monde avait rêvé. Non, il y avait de bonnes raisons.

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Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête !

C’est le complotisme qui aura eu la peau de Trump

C’est comme les gens qui croient que l’hitlérisme ce n’est rien d’autre que l’antisémitisme. Sottise pure. Un parti qui ne serait qu’antisémite ne tiendrait pas six mois le pouvoir. Ou plutôt il ne tiendrait le pouvoir que tant que durerait le danger juif.

Louis Carette [Félicien Marceau], Le péché de complication, 1942

cf. Paul Jorion, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019
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Le Grand retournement : Trump ne sait plus quoi tweeter

Ouvert aux commentaires.

J’écrivais tout à l’heure à propos du communiqué de la Maison-Blanche qui a suivi la déposition hier de l’ambassadeur par intérim William « Bill » Taylor, et que l’on peut résumer comme « Ceux qui doutent du Président sont une racaille gauchiste », que

le compte-rendu des événements, quasi minute par minute devant la commission du Congrès étudiant l’éventualité d’un impeachment, laissait peu de place à une contestation des faits.

C’est ce que Trump a dû penser lui-même puisqu’il a dû se contenter de tweeter il y a quelques heures que

Ni lui (Taylor) ni aucun autre témoin n’a pu prouver que les Ukrainiens étaient au courant que l’aide militaire était bloquée. *
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Déposition de William Taylor, ambassadeur des États-Unis par intérim en Ukraine

Je viens de lire les 15 pages de la déclaration écrite préalable de William « Bill » Taylor avant sa déposition à huis-clos hier devant la commission du Congrès chargée d’une enquête pouvant déboucher sur une destitution (impeachment) du président Trump.

Je me pose la question sur ce qu’il a pu déclarer de plus que ce qui se trouve dans ces 15 pages en texte serré car tout est dit : les élus US votent une aide militaire à l’Ukraine, son versement est bloqué par un ordre donné directement à l’OMB (Office of Management and Budget) par le président Trump, lequel a sur le terrain ce que Taylor appelle une « seconde équipe », constituée de l’envoyé spécial Kurt Volker, Rick Perry, ministre de l’énergie et Gordon Sondland, ambassadeur auprès de l’Union européenne, équipe supervisée par Rudy Giuliani, avocat personnel de Trump. Cette « seconde équipe » subordonne le déblocage des fonds à la promesse par le président ukrainien Volodymyr Zelensky de découvrir des faits compromettants sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, fils de Joe Biden, Vice-président sous Obama et candidat en ce moment à l’investiture démocrate à la présidentielle de 2020, et des informations pouvant confirmer l’hypothèse que ce seraient les Ukrainiens et non les Russes qui auraient commis des ingérences dans la campagne présidentielle de 2016 (hypothèse répandue dans l’entourage de Trump).

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Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 11 octobre 2019. J’avais l’intention de vous parler du Brexit. J’avais préparé quelque chose mais ça peut attendre, il y a des choses plus importantes. Il y a quelqu’un qui m’écrit ce matin pour me dire que je devrais parler du fait que Mme Sylvie Goulard n’a pas été nommée commissaire européen. Et là, je me gratte la tête quand je vois ça et je réponds à cette personne que « Vous avez vraiment l’impression que je parle de ce genre de choses d’habitude ? » [rires].

Non, il se passe des choses plus importantes. Il y a une guerre. M. Lindsey Graham, c’est un inconditionnel de M. Trump, il avait eu des mots très peu aimables pour lui pendant la campagne électorale mais après, c’était un loyal de chez loyaux, quelqu’un qui donnait raison systématiquement à M. Trump absolument sur tout et, sur cette décision de M. Trump de retirer des troupes américaines du nord de la Syrie permettant à la Turquie de lancer une offensive dont font essentiellement jusqu’ici les frais les Kurdes qui se trouvent dans la région, on a posé la question hier à M. Graham de ce qu’il en pensait et il a dit : « Jamais même M. Obama n’a fait des choses de cet ordre-là » et le reporter lui dit : « Est-ce que ce sera le Vietnam des États-Unis, durant la présidence Trump ? » et M. Lindsey Graham lui dit : « Non, non, c’est bien pire que le Vietnam ! ». C’est dire que des craquements se font entendre du côté des Républicains, d’autant plus qu’il s’agit, comme je vous le disais, de vraiment quelqu’un dont on pouvait supposer qu’il faisait partie du dernier carré quoi qu’il arrive.

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« Ambitions financières personnelles » et politique américaine en Ukraine

Mme Marie L. Yovanovitch était ambassadrice des États-Unis en Ukraine d’août 2016 à mai 2019. La presse américaine d’extrême-droite a mené campagne pour son renvoi. Il lui a été enjoint de quitter l’Ukraine « par le premier avion ». La raison qui lui a été donnée par son supérieur : qu’elle avait « perdu la confiance » du Président, il l’a cependant rassurée que par ailleurs elle « n’avait rien fait de mal ».

Le Congrès avait convoqué l’ex-ambassadrice en Ukraine pour une audition vendredi 11 octobre. Dans la nuit du 10 au 11, le ministère des Affaires étrangères (State Department) lui a intimé par un coup de fil de ne pas se rendre à la convocation. Une injonction qu’elle a ignorée. Elle a déposé à huis clos pendant près de dix heures. (Nul doute que ceux qui l’ont entendue ont appris certaines choses qu’ils ignoraient jusque-là).

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La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019

Bonjour, on est le samedi 5 octobre 2019 et ma vidéo s’intitulera « La démocratie en petite forme ».

Je vais parler essentiellement de 3 pays. Je vais parler de la France. Je vais parler de la Grande-Bretagne et je vais parler des États-Unis. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudrait pas parler des autres. Je pourrais parler de la Belgique où on a encore essayé de constituer des gouvernements, en tous cas un gouvernement fédéral. Les autres, on a trouvé la solution. Je veux dire les régionaux.

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L’homme qui n’avait jamais tort, le 3 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de L’homme qui n’avait jamais tort, le 3 octobre 2019.

Bonjour, nous sommes le jeudi 3 octobre 2019.

J’ai commencé à parler de Donald Trump sur mon blog au tout début de la campagne des primaires du parti Républicain, qui conduiraient aux élections qui ont vu la nomination de M. Trump et ce qui attirait l’attention, à ce moment-là, c’est qu’un outsider, quelqu’un qui n’avait absolument pas sa place dans la course, se présentait et commençait à caracoler en tête de manière tout à fait remarquable. C’est M. Michael Moore qui, hier ou avant-hier, dans une interview, a mis le doigt sur ce qui se passa à ce moment-là, à partir de la connaissance qu’il a de la région de Flint (Michigan), qui est son pays natal, qui est le grand pays de l’industrie automobile à l’époque où ça se passait aux États-Unis et qui a dit qu’il apparaissait comme un sauveur. Voilà quelqu’un qui parlait à ces ouvriers sans emploi, à toute une région dévastée du Michigan où jamais il n’y a eu de réindustrialisation ou même de retour de services en quantités suffisantes. Et il apparaissait comme un sauveur. Voilà quelqu’un qui allait donner un coup de pied dans la fourmilière. Voilà quelqu’un qui allait changer les choses et c’est ça que ces personnes voulaient entendre.

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Trump : Le Grand retournement

Autant vous m’avez vu bavard tant que Trump avait le vent en poupe, autant vous me voyez peu loquace maintenant que le processus de décomposition apparaît sans retour, la presse internationale prenant le relais, convaincue soudain qu’il y a désormais quelque chose à dire sur celui que j’ai appelé « un objet populiste mal-identifié ».

Quand le Grand retournement a-t-il eu lieu ?

Souvenez-vous de ce que j’écrivais le 26 septembre, lors de l’audition de Joseph Maguire, directeur par intérim de la National Intelligence devant le comité du Congrès pour les questions de renseignement, où il était interrogé sur son refus initial de transmettre le rapport du lanceur d’alerte relatif au chantage exercé par le Président sur l’aide militaire à l’Ukraine :

Les membres Républicains du comité ont dû se contenter de tenter de limiter les dégâts : féliciter Maguire d’avoir servi son pays en ayant été vice-amiral (la question n’était pas là), suggérer de supposés vices de forme : que les malversations de Trump ne relèvent pas à proprement parler du « renseignement » ou, pour l’un, utiliser l’entièreté de son temps de parole, non pas à interroger Maguire mais à dénoncer « une chasse aux sorcières de plus ».

Il y avait là une première : lors de précédentes auditions du même type, les Républicains répondaient du tac au tac à toute accusation envers Trump, quand ils n’étaient pas carrément à l’offensive, obligeant les Démocrates à tenter de se couvrir.

Que le désarroi soit le même à tous les niveaux de l’appareil Républicain, on en a eu la preuve avec une vidéo devenue virale montrant une militante de la base (Amy Haskins – son nom est désormais partout) interpeller la sénatrice Républicaine de l’Iowa , Joni Ernest, lui demandant : « Où est la limite ? » et cuisinant ensuite la Sénatrice pour ses réponses évasives, chacun des propos de Mme Haskins étant applaudi. « Il faut que vous soyez maintenant prête à vous lever », conclut-elle à l’adresse de Joni Ernst.

Que le processus suive son chemin, on en a la preuve dans le fait qu’il est question maintenant de deux nouveaux lanceurs d’alerte : un second sur la question de l’Ukraine, et un autre sur une tentative motivée politiquement d’interrompre l’audit des déclarations d’impôt de Trump. La révélation d’autres exploits foldingues du Président, comme sa proposition d’agrémenter sa Grande muraille du Mexique de douves remplies d’alligators et de serpents, fait sans doute encore grossir la part folklorique du dossier, mais n’est plus qu’anecdotique dans le Grand retournement en cours.

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