Archives par mot-clé : Anglo Irish Bank

L’actualité de demain : QUAND LA BUÉE SE DISSIPE DANS LE RÉTROVISEUR, par François Leclerc

Billet invité.

Que ne voit-on pas dans le rétro, ces temps derniers ! À quelques jours de son départ de la Banque d’Angleterre, son gouverneur Mervyn King s’épanche devant les députés britanniques. En référence aux dirigeants des banques, il leur a expliqué que la « première réponse » de ceux-ci est souvent de décrocher leur téléphone pour appeler le ministre des finances ou le premier ministre, lorsqu’ils rencontrent un problème dont ils ne veulent pas que le régulateur le soulève. L’Autorité de régulation prudentielle (PRA), qui officie désormais sous la responsabilité de la Banque d’Angleterre, vient d’annoncer que les cinq principales banques britanniques devaient augmenter leurs fonds propres de 27,1 milliards de livres, 13,4 milliards manquant encore à l’appel après leurs récents renforcements. De quand datent donc les dernières pressions des banques sur le 10, Downing Street ?

Continuer la lecture de L’actualité de demain : QUAND LA BUÉE SE DISSIPE DANS LE RÉTROVISEUR, par François Leclerc

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’actualité de la crise: elles se rappellent à notre bon souvenir…, par François Leclerc

Billet invité.

ELLES SE RAPPELLENT A NOTRE BON SOUVENIR…

Est-il bien raisonnable de revenir sur la situation des banques européennes, à nouveau dans l’actualité, comme si la cause de leur malfaisance persistante n’était pas entendue ?

C’est encore une fois par le Comité de Bâle, chargé d’établir les nouvelles normes prudentielles de capitalisation des établissements bancaires, que le malheur arrive en quelque sorte. Il est réuni ce mardi, afin que tout soit prêt pour adoption par le G20 de novembre de Séoul, dont la préparation bat son plein. Pour faire simple, il pourrait être exigé un ratio de solvabilité de 6% de fonds propres par rapport aux engagements, auquel s’additionnerait un matelas de 2% de capitaux de réserves et 2% supplémentaires de capitaux « contra-cycliques ». Au total 10% . D’autres pourcentages plus élevés encore circulent, contribuant à une levée de boucliers des banques allemandes.

Ce dispositif s’appuie également sur une nouvelle définition, nettement plus restrictive, de ce qui est considéré comme fonds propres, au détriment de ce que l’on appelle les capitaux hybrides, des obligations comptabilisées actuellement comme fonds propres, car elles peuvent être transformées ainsi, si toutefois leurs détenteurs en sont d’accord.

Les banques allemandes, par la voie de la FdB, leur fédération, relayées par le gouvernement, ont fait savoir que l’introduction d’un tel ratio serait contre productif car cela les amènerait à réduire leurs activités de crédit et menacerait « la reprise économique et les développements positifs sur le marché du travail ». Demandant que soit créée une période « d’adaptation » de dix à douze ans avant qu’il ne soit pleinement obligatoire, le régulateur envisageant six à huit ans actuellement. C’est semble-t-il sur ce terrain qu’un assouplissement est recherché, ainsi que l’a annoncé Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, en demandant en particulier des délais plus longs pour l’aspect qualitatif (la nature des fonds propres), ce qui démontre bien l’importance de cette question.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise: elles se rappellent à notre bon souvenir…, par François Leclerc

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail