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Corinne Hoex * : « Le pays lointain »

Il n’y a plus rien à dire.
Te voilà à l’orée de cette forêt
que tu vas traverser.
Seulement écouter
le frottement léger de ton espadrille
dans le sous-bois feutré.

Tu fais signe au revoir.
Le vent dans les pins
t’emporte et tu danses,
danses avec le ciel,
danses avec la pie
au-dessus des nuages.

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Librairie Tropismes à Bruxelles, Rencontre avec Corinne Hoex et Stéphane Lambert, mardi 16 février à 19h

Rencontre avec Corinne Hoex et Stéphane Lambert

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Corinne Hoex vit à Bruxelles. Elle est l’auteur de romans, notamment « Ma robe n’est pas froissée » (Les Impressions nouvelles, 2008) et « Le ravissement des femmes » (Grasset, 2012). Elle viendra nous parler de son dernier livre « Valets de nuit » paru aux Impressions nouvelles en novembre 2015.

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Corinne Hoex et la famille pas sainte du tout

J’ai dîné mercredi soir avec Corinne Hoex. « Oe » en flamand représente le son « ou » et le « x » final se prononce, Corinne Hoex, se dit donc « Corinne Houks ».

Cela faisait quarante-trois ans que nous n’avions pas dîné ensemble. À une époque, nous le faisions pourtant tous les soirs. Nous nous connaissions bien. Nous voyagions ensemble. Elle a même encore, paraît-il, la photo dans un album d’une masure en ruines dans la région de Lamballe, dont nous avions, selon elle, cherché a convaincre ses parents de l’acheter. Nous nous connaissions au point d’avoir un fils ensemble.

J’ai été informé de temps à autre au cours de ces quarante-trois années de ce qu’elle faisait. Qu’elle était antiquaire par exemple à une époque.

En 2001, Corinne Hoex a publié aux Éditions de l’Olivier un roman : Le grand menu. Je l’ai lu et beaucoup aimé ; j’étais content de voir que la presse en rendait compte élogieusement.

Le grand menu parle de l’enfance : la narratrice, qu’il est tentant d’assimiler à l’auteur de l’ouvrage, y met en scène ses parents. Le père et la mère qu’on trouve décrits là, le premier, fantasque et violent, la seconde, prosaïque et distante, sont étrangers aux personnes que j’ai connues quant à moi. Il s’agit pourtant apparemment dans Le grand menu, de portraits, puisque tous les détails sont par ailleurs fidèles : la maison familiale à Anderlecht, un quartier de Bruxelles, avec son verger au fond duquel il y a une maisonnette pour enfants, l’autre maison à la mer, à Coxyde, le père à la tête de son usine : son imposante scierie de bois précieux où un énorme tronc de bois africain se voyait soigneusement déroulé en un mince feuillet qui servirait au placage (Corinne m’apprend que l’usine fut achetée, démontée et remontée à l’identique en Tunisie), sa Jaguar un peu incongrue et sa passion pour la voile, la mère dirigeant elle d’une main de fer sa bagagerie et sa maroquinerie de luxe, deux magasins légendaires du Bruxelles séculaire, sa passion pour le scrabble et les mots croisés.

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