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« De l’anthropologie à la guerre civile numérique » – VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

Suite de l’entretien du 5 mai 2016 avec Franck Cormerais et Jacques-Athanase Gilbert de la revue Études digitales, en complément de l’entretien intitulé De l’anthropologie à la guerre civile numérique.

VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

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PRINCIPES DES SYSTÈMES INTELLIGENTS (1989), chapitre 9 (III), réédition en librairie le 23 novembre

Je poursuis la publication des chapitres de Principes des systèmes intelligents. J’introduis ici la notion de « connexion simple ». Elle jouera plus tard un rôle crucial dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009), quand il s’agira d’expliquer le « miracle grec ». Ce qui permettra celui-ci, c’est la brisure de la symétrie qui existe dans la « connexion simple ». Cela m’apparaîtra alors que j’essaie (oui, je sais : j’ai des passe-temps curieux !) de modéliser des raisonnements de type « mentalité primitive » dans le langage de programmation Prolog : si « un jumeau est un oiseau » alors il faut automatiquement aussi permettre « un oiseau est un jumeau.

La connexion simple

Il reste un dernier cas à traiter, celui des enchaînements associatifs appelés par nous sans plus de précision, « connexion simple », les deux exemples étant « abeille »/« miel » et « fenêtre »/« verre ». Dans aucun de ces deux cas la liaison entre l’antécédent et le conséquent de l’enchaînement ne peut être assurée en français par la copule « être ». On peut dire « l’abeille fait du miel » ou « l’abeille a du miel » ou « le miel de l’abeille », et « la fenêtre est en verre » ou « la fenêtre a du verre » ou « le verre de la fenêtre ». Et ceci attire l’attention sur un fait tout à fait important pour la suite : l’usage spontané de la langue fait apparaître – en plus de l’inclusion dans une classe et l’attribution d’une propriété – des enchaînements associatifs valides beaucoup plus « flous ». Ces simples « connexions », peuvent être exprimées en français à l’aide du verbe « avoir » dans un usage de copule ou bien par le génitif « de » ; l’anglais dispose de deux formules et peut rendre le génitif par le « ‘s » connectant les termes dans l’ordre inverse à celui du français : « a bee’s honey » et « a window’s glass ».

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