Archives par mot-clé : banques

L’EXEMPLAIRE IMPASSE DU SAUVETAGE DES BANQUES ITALIENNES, par François Leclerc

Billet invité.

Conséquence de la crise économique, les prêts non performants (NPL, selon l’acronyme anglais) minent les bilans bancaires européens. Selon le FMI, leur volume a doublé de 2009 à 2014, exprimé en pourcentage du PIB. Les banques des pays du Sud de l’Europe sont plus particulièrement atteintes, c’est le cas du système bancaire italien qui repose, deux grandes banques mises à part, sur un tissu de 700 banques de taille moyenne. Le pays doit faire face à un niveau important de créances douteuses : pas moins de 330 milliards d’euros, soit le tiers du total de la zone euro. 200 milliards d’euros sont seulement officiellement reconnus par la Banque d’Italie.

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ON EN DÉCOUVRE TOUS LES JOURS ! par François Leclerc

Billet invité.

Un rapport de l’Office of Financial Research (OFR) américain (1) a dévoilé que des banques européennes – qu’il n’identifie pas – utilisent une technique éprouvée de maquillage de leur bilan, appelée Repo 105 (2), avec pour effet de réduire les ratios d’endettement, améliorer les niveaux de liquidité et masquer une partie de leur risque, afin qu’ils paraissent conformes aux normes du Comité de Bâle.

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LES RENDEZ-VOUS MANQUÉS DE L’HISTOIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Que se passe-t-il sur les routes de l’exode ? Tant bien que mal, un parcours s’est pour l’instant imposé dans les Balkans, les réfugiés passant à pied chaque frontière pour être convoyés à la suivante par train ou par bus selon le principe du jeu de la patate chaude : chaque gouvernement fait tout pour éviter que les réfugiés – qui ne le souhaitent pas – s’installent durablement sur son territoire.

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POUR AIDER LA CHANCE SUR LE MARCHÉ DES CHANGES, par François Leclerc

Billet invité.

Cela faisait longtemps que l’on avait pas entendu parler d’elles. Les unes après les autres, les mégabanques sont condamnés à des amendes par les régulateurs britannique et suisse ou sont reconnues coupables dans le cadre d’actions de groupe (class actions) aux États-Unis. Et cela ne fait que commencer.

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NOS AMIES LES BANQUES… par François Leclerc

Billet invité.

À l’heure où la Société Générale fait les titres, est-il utile de dresser la liste des grandes banques européennes prises la main dans un sac ou dans un autre ? Il est plus vite fait d’établir celle des banques auxquelles rien n’est reproché ! Car ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve dans le collimateur, chaque fois qu’un nouveau scandale apparaît.

Le scandale international du moment concerne toujours les manipulations des transactions sur le Forex, le colossal marché de gré à gré des changes, où elles ne sont pas centralisées. On ne peut qu’estimer le volume de ce haut lieu de la spéculation : 5.000 milliards de dollars quotidiennement, au bas mot.

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À QUOI TIENT PARFOIS LA BONNE SANTÉ DES BANQUES, par François Leclerc

Billet invité.

On s’en voudrait presque de revenir sur un sujet que l’on aurait pu croire épuisé : l’état réel des banques européennes. Pour tout dire, elles n’iraient pas aussi bien que prétendu, et la confirmation pourrait en être donnée – une fois n’est pas coutume – par la Commission de Bruxelles qui mène l’enquête et cherche à se faire sa religion, poussée par des députés européens qui veulent en avoir confirmation.

Ses investigations l’ont conduite sans coup férir en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grèce, où un ingénieux dispositif comptable a permis aux banques d’afficher une fausse bonne santé. On feint aujourd’hui de s’émouvoir de cette sombre histoire « d’actifs de taxe différés », de cette cuisine douteuse dans laquelle les gouvernements ont trempé et sur laquelle personne n’a été très regardant quand ces expédients ont été utilisés pour consolider – faute de mieux – les fonds propres des banques, et plus précisément leur noyau : les « fonds propres durs » (dans le jargon, le « core tier one »). Ce qui leur a ensuite permis de passer les tests de l’Autorité bancaire européenne (EBA) et de la BCE à l’automne 2014.

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LA BCE DEVRAIT LA JOUER MODESTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Une fois encore, la BCE est dans une posture de sauveur, se voyant créditée des prémices du redémarrage de la croissance dont les dirigeants européens font à nouveau leurs gorges chaudes, le coût du pétrole n’y étant pas également étranger. Mais la médaille a son revers, qui est superbement ignoré.

Disposant d’un excès de liquidités – faute de les employer pour accorder des crédits – les banques européennes n’ont pas attendues le lancement du programme d’achats de titres de la BCE pour accroître la part des obligations souveraines dans leurs portefeuilles d’actifs. En dépit du faible rendement de ces titres, elles y étaient incitées en raison du taux directeur quasi nul de la BCE, ainsi que de l’absence de charge en capital supplémentaire que ces achats impliquent : ces titres sont considérés sans risque, faisant exception avec tous les autres. Cherchant à limiter la baisse de leur rendement, les banques de la zone euro ont trouvé leur compte avec leurs opérations de carry trade sur le marché obligataire.

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LA BANALE FRAUDE BANCAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

La chronique de la fraude continue d’être alimentée. Cinq mégabanques sont sur la sellette aux États-Unis pour des manipulations sur le marché des changes. Barclays, Citigroup, Royal Bank of Scotland et JPMorgan Chase sont sommées par le Ministère de la Justice américain de reconnaître leur culpabilité – ce à quoi elles se refusent obstinément – et menacées d’amendes d’un milliard de dollars chacune, sauf UBS qui s’en tire à meilleur compte pour avoir coopéré avec le ministère. Des poursuites individuelles contre des traders et des responsables de la banque sont également envisagées.

Des régulateurs américains, britanniques et suisses étaient déjà intervenus sur ce même dossier, qui n’est pas prêt d’être fermé, et des pénalités d’un total de 4,25 milliards de dollars avaient déjà été infligées à un autre groupe comportant les mêmes banques, HSBC en plus et Barclays en moins.

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QUEL MONDE ! NON MAIS QUEL MONDE ! par François Leclerc

Billet invité.

Jadis, les banques centrales faisaient le marché, gendarmes respectés du système financier, que la puissance publique contrôlait. Aujourd’hui, que maitrisent-elles vraiment, du haut de leur indépendance de façade ? Les faits semblent désormais établis : leurs moyens ne sont ni dimensionnés ni adéquats au regard de ce qu’est devenu un monde qui leur échappe. Les mouvements de capitaux sont disproportionnés par rapport à ce qu’elles peuvent mobiliser, et leurs instruments de politique monétaire sont sans prise sur une crise multiforme.

Dans ce nouveau monde, le gigantisme atteint par les institutions financières porte à réflexion. Selon SNL Financial – une société américaine spécialisée dans les informations sur les banques et les assurances – JP Morgan Chase, Bank of America, Citi Bank, US Bank et Wells Fargo, détenaient à elles seules 44 % du total des actifs inscrits en 2013 au bilan des banques américaines, soit 6.780 milliards de dollars. En 1990, les cinq plus grandes banques affichaient un total de 457 milliards d’actifs, soit 9,6 % de l’ensemble des actifs bancaires de la même année.

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DÉRÉGULATION FINANCIÈRE, EN ARRIÈRE TOUTE ! par François Leclerc

Billet invité.

On n’oubliera pas le mois de décembre 2014 : le virage est engagé, la priorité est désormais donnée à la libération du marché et à la suppression des entraves réglementaires qui se sont multipliées ! Des deux côtés de l’Atlantique, les banques ont fini par avoir gain de cause et obtenu simultanément l’abandon des réformes sur le sujet emblématique et très sensible de la séparation de certaines de leurs activités spéculatives sur fonds propres.

En dépit de l’opposition farouche d’un large secteur des élus démocrates, Barack Obama a obtenu au forcing le vote par le Congrès d’un amendement à la loi Dodd-Frank de 2010 qui abrogeait cette disposition, en particulier pour les Credit default swaps (CDS). Préludant à son abandon, la reculade sur ce même dossier du nouveau commissaire européen aux affaires financières, Jonathan Hill, n’est pas passée inaperçue dans les milieux bancaires qui ont salué avec un grand soupir de soulagement cette éclaircie.

Sous le titre « La pause, enfin ? » l’éditorial de l’hebdomadaire financier français l’AGEFI mérite à cet égard d’être cité : « les banques sont assainies, leur supervision contrôlée et la stabilité financière consolidée. Mais le trop-plein de régulation, l’instabilité de son cadre même, ont sérieusement mis à mal le financement de l’économie, en faisant fi d’un principe de base. Il existe des fondamentaux dans l’équilibre économique des banques : à trop renforcer leur niveau de capital, on met en danger leurs métiers essentiels que sont le crédit ou la tenue de marché ».

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CETTE FRAGILITÉ BANCAIRE INTACTE ET INAVOUABLE, par François Leclerc

Billet invité.

Encore une louche de déstabilisation financière ?

Cela n’est pas nouveau et a déjà été diagnostiqué depuis des années : la détention de la dette publique par les banques de la zone euro augmente la corrélation entre risque souverain et risque bancaire, fragilisant à la fois les États et le système bancaire. Mais que cette fragilité demeure et se soit même accentuée n’est pas clamé sur les toits. Il est préféré se féliciter de la stabilité du marché pour en profiter, sans s’interroger sur le paradoxe que représentent des taux obligataires si bas – passés en dessous de 2% pour les titres espagnols et italiens à dix ans – au sein d’une telle situation d’incertitude et de risque. Que représentent ces taux, si ce n’est l’expression même de l’anormalité de la situation ?

Comme les données de l’Autorité bancaire européenne le montrent, les achats de la dette souveraine nationale ont fortement progressé depuis septembre 2011, comparés à décembre 2013. Non seulement en Espagne et en Italie, mais également en France. Dans ce dernier cas, les progressions sont éloquentes : +40 milliards d’euros pour le BPCE, +25 milliards pour le Crédit Agricole et +15 milliards pour la Société Générale.

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L’ARME DES TAUX A DOUBLE TRANCHANT, par François Leclerc

Billet invité.

Le programme d’acquisition d’asset-backed securities (ABS) de la BCE démarre très mal, 368 millions d’euros de titres ayant seulement été achetés cette première semaine. Ce qui relance les spéculations à propos des nouvelles mesures qu’elle pourrait ou non prendre jeudi prochain, sans attendre sa réunion de janvier comme annoncé. Avec à la clé un démarrage de la planche à billets très controversé et de la dernière chance.

Aux États-Unis, un autre suspens est entretenu à propos du relèvement des taux de la Fed. L’abaissement de leurs taux est la plus importante mesure dont les banques centrales disposent pour prévenir la déflation, mais c’est une arme à double tranchant. Non seulement parce qu’il favorise les bulles financières, mais parce que les compagnies d’assurance, les fonds monétaires et les fonds de pension souffrent de leur politique de taux bas qui atteint leur rentabilité et les déstabilise.

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LIQUIDITÉ DES MARCHÉS ET BRUSQUES RETOURNEMENTS, par François Leclerc

Billet invité.

Poursuivant leur cheminement chaotique, les marchés financiers ne sont plus ce qu’ils étaient, rendant leurs intervenants perplexes quand ils ne sonnent pas l’alarme à propos de la crise de liquidité qui se préciserait. Sous les auspices de William Dudley, le président de la Fed de New York, la Banque des règlements internationaux (BRI) rend public le fruit d’une étude qui tente sans grand succès de fouiller dans les profondeurs des marchés et porte sur « la tenue de marché et transactions sur fonds propres », tandis que Larry Fink, le Pdg de BlackRock (le plus important fond d’investissement mondial), s’alarme de la venue d’un « vrai accident de liquidité [qui] déstabilise le marché », lui qui prend rarement la parole.

Le marché ne serait plus liquide comme avant, les investisseurs peinant à trouver des contreparties afin d’acheter ou de vendre des actifs financiers et les temps d’attente s’allongeant, mais quelles en sont les causes ? Il est tentant, pour ceux que cela arrange, d’incriminer la régulation financière et en particulier les règles dites Bâle III de renforcement des fonds propres et de liquidité des banques. Jouant un rôle important de teneur de marché avec pour fonction d’assurer la liquidité, les lobbies des banques ne manquent pas de faire valoir qu’un assouplissement réglementaire s’impose pour remédier à la crise de liquidité montante, les banques ayant diminué leurs activités de teneur de marché en raison des nouvelles contraintes.

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EN DÉFENSE DE LA « BONNE FINANCE », par François Leclerc

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De l’art d’inventer des dangers imaginaires pour mieux les combattre ! À propos de la taxe sur la transaction financière (TTF), le ministre français des finances Michel Sapin se répand sur le thème « le pire danger, c’est qu’elle ne se fasse pas », afin de justifier une conception a minima qui la vide de sa substance et la dénature. Elle ne devrait s’appliquer selon lui qu’aux transactions portant sur des actions ou sur des CDS échangés de gré à gré, à l’exclusion de toutes les autres…

Contrairement à ce que prétend le ministre, le débat qui va se poursuivre n’a pas lieu avec des collègues décidés à enterrer le projet de taxe, mais au contraire avec ceux qui en définissent le périmètre bien plus largement, comme son homologue autrichien, Hans Jörg Schelling. Celui-ci préconise de ne faire aucune exception à la perception de la taxe, sauf pour les transactions portant sur des obligations souveraines. Mettons les choses à l’endroit : Michel Sapin défend les intérêts des banques françaises, afin qu’elles puissent continuer leurs transactions sur les produits dérivés sans être taxées.

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Tests de la BCE : AVEC PLUSIEURS TRAINS DE RETARD ! par François Leclerc

Billet invité.

Vingt-cinq banques ont échoué à l’examen de la BCE, mais seules treize d’entre elles ont été recalées, les douze autres ayant depuis revu leur copie et renforcé leurs fonds propres, car l’exercice reposait sur des arrêtés des comptes au 31 décembre 2013. Les banques italiennes payent un lourd tribu mais toutes les autres, sur les cent trente inspectées, en sortent blanchies. Pour une fois que l’occasion en est donnée, des chants de victoire sont immédiatement entonnés, mais qu’est ce que cela va changer ? Pas grand chose.

Sans doute la BCE s’est-elle désormais fait une idée plus construite de la situation effective du système bancaire, mais celle-ci coïncide-t-elle réellement avec la version rendue publique d’un examen visant à rétablir la confiance en y mettant cette fois les formes ? Il obéit toujours à des impératifs politiques et continue de ne pas infliger aux banques de trop lourdes obligations de renforcement de leurs fonds propres. Avec toujours ce même prétexte : il ne faut pas assommer son sauveur !

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