AUDREY VERNON : ÇA SE PASSE DEMAIN À MONTREUIL !

AUDREY VERNON

Un extrait de mon billet du 16 mars 2012. :

Dans « Comment épouser un milliardaire », Audrey Vernon se fait passer pour une idiote. Seul son sourcil soucieux la trahit : elle n’est pas vraiment là pour rigoler mais pour nous apprendre quelque chose : cette vamp, Messieurs-Dames, n’est pas une cruche mais une militante qui a le feu de Dieu. Seule naïveté de sa part : qu’elle s’interroge de temps à autre – au beau milieu de son spectacle – sur la raison pour laquelle les hommes aiment les femmes : un certain nombre d’entre nous connaissent la réponse (que je vous propose de découvrir par vous-même si vous ne la connaissez pas).

 

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LE PEUPLE ET CEUX QUI L’AIMENT (I)

J’ai accepté une proposition qui m’a été faite par le Théâtre du Rond-Point à Paris, de présenter un spectacle à la fin de l’année (je ne suis pas le seul à qui cette proposition a été faite : d’autres, que vous aimez bien, se sont vu faire la même offre et l’ont eux aussi acceptée).

Le thème que j’ai choisi, c’est le peuple. J’ai déjà eu l’occasion de le dire : je suis ulcéré que le populisme (une valeur de ma tradition familiale) ait été abandonné de gaieté de cœur à l’extrême-droite, comme synonyme de « haine », du fait que le peuple (les gens ordinaires : les gens qui travaillent) n’intéresse plus personne.

Je ne suis pas de ceux qui imaginent qu’on s’improvise « génie » dans un domaine qu’on ne maîtrise pas, et comme j’ai été très impressionné l’autre jour par le spectacle d’Audrey Vernon, je lui ai demandé de me conseiller dans ce domaine, ce qu’elle a accepté et a déjà commencé de faire.

Parmi les images qui me serviront de décor, j’aimerais prendre certains tableaux de mon « pays » (Bruxellois comme moi-même), Eugène Laermans (1864-1940), peintre « populiste » et, j’imagine, fier de l’être.

Les intrus (1903)

 

Un soir de grève (1893)

 

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AUDREY VERNON : « COMMENT ÉPOUSER UN MILLIARDAIRE »

Après son spectacle, Audrey Vernon m’a dit : « Ils n’ont pas beaucoup ri ce soir ! » Et c’est vrai, les spectateurs n’avaient pas beaucoup ri. Ils avaient plutôt eu le sifflet coupé. Ce qui prouve qu’ils étaient bien informés. On ne peut en effet rire d’un vrai rire, d’un rire franc, au spectacle d’Audrey Vernon « Comment épouser un milliardaire », que si l’on imagine que ce qu’elle raconte est bidon. Mais ce n’est pas le cas : tout ce qu’elle dit, tous les chiffres qu’elle cite, sur notre capitalisme finissant, au détour d’une vanne, sont vrais. Aussi grotesques soient-ils. Ce qu’ils sont certainement.

J’ai rencontré Audrey Vernon sur le plateau de « Ce soir (ou jamais !) », en mars de l’année dernière. Je m’étais habitué à ce que dans l’émission de Frédéric Taddéi, je sois seul contre tous, et ce soir-là, avec Mathilde Lemoine et Audrey Vernon à mes côtés, ce n’était plus le cas. C’était « rafraîchissant » pour moi, pour autant bien sûr que les sujets ultra-sérieux dont il était question puissent d’une manière ou d’une autre « rafraîchir » quelqu’un.

Dans « Comment épouser un milliardaire », Audrey Vernon se fait passer pour une idiote. Seul son sourcil soucieux la trahit : elle n’est pas vraiment là pour rigoler mais pour nous apprendre quelque chose : cette vamp, Messieurs-Dames, n’est pas une cruche mais une militante qui a le feu de Dieu. Seule naïveté de sa part : qu’elle s’interroge de temps à autre – au beau milieu de son spectacle – sur la raison pour laquelle les hommes aiment les femmes : un certain nombre d’entre nous connaissent la réponse (que je vous propose de découvrir par vous-même si vous ne la connaissez pas).

Le prochain spectacle d’Audrey Vernon s’appellera « Marx ». Là aussi, j’en suis sûr, on ne roulera pas sous son siège, écroulé de rire, mais on se sentira de la même manière plus intelligent de minute en minute. Tout ça en effet est très didactique : Audrey Vernon fait sa petite université populaire et en plus, elle est très belle, ce qui n’ajoute rien à la qualité de ce qu’elle dit et à sa manière de le dire, mais comme on est fait de chair et de sang – vous et moi – ça ne peut pas faire de mal.

À ne pas rater. Au Théâtre du Gymnase à Paris, les mardi et mercredi à 21h30 jusqu’à la fin du mois d’avril.

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