« QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

77 % d’entre vous, mes lecteurs, êtes Français. Ça ne fait pas « tout le monde », mais c’est bien plus qu’une « majorité confortable ». Votre pays est entré dans une grande foire électorale : la presse, la radio, la télévision, ne parlent que de ça, vous disent que c’est « essentiel ! », que le « comment voter ? » est à l’ordre du jour.

Or vous savez sciemment que quelle que soit la manière dont vous votiez : pour l’un des candidats qui se retrouvera au second tour, ou pour un autre, dans un vote de protestation d’extrême-gauche, d’extrême-droite, ou par un vote blanc, ou même que vous vous absteniez entièrement de voter, tout ça n’a aucune importance parce que le résultat sera le même : vous aurez élu activement, en votant pour lui, ou passivement, en laissant quelqu’un d’autre être élu, un candidat qui, ou bien appliquera immédiatement le programme d’une « Troïka » quelconque (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) ayant oublié – pour autant qu’elle l’ait jamais su – ce que le mot « démocratie » veut dire, ou bien appliquera, « à la Mitterrand », ce même programme six mois plus tard, après un « courageux » baroud d’honneur.

Ce baroud d’honneur sera en effet « courageux », je n’en doute pas une seconde, mais cela vous fera – à vous et une fois de plus – une belle jambe.

Votre lassitude, votre découragement, est perceptible dans les commentaires que vous faites ici sur le blog depuis le début de cette campagne électorale.

Au cours de l’histoire, et plus spécialement au XIXe siècle, le refus de ce genre de situations sans issue a conduit à des tentatives de changement de la réalité sociale par l’intérieur et par l’exemple : des « communautés » sont nées, fragilisées sans doute dès leurs débuts par une représentation exagérément idyllique de la nature humaine, mais surtout par l’hostilité du monde extérieur qui était lui resté identique. Combien de projets grandioses de coopératives, d’ateliers sociaux, de suppression de la monnaie, ou de monnaies « parallèles », n’ont-ils pas alors succombé aux assauts de ceux qui, en extériorité à ces projets, avaient conservé, comme on dit, le « sens des affaires » ? La vertu, Saint-Just l’avait compris, même si ce fut beaucoup trop tard, ne peut s’exercer que dans un cadre institutionnel qui la protège, sans quoi, des millénaires d’histoire le montrent à suffisance, elle est tout simplement piétinée.

Alors que faire ? Résoudre les questions qui restent à résoudre si l’on veut créer un monde de demain dans lequel on puisse vivre, et de préférence, vivre convenablement. Vivre dans un monde qui nous fera prendre conscience a posteriori du cauchemar que constitue celui dont nous nous satisfaisons actuellement.

Les questions qui restent à résoudre ont été bien posées au XIXe siècle par les associationnistes, les collectivistes, les socialistes, les communistes, les anarchistes, voire même par des libéraux éclairés comme Saint-Simon ou Auguste Comte. Les questions ont été posées mais n’ont pas été résolues. Le XXe siècle a connu lui la litanie des fausses solutions qui se terminent en massacres.

Quand éclate en France, en 1848, une révolution, la multitude de projets généreux qui naissent alors s’effondre rapidement, faute pour leurs initiateurs d’avoir analysé correctement leurs principes. Proudhon évoquera avec tristesse, une révolution « née avant terme ». Mais les Révolutions ne sont-elles pas toujours, et par définition, « nées avant terme », sans quoi elles n’auraient pas même été nécessaires ? L’excuse d’avoir été pris au dépourvu par un effondrement, alors que celui-ci était pourtant éminemment prévisible et avait d’ailleurs été prévu par certains, a déjà servi ad nauseam dans l’histoire humaine.

Dimanche dernier, j’ai lancé ici une série en cinq épisodes intitulée : « Questions qui restent à résoudre ». Je ne suis rentré qu’hier soir d’une tournée de conférences en Belgique et aux Pays-Bas et je n’ai pas encore lu toutes vos contributions au débat mais je m’apprête à le faire.

Les questions qui restent à résoudre sont quoi qu’il en soit déjà connues et j’attends de vous que vous preniez l’initiative à quelques-uns – la troupe vous rejoindra sans tarder – d’entreprendre de résoudre ces questions, dont la liste précise se construira en route mais dont quelques-unes peuvent déjà s’énoncer clairement : « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? », « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? », « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? », « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? », « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? », etc. etc.

Le moment est venu de définir en de nouveaux termes ce monde de fous dont – par lassitude et par découragement – nous nous sommes contentés jusqu’ici.

Bon dimanche, et à vos plumes, vos mails, vos coups de téléphone, vos bras, vos jambes… et que sais-je encore ?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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635 réflexions sur « « QUOI QU’ON FASSE, CE SERA LA MÊME CHOSE ! » »

  1. ECCE aux maux.
    il y a actuellement 454 commentaires et la plupart sont simplement des discussions autour du sujet. Tout se mélange, tout s’empile : le format blog est inadapté.
    Je pense que si on cherche à résoudre les principaux maux et qu’on pose des questions précises :

    « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? », « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? », « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? », « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? », « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? », etc. etc.

    qui s’inscrivent dans un cadre global, il est indispensable de changer de format.
    Ne pourrait-on basculer (pour cette partie à vocation constructive sur ecce , comme Paul Jorion l’avait proposé à une époque ?

    1. De nombreux supports gratuits de type Yahoo group , Google blog etc. sont disponibles partout et peuvent être utilisés comme sous-groupes de discussion thématiques. Ces espaces peuvent être partiellement ou entièrement visibles par tous et, en même temps, restreints en participation, ce qui peut en faciliter la gestion.

      Le logo Ecce peut éventuellement servir de label sur chaque site souhaitant s’inscrire dans les perspectives défendues par le blog de Paul Jorion. Un avantage est que ces outils sont à l’initiative de tout un chacun souhaitant animer une discussion approfondie sur un point particulier – par exemple un groupe de lecture d’Alain Supiot, – Homo juridicus, Essais sur la fonction anthropologique du Droit ; pour autant que l’intérêt soit d’approfondir l’épistémologique du droit sur lequel élaborer l’architecture des propositions qui seraient approuvées par « une constituante », avant que de se lancer dans des assemblée de braillards énonçant gaillardement « c’est notre choix » 😉 . Le site d’Ecce pourrait être utilisé comme répertoire de groupes thématiques et, parallèlement, en actualiser la synthèse .

      Les alternatives sont, par exemple, de prendre un abonnement « wikispace private label » « 1000$ /ans 100 participants), ou encore, ultérieurement, et avec une visée d’éducation permanentebélargie, de rediriger l’URL ECCE sur tout autre support de type pédagogique de type Moodle, etc.

  2. La solution est pourtant bien plus simple qu’on ne le croit. Ce sont des hypothèses compliquées, une aliénation, qui nous empêchent de voir, ou plutôt nous empêchent de nous intéresser à l’évidence. La lettre écarlate…

  3. Occupy Oakland appelle à une grève générale mondiale le 1er Mai 2012

    Le 1er Mai 2012, Occupy Oakland se joindra aux gens de tous horizons, partout à travers le monde, dans une gréve générale mondiale visant à interrompre la circulation du capital, qui chaque jour sert à enrichir les classes dirigeantes et à appauvrir le reste d’entre nous. Il n’y aura pas de victoire autre que celle que nous remporterons nous-mêmes, en nous réappropriant les moyens d’existence dont nous avons été et dont nous continuons à être dépossédés jour après jour.

    La suite à lire sur : http://paris.indymedia.org/spip.php?article10013

  4. Sachant que l’élection démocratique demande la majorité absolue et que l’avis des électeurs est à la fois conditionné par l’air du temps, le jeu médiatique marchant, le feeling (la gueule du client…) et la propagande de chaque camp…
    Sachant que par conséquent aucun candidat (devant obtenir plus de la moitié des voix des votants), ne proposera quoique ce soit de trop « ahurissant » sous peine de ne pas être élu… et qu’inversement, si cela arrivait, les électeurs ne le suivraient pas pour autant…

    Un temps… ( d’ailleurs, à ce propos, arrêtez de nous bassiner avec « le peuple » comme si c’était la panacée… tout citoyen faisant, électoralement parlant, partie du peuple, ça ne veut strictement rien dire d’autre que… personne ne pense la même chose, personne n’est d’accord, personne ne voit l’intérêt commun sous le même angle, quand ça n’est pas tout simplement quelque chose qui lui échappe totalement, tant il ne regarde que l’herbe verte de son pré carré… carrément carré)

    Bon, je reprends…

    Sachant que ceux qui pourraient (conditionnellement) être en mesure de modifier positivement les règles du jeu ne le font pas… Nan!
    – soit parce qu’ils n’ont pas les couilles
    – soit parce qu’ils sont « bon à rien »
    – soit parce que l’esprit grégaire leur interdisant d’aller contre ce qu’ils pensent être contraire aux intérêts des « copains » du clan… (copains qui n’hésiteraient pas à leur faire la misère, voire pire… ayant dans les vieux dossiers de quoi les faire tomber s’il leur prenait l’envie de jouer aux cons contre leur équipe…)… ils n’iront jamais dans le vif du sujet

    Sachant donc, que la démocratie n’accouchera jamais ni d’une pensée objective et construite qui soit en mesure de rééquilibrer la bascule du monde… ni (et pour les mêmes raisons) d’une quelconque réflexion qui critiquerait ce qu’elle est, et imposerait ou proposerait un autre régime politique qu’elle-même…

    Sachant, par la force des choses, que même si quelqu’un avait les solutions exactes… jamais celles-ci ne seraient appliquées…
    Il est évident qu’on est dans la mouise…

    Est-ce pour autant qu’il faut s’arrêter de penser, d’échanger, de partager nos visions, nos questions, de proposer (même naïvement) ce qui serait bon de faire…?

    Je dis Non… Nan… Nan, non et Non, nan…

    Mais alors apparaissent deux alternatives…
    Soit nous papotons, discutons… et abandonnons l’idée que cela aura la moindre influence…
    Soit nous tirons un trait sur les idées (un trait provisoire… Oui voilà, provisoirement)… pour attaquer la cuirasse…

    Cette deuxième option engendrant un certain nombre de postulats sur lesquels il faut se mettre d’accord…
    Je propose un premier jet…
    1/ Il faut connaitre la cuirasse………………. et donc, il faut un descriptif de comment tout cela s’articule vraiment… Alors attention, pas 6790 pages… non, plutôt une vulgarisation bien faite et surtout très clair… et scientifique… Un peu comme si l’on décrivait une termitière…. ….. Bon, qui s’y colle…? (à plusieurs ça peut se faire vite, mais il faut un maître d’oeuvre qui donne un plan… quitte à le revoir ensuite…)

    2/ De ce descriptif apparaitront des failles…. Il faudra alors les analyser pour pouvoir les hiérarchiser….
    Ce sera le moment crucial… ne pas se gourer de faille… car toute la réussite du plan en dépend…
    **** Si le 1/ fait chier tout le monde, on peut commencer directement par lister le 2/…. que chacun donne son avis sur la faille du système qu’il pense la plus fragile… Mais bon, c’est à nos risques et périls…

    3/ Le point le plus fragil de la cuirasse ayant été ciblé, il s’agira ensuite de mettre au point une tactique imparable qui utilisera bien évidement les armes du système tel qu’il est aujourd’hui…
    Communication, marketing, mise en commun des moyens (oui, tout à fait, d’un Capital), inventaire du stock (financier, matériel, institutionnel et humain), info, intox (tout est bon dans le cochon), foutage de gueule… etc.

    4/ Distribution des rôles…. aussi petits soient-ils…. y a pas de problème… chacun un rôle à sa mesure et je dirais même mieux… tâchons que personne ne soit indispensable, ça évitera les désaffections qui mettent tout par terre… Nous doublerons les rôles, les triplerons….

    5/ Démarrage du plan en action…. Jour J…. Heure H…. Retentissement mondial… ondes de choc (que nous aurons prévu au millimètre car nous sommes des scientifiques…)

    6/ Un point bilan tous les quinze jours pour juger de son avancé… avec rectification et peaufinage si nécessaire…

    7/ Victoire… le monde est sauvé… y a plus qu’à gérer…

    Voilà…

    Sinon, on peut reprendre mon idée d’un pays sans territoire mais avec sa constitutions, ses lois, ses citoyens et tout l’tintouin… Un vrai pays démocratique qui pourra se faire entendre aux Nations Unies… qui pourra mettre son veto… lancer des mandats d’amener, etc…

    En ce qui concerne les questions de P.Jorion… n’étant pas au fait des règles en vigueur, je ne saurais trouver de solutions réalistes et prises au sérieux par les instances gouvernementales… Mais je vais donner mes réponses qui vaudront ce qu’elles vaudront…
    1/ « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? »….
    Ce qui concentre la richesse, c’est l’intérêt que cela procure (« Tiens, j’avais 100 000 et maintenant j’ai 1 000 000… et je ne m’en trouve pas plus mal… »)… donc il faut, qu’à partir d’un certain niveau, cela ne soit plus intéressant pour quiconque…
    Aussi, je propose que le Trésor Public ne demande plus seulement de l’argent mais aussi du temps…. Des bonnes vieilles heures d’intérêt collectif… dans des associations par exemple…
    Le type gagne 10 000 000 d’euros en une année… Il doit, 400 heures (Une journée par semaine pendant un an) de son temps… Allez hop! Bernard Arnault à alphabétiser les petits gamins de Seine-Saint-Denis… Yo man!!!
    2/ « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? »
    S’il y a des robots qui passent des ordres sur les marchés, il peut très bien y avoir des robots/radars qui les flashent…. 2500 mouvements à la seconde… Paf, Deux points en moins pour le Fond de Pension… Ici, on roule moins vite!!!
    3/ « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? »
    Alors là, après y avoir réfléchi pendant au moins 5 ou 6 heures, je ne vois qu’une seule solution… la monnaie à facettes…
    Le type est payé en argent logement, en argent nourriture, en argent santé… etc… et surtout aussi, en argent investissement… A creusé pour qu’il n’y est pas trop de « facettes » et qu’on ne s’y perde pas… La part d’argent économie et investissement ne devant bien évidement pas être trop importante…
    Ne pouvant capitaliser plus que de raison, il devra réinjecter son argent dans la vraie économie pour que tout cela tourne un peu plus…ça fera plus de boulot, mieux payé pour chacun et passé quelque temps, un équilibre se créera… Avec toujours des un peu plus riches et des un peu plus pauvres, mais qu’est-ce qu’on en a à battre, du moment que les plus pauvres ne soient plus coincés et disposent de l’essentiel…
    Alors, je sais… ça fait un peu ticket de rationnement cette histoire de « monnaie à facettes »… mais il faut comprendre, et je pense que d’ici 5 à 10 ans tout le monde aura compris, qu’on est en guerre… Guerre financière entre différents pays, différents blocs… mais surtout en guerre contre la destruction des matière première et de l’énergie…
    Et puis les tickets de rationnement furent douloureux à cause de ce à quoi ils donnaient droit… Si l’ensemble des gens ont l’essentiel et qu’ils ne se sentent pas dans le besoin…. Il n’y aura pas le même effet punition… au contraire…
    4/« Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? »
    Des tarifs gradués…. L’inverse d’aujourd’hui… Plus tu en achètes, plus le prix à l’unité est important…. Un vrai prix de gros en somme (un prix de goinfre)… Que l’on relie à la « monnaie à facettes » bien sûr… (et avec ce dont j’avais parlé l’autre jour…. Une carte informatisée…( comme ces disques enregistreurs pour camionneur – les chronotachygraphes)…
    Y a bien des cartes Monéo… des téléphones portable à puce qui te disent s’il y a une Star ou un people dans le quartier ( J’vous jure, y a une appli iPhone qui fait ça…)… On va pas me dire qu’on ne peut pas bloquer un achat ou en augmenter le prix si l’entreprise ou le particulier à dépassé son quota…
    Et surtout, on ne ferait pas ça pour tout… ça viserait surtout un certain nombre de produits et de matières premières… à commencer par le pétrole… et les anxiolytiques…

    5/ « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? »

    Alors là, j’ai un truc fabuleux… ça concerne les exploitations de matières brutes ou quasi brutes délaissées par la France car non rentable… ainsi que toutes les autres activités dans le même cas… ça concerne les 5 ou 6 millions de chômeurs et de précaires… et ça concerne le coût du travail en France…
    Ouais, je sais, ça n’est pas une solution mondiale… mais bon, je la dis tout de même… et de toute façon, quelques soient les solutions, étant donné qu’il n’y a pas de gouvernance mondiale digne de ce nom… on retombera toujours sur l’argument… « Mais les autres pays n’accepteront jamais… »… Bref!!!

    L’autre jour je me disais que le coût du travail en France étant ce qu’il est comparativement aux autres pays où les travailleurs ne sont pas loin d’être considérés comme des bêtes de sommes… Il fallait ne pas payer nos ouvriers uniquement en salaire mais également en biens directement utilisables…
    Que veulent les gens, surtout ceux qui n’ont rien… Une petite baraque, un petit terrain, des soins, à becqueter correctement autre chose que la merde qu’on leur vend une fortune…
    Alors imaginez qu’on réouvre les Hauts fourneaux et toutes les industries qui n’étaient plus rentables à cause de la mondialisation… Qu’elles soient évidement nationalisées… et que l’état paye ses nouveaux fonctionnaires de l’industrie quelque chose comme 400 euros par moi ou 600 (à calculer), mais qu’il rajoute à cela l’équivalent en biens réels pour que le salaire devienne correct (équivalent à 2500 euros par exemple)…

    … à cela, je veux ajouter que l’on peut très bien ramener à 30 heures par semaine le temps travaillé, afin qu’il y en ait pour tout le monde…

    Le problème est de trouver comment les payer en biens réels….
    1/ La bouffe et le quotidien…. Création d’une chaine de marchés couverts Nationnaux (low cost but hight quality)… sorte de centrale d’achat et de revente… Dans lesquels pourront aller n’importe qui mais où seuls les nouveaux fonctionnaires ne payeraient pas… ou plutôt payeraient avec une carte (style carte Vitale), sur laquelle serait comptabilisé leur salaire en biens réels… Magasins dans lesquels travailleraient bien sûr en majorité des nouveaux fonctionnaires payés eux aussi de la même manière…

    2/ La santé… Alors là, pas dur, c’est tout pareil…. des dispensaires… Avec dans un même lieu, les différents spécialistes… sorte d’hôpital de campagne en temps de guerre au front…
    Le type se pointe… on l’ausculte, on fait les analyses, on lui file les médocs… et on n’en parle plus… Bien sûr, dans ce cas, pas de limite… surtout pour les enfants…

    3/ L’habitation… c’est là que le bas blesse… Bon, hormis le fait que certaines industries seront ré-ouvertes dans des endroits quelque peu désertifiés… il va falloir tout de même faire de la place… mais les hectares existent, les maisons aussi… il y a même les lois… droit de préemption, droit de réquisition… et puis il y a tous les biens que l’état et les régions ont pris la sale habitude de brader au privé…

    Là, c’est un gros chantier mais justement, qui dit gros chantier dit emplois… et de la même manière qu’il faut que l’état crée une chaine de magasins, des industries et des dispensaires… il doit également créer sa marque de BTP… avec toujours des fonctionnaires de l’industrie payé 1/5ème en euros et le reste en biens directs…

    Y en a marre qu’incombent systématiquement à la collectivité les trucs qui coûtent du pognon et qu’on laisse ce qui en rapporte au privé…
    Voilà, l’idée c’est ça… créer dans divers secteurs de la richesse qu’on utilise pour une part, à payer directement ceux qui y travaillent et qu’on peut vendre à l’étranger pour équilibrer notre balance commerciale…

    Alors, à 400 euros/mois, notre fonctionnaire de l’industrie coûtera peut-être encore plus cher que le travailleur chinois qu’est à 150, mais notre savoir faire sera bien meilleur…
    Le truc doit bien évidement être peaufiné par des mecs qui connaissent un peu mieux que moi tout ça… Mais il ne faut pas oublier que 5 millions de chômeurs en moins…. c’est pas de la gnognote… ça vaut peut-être le coup de se pencher sur le truc….
    L’idée m’est venu le jour où je me suis rendu compte qu’un tas de types pleins de pèze ne payait jamais rien…
    Appart’ et bagnole de fonction… toujours à bouffer à droite à gauche sur la carte de la société… des miles pour voyager… finalement, non seulement il touchaient gros mais en plus ils économisaient tout, l’argent ne redescendait pas… Pour les chômeurs et la middle class, c’est pas pareil… sitôt arrivé, v’là le pognon qui se tire…
    C’est un énorme chantier mais si l’on pouvait réaliser le truc avec en plus d’autres pays européens, là, ça serait la remontée en flèche de l’Europe et le sauvetage d’un certain nombre de ses valeurs sur lesquelles on est en train de s’asseoir…. Alors qu’il est évident que dans l’absolu, l’Europe pourrait très bien s’auto-suffire…

    Bon, j’arrête là…

    1. Un conseil, Al, faites plus court. Quand c’est trop long, on ne vous lit plus…

      Mais restez en ligne, car dans votre catalogue foutraque, il y a quelques drôleries qui sont pertinentes, à mon avis.

      J’aime bien imaginer que l’on puisse devoir aussi du temps d’intérêt collectif (en complément des impôts en argent) à la collectivité… Ce serait un juste retour des choses : certains proposent bien de l’imposer aux bénéficiaires de revenus de solidarité!

      Le retour de la corvée, mais à l’envers : ce sont les plus riches qui s’y collent. Ils ont tant à nous apprendre! Entre nous, quel vilain esprit populiste nous avons, hein? 😉

      1. Quand c’est trop long, on ne vous lit plus…

        C’est vrai, mais ici j’ai tout lu et je me suis bien marré… !
        J’aime bien l’argent à facettes. Salaire, p.ex 2500 euros brut. Mais sur celui-ci, des quotas d’utilisation précis et modulables suivant la situation familiale, ou la politique économique à adopter : x% logement, x% alimentation, x% santé, x% investissement etc… x% usage libre
        Pareil pour un salaire à 25.000 euros… mais avec des seuils, car plus le salaire est élevé moins on a besoin de pourcentage en nourriture, logement etc.. plus question d’investir les surplus inutiles dans la spéculation ou les placements financiers qui alimentent la machine à concentrer.
        Ca ne résout pas la concentration qui a déjà eu lieu et l’impossible retour en arrière mais bon… j’aime bien quand même… Pour après..

    2. @ Al 13 mars 2012 à 03:16
      Tout n’est pas à rejeter dans vos idées, notamment celle consistant à réduire les salaires pour être plus compétitifs, et l’utilisation de bons, des trucs à facette (tickets) pour les besoins essentiels de la vie. Cela se rapproche de ce qu’ont connu ceux qui vivaient dans les années 40/50. Il n’est pas nécessaire de baisser les salaires, l’inflation fait cela toute seule.

      J’ai noté que vous n’oubliez pas la nécessité d’investir. Bravo ! Je propose que cela se fasse dans l’énergie.
      En final, je sens quelques convergences avec un délire que j’avais eu :
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=28429#comment-224997

      Quant à réduire le temps de travail, je pense qu’il serait préférable de l’augmenter pour se remettre au standard des autres pays, tant que nous n’aurons pas retrouvé notre équilibre énergétique, c’est-à-dire tant que nous ne produirons pas, sur notre territoire, presqu’autant d’énergie que nous consommons.

    3. @ Marc Peltier, ERIX le belge, Jducac…

      Salut les gars,

      C’est vrai que j’ai tendance à faire long… faudra que j’essaye dorénavant de concentrer les idées…

      En tout cas merci d’avoir lu jusqu’au bout… c’est sympa… et puis d’y avoir picoré une ou deux choses qui pourraient peut-être, être approfondies…

      Concernant la durée du travail, Jducac… je reste persuadé que nous devons aller vers une réduction… je pense que c’est essentiel de l’intégrer le plus rapidement possible… Parce que lorsqu’on travaille, soit on n’en fout pas une rame et c’est perdre son temps… soit on travaille vraiment et du coup, on épuise l’énergie et on produit tout un tas de trucs qui poussent à la surconsommation et à produire des déchets qui nécessitent encore plus d’énergie pour les traiter et recycler… c’est sans fin cette histoire…
      Et puisqu’avec mon histoire de paye en « biens réels » on rééquilibre le coût du travail par rapport à la concurrence… Je ne vois pas l’intérêt de presser les gens comme des citrons… mieux vaudrait que tout le monde soit servi (en emplois), plutôt que d’en laisser certains sur la touche, qui du coup n’aurait plus de quoi subvenir à leurs besoins… ce qui ne répondrait pas à la question de P.Jorion…

      Et puis métaphysiquement parlant, je suis persuadé que cette hyper activité est néfaste à l’homme… et qu’une grande partie de nos problèmes proviennent de notre mode de vie…

      Par contre, s’il s’avérait que je me trompe… je dirais que dans ce cas, il faudrait partir sur une division du travail…
      Je veux dire par là qu’il faudrait que la majorité des gens ait deux activités très différentes l’une de l’autre et qu’ils ne fassent qu’un mi-temps dans chacune… Il faut à tout prix ré-éveiller les individus qui s’abrutissent depuis trop longtemps à ne faire toujours que la même chose durant des années et des années… c’est pas possible…
      Il faut que ce soit inscrit noir sur blanc dans la constitution… Nous ne sommes pas des robots… Il est essentiel à l’homme qu’il ait des activités diversifiées… c’est comme pour la nourriture… Il y va de la santé publique…

      Allez, à bientôt les révolutionnaires….

  5. Poser les questions, c’est déjà imposer les sujets de discussions et faire admettre qu’il y a des alternatives à ouvrir.

    Alors continuez …

    Allumez la lumière !

    Augmentons la Dose journalière Acceptable de questions dérangeantes.

  6. Pierre-Yves D rappelle une anecdote très significative sur Mélenchon :
    « les Lituaniens, j’en ai rien à foutre ».
    J’en avais été extrêmement choqué et comme dit Julien Alexandre :
    « C’est exactement ce même moment (anecdotique) qui a scellé mon image du personnage.  »
    Par ailleurs de façon tout à fait cohérente il n’aime pas les langues ‘régionales’ voir la discussion avec Paco Ibanez et un des ses fans sur Rue89…
    Il faut tenir compte de cet aspect de son idéologie…On ne peut rien construire de neuf sur notre planète sans prendre au sérieux cette phrase de l’Internationale qui sera le genre humain. Mais ça ne veut pas dire que l’on doit tout unifier; au contraire par exemple tout homme devrait parler au moins deux ou trois langues – ce qui est le cas en Afrique subsaharienne ou était le cas en Europe centrale avant 1914.
    Aucune langue, minorité, ethnie etc ne peut être ainsi méprisée par quelqu’un qui veut porter un message de gauche!

    1. @Tolosolainen

      …ou quand l’anecdote devient la seule réalité…

      il n’aime pas les langues ‘régionales’

      Ah?
      l’article en question : http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/02/24/paco-ibanez-sur-les-langues-melenchon-est-un-fasciste-229680 , avec un beau mensonge* de l’auteur** (« Je peux t’assurer que […] Mélenchon s’est prononcé contre la promotion des langues minoritaires »), puisque le FdG est seulement contre certains articles de la charte des langues régionales ou minoritaires (comme le conseil constit’ qui parfois fait son travail), et donc contre l’adoption de cette charte, et non pas contre les langues régionales.

      une réponse de l' »accusé » (fév 2012) sur ce sujet : http://7seizh.wordpress.com/2012/02/26/paco-ibanez-la-france-cest-un-pays-avec-une-langue-melenchon-est-un-fasciste/
      ou « Jean-Luc Mélenchon invité dans l’émission  » Cuntrastu «  sur France 3 Corse Via Stella, le dimanche 26 février 2012. Interviewé par Jean-Vitus Albertini, Joseph-Guy Poletti et Henri Mariani. »

      La carte de l’europe de l’Alliance Libre Européenne (European Free Alliance, leur petit nom), regroupant des régionalistes (du nationalisme à petite échelle) identitaires voire séparatistes (l’indépendance, dans le cadre de l’union européenne : savoureux), formant un groupe parlementaire avec les verts ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_Verts/Alliance_libre_européenne ) : http://www.e-f-a.org/kaartje.php (nb la carte n’est pas complète : il manque des langues, et même certaines ne sont une que sur le papier (breton par ex))

      *On peut aussi se poser des questions sur cette « erreur de compréhension » de la part de régionalistes (car ce n’est pas un cas isolé, loin de là), eux qui sont alliés des verts au parlement européens, verts eux même alliés au ps pour les présidentielles en france. D’ailleurs le point 56 du programme Hollande : « je ferai ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires ».

      **l’auteur, anonyme et fier, « Jeune flegmaticien mayennais » : http://riverains.rue89.com/tibokaya

      1. je vous remercie sylla pour cette réponse détaillée et qui mérite d’être connue.
        nE fait JL Mélenchon a tout à fait raison sur certains points comme la République une et indivisible ; il est clair par ailleurs que le bureaucrates de Bruxelles pourraient bien avoir l’idée de dissoudre ces vieux ensembles nationaux tels que la France qui opposent trop de résistance à la voie libérale. Ce point est explicite dans une déclaration du président de la Generalitat de Catalogne…
        Il est vrai que le balancier en France a été bien trop loin dans le rouleau compresseur unificateur : résultat je ne parle pas la langue de mes aïeux alors que j’aurais pu très facilement commencer ‘bilingue’ occitan/français… C’est pourquoi tout en étant attaché au français comme bien commun je suis sensible à tout ce qui pourrait ressembler à une remise en question des autre langues dites régionales.
        Mais le point sur un certain mépris vis-à-vis des peuples d’Europe centrale et oreintale libérés du joug soviétique ne me paraît pas résolu : j’ai l’intuition que JLM a donné le fond de sa pensée sur ces « petits  » peuples (nationalistes!) : Estoniens, Lituaniens … il a dit qu’il se sent plus solidaire des Marocains que des Polonais ; pourquoi toujours ce genre d’exclsion? N’avons nous pas aussi une très lourde dette envers les Polonais par ex. ? Feue ma belle-mère était Finlandaise ; j’ai un beau-frère hollandais et des neveux suédois : là aussi je me sens assez sensibilisé sur les peuples d’Europe et leurs histoires.

      2. @Tolosolainen
        d’accord avec vous (pas top efficace, le « rouleau compresseur » quand même, même s’il y a bien eu une telle volonté à un moment de la république : ~70 langues recensées en france et dom-tom!)

        juste un point : je ne cautionne pas la violence des propos, au contraire, mais, « il a dit qu’il se sent plus solidaire des Marocains que des Polonais » : chacun son ressenti (c’était le sujet, là, non?) je pense, la population française est très diverse en plus (moi même c’est kabyle-anglais-espagnol).
        « pourquoi toujours ce genre d’exclsion? » : çà marche un peu dans les deux sens : pourquoi plutôt les estoniens que les tunisiens, les bulgares que les brésiliens (juste pour prendre deux exemples)? Les migrations de peuplement ne se sont pourtant pas arrêtées à l’europe, encore moins à l’ue (par ex inde pour l’angleterre, par ex afrique pour la france, turquie pour l’allemagne etc)…

        « N’avons nous pas aussi une très lourde dette envers les Polonais par ex. ?  » nous? Si ce sont les français, oui, mais n’en avons nous pas non plus vis à vis d’autres pays et pas seulement appartenant à l’ue ou européens? Je pense à l’horreur de l’esclavage ou de la colonisation, pays piétinés et utilisés jusque dans les guerres par ex ou plus lointain à l’alliance avec l’ottoman suleyman contre l’étau de l’empire de charles quint, ou le pillage de la chine… ou les états unis, la russie etc…

  7. Le 3ème SECRET DE FATIMA

    Le véritable

    Balaie toutes les prétentions de nos contemporains dirigeants
    Jean-Paul 2:
    « Ils ne comprendraient pas….et on ne peut rien y faire »
    Observez les CME
    le soleil est de +en+ actif (pic:2012-2013)
    La destruction,même provisoire du Système Electrique ,informatique….etc
    est prévu non pas pour détruire l’homme mais pour le remettre à sa place
    Ce sera cependant LE CHAOS,
    l’Homme ayant perdu depuis longtemps ses repères.
    L’Apocalypse:Vous ne voyez donc pas que c’est notre quotidien!

    Quand l’homme est contraint à un vote inutile
    Qui peut y remédier?
    Quand l’ARGENT est fait pour qu’on passe notre vie à lui courir après,
    on alimente toujours les mêmes
    c’est pourtant pas compliqué
    Le jour:on ne voit pas les étoiles…..
    Le Regard n’est pas exclusif à l’oeil.

    voilà qui passera inaperçu!

    C’était à l’attention de Paul Jorion

  8. « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ?  »

    Jeremy Rifkin prédisait il y a quelques décennies la fin du travail. De nos jours le chômage est un outil au service d’une forme de contrôle et de coercition des travailleurs ou esclaves salariés.
    Des réflexions ont été menées à ce sujet. Il semble que Thomas More et Voltaire à leur époque y avaient déjà songé. Aujourd’hui des citoyens se sont saisis de cette question essentielle. En Suisse par exemple par un référendum d’initiative populaire sur le revenu de base, mais en Allemagne aussi avec le Parti Pirate. Il s’agit de donner à chacun un revenu déconnecté du travail salarié ou non. Cela signifie qu’en tant qu’être humain membre d’une communauté, chaque personne à le droit à un revenu lui permettant de vivre décemment mais aussi de choisir s’il le souhaite (ou non) avoir une activité salariée (ou non) en plus. André Gorz, s’est également intéressé à cette question de l’allocation universelle.
    Quelques liens pour ceux qui sont intéressés :
    http://www.creationmonetaire.info/
    http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

  9. Comme Jicé plus haut je suis fatigué des passes d’arme absolument stériles entre les uns et les autres, toute cette masturbation intellectuelle qui n’aboutit à rien.
    Voulais écrire plein de choses, toutes ces injustices qui me mettent en colère, mais bof à quoi bon, apparemment on va continuer à tourner en rond.

    Jean-Luc, ouvrier simplex pré-retraité, qui pense à tous ses collègues au chômage parce qu’un crétin a réussi à démolir en un an l’entreprise qu’il avait racheté.

    1. JIEL,

      À mon avis (attention, ce n’est que mon point de vue), vous êtes totalement dégoûté par les injustice que vous voyez, vivez, sentez et respirez. Je ne vois pas certainement pas les mêmes mais je les trouve fatigantes.

      Là-contre, il y a une promesse faite par des parleurs (j’en fait partie) de rénovation du monde, de renouvellement de la société et toutes ces sortes de choses comme disent les Bretons dans Astérix. Je les vois miser sur des catégories générales (des affirmations se voulant valables pour tous les humains de tous les temps) Ils font l’hypothèse que s’ils énoncent une catégorie bien formulée et pertinente alors le monde sera meilleur. L’humanité devra se soumettre à cette idée. (Ce qui me laisse fort rêveur quand je place cette perspective face à la notion de démocratie)

      Vous notez que cela ne marche pas. Un autre accuse clairement Jorion de tourner autour de son piquet. TINA est aussi une expression de cet échec. On ne peut rien mettre à la place. Cela donne des passes d’armes stériles, de la masturbation intellectuelle. En attendant, il y a tous vos collègues qui sont au chômage. Ils n’entrent pas dans cette discussion. Ils n’ont rien à y dire. Il n’y ont aucune place. Il y a juste des affirmations très générales qui n’aboutiront à rien pour eux. (Pour moi non plus, cela ne donnera rien.)

      À mon avis (et je fais ici acte d’appartenance aux causeurs à catégories générales), vous introduisez dans ce débat deux choses essentielles. Vous y mettez ce que vous voyez autour de vous. Cela vous donne un nombre infini de choses à raconter. Vous y mettez aussi des humains, pas des pseudos sur le net, des êtres de chair, de sang, de souffrance, d’amitié.

      Vous êtes à ces deux titres un révolutionnaire de l’espèce la plus dangereuse (pour le « crétin a réussi à démolir en un an l’entreprise »). Vous mettez dans ce blog ce qui vient du monde vers vous et le ressortez avec ce que vous êtes. Vous mettez dans ce blog votre humanité et vos limites (… » mais bof à quoi bon, »…). J’en ai oublié une. Vous savez que ce que vos collègues vivent est injuste.

      Et là, vous êtes encore plus révolutionnaire. Vous n’avez aucune théorie pour dire que c’est injuste, aucun argument pour dire que c’est mal, aucune catégorie pour classer cette injustice et donc devenir acceptable pour ce que parfois l’on nomme Raison.

      Vous êtes un réaliste. La réalité existe pour vous. Elle vous désarme face aux Rationalistes les plus purs. Elle réduit toutes vos paroles à néant et ne pouvez donc pas parlez aux tenants de cette caricature de la Raison qui fait de la réalité une création de l’esprit humain.

      J’ignore si vous m’entendrez mais je vous aurai écrit et vous m’avez donné la preuve qu’un autre monde existe et qu’il n’est pas fait de catégories générales (j’ai défini le terme plus haut).

      1. Merci.
        Je ne sais plus trop ce que je suis mais révolté de voir que toutes les quelques secondes des êtres humains meurent de faim alors qu’il y a suffisamment de nourriture pour nourrir 12 milliards de personnes et qu’on leur dit :  » T’as pas de fric, désolé, tu mourras mais c’est les lois du marché, peut-être qu’on arrivera à interdire les paris sur la fluctuation des prix mais d’ici là tu auras eu le temps de mourir 10 fois »…J’arrête là, la liste serait longue et tout le monde la connaît.

      2. JIEL,

        Votre merci est un honneur que vous me faites.

        J’ose croire que la question à se poser est : « Qui suis-je ? » Vous n’êtes pas une chose « ce que je suis ». Vous êtes une personne. Je me permets de croire que ma réaction devant une personne la fait réagir et elle me dit qui je suis. Si sa réaction me reconnais de la valeur, de la dignité et ces autres propriétés qui font qu’un être humain peut être bien avec lui-même, alors c’est une personne et sa réaction a beaucoup de valeur. Entre autres, sa réaction me dit qui je suis.

        J’ai cessé de croire que je définis mon identité. Je crois que je la reçois. Votre merci en est un exemple.

  10. * l’augmentation des salaires de 40 à 60 %
    * la nationalisation à grande échelle des banques et des grandes entreprises
    * la réforme du système de santé
    * le blocage des prix
    * la réforme du système d’éducation
    * réforme agraire
    * nouvel « impôt sur les bénéfices »
    * moratoire sur les remboursements de la dette extérieure et cessation du paiement des dettes auprès des créanciers internationaux et des gouvernements étrangers.

    pour ce type de programme, on peut se suicider sous le bombardement aérien ennemi… un 11 septembre vers 9h …. en 1973

    pourtant c’est plutôt bon comme programme!

    Les idées peuvent être bonnes, les Hommes portant ces idées peuvent être élus, mais à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne :-p

  11. Cher Jicé,

    Comme vous y allez ! La longueur des contributions et le suivi des échanges – surtout entre contributeurs utilement tatillons et souvent un brin goguenards – n’ont pas grand-chose à voir avec les verbocinations (Rabelais) théologiques du temps de Spinoza, du moins avec celles qui assortissaient l’anathème aux rôtissoires inquisitoriales. L’ironie pratiquée par un Vigneron ou un Julien Alexandre est d’un mordant qui enrage la cervelle, pas d’un mordant qui égorge. Elle force les internautes à revoir leurs sources, à amender leurs expressions, à développer leur pensée, à dévoiler leurs présupposés, à tomber le masque (même s’il reste le faux-nez du pseudo). Et si l’on n’a pas toutes les références idoines (il n’en est aucune d’ailleurs qui soit indépassable), on finit par les découvrir, soit qu’un débatteur vous y conduise (vous pour Rawls, par exemple), soit qu’ayant été repoussé dans ses retranchements ultimes, on y aille soi-même par la seule puissance du raisonnement. Les grands esprits ont le monopole de l’expression mais pas celui de l’idée qu’elle supporte. Une bonne partie du travail mené ici est de l’ordre de la reformulation, car un bon nombre de concepts ont été vidés de leur substance par la novlangue des communicants. Cela peut ressembler de loin à la querelle du iota, mais, au vrai, il s’agit de mettre les points sur les i, n’est-ce pas ? Si l’on veut donner une chance aux solutions qui sont proposées en vrac sur ce blog d’être opérantes en France et au-delà, il faut faire cet effort de redéfinition. Cela passe par le tâtonnement et la brette. Tant pis si quelques mots de gueule se glissent dans la dispute. La matière est suffisamment grave et un chacun suffisamment concerné pour que la tripe parle en quelques occasions. Si vous préférez le capitonné des colloques universitaires, libre à vous, mais je vous rappellerai que ce n’est pas au museion que se joue l’avenir de la démocratie, mais sur l’agora. L’un et l’autre endroits ont leur dignité, l’un et l’autre entretiennent même des liens, par le truchement du lumpenproletariat doctoral, mais c’est sur l’agora que l’idée est réellement mise à l’épreuve. Plutôt que de nous renvoyer, comme des écoliers dissipés, à nos jets de boulettes de mie, proposez-nous une synthèse de ce que vous avez retenu de Rawls et raccrochez-la au débat, si celui-ci vous semble par trop bancal ou lacunaire.

    Cordialement.

  12. Bonjour,

    Je ne suis pas d’accord. (pour une fois !)
    On a encore la chance de pouvoir voter et si on ne le fait pas c’est par consentement que les principaux destructeurs ultra libéraux seront élus. C’est eux qui par définition ont déjà le plus de pouvoir médiatique et politique.
    On va avoir une élection avec une douzaine de participants (dont un parti anti libéral), largement assez pour ne pas voter pour des ultra libéraux pro austérité et trouver un candidat qui nous correspond au mieux. (ex : FdG, NPA, DLR, UPR, LO, blanc…)
    Rien ne nous empêche en même temps de travailler sur un meilleur futur mais si on ne vote pas on risque de se réveiller au terme de nos réflexions avec une sacré gueule de bois et un monde en ruine ou se faire stopper net et de manière sanglante dans nos rêves d’utopie par des fachiste installés indirectement par nos soins.
    Alors c’est certain, le système ,tel qu’il est, est merdique (démocratie représentative…????) mais si on ne s’implique pas un minimum dedans pour le changer on en sortira jamais.
    Je parle évidemment du premier tour, le second n’est pas écrit contrairement à ce que l’on veux nous faire croire.

    A bientôt !

  13. La réponse à toutes les questions posées par Paul Jorion serait de faire table rase, de décréter que l’euro ne vaut plus rien à partir du 1er janvier 2013. Chaque personne physique pourra échanger au maximum 200 000 euros contre la nouvelle monnaie.
    De cette façon, les spéculateurs qui ont accumulé des milliards indument doivent repartir à zéro, et ils ne recommenceront plus.

  14. La mesure la plus efficace, pour nous citoyens français, est bien de ré-élire le président sortant; nous obtiendrons les solutions les plus rapides :
    – un accident nucléaire majeur
    – l’écroulement de l’euro
    – le chômage à 35%
    – la grève générale
    – le soulèvement des banlieues
    et pour finir la prise de l’Elysée !

    Bon vote à tous…

  15. DE LA VERITE DES CHOSES

    Jorion ne nous lâche plus, il gratte jusqu’à l’os et il y va avec ses questions sans repli possible

    « Comment casser la machine à concentrer la richesse ? « ,

    « Comment mettre la spéculation hors d’état de nuire ? »,

    « Comment redistribuer la richesse nouvellement créée ? »,

    « Comment inventer un système économique qui ne repose ni sur la propriété privée, ni sur la « croissance », destructrices toutes deux de la vie sur notre planète ? »,

    « Comment faire disparaître le travail, sans que soient réduits à la misère ceux qui vivaient de ce travail ? ».

    Il nous dit aussi que Louis Antoine de Saint Just avait pigé un peu tard pour lui, que définir des normes devait précéder l’action, pour que le bourgeois en chacun de nous, ne passe pas devant le citoyen.

    Quoi qu’il en pense, Paul va manquer de relais comme DSK pour ajuster l’action du niveau mondial à celui des régions interactives entre elles – niveau de mobilisation optimable – Il lui faudrait aller chercher Jean Louis Bourlanges, s’il veut bien quitter ses oripeaux « bayrouisnesques » !

  16. Le peintre Hervé Télémaque l’invité de Laure Adler.
    H.T. : « En fait en France rien ne bouge, c’est un pays très conservateur, tout le monde parle de rupture et rien ne change ; c’est toujours cette même société solide bourgeoise qui règne, c’est le cas encore aujourd’hui. »

    Avec silence assourdissant de L. Adler, pour conclure l’entretien…

  17. Ca ne va pas sembler concret, plutôt prétentieux. Mais je persiste à penser que c’est de l’intérieur qu’un tel système doit se reconfigurer. De la Phylia, de l’Esprit d’Equité pour les relations économiques et sociales. Selon le centre la périphérie s’organise.

    Une activité fondée sur les connaissances et savoirs scientifiques sur les lois régissant et constituant les grands équilibres les conditions indispensables à la vie sur terre. Adaptant, organisant l’activité, les structures et infrastructures selon la géologie et autres paramètres des lieux géographiques.
    Revalorisation de l’artisanat local et des savoirs faire,on n’y coupera pas c’est la base.
    Il faut se rendre compte de toute urgence que les apports technologiques ne doivent pas remplacer les savoirs faire mais s’y rajouter en complément. Afin de constituer un plus.

    La valeur ajoutée n’a de sens et de valeur que si elle s’ajoute à quelque chose d’autre. Quand elle devient un but en soi. C’est le début de la nécrose.

    Ajoutons à cela quelques notions d’architectures ,et une oreille musicale un tantinet développée.

    Bref tout est à refaire, il y en a pour des générations et des générations jusqu’à l’infini si l’on s’y prend bien. On semble pour le moment mal barré.

    Ce pose forcément la question du but, de l’orientation de la vie collective. Parfois je me demande si le but du progrès consiste à faire de « l’Homme » autre chose qu’un terrien, et cela à marche forcée. Une sorte de surhomme, naufragé de l’espace version new age.
    De la façon dont on si prend, on bousille l’arche de Noé qu’est notre planète et l’on se noie dans le néant avant d’avoir entraperçu l’ombre du rivage de la nouvelle « terre promise ».

    Notre espèce et sa justification sur cette Terre est à la croisée des chemins. Devant nous l’avenir ou l’oubli.

    1. Je ne pense pas qu il y ai debat : c est un melange des 2 , le peak oil ,arrivant au bon moment , si j ose dire , en pleine crise financiere

      1. ouais… sauf que, le coup du peak oil, de la croissance chinoise et du reste, on nous l’a déja servi en 2008 pour justifier le baril à 140 dollars, juste avant qu’il ne s’écrase à 40 dollars au début de 2009.

        Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est la récession a détruit la demande : la récession a sorti ses effets bien après. Par contre, cela coïncide fort bien avec la panique financière qui a suivi la chute de Lehman… un esprit chagrin y verrait un rapport de cause à effet, bien plus que le peak oil qui intervient de manière beaucoup plus progressive…

        Perso, je propose qu’on vire les opérateurs purement financiers des marchés de commodities, pour voir ce qui se passe. Si les prix restent élevés, on aura alors la preuve d’une corrélation.

      2. Je suis de ceux qui pensent que le PO a commencé en 2005 et que c’est d’abord ce frein majeur sur l’économie réelle qui a contribué à mettre en péril une finance complètement déconnecté de l’économie réelle depuis longtemps. Imaginez ce que la découverte d’un nouveau Ghawar en Grèce aurait eu comme impact sur la crise de la dette grecque et plus largement européenne ! Y répondre c’est comprendre la nature profonde de la crise mondiale, une crise qui hélas commence à peine.

      3. @ zizifridolin 14 mars 2012 à 19:03
        La crise énergétique était identifiée depuis 40 ans. L’Europe pauvre en énergies non renouvelables, était donc toute désignée pour être la première à en subir les premières conséquences.

        Pour moi, la crise financière n’est que la conséquence d’une perte de confiance en l’Europe. Sa richesse s’est construite par l’industrie, donc grâce à des ressources énergétiques et minérales qu’il lui faut approvisionner avant de les réexpédier une fois transformées. Mais, à cause de son niveau de vie élevé et de ses salaires élevés, il lui est difficile de rester compétitive lorsque le coût de l’énergie croît, ce qui est inévitable.

        Le monde de la finance a pris conscience des difficultés qu’aurait l’Europe à rembourser ses dettes. La crise financière est donc une conséquence de la crise énergétique, mais aussi d’une grave défaillance des responsables politiques de droite comme de gauche. Alors qu’ils avaient été mis en alerte par le Club de Rome, ils ont été incapables d’impulser des politiques d’adaptation à la nouvelle donne énergétique. Pour couronner le tout, ils se sont endettés sans autre raison que d’être agréables à leurs électeurs quitte à mettre en cause la survie économique de leurs pays.

    2. Pour comprendre la mécanique depuis 2005 …

      « 1) Une hausse rapide du prix du pétrole due à une offre insuffisante et amplifiée par la spéculation entraîne des dégâts économiques et financiers.
      2) Comme l’illustrent les crises asiatiques de 1998, des valeurs technologiques de 2001, et économico-financière de 2009, un ralentissement économique ou une récession fait baisser la demande en pétrole. Ce faisant, le prix du pétrole diminue lui aussi, ce qui provoque l’annulation de nombreux projets énergétiques (pétroliers et renouvelables), soit parce que ces projets deviennent économiquement moins rentables, soit par manque de crédits pour les mettre en œuvre.
      3) Une reprise économique et/ou un recul ponctuel des investissements énergétiques fait de nouveau s’entrechoquer les courbes d’offre et de demande en pétrole, dans le premier cas parce que la demande augmente, dans le second cas parce que l’offre finit par diminuer. Il en résulte une nouvelle flambée des prix du pétrole qui nous ramène au point 1). »

      Conclusion : Le peak oil commence en 2005 et est confirmé en 2008 car nous basculons alors définitivement d’un cercle « vertueux » (croissance de l’offre > croissance de la demande > croissance de l’offre …) à une cercle vicieux (limite de l’offre > limite de la demande > limite de l’offre …).

  18. Abrasif ou êtes-vous?

    vous m’aviez mis en haleine… j’aimerais la suite !

    j’aimerai de nouvelles questions.. peut-etre des réponses, bref quelquechose… lachez-vous, votre amorce semble prometteuse, sincerement !
    La nature de l’homme etant ce qu’elle est, un renversement de ses referentiels autant improbable qu’inattendue serait fortuite, mais, en attendant ils faut bien se poser des questions pour essayer d’y apporter des réponses… ca marche comme ca la résolution de problemes, des conflits, des pannes(je suis dépanneur), des imprevus (je suis père de famille). Dans cette perspective je pense que la diminution de l’ecart entre salaires (en fait, des revenus nets) est une des premières regles à appliquer. Le probleme est « par quelle authorité ? » Vous allez me trouver « Lordoniste » mais je ne vois pas dans notre configuration de type démocratie occidentale d’autre autorité que l’Etat. De plus c’est un sujet de moins en moins tabou, forcer dans ce sens ne me parait pas utopiste.
    Picasso disait : « les ordinateurs ne sont pas interessants car ils ne donnent que des réponses », alors faites nous connaitre vos questions et réponses.

    Cordialement, Stef

    1. Allez, essayons la provocation.

      Je crains fort malheureusement que notre cher interlocuteur n’ait, comme beaucoup, simplement récité le préambule, ou bien l’épilogue, du parfait économiste moderne sans essayer d’en comprendre le sens ni les risques. Puis les hautes écoles enseignent qu’il n’y a pas d’autres alternatives, alors pourquoi essayer d’imaginer quoi que ce soit d’autres… Restons dans le moule, c’est tellement plus simple.

      Tant pis.

  19. Russia Discloses The Iran Ultimatum: Cooperate Or Be Invaded By Year End
    http://www.zerohedge.com/news/russia-discloses-iran-ultimatum-cooperate-or-be-invaded-year-end

    J’imagine tous les oligarques alignés sur l’Empire qui rêvent d’une bonne petite guerre mondiale histoire de masquer les vérités que ne seraient être dites aux différents peuples qu’ils dominent, et surtout pour conforter un pouvoir en place en perte de légitimité total et qui le serait encore plus si l’humanité devait s’unir pour faire face ensemble aux limites à la croissance.

    L’âme humaine est à la croisée des chemins …

  20. Merci pour cet article ! Pour ma part, je vais y réfléchir sérieusement, et vous donner mes propositions.

  21. Monsieur JORION,

    Votre oeuvre est salutaire bien qu’impuissante, parce que la puissance de commettre des actes s’est nous tous qui la détenons; je dirais que ce blog s’il a une utilité sert à ensemencer les esprits. Nous pouvons tous à notre niveau mettre de l’indéterminisme dans la machine, même si nous sommes faible. C’est le même temps que la réflexion des lumières(despotisme éclairé ETC.), sans capacité immédiate à changer le réel, mais créant une conscience collective agissante. Bien sûr, il fort probable que nos propos sur les solutions éventuelles soient très chimériques par rapport à la réalité future, mais là n’est pas la question.
    C’est un mouvement long qui n’a rien a voir avec les élections.
    Le politique ne s’arrête pas aux élections, elles en sont même un épiphénomène.

    Chaque fois qu’un chômeur résiste aux dogmes stigmatisant de pôle emploi, il sort du comportement attendu crée un variation de la relations de pouvoir susnommé.

    Chaque fois qu’un vendeur décide de ne pas gruger un client contrairement aux ordres du manager il crée un impondérable qui pondère l’ordre reçu; rien n’est déterminé.
    Un fonctionnaire qui décide de ne pas appliquer une circulaire gouvernemental, un morceau de la loi parce qu’il fait preuve de respect de l’humain et une partie du plan théorique prévu tombe à l’eau.
    ça c’est le vrai politique ? En faisant réfléchir vous contribuez en bien au non linéaire de la situation,sans que l’on sûr évidemment qu’il en sorte un mieux….

  22. Je viens de relire ‘la grande transformation » de Karl Polanyi. Mon opinion depuis de nombreuses années est que tout était déjà dans cette pensée.
    Le système actuel fait travailler pour l’individu,et jamais pour un groupe, étant donné l’organisation de la société industrielle et de consommation.
    Comment refonder le naturel humain à partir d’une vie de groupes qui puissent s’organiser non pas en autarcie mais de manière à décider de leur manière de vivre.
    Nous vivons dans des ensembles trop complexe et donc sujet à trop de variations.
    Je crois que les recherches du philosophe Stiegler peuvent nous aider dans cette période mais il faudra des décennies avant d’aboutir. Or j’ai 79 ans et ne le verrai pas.
    Cordialement à tous.
    Max.

  23. La simplicité volontaire peut-elle tourner en faux ami ?

    A l’approche individuelle, dont on a examiné les limites, il faut donc ajouter une dimension collective. Les expériences existent : AMAP, SEL, etc. Ce n’est pas la même démarche d’acheter des produits bios dans un supermarché ou d’aller chaque semaine à l’Amap. Voilà qui permet de créer du lien social et de la convivialité, à l’opposé de la logique libérale qui en renvoyant les individus à eux-mêmes fait naître une frustration que l’idéologie publicitaire saura exploiter…

    Mais on s’aperçoit très vite que ces îlots de résistance butent eux mêmes sur les grands choix d’organisation de la société. Il faut donc y ajouter la dimension politique, institutionnelle et législative. Non, il n’y a pas de fatalité à ce que l’État et les pouvoirs publics servent la logique productiviste et les intérêts privés. Bien au contraire ! A la base de la démarche de simplicité volontaire, il y a la conscience d’un intérêt général supérieur aux intérêts particuliers.

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