Archives par mot-clé : darwinisme

Retranscription – « Le monde des affaires est fasciné par le darwinisme », le 31 août 2014

« Le monde des affaires est fasciné par le darwinisme », le 31 août 2014. Merci à Marianne Oppitz !

Mais dans un monde qui est de plus en plus marchandisé, tout a un prix et tout ce qui crée de la valeur et qui n’a pas encore véritablement un prix, heureusement, n’est pas apprécié à sa juste valeur et, par conséquent, est considéré comme étant inutile, qu’il faut s’en débarrasser, etc. Continuer la lecture de Retranscription – « Le monde des affaires est fasciné par le darwinisme », le 31 août 2014

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Dynamiques cellulaires et autres réseaux : les jumeaux sont-ils des oiseaux ? par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’extrais cette phrase célèbre en anthropologie (« les jumeaux sont des oiseaux » disent les Nuers du Soudan, voir Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux) pour parler de la dynamique « darwinienne » de la différenciation cellulaire, telle que S. Huet en rend compte (au sujet d’un article de A. Richard de l’équipe de O. Gandrillon avec J.-J. Kupiec) et de celles d’autres réseaux.

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Keynes : La fin du laisser-faire (II) La rationalité économique et l’éthique sont inconciliables

L’ennemi ultime de toute « solution du problème économique », autrement dit l’éradication de la pauvreté et du manque matériel en général, c’est donc selon Keynes, l’utilitarisme, cet « esprit calculateur benthamite » qui est le moteur du capitalisme. Or si l’on y réfléchit un peu, l’esprit du capitalisme est une bien étrange manière de concevoir le monde et les hommes qui le peuplent :

… ils ont commencé par supposer un état-de-choses où la distribution idéale des ressources productives se réalise par l’action d’individus agissant de manière autonome en recourant à la méthode d’essai et d’erreur, ce qui assure que les individus allant dans la bonne direction annihileront dans la concurrence qui s’exercera entre eux, ceux qui vont dans la mauvaise direction. Ceci implique qu’aucune merci ne sera accordée à ceux qui auront mis en jeu leur capital ou leur travail en s’engageant dans la mauvaise direction, qui ne bénéficieront d’aucune protection. Il s’agit d’une méthode qui permet à ceux qui deviennent les plus prospères dans la course au profit de parvenir au sommet dans une lutte pour la survie brutale, lutte qui sélectionne les plus efficaces au prix du sacrifice des moins efficaces. Elle ne tient pas compte du prix de cette lutte, mais s’intéresse uniquement aux bénéfices du résultat final, dont on suppose alors qu’ils sont permanents (Keynes [1926] 1931 : 282).

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Keynes : La fin du laisser-faire (I) Comment les girafes nous font mieux comprendre l’esprit du capitalisme

La fin du laisser-faire est un pamphlet incisif que John Maynard Keynes publia en 1926 aux Hogarth Press de Leonard et Virginia Woolf, surtout connues aujourd’hui pour leur première édition des œuvres complètes de Freud en anglais.

Keynes y caractérise de manière caustique l’idéologie que ses collègues économistes offrent au capitalisme, comme une version délirante du darwinisme. Il écrit que pour « les darwiniens […] c’est la libre concurrence qui a bâti l’homme. L’œil humain a cessé d’être la manifestation d’un dessein ayant miraculeusement conçu toute chose du mieux possible ; il s’agit de la réussite suprême du hasard opérant dans un contexte de libre concurrence et de laisser-faire » (Keynes [1926] 1931 : 276).

Keynes explique ainsi l’évolution des girafes dans le « meilleur des mondes » du laisser-faire où sont simultanément optimisés le bonheur de ces sympathiques ruminants et l’usage des feuilles qu’ils broutent. La démonstration mérite d’être suivie pas à pas.

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