L’actualité de la crise: elles se rappellent à notre bon souvenir…, par François Leclerc

Billet invité.

ELLES SE RAPPELLENT A NOTRE BON SOUVENIR…

Est-il bien raisonnable de revenir sur la situation des banques européennes, à nouveau dans l’actualité, comme si la cause de leur malfaisance persistante n’était pas entendue ?

C’est encore une fois par le Comité de Bâle, chargé d’établir les nouvelles normes prudentielles de capitalisation des établissements bancaires, que le malheur arrive en quelque sorte. Il est réuni ce mardi, afin que tout soit prêt pour adoption par le G20 de novembre de Séoul, dont la préparation bat son plein. Pour faire simple, il pourrait être exigé un ratio de solvabilité de 6% de fonds propres par rapport aux engagements, auquel s’additionnerait un matelas de 2% de capitaux de réserves et 2% supplémentaires de capitaux « contra-cycliques ». Au total 10% . D’autres pourcentages plus élevés encore circulent, contribuant à une levée de boucliers des banques allemandes.

Ce dispositif s’appuie également sur une nouvelle définition, nettement plus restrictive, de ce qui est considéré comme fonds propres, au détriment de ce que l’on appelle les capitaux hybrides, des obligations comptabilisées actuellement comme fonds propres, car elles peuvent être transformées ainsi, si toutefois leurs détenteurs en sont d’accord.

Les banques allemandes, par la voie de la FdB, leur fédération, relayées par le gouvernement, ont fait savoir que l’introduction d’un tel ratio serait contre productif car cela les amènerait à réduire leurs activités de crédit et menacerait « la reprise économique et les développements positifs sur le marché du travail ». Demandant que soit créée une période « d’adaptation » de dix à douze ans avant qu’il ne soit pleinement obligatoire, le régulateur envisageant six à huit ans actuellement. C’est semble-t-il sur ce terrain qu’un assouplissement est recherché, ainsi que l’a annoncé Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, en demandant en particulier des délais plus longs pour l’aspect qualitatif (la nature des fonds propres), ce qui démontre bien l’importance de cette question.

La FdB met pour sa part en avant que les 10 principales banques allemandes devraient lever la somme de 105 milliards d’euros pour se mettre en conformité avec le nouveau cadre réglementaire. Confirmant ainsi que – sans compter le roulement de leur dette – les banques européennes anticipent de très importants besoins de financement. Rien d’étonnant, puisque l’on sait qu’elles n’ont qu’entamé leur lent processus de désendettement et n’ignorent pas que d’importantes masses des actifs en leur possession ne retrouveront pas leur valeur nominale, impliquant de tôt ou tard procéder à de drastiques dévalorisations de ceux-ci.

Certes, toutes les banques allemandes ne sont pas logées à la même enseigne et certaines dépasseraient déjà le ratio de 10% (dépendant des dévalorisations à venir), mais leurs représentants font valoir que d’autres obligations les attendent, notamment la taxe sur les activités bancaires et éventuellement sur les transactions financières, qui sont aujourd’hui en discussion.

A ce propos, la commission de Bruxelles tente d’intervenir et de faire valoir ses approches. Sans surprise, elle a déjà clairement manifesté ses grandes réserves vis à vis de toute taxation des transactions financières, en reprenant les arguments habituels, la difficulté extrême à paraît-il la mettre en place, ainsi que le risque de provoquer un exode des opérations financières vers d’autres cieux plus cléments. Parallèlement, le projet d’une taxe très modique est porté sur un front diplomatique plus vaste, destiné aux bonnes oeuvres des pays développés et à financer le développement dans les pays qui ne le sont pas, avec pour réel objectif de couper court à tout projet plus ambitieux.

La grande affaire – tout du moins en Europe, car elle a été abandonnée par le Congrès américain – a toutes les chances d’être une taxe sur les banques, au prétexte d’alimenter des fonds nationaux permettant de faire face aux futures crises financières. Crises dont l’inévitabilité est pour ainsi dire officialisée, justifiant des mesures de régulations limitées, puisque l’on ne peut rien y faire. La commission vient d’intervenir, afin que soit mise sur pied une « approche européenne » coordonnée, de premières initiatives nationales partant dans tous les sens. La réunion des ministres des finances de ce jour devrait se pencher sur la possibilité d’adopter des règles communes. Principale divergence, hormis le montant de la taxe et la définition de son assiette : l’existence ou non d’un fonds spécialisé, que les Allemands et les Suédois soutiennent, les Britanniques et les Français ne voulant pas en entendre parler, afin de ne pas distraire de leurs budgets ces nouvelles ressources.

Au final, les Européens vont la jouer petit, privilégiant l’aspect politique du dossier au détriment du financier, apparaissant comme des foudres de guerre, alors qu’ils n’utilisent que des armes au tranchant très émoussé. Paradoxalement, ce sont les financiers eux-mêmes, quand ils sont en charge de la régulation, qui font preuve – relativement – de plus d’opiniâtreté, comme on le remarque aussi aux Etats-Unis. Comme s’ils savaient de quoi ils parlaient et restaient conscients du fait que « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde».

La commission est également active sur d’autres aspects du dossier bancaire. Joaquin Almunia, le commissaire à la concurrence, a en effet fort prudemment informé que la position de cette dernière à propos de la prolongation pour 2011 des plans de soutien des Etats membres aux banques allait prochainement être rendue publique. “En novembre, peut-être, nous communiquerons sur ce que sera le traitement des recapitalisations publiques [des banques] ou le traitement des actifs dépréciés par les fonds publics », a-t-il expliqué.

“Nous devons discuter de l’adaptation de ces mesures exceptionnelles aux situations nouvelles. Nous ne sommes plus actuellement au coeur de la crise, ayant dépassé beaucoup de difficultés sérieuses, mais nous devons encore travailler dans le cadre de ce régime exceptionnel. Malheureusement, nous ne pourrons pas dire demain que nous mettons fin à ce régime, car nous ne sommes pas revenus à des conditions normales”, a-t-il également reconnu.

Plus circonstanciée, mais d’application immédiate et de forte portée, la position de la commission à propos de la banque Anglo Irish Bank est très attendue. Car si devait être finalement annoncée, comme envisagé, la nécessité du démantèlement de la banque – qui a déjà été nationalisée et a absorbé plus de 23 milliards d’euros de capitaux publics irlandais – cela créerait de nouveaux besoins de financement de l’Etat, ce qui pourrait contraindre le gouvernement irlandais à restructurer sa dette, ce tabou européen actuel. A moins que, comme le suggérait le Financial Times dans un éditorial, les créanciers de la banque soient également mis à contribution et qu’il soit procédé à un transfert de créances en actions, ce qui suppose bien entendu un maintien en activité de celle-ci. Un autre tabou qui pourrait être alternativement brisé… En attendant, Brian Lenihan, le ministre irlandais des finances, a cru bon devoir préciser que la situation de la banque n’allait pas conduire l’Irlande à la faillite, une précision qui semble s’imposer.

Non sans arrières pensées, le Wall Street Journal a dans l’immédiat donné le coup de pied de l’âne aux banques et autorités européennes. Au terme d’une enquête, le journal vient de mettre en évidence le manque de crédibilité des stress tests des 91 banques européennes du printemps dernier, si l’on rapproche certaines données communiquées à cette occasion de celles de la Banque des règlements internationaux (BRI), ou même des propres déclarations financières des banques. Il s’appuie en particulier sur les cas de Barclays et du Crédit Agricole, montrant que l’exposition de ces banques à la dette souveraine européenne avait été minorée.

Dans le cas des banques françaises, les chiffres seraient les suivants : pour l’exposition à la dette espagnole, 6,6 milliards d’euros reconnus contre 34,7 milliards comptabilisés par la BRI. Pour la grecque, les chiffres sont respectivement de 11,6 et de 20 milliards ; pour la portugaise 4,9 et 15,1 milliards. Ces comparaisons ont été établies par Jacques Cailloux, économiste en chef de Royal Bank of Scotland, et se passent de tout commentaire.

Décidément, tous les chemins mènent inévitablement aux banques…

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109 réflexions sur « L’actualité de la crise: elles se rappellent à notre bon souvenir…, par François Leclerc »

  1. Des rénégats-terroristes bravent une interdition de l’OMC :
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/09/08/mozambique-la-population-est-a-bout-et-n-est-plus-capable-de-resister-aux-chocs_1408232_3212.html#ens_id=1405794

    “La solution peut être des stocks mutualisés au niveau régional : c’est actuellement en réflexion dans les pays du Sahel. Il y a aussi des mécanismes d’assurance sur les prix.

    Enfin, beaucoup de pays – ce fut le cas du Mali en 2008 – utilisent des taxes variables sur les importations, qu’ils suppriment en cas de hausse des prix. C’est en théorie interdit par l’OMC, mais ils font le pari qu’aucun pays n’osera les attaquer là-dessus, et c’est un pari raisonnable. Il faudrait d’ailleurs peut-être remettre en question cette règle.”

    Pour simplement … vivre.

    1. C’est simplement le volume total en monnaie de tout ce qui s’est échangé sur un jour , un mois,…
      Les positions entre acheteurs et vendeurs dépendent de la reprise, et c’est pourquoi dans une période de doutes, les échanges sont relatifs aux bonnes ou aux mauvaises nouvelles.
      C’est pourquoi il y a très peux d’échanges le lundi, et un grand nombre le mardi.
      Une grande amplitude dans ce graphique est simplement synonyme d’un attentisme général de tout les acteurs.

  2. @ François Leclerc :
    Vous auriez des infos sur ce point spécifique concernant la BCE ? :
    “Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle suit de très près l’évolution du secteur bancaire. Elle serait même, selon certaines rumeurs, en train d’acheter des emprunts d’Etat irlandais.”
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/08/la-situation-economique-de-l-irlande-et-la-deroute-de-son-secteur-bancaire-preoccupent-les-autorites-europeennes_1408328_3234.html#mf_sid=227301224

    Par ailleurs, l’article rappelle que le spread des taux d’obligations entre l’Allemagne et l’Irlande est supérieur à 4% et continue de croître.
    Or, pour rappel, en avril 2010, un article concernant la Grèce, à l’époque déjà très mal en point, disait ceci :
    “√ Notre évaluation des spreads grèce / Allemagne :
    3 % et 6 % = zone de danger pour la Grèce (avec début de contagion possible)”
    http://www.apprendrelabourse.org/article-finance-la-grece-jette-un-nouveau-coup-de-froid-48259269.html
    Le 8 avril 2010, le spread était de 4,40%.
    On sait ce qui advint par la suite pour la Grèce et sa situation actuelle, si elle devait se refinancer sur les marchés (spread supérieur à 8% !!).
    Actuellement, le spread pour l’Irlande est supérieur à 4% et le pays se situe dans la même configuration que la Grèce en Avril 2010.

    Car il a fallu près de deux mois d’intenses bataille pour voir naître le fameux Fond européen de stabilité financière.
    Question : si la garantie de l’Etat irlandais est bien étendue pendant trois mois, permettant de voir venir, n’est-ce pas ENCORE une bataille perdue, par le simple fait que le temps de réponse de l’UE (qui ‘répondra dans les semaines à venir’) à l’Irlande sur Anglo Irish Bank arrivera trop tard, forcément trop tard, quand le spread aura entre-temps explosé (comme ce fut le cas, pendant deux mois, avec la Grèce) ?

    D’où le concert croissant de voix irlandaises pour en finir MAINTENANT, quitte à prendre le risque du ‘run bank’, plutôt que d’attendre ‘dans les semaines à venir’ que le dit spread atteigne un niveau insoutenable, car AIB … n’est pas la seule banque en Irlande !!
    Attendre l’augmentation du spread, c’est mettre en péril et l’ensemble du système bancaire et l’Etat irlandais : AIB serait alors un ‘sacrifice’ nécessaire.

    Encore une fois, les institutions européennes vont permettre, par leur absence d’efficience, à la crise de progresser et aux spéculateurs de faire ce pourquoi ils existent : spéculer (CDS, notamment).
    Lamentable.

    Sur la liste des ‘choses à faire’, il faudrait ajouter : “Ne pas oublier de reformater les instances politiques décisionnelles européennes”.

    1. C’est vraisemblable, mais il n’y a pas de confirmation disponible. Le dossier de l’Anglo Irish Bank évolue très vite actuellement, pour éviter que le lait ne déborde.

    2. @ François Leclerc :
      “pour éviter que le lait ne déborde.” :
      http://www.paperblog.fr/2542722/pour-eviter-que-le-lait-ne-deborde/

      On pourrait, par analogie, dire que les subprimes sont l’évaporation des actifs des banques et que la crème qui se forme de manière croissante, résultante de cette évaporation, est la dette publique (rien ne se perd, tout se transforme).
      Afin d’éviter une évaporation trop rapide et/ou trop importante du lait et par suite, constitution d’une couche de crème ‘épaisse’ favorisant le débordement de ce même lait, il est donc nécessaire de plonger une cuillère en bois dans le lait afin de permettre à l’évaporation de continuer à se produire.
      La dite cuillère en bois peut être de diverses formes : bad/good bank, faillite progressive/immédiate, …

      Néanmoins, ce qui a été évaporé est perdu, dans ce type de schéma.
      Et cela ne réduit en rien l’intensité du feu sur lequel le lait repose, qui continuera, plus lentement mais tout aussi sûrement, à produire de la crème, qui favorisera à nouveau le débordement du lait.
      A la fin du processus, plus de lait dans la casserole et la casserole crame.

      De fait, il serait bien plus malin de couper le feu.
      Soit, de couper les dettes : faillite partielle de l’Etat irlandais.

      Et ça, toutes les ménagères irlandaises vont finir par le comprendre, pour le pratiquer tous les jours.

      Simple :
      – plus de lait qui déborde,
      – l’esprit tranquille, la ménagère peut vaquer à ses ‘occupations’,
      – on préserve le lait qui reste encore,
      – on enlève une partie de la crème pour pouvoir boire le lait.

      Et en plus, on fait des économies d’énergie, car le feu sous le lait, il faut aussi le payer. C’est bon pour la planète tout ça … (sans compter les pompiers qu’il aurait fallu appeler si la casserole avait finit par cramer).

      🙂

    3. Pour être plus précis concernant la théorie de la laiterie générale, il est nécessaire d’enlever la casserole du feu des marchés pour que le lait ne déborde mais ce n’est pas forcément suffisant, car la température du lait est parfois tellement élevé qu’enlever la casserole est parfois trop tard : le lait déborde quand même, température élevée et crème déjà constituée rendant le débordement inévitable.
      Pour la Grèce, la casserole a été enlevée du feu (des marchés) juste avant le débordement mais la température interne étant tellement élevée et la couche de crème-dette étant tellement épaisse que le lait mettra des années à refroidir, à supposer qu’il ne déborde pas quand même. La seule solution viable aurait été, comme tout le monde le sait, de crever la couche de crème, afin de permettre une évaporation plus importante et à la température de baisser, pour ensuite enlever une partie de la crème et rendre le lait buvable (ce qui n’est pas le cas quand il y a plus de crème que de lait).
      Ceci dit, si la casserole grecque a été enlevée du feu (des marchés), il reste que le feu reste plus qu’allumé : si on y remet la casserole sous peu, le lait ne manquera pas d’y rebouillir tôt ou tard.

      Seule solution alors : baisser ou couper le feu (des marchés).

      Ce qui peut se réaliser de plusieurs façons (entre autres) :
      – réduire l’exposition du lait au feu étranger, en ‘renationalisant’ la crème-dette (réduire la part de la crème-dette étrangère dans la crème),
      – augmenter la proportion de lait dans la casserole en comparaison de la crème-dette (améliorer l’efficacité fiscale, notamment en augmentant les impôts sur les plus riches ou en élargissant l’assiette fiscale de l’impôt et des cotisations),
      – supprimer ou réduire l’évaporation fiscale,
      – supprimer les paradis laitiers,
      – développer les coopératives laitières,
      – changer de stratégie économique : au lieu de l’exportation/stockage, créer une monnaie laitière de compensation,
      – etc.

      Ehe.
      (je chauffe de la cafetière, là).

    4. Je sens en Thomas un comique à froid. Normal, y’a plus de gaz pour le chauffer.

      Zébu, un état qui ne rembourse pas ne serait-ce qu’un centime ne se fait plus rien prêter…
      Et là, commence plus que les ennuis.
      Ce qui est abérant, je le concède. Mais là est aussi le “pouvoir” de l’argent…

    5. Certes, Yvan …
      Mais en même temps, si tu fais le compte de tous les pays qui n’ont plus remboursé un cent à minima et ce à plusieurs reprises, on est ‘étonné’ qu’après chaque défaut les prêteurs se bousculent aux portes des états.
      Le dernier en date, l’Argentine, leur a laissé quelques dettes sur le carreau : en 2005, Kirchner décide de ne pas rembourser les 3/4 (!!) des 100 milliards de dollars de dette. Et l’Argentine revient sur ‘les marchés’ 5 ans plus tard (seulement), sans aucune difficulté à lever des capitaux.
      Etonnant, non ?

      Pas tant que ça. Car il serait temps de se rappeler que dans toute l’Histoire, il en a été ainsi, pour la bonne et simple raison que les investisseurs savent qu’ils peuvent se gaver en prêtant aux états mais qu’il ne faut pas se faire avoir en étant les derniers.
      Les états l’ont simplement oublié : ce sont eux, les prêteurs en dernier ressort, pas ‘les marchés’.

      Durant la guerre froide, l’équilibre fut maintenu par la terreur nucléaire.
      Il serait temps de réinstaurer la terreur financière nucléaire, en agitant de nouveau la menace d’un défaut, même partiel.
      Car le plus ‘drôle’ est que paradoxalement, le moment n’a jamais été aussi politiquement favorable à ce genre d’acte, notamment en France, puisque l’évolution de la détention de la dette publique est devenue majoritairement détenue par des investisseurs étrangers, ce qui facilite largement l’action politique de l’Etat français pour réaliser un défaut partiel !
      🙂

  3. Government to split Anglo, wind-down business

    08 September 2010 15:22

    The Government will split nationalised lender Anglo Irish Bank into a funding bank and an asset recovery bank to wind down its assets over an unspecified period of time, the department of finance said today.

    Under the plans, the funding bank will not engage in any new business, simply providing a home for Anglo’s depositors — contrary to Anglo management’s own plans for a niche business lender.

    Finance Minister Brian Lenihan said the asset recovery bank would be a licensed bank focused on working out Anglo’s remaining soured property loans while the funding bank would be a specialist deposit bank to house Anglo’s deposits.

    “It will be a stand-alone, regulated bank, completely separated from Anglo’s loan assets and it will be owned directly by the Minister for Finance,” Lenihan said of the funding bank in a statement.

    He did not specify how long it would take to wind Anglo down.

    The guaranteed position of depositors will be unchanged, he said.

    Additional reporting by Reuters

    http://www.businessandfinance.ie/news/governmenttosplitanglowinddownbusiness

  4. Nouvelles d'”anglo irish bank” : création d’une bad bank…

    La vente des dettes sur format A4 est prévue sur le siècle prochain.

    1. Attention, Yvan : ce n’est qu’une modification du projet initial du gouvernement irlandais.
      Mais ce n’est pas lui qui décide : c’est la Commission européenne … qui statuera dans les semaines à venir, selon la porte-parole du Commissaire (politique) à la concurrence.

      Cette annonce est uniquement faite pour tenter de ‘calmer les marchés’, encore une fois. Rien de plus.
      On verra si ‘les marchés’ s’en contenteront.

      Personnellement, je ne me fais pas d’illusions plus que 24 heures.

    2. Confirmation :
      “”Certes, on nous dit quel chemin ils vont prendre, mais je ne crois pas que cela clarifie le montant que devra débourser le Trésor, or c’est ce qui préoccupe le marché”, a expliqué Alan McQaid, chef économiste de Bloxham Stockbrokers.
      “Je ne crois pas que le marché penche d’un côté ou de l’autre, pour une solution ‘good bank/bad bank’ ou pour un démantèlement: le problème est de savoir combien cela coûtera.”
      “Les cours des actions des deux principales banques cotées irlandaises ont parallèlement peu réagi: à quelques minutes de la clôture, Bank of Ireland cédait près de 3% et Allied Irish Banks abandonnait 0,13%.”
      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100908.REU8671/dublin-demantelera-anglo-irish-la-facture-en-octobre.html
      D’ailleurs, la Commission, qui pourrait accepter ce projet relooké, attend toujours des ‘précisions’.
      Et la vraie ‘facture’ arrivera en octobre.
      Et là, on verra bien ce qu’en pensent ‘les marchés’ …

  5. Quels sont les trois pires cauchemars des banques françaises et des banques allemandes ?

    1- Premier cauchemar : le Portugal se déclare en défaut de paiement.

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 5,804 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    2- Deuxième cauchemar : l’Irlande se déclare en défaut de paiement.

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 6,009 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    3- Troisième cauchemar : la Grèce se déclare en défaut de paiement.

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,816 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  6. Genre de déclaration qu’on aimerait entendre du PS…Quand à DSK…ha!ha!…Passons!
    Je ne voterais pas PS en 2012, ni UMP, bien sur…
    Cela ne servirait à rien du tout. Ce sont les memes.
    Quand aux syndicats, ils sont pourris et à la botte. Voir UIMM…
    Pour une action véritable, il aurait fallu une gréve illimitée. Le bars de fer, comme les étudiants et les lycéens l’avaient fait pour le CPE contre Chirac.
    Gattaz peut bien dire qu’il faudrait interdire les syndicats, peut-importe. Ceux qui restent ne servent pas à grand chose, seulement à quémander des miettes.
    En 1968 les grevistes “libres” disaient:
    -On a obtenu en une semaine ce que les syndicats obtiennet en 3 ans…
    Pour obtenir quelque chose du Capital, il faut lui rentrer dedans, c’est la seule méthode qu’il respecte. Ce sont des voyous.

    1. “Les banques devront admettre les pertes ”
      Pas de gros mots, Mouflette, je t’en prie 😉

      Dans la série “ça commence à aller plus mal” :
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/08/la-banque-centrale-americaine-s-alarme-de-signe-de-ralentissement-aux-etats-unis_1408630_3234.html
      “La banque centrale américaine s’alarme de signes de ralentissement aux Etats-Unis”

      Ca me fait penser que je n’ai pas surveillé la chute des banques américaines depuis longtemps…

  7. Depuis le 1er janvier 2010, aux Etats-Unis, 118 banques ont fait faillite.

    Coût de ces 118 faillites :

    19 milliards 613 600 000 dollars.

    Depuis le 1er janvier 2010, ces 19,613 milliards de dollars de pertes ont été recensés, et analysés par le site “Faillitesbancairesusa” :

    http://faillitesbancairesusa.over-blog.com/

  8. Un article de Challenges du 9/9 “Améliorer sa retraite” nous livre un graphique éloquent sur les performances des placements sur 30 ans, diantre.
    L’article n’est pas encore en ligne, à suivre pour la beauté des lignes.
    Il a fallu user d’une échelle logarithmique pour caser l’ensemble des graphes : actions, obligations d’Etat, immobilier, livret A, Indice des prix, or
    Les seuls perdants : placements en 1998/99 et vente en 2002, placement 2005/6 et vente récentes.
    The best : placements de 80 à 86 en actions avec dividendes réinvestis, ciel.
    Moralité : pourquoi travailler.
    Doute : ne voudrait on pas nous inciter à investir en bourse et abandonner notre système par répartition, ah ça sent le souffre.
    L’article est étoffé de nombreux conseils.

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