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  • Institut de la gestion publique et du développement économique : DE NOUVEAUX REFERENTIELS ECONOMIQUES POUR LES POLITIQUES DE DEMAIN

    Voici l’allocution que j’ai prononcée ce matin au colloque qui se tenait aujourd’hui au ministère des finances français.

    De nouveaux référentiels économiques pour les politiques de demain

    Les questions qui restent à résoudre

    La crise qui se déclencha en 2007 fêtera à la fin de ce mois, son sixième anniversaire. Malgré quelques rares périodes de répit, la dégradation du système financier, et de l’économie dans son sillage, s’est inexorablement poursuivie depuis.

    Les questions sur lesquelles planche l’économie sociale et solidaire depuis le XIXe siècle sont au premier rang de celles qu’il conviendrait de résoudre. Ne nous défilons pas et interrogeons-nous sur où nous en sommes aujourd’hui dans leur solution.… Lire la suite…

  • 1848 : LE DÉSARMEMENT DE L’HUMANISTE ET LE RÉARMEMENT DU CONQUISTADOR, par Bertrand Rouziès-Léonardi

    Billet invité.

    Le printemps des peuples de 1848 a eu un impact non négligeable sur la pensée philosophique et politique américaine (cessons d’évoquer Tocqueville à tout bout de champ comme la forme achevée de l’analyste politique ; les intellectuels américains étaient capables aussi bien que lui d’observer leur république et de juger les nôtres, dont ils suivaient les soubresauts).

    Pour prendre un exemple plus rapproché, je citerai l’inclassable roman de Melville, Mardi, publié en 1849. Melville imagine un archipel dans le Pacifique qui rassemble tous les systèmes politiques connus, pesant soigneusement les avantages et les inconvénients, et y inclut la nouvelle démocratie américaine, dont le bellicisme (voir le combat de Thoreau contre la guerre contre le Mexique) et les exclusives (envers les Noirs et les Indiens) déchaînent sa verve.… Lire la suite…

  • « QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! »

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    77 % d’entre vous, mes lecteurs, êtes Français. Ça ne fait pas « tout le monde », mais c’est bien plus qu’une « majorité confortable ». Votre pays est entré dans une grande foire électorale : la presse, la radio, la télévision, ne parlent que de ça, vous disent que c’est « essentiel ! », que le « comment voter ? » est à l’ordre du jour.

    Or vous savez sciemment que quelle que soit la manière dont vous votiez : pour l’un des candidats qui se retrouvera au second tour, ou pour un autre, dans un vote de protestation d’extrême-gauche, d’extrême-droite, ou par un vote blanc, ou même que vous vous absteniez entièrement de voter, tout ça n’a aucune importance parce que le résultat sera le même : vous aurez élu activement, en votant pour lui, ou passivement, en laissant quelqu’un d’autre être élu, un candidat qui, ou bien appliquera immédiatement le programme d’une « Troïka » quelconque (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) ayant oublié – pour autant qu’elle l’ait jamais su – ce que le mot « démocratie » veut dire, ou bien appliquera, « à la Mitterrand », ce même programme six mois plus tard, après un « courageux » baroud d’honneur.… Lire la suite…