Dynamiques cellulaires et autres réseaux : les jumeaux sont-ils des oiseaux ? par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’extrais cette phrase célèbre en anthropologie (« les jumeaux sont des oiseaux » disent les Nuers du Soudan, voir Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux) pour parler de la dynamique « darwinienne » de la différenciation cellulaire, telle que S. Huet en rend compte (au sujet d’un article de A. Richard de l’équipe de O. Gandrillon avec J.-J. Kupiec) et de celles d’autres réseaux.

La question qui se pose pour la différenciation cellulaire est celle du type de régulation qui la contrôle : Y a-t-il un capitaine dans le bateau « cellule » ? Une tendance lourde en biologie a été de chercher (et souvent trouver) les gènes régulant l’expression d’autres gènes (c’est-à-dire la lecture de leur ADN, le passage en ARN, et la formation par la lecture de l’ARN dans la machinerie ribosomale de protéines qui « font le boulot » : les enzymes et autres, capables de synthétiser la panoplie moléculaire dont les cellules ont besoin pour métaboliser, réparer, rénover leur membranes, défaire les attaques — l’immunité — etc.).

La question de détail est celle des régulateurs et des « capitaines dans le bateau » , c’est-à-dire des régulateurs de régulateurs.

En gros, cela existe pour une cellule en état stationnaire, devant faire face à des stress (moins d’oxygène, trop de salinité ou d’acidité, pour prendre les stress chimiques les plus accessibles). Cela correspond à la notion de « chemin de signalisation » (signalling path , ici en français, sans doute + développé en anglais, l’inflammation et les cytokines de ces « chemins » sont investiguées fortement car médicalement solvables !). La question de la croissance, donc de la formation de l’individu et des cellules différenciées qu’il contient est plus complexe. Elle pose rien moins que la question du modèle du gène comme « grand maitre et capitaine ». On peut penser aux grandes remises en cause du modèle mendelien. L’une eut lieu sous Staline qui privilégia les thèses de Lyssenko. Lyssenko voua le mendélisme (et ses tenants des académies soviétiques) aux gémonies, étant le grand proposeur de la « vernalisation », une modification des germes directement par traitement de la graine, censée améliorer l’individu « sans vraiment toucher à son gène » dirions nous aujourd’hui.

L’agriculture portait à donner crédit à ces thèses qui furent supportées par des gens pas bêtes comme Lamarck (le cou de la girafe s’allonge d’une génération sur l’autre parce que la girafe tire dessus, cela prépare « quelque chose » dans la génération suivante), et nous semblent étranges à nous qui avons accepté le darwinisme. Toutefois, les pépiniéristes et spécialiste des fruits (« pomologues ») ne raisonnent pas tous sur la génétique mendélienne. On greffe, etc. Mitchourine, un pépiniériste qui permit les explorations soviétiques en agriculture à grande échelle et fut de mèche avec Lyssenko, pouvait servir de « point d’appui » à ces développements certes hasardeux dans les années 1930.

Depuis vingt ans, une bousculade au schéma de l’hérédité standard est surtout venu de l’épigénétique. Des modifications (la méthylation d’une des quatre bases de l’ADN) causées par des stress se transmettent, jusqu’à trois ou quatre générations, et modulent l’expression du patrimoine génétique.

Mais l’article dont parle Huet fait la part belle à un certain darwinisme au sein même de la cellule en différenciation : en gros, il n’y a pas de capitaine dans le bateau. La situation est plus proche de celle d’un essaim d’étourneaux, qui vole un certain temps dans une direction, puis collectivement en prend une autre.

De ce fait au moment du changement de direction, le désordre est maximal (la décision collective n’est actée qu’après une phase de resynchronisation). Dans les étourneaux, on observe plus d’individus « indisciplinés » au moment des grands virages, ou quand il s’agit d’aller se poser sur un arbre notamment.

C’est tout le réseau complexe de dizaines de protéines et séquences d’ADN, interagissant entre elles, qui possède en réalité plusieurs attracteurs stables (deux attracteurs dans le cas simple étudié par A. Richard et al. :  des cellules de poulets qui vont ou pas devenir des globules rouges, des « érythrocytes »).

En présence d’un stress adéquat (des produits chimiques qui baignent les cellules) on observe à l’échelle des cellules individuelles tout un tas de configurations intermédiaires variables, qui s’éloignent énormément de la moyenne qu’on observait jusque là. On a eu recours pour ce faire à l’analyse individuelle de l’expression de centaines de cellules individuellement à des moments précis du cycle de différenciation (0h, 8h, 24h, 48h, 72h ), à l’aide de la technique de qPCR et RT-qPCR que je ne vais pas détailler ici.

L’image qui en résulte est que le stress dérègle le réseau de régulation qui était stabilisé sur l’attracteur initial, et cause dans chaque cellule aléatoirement des expressions « dérégulées » de protéines jusque là inhibées par exemple, mais avec une très grande variabilité d’une cellule à l’autre et un grand « espace de configuration » sondé dans chaque cellule (une grande entropie dans chaque cellule dit l’article). Ce désordre permet ensuite au système de retrouver le nouveau bassin d’attraction, celui où la cellule se « verrouille » dans son état différencié. Et cet état devient rapidement irréversible, sans doute par « asymétrie » : incapacité de produire des protéines qui permettraient l’expression des protéines de la cellule avant différenciation.

Ah, asymétrie, cela fait penser (i) à la thermodynamique irréversible (qui existe à l’échelle moléculaire du métabolisme mais aussi visiblement à d’autres échelles : celles de la croissance puis du vieillissement des individus… alors aussi à l’échelle des cellules, donc) et (ii) aux aspects du langage développés par Paul Jorion (entre autres dans « Comment la vérité et la réalité furent inventées »), qui voit l’asymétrie du langage grec comme la source de notre capacité d’axiomatisation modélisatrice (non bridée ajouterais-je, en économie par exemple au hasard), qui lui donne une manière « vraie » de s’éloigner de la réalité. Alors que dans le mode de pensée associatif « les jumeaux sont des oiseaux », le discours s’associe à la réalité sans besoin de vérité.

Pour donner des conclusions et des perspectives, ce qui me semble nouveau par rapport à d’autres connaissances sur la signalisation cellulaire et ses circuits hautement compliqués est l’application à la croissance. La croissance est assez difficile à étudier parce que le terrain est « en pente » et glissant. Ce n’est pas comme un tissu ou une culture stabilisée sur laquelle on peut faire des tests simples du genre comparaison des effets avant/après, vu que avant et après diffèrent radicalement.

C’est donc dans ce cadre de la croissance qui n’est pas neutre pour définir ce qu’est un individu qu’une forme de « darwinisme » un peu light quand même (changement d’attracteur par mise en route d’un aléa) intervient. Sans doute des configurations avec plus d’attracteurs ouvriraient la voie à encore plus de redéfinition de ce qu’est un individu, ses points de stabilité, et en quoi sa croissance peut encore déterminer ce qu’il est comme ensemble de cellules, puisque cet ensemble est affecté par la différenciation. Mais le moment pour intervenir est assez bref, pas très loin de l’ « empreinte » de Konrad Lorenz pour les oies bien connues.

J’ai sous le coude un autre sujet qui émerge en biologie (merci à Marie-Paule Nougaret de l’avoir pointé ) : le « Gene Drive », malheureusement pas en français, assisté de la machinerie CRIPSR/Cas9. Là il s’agit de répandre des gènes par auto-modification très dirigée, mais on met dans la nature à la fois les bouts de gènes qu’on veut mettre dans tel moustique, et la paire de ciseau gratuite qui peut aller se balader un peu n’importe où. J’espère y revenir dans pas longtemps.

J’ose aller un peu plus loin que la biologie pour des analogies certes un peu gratuites, mais, je l’espère, stimulantes :

Par un retour en arrière de ce cheminement que subit en ce moment la biologie du développement et qui remet en cause « le gène » en tant que capitaine du bateau (il est juste « semeur de futurs possibles »), on peut imaginer dans un tout autre domaine qui est celui de notre cerveau, que la psychologie est aussi difficile là où elle participe d’effet irréversibles (comme la croissance).

Les effets plus ou moins irréversibles sont, grosso modo les névroses et les psychoses. Dans cette analogie (lire « Principe des systèmes intelligents » de Paul Jorion si vous êtes allergique au Freud usuel des psychanalystes comme je l’étais), les névroses restent environnées de réseaux reconfigurables qui pourront, si tout va bien, annihiler les effets les plus inhibants ou délétères (dépressions,  TOC, ) de la partie irréversiblement engravée. S’agissant des psychoses, l’atteinte au réseau fait qu’elles restent, incontournablement, « au milieu du carrefour », au toucher de la conscience et de pas mal d’autres mécanismes psychiques. Cela congestionne toute tentative de reconfiguration mnésique, on doit « vivre avec » sans pouvoir surmonter l’affection (cf. Jorion [1989] 2012 : 117-118).

Pour l’économie, enfin, comment dire ? Le truc qui reste « psychotiquement » au milieu du carrefour et qui bloque notre envie d’empathie assez bien câblée pour qu’on ait survécu pas mal de centaines de milliers d’années comme homini(d/n)és s’appelle peut-être le système capitaliste. Ou plus simple, le capital tout seul, car quand il est en gros tas, il parait qu’on ne doit plus le déranger, on attend juste que ceux qui sont en haut provoquent quelques avalanches quand ils gigotent beaucoup.

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218 réflexions sur « Dynamiques cellulaires et autres réseaux : les jumeaux sont-ils des oiseaux ? par Timiota »

  1. Très intéressant article… Dont je ne prétend pas comprendre tous les recoins et tenants.
    J’y ressens, par miroir, beaucoup d’humilité, parce qu’il me semble percevoir, dans cette quête de « qui contrôle », (ou comment se gère le lamanage), une sorte d’impossibilité foncière. Comme si d’un point de vue fixe et limité, on voulait appréhender et comprendre d’innombrables simultanéités d’acteurs et d’attracteurs en interactions. Facettes mobiles, sur plein d’échelles et de vitesses différentes différentes, (qui ne reviennent jamais en arrière), asymétries acquises, trouvant temporairement des équilibres… Repartant différemment. Etc.
    Un peu comme la pensée qui, hors le corps qui l’intrique, n’a pas de réel point invariable où s’appuyer.
    Et c’est probablement mieux ainsi.

      1. En quoi les champs morphiques sont-ils des délires ?

        En ce qu’ils font abstraction de la sociologie et des neurosciences alors que ces dernières expliquent de façon claire et prouvée expérimentalement ce que les pseudo champs morphiques peinent à faire gober à grand renfort d’hypothèses de bar de l’amitié new age.

      2. @ Julien Alexandre
        En descendant ma rue je passais tous les jours à proximité d’un terrain que j’aurais bien voulu voir un jour comme un potager collectif ou quelque chose d’autre.
        Quelques années plus tard j’ai été invité à une exposition, suite à cette dernière le terrain en question à pu être utilisé à la fin que je lui réservais. C’est grâce à l’exposant lui-même et au maire de ma ville sans que je leur demande, sans aucune concertation que les choses se sont mises en place.
        http://coindeterrejupille.be/

        Comment expliquer une telle coïncidence par la sociologie ou les neurosciences?
        Le problème est que ce n’est pas la seule fois qu’une telle coïncidence est apparue.
        Sans que cela ne m’empêche de dormir, il me semble tout à fait légitime de chercher l’explication à ces coïncidences
        De là à dire que c’est la résonance morphique de Sheldrake est un pas que je ne franchirais pas, mais ne devrait-on pas laisser une porte ouverte.

      3. Ca va Lambotte en cette fin d’année ? On dirait pas…

        « De là à dire que c’est la résonance morphique de Sheldrake est un pas que je ne franchirais pas, mais ne devrait-on pas laisser une porte ouverte. »

        On vous a pas appris que ça crée des courants d’airs ? A quoi bon laisser la porte ouverte si vous ne sortez pas… Pas très écologique ça !

      4. @Julien Alexandre
        Je ne vois pas trop ce que vient faire le new age là-dedans ni les hypothèses de bar de l’amitié.
        Il suffit de réfléchir deux minutes à l’organisation sociale. Les sociétés de termites, de fourmis, de guêpes, d’abeilles comptent plusieurs milliers, voire million d’individus. La colonie dans son ensemble possède une âme qui coordonne les individus de l’intérieur. Ces colonies sont des organismes évoluant à un niveau supérieur à celui des insectes individuels les composant. On parle de propriétés systémiques, de schèmes d’information auto-organisateurs ou de champs morphiques.
        Les champs morphiques sont à l’oeuvre dans les organismes vivants, dans les cristaux, les molécules et autres systèmes physiques.
        Les insectes individuels sont dans le champ morphique social, comme les particules de fer sont dans le champ magnétique.
        Jean Didier Vincent a également abordé le phénomène dans son ouvrage : Bienvenue en Transhumanie (caractère éruptif des émeutes). Pour lui, l’âme est l’incarnation du désir.
        Je vous invite à lire « L’esprit est son propre médecin », un livre qui réunit les plus grands chercheurs mondiaux en médecine, en psychologie et en neurociences.
        Quant à l’exemple de Michel L., il illustre parfaitement cette notion d’intention : la qualité de l’intention (motivation) est la clé des résultats à attendre.
        Et pour conclure : « Si la réalité vous assène un coup de poing dans le nez et que vous le la voyez toujours pas, c’est que vous avez peut-être un problème de déficit cognitif »
        Nous perdons beaucoup de temps à nous battre les uns contre les autres pour faire prévaloir nos théories personnelles au lieu de conserver de l’humilité, surtout dans le domaine scientifique. Car il y a aussi beaucoup de bateleurs scientifiques.

      5. Et en addition à ma réponse à Julien A., une information complémentaire sur les champs morphiques :
        http://www.noocafe.com/a-noo/attracteurs.htm#chreodes

        Et ici, avec un détour vers les structures dissipatives et la thermodynamique :
        http://www.noocafe.com/v-noo/vie.htm
        Toute émergence est une organisation, une forme c’est-à-dire un réseau de relations. Ce réseau de relation n’est, au départ, qu’une « idée », une forme immatérielle, un champ morphique, une matrice informationnelle.
        Si le « plan » de l’être vivant n’est ni dans les molécules, ni dans les gènes, où est-il ?
        D’où viennent la forme et sa perpétuation ? Si le plan de construction de l’embryon n’est pas « inscrit » dans ses gènes, où est-il? La mémoire de la Vie ne se trouvant manifestement pas à l’intérieur des composants génétiques, elle ne peut donc se situer qu’à l’extérieur, dans un autre espace que l’espace microscopique de ses molécules.
        Les champs morphogénétiques de Rupert Sheldrake : des champs d’information (des champs de mémoire) façonnent notre structure morphique.
        Le gland devient chêne pour répondre au champ morphique « chêne » avec lequel sa génétique le fait entrer en résonance, mais le climat, le sol, les accidents induiront des perturbations plus ou moins fortes avec l’actualisation « parfaite » du champ, menant ainsi à un chêne de forme unique.

        MORPHONEGENESE:
        soumis à une énorme pression géologique, des morceaux de charbon sont compressés et n’ont aucune possibilité de fuir cet étau monstrueux ; ils n’ont d’autre issue que d’augmenter leur densité atomique interne et de gagner en dureté pour résister à ces pressions immenses ; pour ce faire, ils doivent « inventer » une autre configuration cristallographique et réorganiser leurs atomes. Le diamant est né !

      6. « Le gland devient chêne pour répondre au champ morphique », exact James !

        Sauf que si y tombe parterre et qu’il est ramassé par un écureuil, y restera un gland !

        Mon d.ieu mais vous avez lu un peu le charabia du site que vous collez ? Ah ça c’est sur c’est gentil tout plein, gentil. Vous savez plus je me coltine internet, plus je me rends compte que, moi, mes phases de delirium tremens je les ai passé à transpirer et me contorsionner dans une chambre pas à noircir du HTML comme beaucoup d’autres on dirait.

      7. Et aussi pour le plaisir de picorer :

        « Il suffit de réfléchir deux minutes à l’organisation sociale. Les sociétés de termites, de fourmis, de guêpes, d’abeilles comptent plusieurs milliers, voire million d’individus. La colonie dans son ensemble possède une âme qui coordonne les individus de l’intérieur. »

        Voilà le résultat on consacre 2 mn à la réflexion… Je ne vous félicite pas JB car vous avez passé plus de temps pour écrire votre commentaire, ce qui fait un niveau de productivité négatif !

      8. @ Cloclo

        Bien sûr que je sors, et parfois même un peu trop vite mais en laissant la porte ouverte j’espère que d’autres vont sortir le bout de leur nez.
        Rassurez-vous je vais très bien merci.
        Ceci dit, je vous souhaite à vous ainsi qu’à tous les autres mes meilleurs voeux pour 2017.

      9. @ Cloclo
        Je ne vous félicite pas JB car vous avez passé plus de temps pour écrire votre commentaire, ce qui fait un niveau de productivité négatif !
        …………….
        Quelle punition, ne pas avoir les félicitations de Cloclo, de quoi déprimer pour l’année. Et vous, quel est votre niveau de productivité ? L’extinction cérébrale vous guette vu la teneur de vos commentaires, il ne semble pas y avoir de solution. Mais qui sait ? Bonne année à vous et reposez vous, c’est fatiguant de réfléchir. Malgré tout avec un peu d’efforts vous passerez peut-être le stade 1 de la révolte contre le Réel, mais c’est le plus basique.

  2. J’insère quelques remarques faites par Marie-Paul Nougaret ici :
    Rem1 :(…) « vernalisation » ça veut dire passer au froid non ? créer un printemps (ver en latin ) artificiel ? On le fait toujours pour les noyaux de fruitiers, ça facilite la germination.. Je l’ai appris aux cours du soir d’arboriculture fruitière de la ville de Paris qui sont vraiment bien d’ailleurs.

    Rep : Oui, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Vernalisation, l’exposition des graines au froid pour les faire germer, c’est connu en agriculture, … et pas simple à expliquer me suis-je laissé dire par des connaissance d’Agro. un autre lien ici :
    http://www.podcastscience.fm/tag/lyssenkisme/

    Rem2 : Il me faut aussi un exemple concret pour Mitchourine, ou bien s’agit il seulement de vernalisation ?

    Rep2 : même source « lyssenkisme » :
    « Mitchourine (1855-1935), à l’origine simple employé du chemin de fer passionné de biologie, est un pomologue russe qui cherche à acclimater des espèces végétales au rude climat russe et il crée pour cela de nombreux hybrides de plantes vivants sous différentes latitudes. Mitchourine nourrit un certain ressentiment pour le Tzar au vu du dédain qu’il manifeste pour ses travaux et accueille avec joie la révolution. Autodidacte, davantage intéressé par la pratique que par la théorie, et apprécié de Lénine et des dirigeants bolchéviques, il est peu à peu présenté comme le représentant d’une science authentiquement communiste. Le Lyssenkisme prendra le nom de biologie mitchourinienne. »

    Rem 3 : (…) vous comparez les premières étapes de différenciation cellulaire à un chaos ( système à plus de trois variables qu’on ne sait pas modéliser), sans entrer dans cette théorie de phénomènes aléatoires.(…) le rôle dévolu au hasard dans Darwin, ce sont les mutations, qui seront ensuite sélectionnées. Ça parait très clair pour l’oxydation ou les radiations, qui vont taper n’importe où. Mais même Darwin a prévu l’hérédité de caractères acquis (…).

    Rep3 : Oui, du fait de la présence d’attracteurs, le chaos n’est qu’une façon commode de sortir d’un des attracteurs pour aller vers un autre, mais il n’y a pas tellement de variabilité finale. En revanche, dans les mutations du processus de sélection darwinien, l’état muté est dans toute la palette que permettent le gros sous-ensemble des gènes mités pouvant s’exprimer (ou cesser de s’exprimer) sans dégrader les chances de vie de l’organisme.

    Rem4: Reste le problème des mutations de Cairn où les bactéries subissent bizarrement surtout la mutation dont elles ont besoin, statistiquement, au lieu de passer par des tas d’essais, comme le fait le système antigène/anticorps (si je ne me trompe).

    Rem5 : Ce qui pose la question, non seulement du capitaine, mais de la téléologie : les physiologistes et les médecins parlent entre eux toujours comme si l’organisme avait un but : se maintenir en vie.C’est d’ailleurs un des critères du vivant, selon Vandana Shiva (physicienne et écologiste) : la maintenance s’opère de l’intérieur.

    j’ai appris un peu dans ce domaine en travaillant à vérifier les références en note des livres d’Edward Goldsmith.

    Rep5: Je ne connaissais pas ce frère de l’autre Goldsmith , très différent !
    https://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Goldsmith

    1. Délire de Sheldrake ? Parler de blocage chez les scientifiques est juste réaliste.
      Ces gens qui ont niés (nient souvent encore) l’efficacité de l’homéopathie, de l’acupuncture, du reiki du magnétisme parce qu’ils ont une vision du monde trop restreinte.
      j’ai croisé il y a 2 semaines un sourcier, 2500 forages à son actif, 80 ans. Rien dans la science actuelle pour donner un début d’explication hormis des gens comme Rupert Sheldrake ou Nassim Haramein que vous allez classer dans les délires aussi. Mais c’est normal trop d’idées nouvelles dérangent le formatage.
      Ensuite ce monsieur procède à des expériences : http://www.sheldrake.org/research
      Et Nassim Haramein publie dans des revues à comité de lecture :http://hiup.org/publications/
      La seule chose qui nous relie au monde c’est notre conscience et elle n’est pas matérielle c’est évident.

      1. Nassim Haramein publie dans des revues à comité de lecture

        C’est sans doute vrai dans un monde parallèle 100% harameinien mais dans celui qu’on connait, le nôtre sinon le vôtre, il n’est publié que dans une revue, la sienne, dotée d’un comité de lecture particulièrement choisi, lui et les siens, éditée enfin par une fondation, celle dédiée à la gloire d’Haramein Soi-même, le Hawaii Institute for Unified Physics and the Resonance Project.
        http://rationalwiki.org/wiki/Nassim_Haramein

      2. C’est quand même sacrément préoccupant qu’au 21ème siècle, on en soit encore à se taper des fadaises de sourciers et compagnie, quand des tests empiriques scientifiques ont été conduits à de multiples reprises à travers le monde entier, et que les résultats sont systématiquement sans équivoque : jamais plus significatif que le simple hasard. Autosuggestion + petit bonheur la chance = sourcier.

      3. Haramein a fait un trés bel exercice de physique (en fait il est épaulé par une vrai physicienne….) qui consiste à recalculer la masse du proton en se basant sur l’energie du vide contenu dans celui ci (E=mc2). Il se trouve que le tout se tient plutot bien et que le résultat obtenu à légèrement devancé les mesures qu’ont permis l’augmentation de précision technologique. Un joli coup publié dans une vrai revue à comité me semble t il (vérifie bien Vigneron masse holographique du proton de Swarchild). Mis à part cet exercice réussi qui lui donne un semblant de crédibilté c’est un magnifique gourou qui n’a rien à envier aux 11 rolls d’Osho avec son centre de recherche Hawaien paradisiaque. En bref un type très intelligent mais j’ai bien peur qu’on puisse s’assoir sur l’énergie toroidale infinie pour sauver le monde. Dommage il avait l’air sympa 🙂 .
        Ce que j’en ai retenu d’intéressant est la expliqué par scientifique dans un vrai amphi pour les amateurs tels Julien Alexandre 😉 (4 parties) :

        https://www.youtube.com/watch?v=cOtAa3M3D8E

        Ensuite , sur certaines conférence (la j’ai vraiment perdu du temps je vous épargne les liens) on voit clairement qu’Haramein fait de gros efforts pour intégrer tout ce qui est à la mode chez les gogos (ancien aliens , et même jusqu’aux templiers lol) en allant jusqu’a se risquer a trés mal maitriser son sujet (grosse incohèrences historiques sur les templiers en particulier). Mais bon, faut remplir les séminaires a 300 tunes la place pour faire tourner le petit paradis hawaien… tous les gogos sont bienvenus.

      4. Euh, Dup, c’est pas parce que t’as un gus devant un amphi que ça devient de la science. Chouard aussi tu le vois faire des conférences devant des amphis, et pourtant il est à la science ce que la muzak est à la musique.

      5. Les scientifiques nous apprennent, et il faut leur rappeler, que leurs observations, leurs théories sont valides… dans un domaine limité.
        Aussi, ils font bien quand ils évitent de juger, trancher, dans les domaines dont ils n’ont pas d’expertise.
        Ce qui éviterait aussi les échos de Vigneron et de Julien Alexandre, un peu trop rapides. Qui peut prétendre que des phénomènes troublants peuvent nous échapper ?
        Par exemple, il y a eu une controverse sur la mémoire de l’eau… qui a fait couler beaucoup d’encre. Plus tard, certains se sont penchés sur l’historique; il en ressort quelque « bizarrerie » décrite avec une humilité de bon aloi :
        http://www.mille-mondes.fr/presentation_fr.htm
        http://www.mille-mondes.fr/texte3.htm

        Quant à l’entre-soi: ils sont multiples et variés, mais aussi respectables. Il y a mieux à faire de laisser une porte, même critique, ouverte, que de rejeter, souvent par excès de suffisance.

      6. @JL

        Je m’intéresse également à R. Sheldrake, mais je n’apprécie pas la façon dont ces idées et ses recherches, scientifiques, mais complètement iconoclastes, sont récupérées ad nauséam par les néo et m^me anciens new-ageux et autres végans. Cela dit , je continue de le suivre, sur des sites ou des articles qui me semblent appropriés et libres de toutes influences tendancieuses voire confuses que je ne supporte pas du tout. Je trouve ces idées audacieuses et la façon dont il effectue ses recherches me semble à priori sérieuse. Point barre.

        La science est-elle un système de croyance ?
        Des scientifiques « hérétiques » évoquent un dogme et un besoin d’ouverture. Tara MacIsaac – Epoch Times 01/11/2016
        http://www.epochtimes.fr/science-systeme-de-croyance-18891.html

      7. C’est pas parce qu’il ya un amphi, c’est parce que je me suis tapé le cours et que ça à l’air de se tenir malgré un facteur 2 inexpliqué à la fin… Si tu l’as écouté en entier et que tu peux faire un débunk en bon et du forme (ceux que j’ai survolé sentaient autant la mauvaise foi qu’Haramein le gourou). Sa m’as pas l’air plus choquant d’essayer de faire une physique de la « micro gravité » basé sur des éléments de physique quantique que d' »inventer » une force forte exercée par rien (ni la masse , ni la charge) qui assure la cohésion du noyau… Après moi je ne suis ni scientifique ni gourou… Mais quand c’est expliqué avec force détails je dis très bien, j’essaye de comprendre en restant de bonne foi et si ça m’a l’air de se tenir j’essaie de trouver des gens plus calé que moi pour approfondir. Et je me rend souvent compte que les gens plus calés sont tout d’abord fachés qu’on s’intéresse au sujet , une colère de but en blanc, étrange cette réaction colérique instantanée, si c’est de la pseudo science c’est pas un affront aux scientifiques, au contraire c’est l’occasion de démontrer que la science est capable de débunker ça en 5 minute. Mais non, on fait une colère et on prend pas le temps de dire pourquoi ça tient pas debout ; on a autre chose à faire que de perdre du temps sur ces balivernes mon petit monsieur! Certes Haramein est un gourou new age etc mais son fond de commerce n’est il pas basé autant sur cette attitude de la communauté scientifique que sur la crédulité des gogos? Combien de gogos ne demandent qu’à être détrompé par des gens compétents et de bonne foi ?

      1. @julien alexandre
        Vous me parlez d’expérience scientifique. Je parle de faits qui ont plus de mérite que tout le reste : Ce monsieur est vivant et exerce encore de temps en temps. (2500 forages!)
        Dans mon village on a foré sur le stade, les deux sourciers ont indiqué l’endroit la profondeur et le débit. Cela a fonctionné, curieux ?
        Les expériences des zététiciens sont pathétiques, je les connais bien et leur vue sur l’homéopathie tout aussi risible.
        Ils ne comprennent pas. Leurs vues sur les ovnis tout autant. Lisez l’intégralité du dossier de Nexus par exemple.

        Quand aux hôpitaux ils utilisent les services des magnétiseurs pour le feu, la radioactivité ( ça c’est une neurologue de 30 ans qui me l’a dit). D’ailleurs je pratique suffisamment moi même le magnétisme pour ne pas douter.
        @vigneron
        Haramein a publié dans L’AIP fondé en 1931 par exemple :
        https://www.aip.org/aip/search?cx=004445072414534619134%3Azoo0-stuoya&q_ry=haramein&cof=FORID%3A11&searchaip=Search

        il a reçu un prix à Liège du Computoring Anticipatory System (il a du acheter le jury!).
        Le monde change et la France reste gentiment bloquée dans ses certitudes. J’aurai essayé de vous faire percevoir ce changement vous avez le choix : https://www.youtube.com/watch?v=l2SFbfXf52I
        Disons qu’un jour vous serez moins surpris.

      2. Oh, n’en jetez plus JL, je rends les armes. C’est vrai quoi, quelle prétention de ma part, quelle indignité que de faire part de la cinquantaine de travaux scientifiques ayant porté sur des centaines de « sourciers » prétendus dans une vingtaine de pays par le monde, en double aveugle avec protocole et tout le glinglin…

        Et ce toupet de ma pomme de vouloir opposer ces billevesées à un témoignage de 14ème main rapporté par un anonyme sur internet… 2.500 forages qu’on te dit Julien. Bon, au-dessus d’un lac souterrain hein. Mais 2.500 quand même.

        Devant un charlatan et un arnaqué, c’est ce dernier qui me fait de la peine. Le charlatan, il sait lui au moins ce qu’il fait et en bénéficie. Aghhh… mais dans quel monde vit-on Louis ?

      3. Pourquoi je clique sur les liens moi ? Je viens de cliquer sur le lien de JL en bas mais plus haut, mon d.ieu, mon d.ieu… Les cercles de lumières à Nîmes, la revue partage.internationale ! Moi je dis qu’on n’est pas rendu et que le prochain vole d’étourneaux va être drôlement mouvementé !

      4. Quand on clique sur le youtube de JL on comprend un peu la colère des scientifiques… mais je suis surpris que des test scientifiques renvoient le simple hasard pour les sourciers !! Je ne sais pas comment ils ont été menés mais moi si je dois piocher pour trouver de l’eau (et je ne suis pas sourcier) j’aurais forcément de meilleurs résultats que le hasard en regardant le paysage : la ou c’est plus vert et que les arbres sont gros et grand il ya plus de chance de trouver de l’eau qu’en piochant au hasard. J’aimerai bien voir les protocoles des test qui concluent le contraire.

      5. Salut Dup qui ne veut pas l’être…

        Oui, comme aussi la/les pentes, la/les nature du sols, les témoignages des « anciens » parmi plein d’autres détails possible tendant à cerner possiblement une zone délimitée. Donc, ben si tu utilises l’observation et l’hypothético-déduction c’est pas comme si tu utilises une baguette. N’est-ce pas ?

        Y a quand même pas mal d’eau sous nos pieds ici en France.

        http://www.brgm.fr/sites/default/files/brgm_nappes_eau_2016-06_carte.pdf

        Et là au Quebec une petite brochure qui donne des infos sur la profondeur moyenne des puits par région administrative (env 40 m de profondeur en moyenne générale à l’oeil). Surtout on explique bien que les puisatiers depuis qu’ils font des puits ont une bonne connaissance du terrain. L’expérience quoi !

        Mais quand tu creuses un puit t’es jamais sur d’atteindre l’eau à 100% suivant le coût du forage… « Monsieur, 80m, on continue ou on arrête ? »

      6. Je vis en andalousie alors le probleme des puits je le vois au quotidien et en plus c’est la montagne donc quand le voisin en conre bas fore celui d’au dessus voit son sondage se tarir… la loma a coté de la ou je bosse est devenu un vrai gruyère en 18 ans et au bout du compte plus personne n’a d’eau, le puits du boulot il a fallu descendre 40 m plus bas ya 5 ou 6 ans de ça. Quant aux engueulades quotidiennes pour les tours d’irrigation de la « asequia » qui arrive de la montagne je connais aussi. Dire que par endroit on voit encore des morceau de canalisations qui remontent au temps Mauresques ; en double aveugle ou pas, sourcier ou pas, ils savaient déjà faire mais il est vrai qu’ils avaient pas eu l’idée géniale de tous se mettre à cultiver … des avocats !!

    1. Lissenko, la Vandana, Goldsmith, on s’encanaille je vois, Timiota. Bah, Goldsmith, un mec qu’avait une fille si jolie et qui fréquentait A. de Benoist peut pas être tout à fait mauvais.
      Sinon, c’est pas un curé morave, aussi pomologue sur les bords, qu’a initié le petit Mendel aux joies de l’hybridation et de l’arboriculture avant de l’envoyer étudier chez les jésuites et qu’il n’entre finalement dans les ordres ?

      1. Vigneron vous avez éclairé ma lanterne en attirant mon attention sur l’existence de Clio Goldsmith. Je mourrai donc un peu moins benêt, soyez-en remercié !

    2. « Moi je dis qu’on n’est pas rendu et que le prochain vole d’étourneaux va être drôlement mouvementé ! »

      Mdrr…Pas grave, c’est juste qu’ils se feront enguirlandés façon feu d’artifice à Versailles, avec ou sans l’aide de cloclo d’ailleurs. Amha, on peut y compter, ça le fait bien !

  3. « La situation est plus proche de celle d’un essaim d’étourneaux, qui vole un certain temps dans une direction, puis collectivement en prend une autre. » Et la suite du paragraphe.

    Si ça c’est pas une belle et fine explication du bordel ambiant sur cette planète depuis le début, je veux bien me les couper et les offrir pour faire des guirlandes de noël ! Y a pas, y a jamais eu, y aura jamais de pilote dans l’avion, sauf si , euh non, laisse tomber…

      1. Et paf, comme le nez au milieu de la figure.
        Exemple hilarant de l’étude destinée à démontrer un préjugé… Et conforter certains. Assumés « pilotes éclairés » d’un monde socialisé sous contrôle ?

      2. Bonjour, Vigneron,

        L’Humanité vit sa dernière opportunité de « rédemption », et vous revenez, ici (il me semble en conscience), avec un argumentaire tronqué, n’est-ce pas c’est étrange ?

        Non, il y a au moins deux types d’information.

        Premièrement, l’information généralisée, laquelle permet à chaque unité de choisir, en toute conscience et jeu égal avec toute autre, les moyens de survie de son espèce.

        Deuxièmement, l’information spécialisée, celle-ci qui permet à chaque unité d’effectuer un ensemble de tâches particulières, lesquelles sont toutes à jeu égal avec toute autre. Non, le chirurgien du cerveau n’est pas plus utile que le pédicure, sauf si la socioculture enseigne l’élitisme républicain et procure ainsi, les plaisirs moroses de l’organisation hiérarchique.

        Mes vœux sincères.

  4. Petit coucou!

    Tout d’abord je suis ravi de voir que le lapin de base est enfin apprécié sur ce blog à sa juste valeur!
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/12/29/richard-adams-1920-2016

    J’ai toujours considéré les blogs que je squatte comme des divans psychanalytiques sur lesquels je m’allonge. Actuellement je squatte le blog de François Roddier. Et je m’y amuse à opposer les points de vue Thom, nouveau Newton (Principes mathématiques de la philosophie naturelle) et de Roddier dans le sillage de Prigogine (Principes thermodynamiques de la philosophie naturelle), en défendant bien entendu (pour ceux qui me connaissent) le point de vue platonicien de Thom.

    L’idée fondamentale de Thom (et d’ailleurs aussi, me semble-t-il, de Roddier) est que les analogies sont possibles entre la physique (aristotélicienne comme post-galiléenne), la biologie, la sociologie, la psychologie, la linguistique, etc.. Thom considère que la théorie (générale) des catastrophes est une théorie de l’analogie. Aussi lorsque Timiota écrit: « J’ose aller un peu plus loin que la biologie pour des analogies certes un peu gratuites, mais, je l’espère, stimulantes », je ne peux que l’encourager dans cette direction: osez, cher ami, osez! Et lorsque vous douterez de la portée d’une analogie, lorsque vous ne vous satisferez plus du « toute analogie est vraie » prononcé par Konrad Lorenz ( transgressant, lors de son discours Nobel, l’intouchable « comparaison n’est pas raison » post-galiléen), peut-être vous souviendrez-vous que Thom a modulé son affirmation en « toute analogie sémantiquement acceptable est vraie », (re?)découvrant alors que le sens, la sémantique, doit nécessairement précéder ontologiquement la vérité. Car avant de décider si une assertion est vraie ou fausse il faut d’abord qu’elle ait un sens, (re?)découvrant alors que le sens n’est pas l’information au sens de Shannon et des thermodynamiciens. Comment la réalité et la vérité furent-elles découvertes?

    Pour décider si une analogie fait sens je vois deux pôles diamétralement opposés.
    Il y a la voie mathématique, élitiste*, abstraite**, hors substrat*** de Thom: la différenciation cellulaire, la différenciation sociale sont les analogues de la différentiation des fonctions; le développement embryonnaire, le développement du langage, le développement de la société, sont analogues au développement de Taylor, le germe biologique est analogue au germe de fonction différentiable, etc.
    Il y a la voie populiste, concrète, sui generis, qui consiste à considérer que les analogies qui font sens sont celles qui nous affectent, qui nous touchent: dans ce cas l’un des termes de l’analogie doit être anthropocentré (biologie, sociologie, psychologie), ce peuvent être les deux (analogie corps humain/corps social).
    Dans la voie suivie par Roddier (et plus généralement par un spécialiste d’une discipline donnée) l’un des termes doit être thermodynamiquement centré (plus généralement centré sur sa spécialité).

    Illustration: Voie populiste: enfance/état adulte/vieillesse
    Voie thermodynamique: mise en route/exploitation/arrêt (d’une machine à vapeur)
    Voie mathématique: dynamique de gradient centrifuge (source)/ dynamique réversible (hamiltonienne)/ dynamique de gradient centripète (puits).

    On peut s’amuser (est-ce vraiment un amusement?) à développer l’analogie: entrée en fonction des testicules(puberté)/entrée en fonction du régulateur à boules/bifurcation de Hopf 🙂

    PJ a écrit jadis qu’il fallait parfois rebrousser chemin jusqu’à une précédente bifurcation. On pourra lire dans cet esprit l’article sur Lyssenko (et le commentaire de JA…): http://www.podcastscience.fm/tag/lyssenkisme/

    Je suis bien entendu ravi de voir que l’on parle ici du lamarckisme sans tourner son auteur en ridicule. J’apprécie en particulier la remarque de Marie-Paule Nougaret sur le fait que Darwin était lamarckien en ce sens qu’il acceptait l’idée de transmission des caractères acquis (qu’il a tenté d’expliquer par sa théorie des gemmules). On trouvera dans le film de Godard sur Thom (39’45) la raison pour laquelle Thom était lamarckien, https://www.youtube.com/watch?v=B1t_o_CMA_E acceptant (comme PJ****) les causes finales (au contraire de Darwin?).

    A propos de la causalité je suis content des remarques 4 et 5 de MPN, malgré le bizarre de la formulation: « Reste le problème des mutations de Cairn où les bactéries subissent bizarrement surtout la mutation dont elles ont besoin ». A quelle causalité le désir sexuel obéit-il?

    Par les temps qui courent le hasard a bonne presse alors que Dieu l’a moins. En quoi est-il plus scientifique de faire appel au hasard que de faire appel à Dieu? (ça c’est pour CloClo). « Dieu, toujours, fait de la géométrie » disait Platon.

    Le darwinisme-système imprègne (entre autres) toute la construction européenne. Pour moi son effondrement est déjà acté.

    *: Au fronton de l’académie: « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ».
    **: « Abstraire n’est pas mentir » disait Aristote.
    ***: « Il n’y a de science que du général » disait Aristote, « Pythagore, le premier maître de l’universel » disait Hegel.
    ****: http://www.pauljorion.com/blog/2012/11/30/unidivers-fr-paul-jorion-mettre-fin-a-laristocratie-de-largent/

    1. 😉
      Il y a quelques semaines, Hermès Trismégiste disait : « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas »…
      Nos dernières secondes semblent ne pas lui donner tort 🙂

    2. @BasicRabbit

      Basic ! Je lisais ce jour, en fin de journée des articles sur Grothendieck , que vous m’avez fait connaître, car j’effectuais des recherches sur ces oeuvres et ces écrits et vous revenez ce jour nous voir ?!? Il était temps !

      https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/lheritage-dalexandre-grothendieck
      http://next.liberation.fr/culture-next/2016/12/04/le-prix-lire-du-meilleur-livre-de-sciences-pour-alexandre-grothendieck_1532870

    3. Quoi on me parle ? Allons BasicLapinou, le hasard est souvent une apparence qui demande à chercher plus profondément. Rien à voir avec d.ieu ! Ca a plus a voir avec la stochasticité (me demande pas la définition aucune idée, ça faisait joli dans le texte) ou l’aléatoire. Un processus qui peut tout à fait expliquer par la fonction Temps/tentatives donc essais/erreurs/sélection toutes la panoplie de ce qui existe.

      Enfin bref, ce sont des mots de grands ça, mais mamia c’est beau quand on y songe bien, bien plus que les conneries de JL sur le Grand Instructeur de mes glaouis…

    1. J’ai dit « Petit coucou » mais je ne peux pas me retenir!

      @ timiota, cloclo, arkao, et à tous ceux que ça intéresse.

      Thom distingue deux grands types de sociétés.

      1. La société militaire.
      Il note que « la structure considérée est la plus simple; mais ce n’est pas la seule à bénéficier de la stabilité structurelle; on pourrait très bien concevoir une société militaire sans chef unique, voire sans aucun chef [anarchiste!], mais le corps social serait alors au moins une variété de dimension trois (afin d’avoir un champ ergodique sans singularité et structurellement stable). »

      2. La société fluide.
      « l’exemple type est celui du nuage de moustiques [d’étourneaux]. […] Là, la stabilité est assurée en catastrophe par une barrière assurant une discontinuité du comportement. […] Dans nos sociétés, toutefois, la barrière est fixe, réalisée en double assurance d’une part par la conscience morale de l’individu, d’autre part par les lois et les organismes répressifs de la société.
      Nos sociétés sont d’ailleurs d’un type intermédiaire; elles ne sont pas rigoureusement fluides car stratifiées en classes sociales, séparées par des ondes de choc [plafond de verre!] difficilement franchissables par les individus. »

      1. l’exemple type est celui du nuage de moustiques [d’étourneaux]

        V’là aut chose, maintenant c’est les moustiques qui sont des oiseaux…

      2. Il semble bien que Thom n’a pas connu la société militaire dans la longueur de temps et la profondeur, sinon il ne parlerait pas de simplicité de structure.Faudrait prendre conscience des notions de structures hiérarchiques « discrètes », furtives ou évanescentes…

  5. « En gros, cela existe pour une cellule en état stationnaire, devant faire face à des stress (moins d’oxygène, trop de salinité ou d’acidité, pour prendre les stress chimiques les plus accessibles).  »

    Sans rentrer dans aucun autre débat, le vivant, la biologie est un succession de réactions enzymatiques qui s’harmonisent de manière oserai-je dire quasi « miraculeuse ». Ce n’est pas un terme scientifique mais… ça y ressemble. Puis en 68, ( mars ou avril je crois) Mc Cord et Fridovich observe une réaction curieuse et découvre la SOD, SuperOxyde Dismutase : il existe un enzyme puis plusieurs formes d’un enzyme qui élimine le risque de voir accumuler certaines formes de molécules toxiques. Dans les 5 ans qui ont suivi, on en a trouvé bien d’autres: cela veut dire seulement que la nature a prévu que l’harmonie enzymatique pouvait aboutir à des ratées, que ça pouvait être grave et elle avait prévu des corrections à ces ratées: c’est un concept intellectuel absolument étonnant que la médecine n’a pas encore complètement digéré – précisément car ça ouvre la porte à d’autres médecines que la chimie lourde !
    Une cellule est bien un organisme vivant qui respire, se nourrit, digère, excrète, croît,se défend, se multiplie,…. et si tout cela ne se fait pas comme prévu dans le programme génétique affiché, des conséquences néfastes peuvent être parfois catastrophiques. La cellule cancéreuse est une cellule qui respire moins bien, qui n’est pas éliminer puis qui finit par entraîner des cellules voisines dans une dérive plus ou moins graves. Bref les bases biochimiques quantiques, (forcément quantiques !) du vivant font qu’il n’existe pas deux situations identiques, qu’il y aura toujours des dérives vers le meilleur ou le pathologique et ainsi va la vie ! Sans savoir s’il joue aux dés ou pas, il semble que le processus soit quasi inéluctable – précisément parce qu’il n’obéit pas à au cadre rigide de la physique classique.
    Un détail qui en découle directement et qui oriente la vie des océans vers le vie corallienne ou des espaces de mers mortes : ce n’est pas en multipliant les espèces qu’on favorise la biodiversité mais la biodiversité est LA réponse à un environnement de meilleure qualité ( c.ad. où les organismes respirent mieux et…. vivent mieux, se nourrissent, excrètent, croissent, se reproduisent, ). Il faut donc commencer par nettoyer nos côtes avant d’espérer quoi que ce soit de mieux. Et Mélenchon a le bon goût d’en faire une priorité. J’y reviendrai.

      1. Moi aussi ! Je tente de « constater » des essais et des erreurs qui nous ont mené là où nous sommes en toute ignorance des causes et de la méthodologie en jeu: je constate qu’il existe des « défenses naturelles » – spécifiques et non spécifiques – qui contribue à rendre certaines situations plus durables (= biochimiquement stables) que d’autres. Et que les bases de la physique classique ne s’y appliquent pas. La biologie est un processus en continuel devenir, stabilisé par les entours dont on a peu conscience. Les instantanés que l’on peut observer peuvent être interprétés par la physique classique de l’inerte mais les énergies en jeu réclament la dimension quantique/ Désolé, je n’y suis pour rien…..

      2. Idem, que des phénomènes quantiques soient inhérents à des processus biologiques, c’est hautement probable, mais ça n’autorise pas plus à parler de nature prévoyante.

  6. Sourciers.
    Le Professeur Yves Rocard a étudié ceux qui se disent sourcier pendant sa retraite. Il appert que le don repose, d’une part, sur le magnétisme terrestre et ses modifications d’intensité par les discontinuités du sous-sol et d’autre part, sur la sensibilité au magnétisme de certaines cellules des sourciers, cellules déja trouvées chez les oiseaux migrateurs. Un point important: les cellules magnéto-biologique sont insensibles au niveau absolu du magnétisme. Elle sont sensibles aux variations: il faut donc bouger et franchir un gradient magnétique pour qu’elles soient activées. En quoi consiste cette activation est détaillé dans l’étude.
    Cette étude est sérieuse. La propagation du champ magnétique et sa détection sont traités d’une façon non scolaire, bien plus compréhensible. Un détail amusant: les sourciers peuvent être trompés, induits en erreur etc… Utile pour saboter leur travail, si on n’y croit pas.
    Il n’y a donc aucun mystère. Un livre magnifique détaille son étude.
    Sourcier et sorcellerie sont trop proche phonétiquement pour ne pas induire des préventions. Elles sont sans raison.

    1. Mon pauvre daniel ! Il ne suffit pas d’être un bon et honorable chercheur toute sa vie, on peut sur le tard se laisser aller quelque peu à la facilité. Voir on peut devenir un peu bête, et commettre quelques grossières erreurs ça arrive à tout le monde, même aux plus grands ! Les hospices en sont remplis ou le sucrage de fraises est un sport apprécié. Ca lui a coûté son siège à l’Académie des Sciences paraît-il ce bouquin…

      1. J’attendais…
        Manque de substance, la critique; je ne vois pas où est la facilité et la bêtise chez cet homme particulier (trop long à développer quelques aperçus ici: http://pbillaud.fr/html/armes_nucleaires.html \\ faut chercher). Où sont les grossières erreurs ??? Je meurs de le savoir, sinon ce sont des commérages de bas étage.
        Pour l’académie, peut-être a-t-elle su tirer un bilan mais on ne peut exclure la « fatale phonétique », et/ou une union rationaliste enragée et aveuglée. Y’a des obtus insoupçonnables.

      2. « Où sont les grossières erreurs ??? « . T’as qu’à chercher hé ho, tu veux pas que je te fasse le ménage aussi pendant qu’on y est ? !

        Ah non Dany, ne renverse pas la charge de la preuve, c’est à toi de prouver que ce que tu avances est vrai mon gars ! C’est trop facile sinon ! On y passerai la vie des rats dans le cas contraire à débunker toute la connerie humaine (ce que semblait demander Dup sans en mesurer l’énormité un peu plus haut). Tu connais le dicton de ce bon vieux Euclide ou de B. Russel à ce sujet hein ?

    2. Daniel, un peu de sérieux, les travaux tardifs du père Rocard ont servi à des générations d’étudiants comme modèle des erreurs méthodologiques à ne pas commettre pour ne pas foirer une expérience. La capacité humaine à détecter des fluctuations du champ magnétique terrestre comme un vulgaire rouge-gorge est à priori concevable mais reste hélas à démontrer, papa Rocard ou pas.

      1. Des savants US ont montré l’existence de cellules sensibles au magnétisme (variations) chez les humains. Nous en possédons tous, la plupart inertes. Chez certains, elles sont très sensibles. Elles se fatiguent vite, comme par exemple les cellules de l’odorat.
        Je voudrais des références aux erreurs méthodologiques du père de la bombe française (!, une usurpation). L’homme a passé son temps, après 1945, à sauter par-dessus les obstacles, allant au plus simple et qui donne satisfaction; c’est cet aspect pratique qui me semble intéressant. Qu’il ait transformé une solide armoire normande en détecteur d’explosion nucléaire en atmosphère, avec une sensibilité désastreuse ( environ 1 mégatonne) mais à la distance de 20000 km est représentatif du bonhomme. Mais qu’il n’ait pas fait ses expériences en triple aveugle avec lot témoin sous placébo… est tout aussi parlant.
        Comme pour clo-clo, je sens une injuste cabale.

      2. Cependant la capacité humaine à trouver de l’eau n’est plus à démontrer… Sinon on serait pas la à en discuter.

      3. Dany dit « Des savants US « .

        Moi je dis : SOURCE ? Parce que cette phrase est tellement confuse et générale que hein bon… Avant de discuter faut être certain qu’on se comprend bien.

  7. @JF Le Bitoux

    « Et que les bases de la physique classique ne s’y appliquent pas. La biologie est un processus en continuel devenir, stabilisé par les entours dont on a peu conscience. Les instantanés que l’on peut observer peuvent être interprétés par la physique classique de l’inerte mais les énergies en jeu réclament la dimension quantique/ Désolé, je n’y suis pour rien….. »

    Je partage votre point de vue, soit , comme évoqué en biologie, une approche différente de la physique classique et qui s’inspire, effectivement, plutôt de la physique quantique et de la théorie des quantas, photons lumière, etc. Des chercheurs des différentes disciplines scientifiques s’y emploient activement.
    Compte tenu des évolutions récentes , la recherche multidisciplinaire évolue aussi, depuis peu. Et ce, loin, trés loin des récups débilitantes, fumeuses et contre- productives des néo-charlatans qui cherchent à cautionner à coup d’argumentaires douteux leurs nébuleux paradigmes obscurantistes .

    Amha, bien encadré, l’approfondissement du réel, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, sera toujours plus riche de découvertes . Surtout lorsque celles-ci interrogent d’autres disciplines et émancipent par les faits et l’honnêteté voire la probité scientifique de ces fumeuses constructions théoriques, certes très en vogue, mais qui concrètement, n’apportent rien d’utile et de bénéfique au bien-être de l’humanité et à son évolution, ici et maintenant . Car c’est dans ce présent là que nous créons notre monde, pour le meilleur de préférence… !
    http://www.cnrtl.fr/definition/quantique
    http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-grace-effet-seebeck-chaleur-perdue-autour-nous-pourrait-devenir-electricite-15020/

    1. @ Gudule

      J’admire votre curiosité tous azimuths.

      Je ne suis pas du niveau pour comprendre les écrits mathématiques de Grothendieck (ceux de Thom non plus, d’ailleurs). Ce qui me fascine c’est que Thom et lui ne sont pas des mathématiciens comme les autres: ce sont des « poseurs de (bons!) problèmes » alors que les autres mathématiciens ne sont que des « problems solvers ». Thom n’a pas voulu d’élèves; Grothendieck disait des siens (dont le meilleur d’entre eux -selon lui-, le belge Deligne, futur médaille Fields): « J’étais le seul à avoir le souffle, mes élèves n’étaient que des tâcherons ».
      Ce qui me fascine c’est leur profondeur/hauteur/ampleur de vues; ils semblent se ficher comme d’une guigne de la logique commune; comme s’ils pensaient non pas avec leur exo-cerveau, mais avec leur endo-cerveau, leurs tripes…
      Grothendieck a eu, paraît-il, des phases pendant lesquelles il dialoguait directement avec Dieu… Thom n’en était peut-être pas très loin (en remplaçant, à la Spinoza, Dieu par Nature): « Je verrais volontiers le mathématicien comme un perpétuel nouveau-né qui babille devant la nature; seuls ceux qui savent écouter la réponse de Mère Nature arriveront plus tard à ouvrir le dialogue avec elle, et à maîtriser une nouvelle langue. »

      Je m’intéresse, comme tout le monde, à la mécanique quantique, mais cette dernière ne me fascine pas du tout. Selon moi, pour espérer y voir une amélioration de l’éclairage sur la biologie il est nécessaire (je ne suis pas du tout convaincu que ce soit suffisant) d’élaborer une thermodynamique quantique.
      A ce sujet j’ai bien aimé https://philosophiascientiae.revues.org/692
      Les grecs distinguaient l’aïon et le chronos…

      Avez-vous jeté un coup d’oeil à ce qu’écrit Roddier? https://philosophiascientiae.revues.org/692

      Bonne année
      BR

    2. Le titre de Futura est mensonger: l’effet Seebeck montre que la chaleur EST transformable en électricité. Pas de conditionnel. En revanche ce que dit l’article est que la conversion est si faible qu’elle est inutilisable ( y’a quasi-rien, et non moins que rien…) et qu’elle restera inutilisable pour longtemps. A moins bien sûr de placer l’humain sous test ( HST) dans un four à ciment, précurseur du béton.

      Bref, un article pour gogo. L’effet Seebeck existe. Quant à l’utiliser avec les faibles valeurs de températures humaines, c’est une autre paire de manche.
      Ils auraient dû titrer: « L’effet Seebeck pourra-t-il lutter contre le réchauffement climatique ? » Gagner sur les 2 tableaux, alléchant, non ?

      1. « l’effet Seebeck montre que la chaleur EST transformable en électricité. »

        Intéressant. Des infos et de l’argumentaire ? Ah ! Merci ! Où ça Daniel ? You’re welcome !!!

  8. Bottom up, top down, la poule ou l »oeuf en premier, le chat de Schrödinger et maintenant la division cellulaire qui interroge la totalité avant de reproduire l »unité.
    il me manque le vocabulaire et le langage pour expliquer ce que je ressens.

  9. @ JA
    Vous faites dans ce billet trois interventions remarquées (au moins de Michel Lambotte et de moi). Michel Lambotte y a réagi. J’y réagis aussi.
    Ce qui est en cause ce sont les rapports entre la magie et la science. Dans « Comment la vérité… » PJ oppose la vision « réaliste » de Thom (« la physique est une magie contrôlée par la géométrie ») et sa propre vision « nominaliste » (« la physique est une religion contrôlée par des noms communs »). Il ne peut apparaître plus clairement qu’eux deux au moins ont pleinement conscience des ambiguités qui lient science et magie.
    Frazer distingue deux modes de propagation de la pensée dite primitive, l’une par contact/contiguïté, l’autre par similarité. Aristote distinguait quatre types de causes (matérielle, formelle, efficiente, finale). La pensée « moderne » ne tolère guère plus que la causalité efficiente et la propagation par contact, rejetant la propagation par similarité, même au niveau des idées (comparaison n’est pas raison) et les causes finales. Quant aux causes matérielle et formelle…
    L’action à distance est typiquement une action magique et les cartésiens de l’époque se sont opposés aux conceptions de Newton concernant l’attraction universelle. On ne s’intéresse désormais plus au pourquoi mais au comment (« hypotheses non fingo »), la physique post-newtonnienne est devenue une chasse à la formule « qui marche », le critère ultime de véracité étant dévolu à la « méthodique » et tyrannique vérification expérimentale.
    Newton fait l’hypothèse de l’existence d’un champ de gravitation pour expliquer le mouvement des planètes et les lois empiriques de Képler. Je suppose (je ne suis pas astrophysicien) que sa loi de gravitation explique la formation, la morphogénèse des nébuleuses spirales; le champ de gravitation apparaît alors comme un champ morphogénétique.
    Ainsi, postuler l’existence de champs morphogénétiques en biologie me semble parfaitement naturel; en vertu de quoi pourrait-on refuser aux biologistes ce qu’on a accordé à Newton?
    Les premiers théoriciens de l’embryologie (Driesch, Child, Boveri) ont introduit la notion de champ morphogénétique pour rendre compte de divers processus observés expérimentalement. Cette notion est tombée en discrédit devant les « succès » de l’analyse réductionniste du milieu du XXème siècle. Elle a refait surface avec l’épigénétique de Waddington (notion de chréode), généralisée (mathématisée) par Thom.

    Les visionnaires.
    On a vu le flou entre science et magie. Il y a bien entendu le même entre rêve et délire. L’intelligence se mesure, je crois, à la faculté de se mettre à la place de l’interlocuteur. Ce peut être difficile. Ainsi comment un penseur occidental contemporain peut-il se mettre dans la peau des populations Xwéda qui ont opéré « le regroupement des phénomènes naturels en vastes catégories reproduisant les sept catastrophes élémentaires de la théorie géométrique des catastrophes due à René Thom », ce que PJ a pu constater personnellement?

    La tyrannie des faits.
    « La méthode des faits, pleine d’autorité et d’empire, s’arroge un air de divinité qui tyrannise notre créance et impose à notre raison. Un homme qui raisonne, qui démontre même, me prend pour un homme: je raisonne avec lui; il me laisse ma liberté de jugement; et ne me force que par ma propre raison. celui qui crie « Voilà un fait » me prend pour un esclave ». (Père Louis Castel 1740)

    Ne seriez-vous pas, JA, par vos trois commentaires dans ce billet, le Quine de service?

    Qu’est-ce qu’un fait?

    René Thom: « Nos expérimentateurs, sempiternels laudateurs du « hard fact » se sont-ils jamais demandé ce qu’est un fait? Faut-il croire -ce qu’insinue l’étymologie- que derrière tout fait il y a quelqu’un ou quelque chose qui fait? Et que ce quelqu’un n’est pas réduit à l’expérimentateur lui-même, mais qu’il y a un « sujet » résistant sur lequel le fait nous apprend quelque chose? »

    Thom pose donc clairement l’irritant problème de l’existence d’un (ou plusieurs) éventuel « tireur de ficelles », d’un éventuel organisateur. C’est une façon de voir que refuse catégoriquement la pensée « scientifique » occidentale post-galiléenne. Cependant on voit apparaître récemment la notion d’auto-organisation, à la base, entre autres, des travaux de Prigogine et de PJ: « Et si la pensée émergeait d’elle-même d’un univers de mots soumis à des contraintes? Autrement dit, et si la pensée résultait de l’auto-organisation d’un univers de mots ? »). Si auto est bien auto, autrement dit si l’organisation est spontanée, il y a là pour moi un relent inacceptable de « génération spontanée », voire de créationnisme. PJ s’attaque avec virulence au théorème d’incomplétude de Gödel en critiquant (je ne le suis pas dans cette voie) l’auto-référence. Deux poids deux mesures?

    A la relecture je trouve que c’est un peu décousu. J’espère que c’est quand même compréhensible.

    Bonne année à tous.

  10. A propos du « grand maître et capitaine ». La vision de Thom.

    Pour lui le génome n’est pas le maître, ce n’est que la partie fixe du métabolisme.

    « Le rôle du génome apparaît finalement comme un dépôt culturel des modes de fabrication des substances nécessaires à la morphogénèse. Il n’est peut-être guère plus nécessaire à l’embryogénèse que ne l’est la consultation des livres de cuisine aux réalisations gastronomiques d’un grand chef (ou en tout cas guère plus que l’ensemble de ses fournisseurs). » (Esquisse d’une Sémiophysique p. 128).

    Thom distingue le génome des procaryotes de celui des eukaryotes qui, selon lui, ont des vocations fonctionnelles différentes: « Le génome des métazoaires, même s’il ne code pas l’embryogénèse stricto sensu, joue certainement un grand rôle dans la modulation quantitative (sinon qualitative) des mécanismes épigénétiques -ce que n’a pas à faire le génome procaryotique. […] Le chromosome procaryotique me semble tirer son origine d’une contrainte géométrique. » (Apologie du Logos pp.157 et 158).

    Bien que n’y connaissant strictement rien, il me semble que le dogme fondamental du néo-darwinisme, à savoir l’existence de la barrière de Weismann, est peut-être en train de chanceler.

    Dans une analogie (peut-être osée!) corps humain/corps social, soma/peuple et germen/élite, ce n’est pas pour me déplaire.
    Toujours dans cette analogie, quid du rapport entre différenciation cellulaire et différenciation sociale? Quid des rôles comparés du génome et du programme scolaire?
    Les populations Xwéda ont peut-être une idée sur la question?

    1. @BasicRabbit
      Sheldrake. Je découvre. Je n’en avais jamais entendu parler auparavant.
      … la notion de résonance morphique a l’air d’être tournée en ridicule par la « science mainstream » et par certains sur ce blog.
      …………………………..
      Effectivement Basic Rabbit, tout ce qui est mainstream, on sait où cela mène l’humanité. Y aura-til encore des Galillée, des Lavoisier, des Einstein au 21ème siècle ?
      La science subit des crises, change puis se stabilise. D’une époque à l’autre, la science change profondément. Beaucoup d’impasses à l’heure actuelle, on a besoin d’oxygène. A suivre.

      1. Selon moi (pas que?) nous sommes en train de vivre une révolution scientifique majeure. C’est le moment de (re)lire Kuhn.

      2. @ Vigneron
        Le titre du bouquin de Salanskis est « Crépuscule du théorique? »

        Pour Thom la révolution scientifique en cours est la prise de pouvoir des mathématiques. Cf. le paragraphe « Qu’est-ce que les mathématiques? dans
        http://pedagopsy.eu/entretien_thom.html

        Dans « Le magicien et sa magie… » et « Comment la vérité… » (entre autres) PJ défend la position inverse, à savoir la position ancillaire des maths.
        Thom est un géomètre. C’est la prise de pouvoir de la géométrie qu’il défend (avec le programme immense de géométriser la pensée). PJ s’attaque au nombre, à Gödel, à Pythagore.
        Pour Thom c’est l’opposition discret/continu qui fonde et domine la pensée, et il s’affiche clairement comme un penseur du continu (comme, selon lui, Aristote). Pour lui la connaissance (la co-naissance) s’initie dans le rêve, continu par excellence.
        Le nombre est clairement du côté du discret, suite de 0 et de 1 pour les informaticiens. Du côté du réel?
        Thom: « Où se trouve le monde réel, l’univers concret dans lequel nous vivons? La réponse est simple. Le monde concret se trouve immergé dans cet abîme qui sépare le vrai continu, celui que nous procure l’intuition immédiate du temps, du pseudo-continu pseudo-numérique que nous fabriquent les logiciens et autres théoriciens des fondations de la mathématique. »
        J’ajouterai qu’au fond de cet abîme gisent les paradoxes de Zénon. On enseigne aux enfants qu’une droite n’est pas un continu, mais que c’est un ensemble de points: réductionnisme, quand tu nous tiens…

        On oppose l’analogique au numérique :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Analogique
        La théorie thomienne des catastrophes est, je le répète encore une fois, une théorie de l’analogie. Les populations Xwéda, penseurs analogiques, penseurs du continu?

        Je pense que PJ devrait clarifier sa position. S’il s’insurge seulement contre la tyrannie du nombre (comme Alain Supiot) alors sa position peut peut-être être rapprochée de celle de Thom. Quant à ses attaques virulentes contre Pythagore, je les trouve injustifiées. Car quand Pythagore affirme que « tout est nombre », cela n’a, à mon avis, rien à voir avec le « tout est numérisable ». Hegel disait de lui qu’il était le premier maître de l’universel. Pour moi c’est le premier géomètre-arithméticien, l’ancêtre de Grothendieck!

  11. Sheldrake.

    Je découvre. Je n’en avais jamais entendu parler auparavant.

    La notion de champ morphique me semble recouper celle de champ morphogénétique. Rien de nouveau sous le soleil donc. Je rappelle à ce sujet que Thom a mathématisé la notion générale de champ morphogénétique et celle, plus particulière, de chréode (généralisant celle de Waddington).

    Par contre la notion de résonance morphique a l’air d’être tournée en ridicule par la « science mainstream » et par certains sur ce blog.

    Tout le monde connaît le phénomène de résonance: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_de_Broughton

    Dans un article intitulé « Topologie et signification » (Modèles mathématiques de la morphogénèse) René Thom propose une théorie de la signification* basée sur le concept de résonance.

    Il y a d’autre part un problème dû à Kac: « Peut-on entendre la forme d’un tambour? ». Problème qui a une réponse presque positive. En particulier peut-on entendre un tambour ayant la forme d’un triangle équilatéral? Je ne serais pas étonné d’y retrouver la fréquence fondamentale et les premières harmoniques de la tétratkys de Pythagore.

    Sans aller jusqu’au joueur de flûte de Hamelin https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Joueur_de_fl%C3%BBte_de_Hamelin (que je mentionne quand même!) je ne vois pas pourquoi je repousserai a priori l’idée de signes que pourrait nous envoyer la nature par ce genre de résonance morphique (qui n’a peut-être rien à voir avec celle de Sheldrake!).

    *: Il faut noter à ce sujet que la théorie de l’information à la Shannon-Weaver n’est pas une théorie de la signification. Dans notre système alphabétique les deux mots « entrez » et « sortez » ont même longueur, donc même quantité d’information. Qui oserait dire qu’ils ont même signification?

    1. @BasicRabbit

      Génial ! Merci beaucoup pour ces liens constructifs.

      « Qu’est-ce qu’un fait? »

      « Newton fait l’hypothèse de l’existence d’un champ de gravitation pour expliquer le mouvement des planètes et les lois empiriques de Képler. Je suppose (je ne suis pas astrophysicien) que sa loi de gravitation explique la formation, la morphogénèse des nébuleuses spirales; le champ de gravitation apparaît alors comme un champ morphogénétique.
      Ainsi, postuler l’existence de champs morphogénétiques en biologie me semble parfaitement naturel; en vertu de quoi pourrait-on refuser aux biologistes ce qu’on a accordé à Newton? »
      Je plussoie !

      « Ce qui me fascine c’est leur profondeur/hauteur/ampleur de vues; ils semblent se ficher comme d’une guigne de la logique commune; comme s’ils pensaient non pas avec leur exo-cerveau, mais avec leur endo-cerveau, leurs tripes…
      Grothendieck a eu, paraît-il, des phases pendant lesquelles il dialoguait directement avec Dieu… Thom n’en était peut-être pas très loin (en remplaçant, à la Spinoza, Dieu par Nature): « Je verrais volontiers le mathématicien comme un perpétuel nouveau-né qui babille devant la nature; seuls ceux qui savent écouter la réponse de Mère Nature arriveront plus tard à ouvrir le dialogue avec elle, et à maîtriser une nouvelle langue. »

      Idem ! Et je ne vois pas au nom de quel nouvel forme de fermeture à ce qui n’est pas « mainstream  » et d’ostracisme limitant tout échange constructif, ou dialogue, et toute avancée voire recherche expérimentale honnête, on devrait dire à un individu qu’il est plus cintré qu’un radoteur incapable de sortir de sa zone de confort, par ce qu’il parle à ses plantes, où qu’il fait de l’accompagnement à un individu dans un coma profond, comme l’a fait E K ROSS, entre autres… !
      https://www.ted.com/talks/stefano_mancuso_the_roots_of_plant_intelligence?language=fr
      https://theconversation.com/les-arbres-se-parlent-ils-66779

      http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/06/13/les-plantes-entendent-elles/

      Car cette énergie vitale, de création perpétuelle, quel que soit le NOM qu’on lui donne et le cheminement par lequel on y a accès, le mental , l’intellect, le coeur et le corps. Des éléments les plus lourds au plus subtils, la richesse et la diversité de ses manifestations n’ont de cesse de nous étonner voire de nous émerveiller mais aussi de nous effrayer face à l’immensité encore patente et évidente de nos propres ignorances voire certitudes !
      La matière est faite de vide, mais c’est un vide créateur !!!
      http://www.matierevolution.fr/spip.php?article597
      Merci Basic , au plaisir.

      1. Là est la science et là est la magie, de la VIE !
        « A nos simples yeux, rien ne change », écrit le physicien américain Richard P. Feynman, « mais si nous pouvions voir la matière grossie un milliard de fois, nous verrions qu’elle change en permanence : des molécules quittent la surface et d’autres y reviennent. »
        http://www.matierevolution.org/spip.php?article4204

        Quand les « Outrenoirs » de Pierre Soulages dialoguent avec la science .22 décembre 2016, 20:30 CET
        https://theconversation.com/quand-les-outrenoirs-de-pierre-soulages-dialoguent-avec-la-science-70608

      2. « La matière est faite de vide, mais c’est un vide créateur !!!  »

        Créationnisme?

        Je viens de réaliser, par le biais de quelques indices, que Thom n’est vraisemblablement pas créationniste, et pas non plus finaliste (ce qui le démarquerait de la position d’Aristote):

        1. Cf. le dernier paragraphe de
        http://pedagopsy.eu/entretien_thom.html

        2. « Quant aux causes finales, on peut sans doute les faire rentrer au moins partiellement dans la causalité formelle, si l’on envisage une structure biologique comme une partie d’une structure globale périodique: un « cycle » dans l’espace-temps. La réponse à une perturbation localisée d’un tel cycle stable peut aussi bien considérée comme agissant en amont du cycle qu’en aval. D’où la possibilité de subsumer la cause finale en biologie sous la causalité formelle. »

      3. @Basic

        Non merci, aucun isme réducteur, ni créationnisme, ou autres. Je ne m’identifie absolument pas à un dogme, ni courant particulier . Oui le taoïsme m’intéresse. Merci pour les références au Yin/Yang. Je reste prudente avec l’analogie, entre une philosophie telle que le taoïsme et les lois physique de la thermodynamique. Même si, a priori elle me semble pertinente. Ce que j’ai entrevu et compris, tant à travers la pratique de l’aïkido, que du Taï-Chi et du peu que je connais de l’esprit taoïste : l’échange Yin/Yang est similaire en acte au phénomène physique de la respiration. L’inspir et l’expir. Il est question d’échange effectivement, mais pas de modification de nature thermique. Les notions théoriques de base de la thermodynamique, la conception et la validation de modèles de comportement thermique des corps, les équations d’état propres à la thermodynamique, et ce, par rapport au concept de Yin et de Yang ne me semblent pas appropriées. Concernant le Yin et le Yang il n’existe pas de correspondance absolue, tel que décrite et corrélée par F. Rodier, qui établit clairement, en bon cartésien, une opposition entre ces 2 principes alors que dans l’esprit d’un taoïste cette opposition n’existe pas ! Vouloir, donc, interpréter et transposer une notion complexe avec un esprit cartésien sans comprendre l’esprit taoïste qui sous-tend le concept de Yin /yang, peut vite devenir hasardeux voire complexe pour un esprit imprégné de cartésianisme et fort éloigné de l’esprit taoïste. Esprit qui n’oppose pas ce qui est relié :  » Il ne s’agit pas de correspondances absolues, puisqu’elles ne sont attribuées qu’à l’intérieur d’une amitié d’opposés. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Yin_et_yang
        Elle la rejoint, amha, probablement, peut-être ? dans la notion physique d’énergie interne qui aborde les variations et changements d’états, réversibilité, etc.

      4. @ Gudule

        La science est dogmatique… ou n’est pas.

        Je ne sais pas ce qu’est le cartésianisme. le dualisme? Je pense donc je suis?
        Moi c’est plutôt « Je pense comme je suis », car je ne vois pas ce qu’on peut espérer d’autre?

        Roddier écrit: « Ces correspondances sont d’autant plus remarquables qu’elles ont été faites à une époque où on ignorait tout des lois de la thermodynamique. » Touchante naïveté?

        « Je reste prudente avec l’analogie »

        Le monde de l’analogie est un monde qui porte en quelque sorte son ontologie avec soi. Je ne connais pas beaucoup de mondes comme ça!

      5. @Hippolyte B. =)
        La liste n’est pas exhaustive. Ceci dit, le terme capitalisme est tellement vague, dilué et fourre tout qu’il me semble nécessaire de le remplacer par une appellation plus contextualisée. Un peu comme aimer et bien d’autres jolis mots tellement dévoyés… On peut aimer les chupa Chups, le pop corn, les raviolis, sa femme, son amant, son frère, son poisson rouge (qui lui ne sait pas qu’on l’aime vu son champ de conscience restreint par son bocal).

      6. @Basic

        Non, non, Basic, merci de respecter la formulation claire de la phrase énoncée dans mon propos , qui seule fait sens :
        « Je reste prudente avec l’analogie, ENTRE une philosophie telle que le taoïsme ET les lois de la thermodynamique. »

        « La science est dogmatique… ou n’est pas. »
        Ah ? Une science vivante n’est-elle pas une science capable d’aller au-delà de ces propres dogmes, théories voire concepts, et de se réinventer ?

        « Roddier écrit: « Ces correspondances ..Touchante naïveté?

        Peu importe !
        C’est son point de vue, je le respecte, à défaut de le partager intégralement. Les lois physiques de la thermodynamique ne sont-elles pas déjà suffisamment riches, sans qu’il faille aller chercher une « caution » taoïste ? Permettez-moi d’en douter ! Il ne s’agit pas seulement d’une faute de goût, mais plus gênant, d’une faute de SENS profond. Incomplétude et/ou réductionnisme simplificateur, voire incompréhension profonde de ce que cette définition, corrélée à ce que sont et signifient, l’esprit et la philosophie du Tao, en théorie et en pratique. Ni plus, ni moins. Attention aux amalgames tendancieux. En théorie, on peut s’affranchir de tout. Concrètement, l’épreuve des faits est imparable, voire cruelle, en science, comme pour le reste, dont le taoïsme. D’ailleurs, F. Capra, a pu évoquer son « expérience intérieure¨ surtout grace à l’usage de métaphores, il parle aussi de similitudes…et ce pour essayer de faire comprendre voire entendre à son auditoire, ce qu’il n’avait fait qu’approcher, ce qui est, amha, un bon début : la bordure extérieure…

      7. @ Gudule

        1. Si vous le voulez bien laissons de côté le taoïsme. Je voulais seulement vous signaler le papier de Roddier.

        2. Le but de la science est de constituer un savoir universel, valable pour tous (en principe). C’est en cela que la science est dogmatique.

        Pour Thom la science moderne est fondée sur le postulat de l’imbécillité des choses.

        Peut-être vous reconnaîtrez-vous plutôt dans ce qu’il écrit ici:
        « On est frappé, à la lecture du discours de bien des auteurs en sciences humaines, du caractère intelligent de leurs considérations. Il y a là, visiblement, un obstacle rédhibitoire à les faire entrer dans le domaine scientifique. »

        « La bordure extérieure »

        Là on touche un point sensible chez Thom: la notion de bord.
        J’ai lu et relu plusieurs fois son papier « Aristote topologue », sans rien capter!
        http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3889

      8. @Lapino de base aux grandes zoreilles dit BasicRabbit

        « Là on touche un point sensible chez Thom: la notion de bord.
        J’ai lu et relu plusieurs fois son papier « Aristote topologue », sans rien capter! »

        Notions de navigation en pays Xwéda, résonance, flûte de Hamelin et quelques autres points sensibles chez René Thom et Jeannot Lapin.

        Même cela ? Vraiment Basic ?

        « On pense à cette réflexion de Woody Allen, entendue dans son film Bananas : « S’étant coupé la main en jouant avec un couteau, il y voit perler quelques gouttes de sang. Il pousse alors cette exclamation craintive : Ehh, it should be inside… ! »

        Le bord ? Oups, beaucoup de bruit pour rien, comme le dirait Shakespear. Je préfère le centre, Hop, Hop, demandez le programme…

        « Si vous avez peur du vide, ces quelques lignes devraient vous rassurer. Car le vide ne court pas les rues. Même loin des galaxies qui concentrent l’essentiel de la matière de l’Univers, on retrouve toujours un peu de matière. En moyenne, l’espace intergalactique abrite ainsi un proton par mètre cube. Mais qu’y a-t-il dans l’espace qui sépare ces particules ? Rien, me direz-vous. Eh bien non, le vide n’est pas rien ! En l’absence de matière, il reste toujours une petite quantité d’énergie irréductible : l’énergie du vide. Cette énergie ne peut pas valoir zéro car les lois de la mécanique quantique l’interdisent. Par conséquent, le vide absolu, sans matière ni énergie, n’existe pas. »
        http://www.larecherche.fr/le-vide-est-il-vraiment-vide
        http://www.matierevolution.fr/spip.php?article597

        S’y retrouver ou se trouver ?
        « Pour René Thom, mathématicien, rien n’est plus moderne que la vision du monde en devenir que l’on trouve chez Héraclite. Pour Michel Serres, la vision atomiste du monde d’un Lucrèce ouvre sur une approche fluide de l’Univers qui est d’une rare actualité.
        Cela veut-il dire que l’on n’invente jamais rien ? Nullement. Il y a une permanence de l’origine. Tout est dans les commencements. »
        http://www.sagesse-marseille.com/lhomme-sage/philosophie-dans-la-vie/la-philosophie-antique.html

      9. « Cette énergie ne peut pas valoir zéro car les lois de la mécanique quantique l’interdisent. »
        Je croyais que vous vous méfiiez du dogmatisme!

        A chacun ses dogmes! Moi je préfère: le vide n’existe pas car la nature en a horreur.

        « Tout est dans les commencements. »
        Sauf s’il n’y en a pas.

        Pour parler plus sérieusement la notion de bord est importante pour Thom.
        D’abord mathématiquement puisque c’est l’un des pères du cobordisme.
        Ensuite biologiquement puisque pour lui « la version homologique de la formule de Stokes (« Le Bord du Bord est vide ») exprime essentiellement le caractère clos de l’être vivant. Car s’il y a un bord, il y a perte de sang, avec menace pour la vie. »
        Enfin philosophiquement avec son axiome « aristotélicien » ABP, « l’Acte est le Bord de la Puissance.

      10. James,

        « Mao, Staline, Hitler, Pol Pot. »

        Ok. Vous êtes un troll, peut être payé (vos amis ont de grands moyens), pour semer la confusion dans les esprits.
        En espérant que ceux qui vous lisent, s’il y-en a, ne soient pas dupe.
        Impossible de lutter contre une baudruche, sans cesse regonflée…

      11. @Hippolyte
        « Ok. Vous êtes un troll, peut être payé (vos amis ont de grands moyens), pour semer la confusion dans les esprits »
        …………
        =))) Je suis un agent secret de Lao Tseu chargé de défendre la mémoire de son félin aux griffes acérées

    2. @Basic
      merci de me faire découvrir ce site où un des commentateurs évoque le Bancor. Comme je trouve ce lien intéressant et pertinent je remet aussi le lien vers l’article du blog p Jorion !
      Je préfère le Bancor, versus keynes ou P Jorion, et dépouillé des rapprochements taoïstes, faut voir, Mais je dis pourquoi Pas ?
      http://www.pauljorion.com/blog/2010/05/24/note-sur-le-bancor/

      http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140904tribf5b46465b/un-piege-nomme-dollar-4-4-yuan-euro-bancor-et-demain.html
      https://www.socialeurope.eu/2016/05/imagining-new-bretton-woods/

      1. Ce n’est pas pour ça que je vous ai indiqué cet article (quoique l’idée d’une monnaie chaude et d’une monnaie froide me semble originale -sinon intéressante, je n’y connais rien-). C’est pour l’analogie (Roddier en fait à tour de bras, c’est ça qui me plaît) Yang/source chaude Yin/source froide. Selon le deuxième principe de la thermodynamique, on ne peut fournir un travail moteur qu’en prélevant de la chaleur à la source chaude (pour réchauffer la source froide): la source chaude est donc la proie de la source froide. Roddier (thermodynamicien de formation) fait alors l’analogie Yang/masculin et Yin/féminin. J’ai pensé que ça pourrait intéresser une taoïste…

      2. En vrac, présenté par Fritjof Capra : le Tao de la physique.
        Les opposés sont complémentaires. L’homme qui veut aller de plus en plus à l’est se retrouvera à l’ouest.
        Ceux qui accumulent de plus en plus de richesse se retrouvent pauvres.
        Héraclite : les choses froides brûlent, elles gèlent quand elles sont chaudes

        Les Chinois croient que chaque fois qu’une situation se développe jusqu’à l’absurde, elle est obligée de se transformer en son contraire.
        Illustration de cette ancienne sagesse chinoise : la société industrielle essaie continuellement d’accroitre le niveau de vie et de ce fait amoindrit la qualité de vie pour tous ses membres.
        Lorsque le Yang atteint son apogée, il laisse la place au Yin; le Yin ayant atteint son apogée il laisse la place au Yang.
        La vie est le mélange harmonieux du yin et du yang.
        Le sage taoïste ne s’efforce pas d’atteindre le bien, mais tente plutôt de maintenir un équilibre dynamique entre le bien et le mal.

        L’univers est conçu comme un tissu dynamique d’événements interconnectés. Aucune des propriétés d’une partie quelconque de ce tissu n’est fondamentale ; elles découlent toutes des propriétés des autres parties, et la cohésion et générale de leurs interactions détermine la structure du tissus entier.
        Les particules sont des processus plutôt que des objets.
        ….
        La science et la spiritualité sont deux manifestations complémentaires de l’esprit humain, de ses facultés rationnelles et intuitives. Elles sont complémentaires.
        Actuellement notre activité est trop yang, trop masculine, trop rationnelle et agressive.
        Acquérir une connaissance spirituelle signifie subir une transformation (pour notre survie).

      3. @Cloclo
        Il est vain de lire ce qui restera toujours hors de votre portée.
        ….
        @ceux qui s’intéressent au Tao, j’ai reçu un article intéressant écrit par un personnage singulier et très intéressant que j’ai découvert il y a à peine quelques jours.
        J’ai beaucoup aimé cette phrase :
        « La voie du Tao, telle que j’ai fini par la comprendre, c’est la poursuite de la vérité même si elle est inconnaissable, c’est la volonté d’insérer la vérité, fût-ce en infimes éclats, dans la conduite de toutes nos affaires, qu’elles soient privées ou publiques, même si le gouvernement des hommes s’accommode toujours plus aisément du mensonge. »
        C’est pourtant par la clairvoyance littéraire, et non par la philosophie ou la science, que le gouvernement par le mensonge avait toujours été débusqué. Qu’aurait-on su du mensonge soviétique sans le Retour d’URSS de Gide, sans Vers l’autre flamme d’Istrati, sans Soljénitsyne et Chalamov?
        Qu’aurait-on compris de l’essence du totalitarisme sans les grandes anti-utopies comme Le meilleur des mondes de Huxley, Nous autres de Zamiatine, Mephisto de Klaus Mann, Les hauteurs béantes de Zinoviev ou 1984 d’Orwell? Sans oublier l’hallucination prémonitoire des Démons de Dostoïevski?

      4. James,

        « Qu’aurait-on su du mensonge soviétique sans le Retour d’URSS de Gide,… »

        Le capitalisme n’est il pas lui aussi fondé sur un mensonge (…), entretenu par les gouvernements (et pas que), et qu’il est malaisé de percevoir lorsque l’on a connu que ça ?

        (de même que le bocal d’un poisson rouge limite son champ de conscience)

      5. Vous êtes pourtant très « lisible » sans le moindre effort, d’une banalité et d’une généralité qui me font dire que même les oeuvre de Oui Oui et le pinceau magique comporte plus de difficultés. Mais vous ne répondez pas à la question. A quel stade êtes-vous moi qui suis au niveau 1 ?

      6. @Hippolyte
        J’ai répondu un peu plus haut dans la mauvaise case. Mais je voudrais rajouter : demandez à un ado ou un jeune adulte de vous donner la définition du capitalisme. Il vous regardera avec des yeux de poisson rouge. Peut-être plaisantera-t-il en disant « salauds de capitalistes » puis continuera de rêver à comment devenir trader un 10 leçons sur le web. Par contre si vous lui parlez de l’URSS, de Soljénitsyne, il pensera très certainement à la violence du communisme et du goulag.

      7. James,

        « demandez à un ado ou un jeune adulte … »

        Peut être vous parlera t’il de misère, de pollution, et de la disparition probable de notre espèce…

        Ou est la vérité, donc?

      8. « Peut-être plaisantera-t-il en disant « salauds de capitalistes » puis continuera de rêver à comment devenir trader un 10 leçons sur le web. »

        La très grande majorité des jeunes aujourd’hui aspirent à autre chose que celle qui consiste à produire de la merde pour le capitalisme. Encore faut-il changer le mode de production, sans tomber dans le piège du « revenu universel d’existence » qui est le projet par excellence de la classe dominante : en clair, fermez-la on s’occupe de tout et le massacre continuera bon an, mal an.
        Je l’appellerais plutôt mépris universel contre la classe ouvrière.

      9. « Relaté par un ami il y a quelques mois : mon neveu était un écolo militant qui emmerdait tout le monde si on écrasait une fourmi, il épluchait toutes les étiquettes des emballages etc. Puis on lui a proposé un job chez Monsanto, et comme il était au chômage il a accepté. Aujourd’hui il fait du lobbyng Monsanto, voyage à Singapour, en Australie et ailleurs, et nous explique que Monsanto c’est une valeur sûre ».
        Je crois que depuis, Monsanto a été racheté, les géants se rachètent entre eux, parfois ils se sautent à la gorge aussi. De plus en plus d’ailleurs.
        Bref, tout ça pour dire que le revenu de base n’est pas une monstruosité concoctée par les trusts qui eux, aimeraient certainement une bonne guerre pour réduire un peu la population pour vivre mieux. Ils s’y emploient d’ailleurs, avec plus ou moins de succès.
        Le revenu de base (pour tous sans exception) permettrait justement d’éviter non seulement la déchéance qui se développe chez nous (ceux qui dorment sous les étoiles et non pas dans les 5 étoiles), et empêcherait le clientélisme électoral. Ensuite, bien sûr, à chacun d’améliorer comme il peut et comme il veut son ordinaire.
        On peut toujours fantasmer d’éliminer les classes dominantes avec une bonne révolution pour vivre comme les riches après la révolution, mais cela relève de la pure utopie.
        Ceci dit, je ne suis pas fanatique de rien, je trouve juste que le revenu de base / universel est une bonne idée après avoir longtemps réfléchi sur les pour et les contre.
        Il n’y aura plus de croissance, il faut l’admettre, que ça nous plaise ou non.

      10. James,

        « On peut toujours fantasmer d’éliminer les classes dominantes avec une bonne révolution pour vivre comme les riches après la révolution, mais cela relève de la pure utopie. »

        Excepté certains malades, personne ne veut vivre comme les riches, mais tout le monde veut vivre…

        Ce qui suppose, non pas d’éliminer les dominants, mais de reprendre les moyens de domination, et c’est réaliste.
        Le Revenu de base n’y suffira pas.

      11. James Bernard nous informe à son sujet que :

        « je ne suis pas fanatique de rien, … »

        Doit-on comprendre qu’il est donc fanatique de tout ?

      12. @Cloclo
        Tous ces lieux communs que vous postez suite aux commentaires des uns et des autres que vous ne comprenez pas, c’est un automatisme typique des plateaux télé en mal d’audimat qui consiste à reprendre quelques mots pour ensuite philosopher dans le vide pour essayer d’avoir quelque chose à dire. Cela occupe votre temps que vous perdez inutilement mais cela ne sert strictement à rien.

      13. Trop de haine, trop de violence partout, et surtout, inversion des rôles, toujours besoin de trouver un bouc émissaire quand le monde ne tourne pas rond ni comme « on » le voudrait, sans ne jamais se remettre en question. Voilà comment et pourquoi la France est sur le chemin du déclin, mais croit toujours qu’elle rayonne dans le monde

      14. « Ceci dit, je ne suis pas fanatique de rien, je trouve juste que le revenu de base / universel est une bonne idée après avoir longtemps réfléchi sur les pour et les contre. »

        Pareillement (mais avec une touche d’humour si je puis me permettre).
        Car la chose fait terriblement bander les plus désespérés.
        Imaginez plus tard en vous projetant dans ce monde merveilleux : Nous avons fait des petits grâce au revenu de base. Génial non ? Nouvelle caste intouchable qui ne touche à rien. Je suis sûr que le sieur Attali en rêve : le prolétaire revu et corrigé.

      15. @ James B

        « ensuite philosopher dans le vide pour essayer d’avoir quelque chose à dire. »

        Je suis votre disciple et vous êtes mon Maître. Votre oeuvre sur ce blog m’en est témoin !

      16. James,

        « Trop de haine, trop de violence partout, et surtout, inversion des rôles, toujours besoin de trouver un bouc émissaire quand le monde ne tourne pas rond… »

        L’origine des violences est clairement identifiée: Elle est intrinsèque au capitalisme, puisqu’il concentre les richesses planétaires aux mains d’une toujours plus petite minorité, sois disant propriétaires.
        Marx l’a démontré il y a longtemps.

      17. James Bernard le Maître (de la sentence pourrie et du verbiage à deux balles) vous éclaire mon petit Bidochon, inclinez-vous, que dis-je prosternez-vous !

        « Marx s’est trompé sur tout » (rien que ça !)

        Pan dans les gencives hein ? ! Mais rassurez-vous Bidochon, James Bernard lui n’a raison sur rien.

      18. « Marx s’est trompé sur tout »
        Ouf ! merci mon brave, j’ai vraiment eu peur de ne rien comprendre à Freud.

      19. « La logique te mènera de A à Z; L’imagination te mènera partout. » Einstein
        C’est la logique de Marx qui a mené les peuples de A à Z, A étant la paix, Z étant le totalitarisme et les crimes par ses adeptes idéologisés
        Le dogmatisme et la violence des partis marxistes ne semble pas avoir été dominée ni canalisée quand on voit les réactions hystériques de ses idôlatres d’aujourd’hui qui ne tirent aucune leçon des erreurs du passé, le communisme et les désastres du XXème siècle.

        Il suffit de voir comment un pays joyeux et paisible, le Vietnam, a été dévasté par le communisme, ou le petit paysan qui avait un lopin de terre pour faire vivre sa famille était traité de capitaliste et fusillé. Puis sont arrivés les puissances étrangères qui ont combattu le communisme en terminant le travail : la dévastation totale. Les Vietnamiens ne demandaient rien, ils voulaient vivre en paix. Et plus près de nous, c’est pareil pour la Syrie. A vouloir faire le bien de ceux qui ne demandent rien, on leur apporte l’enfer.
        Au royaume de l’absurdie ça ne se bouscule pas au portillon, heureusement pour les prochaines générations qui ont besoin d’autre chose que les idéologies réchauffées de Marx, ou celles des prédicateurs de toutes sortes

      20. Avec logique on vérifie ses sources, surtout pour Bébert, avec imagination nul besoin.
        http://hoaxes.org/weblog/comments/fake_einstein_quotation_paperweight
        http://quoteinvestigator.com/2013/01/01/einstein-imagination/

        “I believe in intuitions and inspirations. I sometimes feel that I am right. I do not know that I am. When two expeditions of scientists, financed by the Royal Academy, went forth to test my theory of relativity, I was convinced that their conclusions would tally with my hypothesis. I was not surprised when the eclipse of May 29, 1919, confirmed my intuitions. I would have been surprised if I had been wrong.”

        “Then you trust more to your imagination than to your knowledge?”

        “I am enough of the artist to draw freely upon my imagination. Imagination is more important than knowledge. Knowledge is limited. Imagination encircles the world.”

        Interview, “The Saturday Evening Post”, 1929.

      21. James,

        « C’est la logique de Marx qui a mené les peuples de A à Z, A étant la paix, Z étant le totalitarisme et les crimes par ses adeptes idéologisés »

        Jolis amalgames, pensée simpliste.

        Le capitalisme lui, c’est certain, entretient partout des guerres, 24h/24, 365 jours par an. Guerre économique, guerre militaire, guerre idéologique, médiatique, etc… C’est son fond de commerce. A tel point que l’armement est le premier budget mondial.

        Car son principe fondamental consiste en ce que chacun cherche – par tous les moyens – à entasser ce qu’il aura nécessairement pris à un autre. Qu’il s’agisse de parts de marché, de territoires, de ressources quelconques, ou même d’emploi. Bref tout y passe.

        Cerise sur le gâteau: la disparition prochaine de notre espèce, qui en est la conséquence ultime.

        A part ça, vous avez raison, James. C’est un excellent système pour le haut du panier. (du moins jusqu’à présent…)

      22. James Bernard vérifier ses sources ? Mais il est sourcier le gars, il trouve des sources n’importe où, n’importe comment ! C’est bien là son problème…

      23. “Imagination is more important than knowledge. For knowledge is limited to all we now know and understand, while imagination embraces the entire world, and all there ever will be to know and understand.”

      24. @Hippolyte B :
        Jolis amalgames, pensée simpliste.
        …………………………………..
        Ne pas être communiste ne signifie pas que l’on est du côté de la finance et des oligarchies. L’histoire témoigne des crimes et des massacres du communisme. Lisez « L’abolition de l’homme », écrit en 1943, en pleine guerre, et ceux qui ont fait des notes de lectures :
         » Relire ces lignes à l’aune des événements qui se sont succédé par la suite, c’est mieux comprendre le lien invisible mais solide, qui relie le nazisme au communisme »

      25. James,

        « Lisez « L’abolition de l’homme », écrit en 1943, …»

        Le terme «communisme » a été largement dévoyé, caricaturé par la propagande étasunienne, et vous ne faites qu’en rajouter une couche. Seriez vous à ce point inculte ? (Ou de très mauvaise foi)
        En tous cas, c’est puéril.

      26. @Vigneron
        « seulement septième dans le classement des 100 meilleurs essais du XXe »
        On n’est pas au hit parade des idoles yéyé de l’histoire. Et votre appréciation « seulement septième » pourrait tout aussi bien être remplacée par « classé en très bonne place parmi les 100 meilleurs … ».
        ………….
        @Hippolyte B.
        « Le terme « communisme » a été largement dévoyé, caricaturé par la propagande étasunienne »
        On peut dire la même chose pour le mot capitalisme, un vrai fourre tout qui peut même identifier un ouvrier qui a travaillé toute sa vie et a pu s’offrir sa petite maison et son petit jardin.
        Pour en revenir au Marxisme, il avait pour ambition de créer un Homme nouveau.
        Françoise Thom, professeur d’histoire à la Sorbonne : « Le nazisme est basé sur une fausse biologie, le communisme est basé sur une fausse sociologie. Mais les deux systèmes prétendent avoir une base scientifique.
        Les deux systèmes n’acceptent pas la nature humaine telle qu’elle est, les deux systèmes sont en guerre avec la nature humaine. C’est la racine du totalitarisme ».

        George Watson, historien de l’Université de Cambridge :
        « Marx expliquait que quand la révolution socialiste éclaterait, il y aurait des sociétés primitives en Europe avec deux étapes de retard, puisqu’elles ne sont même pas encore capitalistes. Il avait en tête les Basques, les Bretons, les Highlanders d’Écosse et les Serbes, qu’il appelait des déchets raciaux. Karl Marx considérait que ces races devraient être détruites. »
        Marx écrivait dans son journal : « Les classes et les races trop faibles pour maîtriser les nouvelles conditions de vie doivent laisser le champ libre. » […] Elles doivent « périr dans l’holocauste révolutionnaire ».
        « Je ne connais personne d’autre qui avant Marx et Engels aurait parlé publiquement d’exterminer des races et je suppose donc que cela a commencé avec eux. »
        Hitler disait souvent avoir lu Karl Marx et avoir basé sa doctrine sur les écrits de ce dernier.
        L’Union soviétique était alors le seul pays vraiment marxiste puisqu’il exterminait sa population avant tout selon le critère de classe »
        Natalia Lebiedeva, historienne russe : « Onze millions de personnes assassinées rien qu’entre 1937 et 1941. Onze millions ! »

      27. Un aperçu de Lewis pour les ignorants lapins de base:
        http://www.jbnoe.fr/Nouvel-article,101

        Pour tenter de relier au billet de Timiota, je reposte ici un truc écrit plus haut (deci, delà):

        Analogies biologie/sociologie, soma/peuple, germen/élite, ADN/programme scolaire. Barrière de Weismann, dogme fondamental du néo-darwinisme.

        L’évolution sociale.
        Le changement:
        Grèce antique: La cité des hommes, Domus nobiscum;
        Moyen âge: La cité de Dieu, Dominus vobiscum.
        Période post-galiléenne: La cité du hasard, Dogminus vobiscum.
        La permanence:
        Et cum spiritu tuo.
        Amen.

      28. James,

        « Pour en revenir au Marxisme,
        il avait pour ambition de créer un Homme nouveau. »

        L’auteur de cette ânerie résumait l’Homme ancien à un prédateur dépourvu de conscience. Ce que sont en effet les tenant de l’ultra libéralisme,
        qui ont pour ambition de détruire l’écosystème, avec le succès que l’on sait.

      29. James,

        « Marx écrivait dans son journal : « Les classes et les races trop faibles pour maîtriser les nouvelles conditions de vie doivent laisser le champ libre. » Elles doivent « périr dans l’holocauste révolutionnaire ». »

        Vous êtes pris en flagrant délit de détournement de ses propos.
        Marx écrivait ça à propos de la révolution industrielle capitaliste ! , et d’ailleurs, le massacre continue toujours.

        https://clio-texte.clionautes.org/spip.php?page=article-imprim&id_article=5193

        Celà en dit long sur vos objectifs et vos méthodes…

      30. @Hippolyte B.
        Si vous lisez l’article signalé par BasicRabbit, vous devriez comprendre le délire de ces idéologies. L’auteur parle du Tao en ce sens :
        « La rébellion des nouvelles idéologies contre la loi naturelle est une rébellion des branches contre l’arbre :
        si les rebelles réussissaient, ils découvriraient qu’ils se sont détruits eux-mêmes. »
        « Ce n’est pas que ce soit des hommes mauvais ; ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils ont sauté dans le vide. Ceux qui leur sont soumis ne sont pas non plus nécessairement des gens malheureux. Ils ont perdu toute humanité ; ce sont des produits fabriqués. La conquête finale de l’homme s’avère être l’abolition de l’homme . »

        Et vous ne pouvez pas non plus nier les délires de cette bande des quatre sanguinaires : Mao, Staline, Hitler, Pol Pot. Cette bande des quatre a voulu créer un homme nouveau, justement.
        http://www.lepoint.fr/societe/les-quatre-sanguinaires-04-08-2011-1361749_23.php
        Mao (marxiste-léniniste) : Près de 70 millions de morts en temps de paix. Mao voulait faire de la Chine une page blanche où il inscrirait le destin de millions d’individus transformés en « hommes nouveaux ». (Le maoïsme est un courant du communisme par Mao Zedong, chef du Parti communiste chinois)
        Pol Pot : c’est bien l’homme nouveau qui était au centre de l’utopie meurtrière qu’il entreprit de mettre en oeuvre sitôt que les Khmers rouges se furent emparés du pouvoir. (1,5, voire 2 millions de cadavres)

      31. Ces charmantes lignes de Lewis reprises chez qui par Basic ?
        Jean-Baptiste Noé. Et que défend par ailleurs ce charmant Noé ? Un certain Hayek. Encore lui, encore une fois, après la liste du National Review. Miraculeuse correspondance, Basic et James ?
        http://www.lopinion.fr/auteur/jean-baptiste-noe-195966/articles
        Oh je sais bien, ça plait aussi du coté du Saker de M’dam Roddier la prose ultraréac du Lewis. Qui s’en étonnera ?

    3. « Peut-on entendre la forme d’un tambour? »
      Non.
      http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-PDF/imagephys98/86-93.pdf

      En particulier peut-on entendre un tambour ayant la forme d’un triangle équilatéral? Je ne serais pas étonné d’y retrouver la fréquence fondamentale et les premières harmoniques de la tétratkys de Pythagore.

      Mieux que l’oreille absolue ? mieux que l’oreille pythagoricienne ? l’oreille de lapin évidemment. C’est d’ailleurs par là qu’on les attrape, qu’ils la prête ou pas, étonnés ou pas.

      1. Vous avez raison. La réponse est non puisqu’il y a des contre-exemples (assez tarabiscotés). Mais, d’une certaine façon qui peut être précisée, c’est vrai en général. D’où ma formulation: « Le problème a une réponse presque positive ».

        Quant à l’oreille absolue je me suis toujours demandé pourquoi elle était qualifiée d’absolue dans un monde où, paraît-il, tout est relatif.

      2. « Mais, d’une certaine façon qui peut être précisée, c’est vrai en général. »
        En écrivant ça je pensais à un « théorème » de Poincaré qui s’énonce:  » Sur une surface convexe, le nombre de géodésiques fermées plongées est impair », affirmation, évidemment fausse pour la sphère ronde, qui est cependant vraie “en général”.

        En fait je n’en sais rien pour le cas précis du « théorème » de Kac.
        Il me plaît au contraire d’y voir dans les exceptions au « théorème » une résonance morphique entre deux formes distinctes, par exemple la flèche et la cocotte (cf. p.91 fig.1).

        La résonance morphique comme explication de l’attirance sexuelle? Cupidon décochant sa flèche à sa cocotte?

      3. Quand la réponse est trop simple, c’est si dur que ça de l’avaler ?
        Après un long cheminement, la réponse théorique à cette question a enfin été apportée en 1992 par les mathématiciens américains C. Gordon, D. Webb et S. Wolpert. On peut la résumer de façon lapidaire :
        «Non.»
        http://www.phys.ens.fr/~chevy/Tutorat/Tut2_1.pdf
        Même en logique intuitive, c’est sans appel : Niet, sauf dans tes rêves.

      4. D’où l’expression « raisonner comme un tambour », ou un tom (un Thom ?). Fascinantes correspondances. Encore un coup (de tambour) des champs morphiques.

      5. Merci Vigneron pour la doc. Ce qui me plaît là dedans c’est l’analogie avec la mécanique quantique.

        « L’intérêt des expériences utilisant des films smectiques est leur grande maniabilité. De plus, ils constituent de véritables membranes sans qu’aucune analogie soit nécessaire, comme dans le cas des cavités micro-ondes. En outre, les équations qui déterminent les fréquences propres de vibration sont analogues à l’équation de Schrödinger bidimensionnelle. Ainsi, la forme du film en vibration peut être «associée» à la fonction d’onde d’une particule quantique évoluant dans un puits de potentiel. »

        « Les tambours considérés ici constituent donc une réalisation expérimentale indirecte de ces billards quantiques, sur lesquels beaucoup de travaux théoriques existent mais encore assez peu d’expériences. »

        L’anneau du Cern et les tam-tam des populations Xwéda, même combat? La MQ qui devient accessible à monsieur et madame Toutlemonde?

  12. On a vu le flou entre science et magie. Il y a bien entendu le même entre rêve et délire. L’intelligence se mesure, je crois, à la faculté de se mettre à la place de l’interlocuteur. Ce peut être difficile.

    1. « On a vu le flou entre science et magie. Il y a bien entendu le même entre rêve et délire. »

      Non, ce genre de propos entretient la confusion et la superstition, il ne s’agit nullement de magie mais de science et d’avancées scientifiques effectuées par des scientifiques, point barre.

      « L’intelligence se mesure, je crois, à la faculté de se mettre à la place de l’interlocuteur. »

      Non, il s’agit de modifier voire d’ouvrir son esprit sans s’aliéner, pour autant, la critique et la raison , nuance, et de taille !

      Qui « se serait mis » à la place de l’irradiée Marie Curie ?
      Personne !
      http://www.upmc.fr/fr/universite/histoire_et_personnalites/les_prix_nobel/marie_curie_physique_et_chimie_1903_1911.html
      http://www.lexpress.fr/informations/la-revanche-de-marie-curie_603963.html

      1.  » « L’intelligence se mesure, je crois, à la faculté de se mettre à la place de l’interlocuteur. »

        Voici l’original (thomien bien sûr): « L’intelligence est la capacité de s’identifier à autre chose, à autrui ».

        A mon avis cette citation ne peut être appréciée que dans le cadre d’une approche aristotélicienne* (vitaliste?): on ne peut comprendre autrui que dans ce qu’il a de semblable à nous, c’est une condition nécessaire à l’intelligibilité du monde par nous. Thom: « peut-on connaître autre chose que soi-même? »
        Thom: « La science [moderne] veut construire la vie à partir de la mécanique et non la mécanique à partir de la vie »

        Pour Thom la frontière entre science et magie est floue (il s’est beaucoup exprimé à ce sujet). Pour lui la distinction entre science et non science ne subsiste que dans l’esprit d’épistémologues attardés et de scientifiques obtus.

        Ceci dit c’est vous qui voyez.

        * Cf. Causes efficientes et causes finales https://fr.wikipedia.org/wiki/Finalisme#Science_et_finalisme

      2. Cette histoire d’intelligibilité me travaille.
        Visiblement les occidentaux et les populations Xwéda n’ont pas la même façon de voir les choses. Si on suit PJ dans « Comment la vérité… » on a deux types de rationalité, une rationalité formelle, mécanique, codifiée par l’organon contre une rationalité d’affect, qualifiée de primitive.

        Qu’est-ce que la rationalité? Pour Thom c’est une déontologie à l’usage de l’imaginaire. Visiblement la rationalité de Thom* est plus proche de celle des populations Xwéda que celle de l’organon!

        * « Distinguant deux vérités, scientifique et empirique, correspondant à deux réalités, Thom écrit: « La marche de la science se traduit par un conflit permanent portant sur la frontière entre le réel scientifique, par nature conventionnel, et le réel empirique, qui lui peut contenir des expériences vécues incommunicables. »

        Cf. http://www.imcce.fr/fr/presentation/equipes/ASD/person/chenciner/Vrai_faux_insignifiant.pdf

      3. « Je croyais que vous vous méfiiez du dogmatisme! »

        Voui, surtout la dogmatite aigüe. Rien à faire des ismes. Que serait Orangina sans la pulpe et la science sans ses zones de confort…?
        Donc, pour décollez la pulpe…

        « Car s’il y a un bord, il y a perte de sang, avec menace pour la vie. »
        Cautérisez Basic, la vie vous aime.

    2. « Le sage taoïste ne s’efforce pas d’atteindre le bien, mais tente plutôt de maintenir un équilibre dynamique entre le bien et le mal. »

      « Il est vain de lire ce qui restera toujours hors de votre portée. »

      Quelle portée ? Quelle transformation ? Est-ce donc cela votre spiritualité ?
      Parfois le chemin est dur…

      1. @Gudule
        Quelle portée ? Prendre conscience qu’il ne sert à rien de faire des commentaires fielleux comme il le fait alors que de toute évidence il ne comprend pas ce qu’il lit. La sagesse taoïste ne consiste pas à aboyer après ceux qui pensent différemment et l’auteur que je citais le disait très justement :
        « … ce fatidique sixième siècle avant Jésus-Christ qui a donné à la civilisation planétaire les jalons qu’elle a conservés tant bien que mal jusqu’à nos jours. Nous voici dans le Tao, le livre de la Voie et de la Vertu, que le génial C. S. Lewis prendra comme incarnation de toutes les sagesses de l’humanité, de toutes les quêtes de vérité et de juste mesure.
        Nous ignorons — résume-t-il — ce qu’est le chemin (Tao ou Dharma), mais nous savons du fond de notre être quand nous nous en écartons. Du fond de l’être, âme, esprit et entrailles, et non par la seule tour de contrôle de la raison morale! »

      2. En quoi, le fait que cloclo, exprime son opposition-exaspération, présume-il de SA capacité de compréhension de ce que VOUS CROYEZ connaître et savoir .
        Sa conscience, comme la conscience de tout un chacun, c’est son affaire !
        Si la sagesse taoïste n’intéresse pas Pierre, Marcel ou Émile, en quoi cela vous dérange-t-il ? Qui êtes-vous pour juger sans savoir et sans connaître autrui ?
        Sont-ce là les honorables reflets de ce que vous avez retenu de la sagesse taoïste ? : Écraser autrui de sa morgue de singe voire de perroquet « savant » .
        Enfin, pensez-vous par ce manque EVIDENT d’intégration et d’incarnation, de ce qu’est UNE PARTIE de la SAGESSE taoïste, avoir par cette arrogance crasse, ce mépris dégoulinant de suffisance grossière et ridicule et ce manque de la plus élémentaire empathie , une quelconque autorité pour dicter la conduite d’autrui ? Ou prendre un bon coup de pied dans le derche, histoire de vous « éveiller », pour de bon, sur vos propres lacunes et de vous faire, peut-être, sortir la tête et l’égo, de votre château de sable .
        Contrairement à vos affirmations péremptoires, certains individus n’ayant absolument aucune recherche, ni aucun intérêt pour une voie spirituelle, sont aussi, voire cent fois plus riches parfois, que des perroquets, francmacs ou pas, qui par ce qu’ils ont démarré une recherche se croient arrivés au sommet…de leur piètre ego piégé par leur propre suffisance !
        L’inquisition rationaliste poussée à son extrême, ne vaut pas mieux que l’inquisition taoïsto-vertueuse, dont vous êtes, par vos propos de psittacé, une bien triste représentation !Je vous le dis sincèrement, que l’entendiez ou pas ! Et non l’exemple accord, bienveillant et érudit, comme vous semblez vouloir nous le faire gober.
        James, mais QUI croyez-vous DUPER, à part VOUS-MÊME, en ce moment ?

        « alors que de toute évidence il ne comprend pas ce qu’il lit. »

        Bla, bla bla, stop la mousse, ça déborde…! Qu’en savez-vous ?
        C’est ça, alors, cessez d’étaler vos coquilles vides et sortez un peu vos tripes, ça aussi c’est TAO !
        On s’en tape des auteurs ! Sauf à la maternelle bien sûr !
        Et VOUS qu’incarnez-VOUS et qu’avez-vous pigé en ACTE ?

        Amicalement vôtre.

      3. Lorsqu’un sujet ne m’intéresse pas je n’insulte pas celui qui s’y intéresse et mentionne des textes relatifs à ce sujet.
        Je cite Cloclo suite à mon lien vers
        http://www.noocafe.com/a-noo/attracteurs.htm#chreodes:
        « Mon d.ieu mais vous avez lu un peu le charabia du site que vous collez ? Ah ça c’est sur c’est gentil tout plein, gentil. Vous savez plus je me coltine internet, plus je me rends compte que, moi, mes phases de delirium tremens je les ai passé à transpirer et me contorsionner dans une chambre pas à noircir du HTML comme beaucoup d’autres on dirait. »
        Et chacun de ses commentaire est de la même teneur, de plus en plus agressif, donc je recadre. N’inversez pas les rôles. Et puis tourner en dérision des auteurs tels que Fritjof Capra, C.S. Lewis et d’autres brillants auteurs sans apporter le moindre contre argument, cela démontre qu’il n’a pas compris ce qu’il a lu. Personne ne lui a demandé d’être pour ou contre. Et critiquer pour critiquer pour se défouler, hélas Internet est devenu un défouloir pour beaucoup.

      4. Au passage Gudule, si vous relisez votre longue tirade on se demande qui est qui arrogant et qui juge l’autre depuis le début. Idem pour Cloclo. Recadrer celui qui vous agresse me semblait le minimum syndical mais il y a trop de haine par ici. Je ne vois même pas ce que viennent faire les francmacs dans cette discussion, quant au perroquets, dans ce cas jetez tous vos livres et n’écoutez plus que vos bas instincts. C’est bien caractéristique de notre époque, chacun voulant imposer à l’autre ses certitudes. Je ne faisais que partager mais je n’éprouve aucun besoin d’imposer quoi que ce soit. Donc le sujet est clos et je vous laisse à vos défouloirs respectifs

      5. Allons James Bernard, je ne vous connais même pas, vous êtes trop sensible mon brave. Je moque vos écrits, les liens que vous collez et les citations que vous mettez (souvent sans guillemets) ! Parce que oui vos posts sont tartes et stupides la plus part du temps et y a rien à comprendre. Vos commentaires, point barre. Et c’est ça que vous vivez mal petit padawan de pacotille ? Relaxe man.

        A la prochaine.

      6. Je pensais la même chose de vous, sans doute avec plus de subtilité que vos propos, mais sans rancune
        Quant aux liens que je cite, je persiste : vous n’avez rien compris mais cela ne changera pas la face du monde qui tournera aussi bien sans Cloclo et sans James

      7. @james.

        Je ne vous juge pas. Je vous parle clairement et j’apprécie votre franchise. Nous avons TOUS nos zones d’inconfort et nos « allergies » et nos « allergènes ». L’entendez-vous seulement ?
        Collez un bouquet de marguerites sous le nez d’un asthmatique allergique aux marguerites et vous verrez la réaction…

        « Acquérir une connaissance spirituelle signifie subir une transformation (pour notre survie). »

        En fait, je me demandais juste, si, fort de votre affirmation à ce sujet, vous pouviez nous donner un exemple personnel concret et bénéfique pour nous tous, comme le ferait Capra, et ainsi nous éclairer sur votre expérience intérieure ?

        « Je ne faisais que partager mais je n’éprouve aucun besoin d’imposer quoi que ce soit »

        Me voilà rassurée.

      8. Dans ces cas-là, j’en connaissais une qui me reprenait immanquablement « non non, on dit « Je trouve que vous dites des choses tartes ».
        … irrésistible….

      9. @Gudule
        On ne se met pas à nu sur un blog, et encore moins quant il s’agit de sa vie intime, par contre on peut reprendre des textes qui expriment ce chemin intérieur, voilà tout.
        Votre bouquet de marguerite m’a beaucoup fait rire, mais quand certains provoquent, qu’ils ne s’étonnent pas qu’on leur mette un bouquet de marguerite sous le nez malgré leur allergie. Etre allergique au Tao c’est tout de même de l’hypersensibilité et il faut vraiment avoir beaucoup de ressentiment. Hermétique ou indifférent, pourquoi pas, mais allergique au Tao ? Mais soit.
        Voilà, pas besoin d’y revenir, on a fait le tour du sujet.

  13. Toutes les analogies sont acceptables… au début. Puis en déclinant les « faits » – c’est quand ça fait mal disait Lacan, que je ne connais pas mieux pour autant ! – on vérifie s’il y a ou pas cohérence entre différents faits : le scientifique cherche à « simplifier » mais cela implique forcément d’oublier des détails dérangeants qui se rappelle à nous ultérieurement.
    Que « Tout » soit connecté ne me choque pas mais pour rassurer (ou pas) Vigneron, j’utilise le terme Nature ( avec N) sans aucune vision téléonomique ou téléologique. C’est « seulement » un champ qui se construit et évolue et participe à « tout le reste » dont nous faisons partie, bon gré mal gré, depuis le repliement des protéines.
    Un lecteur pointu pourra peut-être confirmer ou pas ce qui suit : Malinowski, l’anthropologue, disait qu’il fallait qu’on ait vu ou vécu une situation au moins 3 fois pour en prendre conscience et éventuellement chercher à construire des connections – magiques ou scientifiques – entre ces 3 situations ?
    Trois fois c’est un minimum car Homo a pu se retrouver le cul par terre pendant des siècles sans penser à la Loi de la gravité, tout en construisant pyramides, temples et cathédrales. Mais la première fois que l’on se construit un lien intellectuel quantique/bactériologique, ça peut paraître « magique » ! Mais ce n’est que Nature au travail et c’est riche d’idées nouvelles.

    1. j’utilise le terme Nature ( avec N) sans aucune vision téléonomique ou téléologique

      Et donc J.F. Le Bitoux s’efforcera dorénavant de ne plus écrire inconsidérément des choses telles que (avec ou sans N) :

      cela veut dire seulement que la nature a prévu

    2. « Hermétique ou indifférent, pourquoi pas, mais allergique au Tao ? »

      Pas de nuance ? Noir/blanc ? Vrai/faux ?
      Pas trés Yin/Yang toussa, toussa…
      Peu importe, si vous avez fait le tour du sujet, quoi de plus normal.
      Je vous souhaite un très bon voyage au pays du Tao, James, et n’oubliez pas, le Tao et la vie aiment vos « bas-instincts » , judéo-chrétiens, et vous ?

  14. Arf! Vlat’ y pas que la nature pratique la politique de l’offre après quoi une main invisible fait le tri à la chinoise en ne gardant que ce qui marche… On n’est pas au bout de nos peines!

  15. Ce blog, avec les billets qui y sont semés, c’est quand-même une ressource inépuisable pour quelqu’un qui aurait le profil d’un…
    anthropologue !
    Meilleurs vœux, les plus irrationnels possibles, à toutes et tous, et à notre hôte 🙂

  16. j’ ai moi aussi aprécié l’article du « monde » sur cette possibilité de changer de paradigme.
    Par paradigme, j’entend notre capacité à comprendre le monde qui nous entoure… Enfin sur notre capacité à envisager que nos cellules produisent à chaques instants une grande diversité de programme.

    Un groupe d’homme peu produire à chaque instant un grand nombre d’idée….
    Mais le groupe ne retient que l’idée communément acceptée…
    De même la cellule produit un grand nombre de programme et le milieu cellulaire oriente leur sélection naturelle.
    Ce qui est intéressant dans cette conception de la vie c’est qu’elle offre une possibilité de changer l’ordre des choses établies…
    Pour un psychotique, il est presque impossible de reprogrammer un quotidien harmonieux; pour un névrosé, la mission est improbable…Mais possible?
    Il est donc très intéressant d’apprendre à se  » décontextualiser » pour changer le contexte de notre vie et rendre ainsi possible que nos cellule et donc notre vie prenne un tournant plus harmonieux!

    Je souhaite pour 2017 à tous les lecteurs de ce blog la santé car grâce à elle vous aurez du succès dans vos projets. Je vous souhaite aussi le bonheur car grâce à lui votre amour coulera sur vos être chers et je vous souhaite surtout de joyeux hasards car grâce à lui vous pourrez bénéficier d’instant positif et merveilleux!!!
    Enfin je vous souhaite surtout de provoquer des hasards en imaginant des futurs harmonieux!!!

  17. Kupiec: « J’ai proposé une nouvelle théorie qui n’est ni holiste ni réductionniste. Elle confère un rôle décisif aux phénomènes aléatoires – opposée à la vision déterministe qui fonde la notion de programme génétique – notamment dans l’expression des gènes. Ce moteur aléatoire au niveau génétique et moléculaire serait contrôlé par le niveau cellulaire sur le mode de la sélection naturelle. »

    L’écriture vomit les tièdes. On a une approche soit holiste soit réductionniste; selon moi la synthèse, si elle existe, n’est pas un mélange. Dans une approche réductionniste, le problème théorique de la biologie consiste à trouver une théorie unificatrice (ainsi les physiciens cherchent à unifier les forces fondamentales). Dans une approche holiste, le problème consiste à trouver une théorie des scissions. Kupiec quitte le niveau moléculaire pour se concentrer sur le niveau cellulaire. Dans une vision holiste il me semble qu’il est naturel de partir au moins de l’être vivant dans sa globalité (un animal par exemple). Pourquoi s’arrêter à la cellule, au milieu du gué?

    Théoriser c’est plonger le réel dans un virtuel contrôlé. Et plus le virtuel est contrôlé plus on a de chances que la théorie soit intelligible. Dans l’approche réductionniste, on plonge le réel dans un virtuel gigantesque, quasi-incontrôlé, un espace probabilisé sur lequel on plaque une mesure de probabilité. J’ai toujours été gêné, en biologie comme en économie, par l’arbitraire* de ce plaquage, vague modulation de la distribution gaussienne (le niveau zéro de l’intelligibilité -le bruit blanc-) en fonction des sacro-saintes « données expérimentales ». Pour le dire nettement j’ai toujours été gêné par le hasard-des-mutations-suivi (a posteriori donc)-d’une sélection-dite-naturelle. Pour moi c’est le degré zéro de l’intelligibilité, la quasi-pure paresse intellectuelle!

    Dans le cadre de l’opposition discret/continu, dont Thom dit qu’elle fonde et domine la pensée, le réductionnisme est clairement du côté du discret et le holisme du côté du continu. Et clairement pas d’intelligibilité sans lien, c’est-à-dire sans continuité. La théorie des catastrophes élémentaires de Thom est une théorie de l »analogie (je radote). C’est aussi une théorie des scissions. Sa théorie du déploiement universel, essentielle à sa théorie des catastrophes, a l’ambition de plonger le réel dans le virtuel contrôlé le plus simple possible, le plus intelligible. Peut-être la vision thomienne est-elle incorrecte? Ce qui est certain c’est que Thom ne peut êtree qualifié intellectuellement de paresseux!

    Timiota: « La question de détail est celle des régulateurs et des « capitaines dans le bateau » , c’est-à-dire des régulateurs de régulateurs. »

    Pourquoi de détail, il me semble au contraire que c’est une question importante?

    Dans la terminologie thomienne régulateur = centre organisateur. Pour lui (je crois!) le centre organisateur de base est la catastrophe fronce, à la base, selon lui, de l’embryologie animale: on la retrouve, selon Thom, partout: coeur (diastole-systole), poumon (inspiration-expiration), machine hydraulique (moulin), machine à vapeur (cycle de Carnot), etc.. Cette catastrophe fondamentale se complexifie en une hiérarchie des catastrophes (papillon, ombilics, double fronce, etc.) qui organisent ces catastrophes de base en jouant donc le rôle de régulateurs de régulateurs. Une des idées fondamentales de Thom est que la complexification de la structure de la régulation (nécessaire par exemple à la formation d’un nouvel organe) est due à l’affectivité. (Esquisse d’une Sémiophysique p.73).

    D’un point de vue mathématique, la classification des catastrophes élémentaires est (curieusement?) liée à celle de certains groupes de Lie (groupes de Coxeter, groupes de Weyl). Voir le chapitre 5 de http://www.entretemps.asso.fr/maths/Livre.pdf
    Cette classification est due au mathématicien russe Arnold. Voir p.21 fig.1 le diagramme qui hiérarchise les régulateurs:
    http://www.mathunion.org/ICM/ICM1974.1/Main/icm1974.1.0019.0040.ocr.pdf

    * Dans le cas de la mécanique quantique, la mesure de probabilité n’y est pas complètement arbitraire puisque son évolution temporelle est prescrite par l’équation de Schrödinger. Mais quid de cette mesure à l’instant initial?

    1. le centre organisateur de base est la catastrophe fronce.

      Je chatouille pensif mes pattes d’oies.

      Une des idées fondamentales de Thom est que la complexification de la structure de la régulation (nécessaire par exemple à la formation d’un nouvel organe) est due à l’affectivité.

      C’est là que je fronce les sourcils, rides du lion.
      Plus on lit Thom et plus on pense au botox.

      1. Sincèrement heureux d’apprendre que vous le lisez.
        Vu mon âge il me fait penser plutôt au viagra.
        Thom (de mémoire): « Le sexe mâle a la forme qu’il a car c’est la forme structurellement stable la plus simple permettant le transport des gamètes ».
        La dernière des catastrophes élémentaires, la plus complexe, la plus riche, la catastrophe « ombilic parabolique » est aussi appelée catastrophe champignon (phallus impudicus).

      2. @ BasicRabbit

        Quand après plus de cent cinquante messages philosophant autour de thèmes aussi divers que variés, on en arrive à discuter de la forme des zizis comme catastrophe au sens mathématique du terme, et qu’on se dirige à grand pas vers son interprétation métaphysique, on sait qu’on est enfin arrivé à la seule partie sérieuse de la philosophie.

        Comme disait je ne sais plus qui dans une autre version : si la réponse n’est pas « La bière et les femmes », c’est que ce n’est pas la bonne question.

    2. @BasicRabbit
      Peut-être aimeriez-vous lire « Le paradigme des processus complexes », le dernier livre de Marc Halévy
      Page 43 : René Thom a fait remarquer (in : Stabilité structurelle et morphogénèse) que le pouvoir de l’explication mathématique faiblit rapidement à mesure que les systèmes deviennent plus complexes.
      http://www.noetique.eu/livres/paradigme-processus-complexe

      Ce déclin de l’efficacité des algorithmes mathématiques accélère quand on aborde la chimie…
      En biologie, à l’exception de la théorie des populations et de la génétique formelle, les mathématiques ne servent qu’à modéliser quelques situations particulières…
      La réduction rapide des utilisations possibles des mathématiques quand on passe de la ^physique à la biologie est tout à fait connue des spécialistes qui rechignent à la révéler au grand public.
      Continuons à réfléchir avec René Thom.
      Prenons une métaphore : rouler à vélo.
      Hypothèse : je suis bien incapable de rouler à vélo. Puis-je néanmoins créer une science du roulage à vélo ? Oui répond René Thom. Car même si je ne sais pas rouler à vélo, je peux décrire quelqu’un qui roule à vélo, et ce dans plusieurs langages complémentaires, avec des mots, des desseins, des photos, des mesures de vitesses, d’angles etc.
      Je puis aussi expliquer la physique mécanique de l’action de rouler à vélo (forces, couples, énergie et moments cinétiques, équation de Newton pour les effets de gravité sur la chute du cycliste et pour le calcul de sa trajectoire parabolique au-dessus de son guidon en cas d’éjection…)

      Mais si je veux vraiment comprendre (et non pas seulement décrire ou expliquer ou prédire) ce que rouler à vélo veut dire, je n’ai pas le choix. Aucun livre, aucune théorie, aucun schéma, aucune équation ne me révélera le secret. Une seule solution : prendre mon courage à deux mains et tenter de rouler moi-même. Et accepter de rater, de tomber, de me faire mal, une fois deux fois trois fois, jusqu’au divin moment où tout mon corps comprendra et trouvera la délicate homéostasie psychomotrice qui m’autorisera à avancer sereinement grâce à un permanent déséquilibre contrôlé. Là j’ai compris ce que rouler à vélo veut dire !

      Le dilemme est terrible entre la ^précision analytique et la compréhension holistique qui se rejettent mutuellement. Il est impensable, en même temps, de comprendre la logique du Tout et de mesurer les caractéristiques d’une partie isolée.
      Dans un système complexe comme le corps humain, la moindre intervention, la moindre transformation, la moindre médication va, de proche en proche, perturber, voire transformer le comportement de toutes les parties de cette anatomie terriblement intriquée.

      Et cela n’est pas sans rappeler le Tao évoqué dans les messages précédents : l’intention, les attracteurs, les champs morphiques, les tensions, les émergences et transformations

      1. Thom: « On peut dire sans exagération que toute théorie de l’interdisciplinarité doit être fondée sur une théorie générale de la propagation spatiale d’un agent efficient -en physique, dans le monde matériel- sur une théorie des modes spatiaux de la propagation de l’énergie. »

        Cette citation semble faire la part belle aux thermodynamiciens en général et à Prigogine en particulier.

        Mais il écrit aussi: « … l’irritant hiatus entre énergie et signification qui sépare thermodynamiquement le monde inerte du monde vivant. »

        La signification ne s’explique pas par la théorie thermodynamique de l’information. Pour toute théorie raisonnable de l’information, la quantité d’information contenue dans « entrez » et « sortez » est quasiment -sinon rigoureusement- la même. Qui oserait dire que ces deux mots ont la même signification?

        J’aime bien votre distinction entre comprendre et expliquer; c’est comme inspirer et expirer, il y a une respiration de la pensée. Déploiement puis repli. Star board and port.

      2. la quantité d’information contenue dans « entrez » et « sortez » est quasiment -sinon rigoureusement- la même. Qui oserait dire que ces deux mots ont la même signification?

        La sortie de secours m’est pourtant l’entrée la plus chère – précisément parce qu’elle m’est la moins chère, mais c’est une autre histoire.

      3. Pour sûr, le déclin de l’efficacité des algorithmes mathématiques, passe pas un jour sans qu’on nous en rebatte les esgourdes…

      4. avec des mots, des desseins, des photos,

        J’ai contrôlé, par acquis de conscience, et Halévy a bien écrit dessin et non dessein.
        Problème de copier/coller et/ou dessin intelligent ?

      5. @Vigneron
        « Pour sûr, le déclin de l’efficacité des algorithmes mathématiques, passe pas un jour sans qu’on nous en rebatte les esgourdes… »
        ……..
        A juste titre, ne vous en déplaise… en chantant la Javanaise (pour rester dans le tempo)

  18. On pourra plus dire que Jorion et Summers ne sont jamais d’accord. En tout cas à propos de l’ex collègue du premier à Irvine.
    Créationnisme.
    Larry Summers au sujet du programme économique de Navarro et Ross pour le mandat du Donald :

    “The Navarro-Ross paper is well beyond voodoo economics,” Summers said of the September report on Trump’s growth plans. “The logic of it, the arguments made, are so far out of the mainstream of any kind of responsible economic thinking that they are the economic equivalent of creationism.”

    http://bloom.bg/2iDS2Op
    https://assets.donaldjtrump.com/Trump_Economic_Plan.pdf

    1. Non di diou! ça envoie du bois chez les red necks!

      Je ne fais pas la même lecture. Pour moi, sous la plume de Summers, créationnisme équivaut à non-orthodoxie.

      De ce point de vue on pourra plus dire que Jorion et Trump ne sont jamais d’accord.

      1. No, creationism – like navarro-ism, is just bigotry, bigot, for Jorion as well as for Summers.
        http://www.pauljorion.com/blog/2016/12/26/le-temps-quil-fait-le-23-decembre-2016-retranscription/

        Ce Monsieur Navarro n’a pas de notions récentes sur le fonctionnement de l’économie et surtout de la finance. Ça n’a pas l’air d’être son domaine et du coup, il n’y connaît pas grand-chose. Et donc, je me moquais du fait que son souverainisme à 25 centimes, c’était bien pour les années 1830, mais que cela fait longtemps que l’économie, et surtout la finance, ne fonctionnent plus comme ça. En fait il n’a pas l’air du tout au courant de la finance, ceci expliquant sans doute cela.

      2. Jorion à front renversé ?
        Comprend pas.
        La finance est le truc que Paul condamne chaque fois qu’il condamne sa pratique principale, la spéculation. Spéculer, c’est aussi exiger un retour sur investissement de 10~15% quand le plus raisonnable actuellement est de l’ordre de 2 à 3%. C’est une des nombreuses pratiques qui font que la richesse des 1% croît alors que les 99% n’ont que leurs yeux pour pleurer.

        La finance est donc l’ennemie et qu’un Navarro clame des trucs qui sont sensés lui faire du mal ne me gêne pas, bien au contraire. Il nous faudrait des centaines de Navarro comme autant de grains de sable dans cette mécanique qui ne nous veut pas du bien.
        Maintenant que les connaissance du Navarro ne soit pas à la hauteur, qu’importe !
        Et j’espère que les conseillers éco. de Trump soient de la même trempe. Les USA ne peuvent que difficilement tomber plus bas, mais sait-on jamais. Il ne faut pas oublier que nous avons un mur devant nous, qui ne sera surmonté qu’avec moins de tout, si il l’est jamais. Adieu, veaux, vaches, cochons et Navarro…

  19. Et pour clore le débat des joyeux, des grincheux, des jamais contents, des allergiques à Tartempion, des « je sais tout » mais qui ne savent pas forcément grand chose etc etc, ceux qui se croient plus forts, intelligents et plus subtils que ceux qui ne pensent pas comme eux au lieu de se dire que peut-être les autres, il leur arrive aussi d’avir raison …. bref, la liste est longue, mais à toutes et à tous,
    Bonne année 2017 en attendant 2018, juste avant 2019
    Chers Amis,
    Je vous prie d’accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l’occasion du solstice d’hiver et du premier de l’an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

    Ces vœux concernent plus particulièrement :
    – la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d’une quelconque volonté de m’immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques ;
    – la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d’imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti ;
    – le bonheur, sachant que l’appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu’il n’est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.
    Nota Bene :
    Le concept d’année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n’implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d’autres cultures n’est absolument pas mise en cause…

    Notamment :
    – le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l’an 1434 de l’Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d’islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israëlo-palestinien ;
    – le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d’Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l’humanité ;
    – le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l’année du Dragon d’Eau, 78ème cycle, n’implique aucune prise de position dans l’affaire dite « des frégates de Taïwan » ;
    – le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3ème décade de Frimaire de l’an 221 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions.
    – Enfin, l’emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur.
    Son choix tient au fait qu’elle est la seule couramment pratiquée par l’expéditeur.
    Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

    Clause de non responsabilité légale :
    En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure.
    Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.
    Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.
    Leur reproduction est autorisée.
    Ils n’ont fait l’objet d’aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d’une année, à la condition d’être employés selon les règles habituelles et à l’usage personnel du destinataire.
    A l’issue de cette période, leur renouvellement n’a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.
    Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d’âge, de genre, d’aptitude physique ou mentale, de race, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d’appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.
    Leurs résultats ne sont en aucun cas garantis et l’absence, totale comme partielle, de réalisation n’ouvre pas droit à compensation.

    En cas de difficultés liées à l’interprétation des présentes, la juridiction compétente est le tribunal habituel du domicile de l’expéditeur.

      1. @vigneron
        Manque le principal, les guillemets.
        …………..
        Et un sac plein de guillemets à chacun dans ce cas. C’est ce que dit Hubert Reeves dans Malicorne.
        Bonjour le plaisir de lire dans ce cas !
        C’est une version 2017 de ceux qui sont sérieux sans se prendre trop au sérieux

      2. « L’homme qui veut aller de plus en plus à l’est se retrouvera à l’ouest. »

        A l’ouest ?
        You’ done it !!!

    1. @ JB

      Si on enlève la partie « Je m’excuse de vous demander pardon », votre prose se résume à ces mots : Bonne année !

      Bonne année à vous aussi. Et je ne m’excuserai pas de vous demander pardon de vous la souhaiter. 🙂

  20. Meilleurs voeux à vous aussi, James.

    Vous invoquez (trois fois) des « valeurs existentielles ». Mon truc à moi, ce sont plutôt des valeurs essentielles. En hommage à Aristote.

    Car citons notre hôte (« Comment la vérité… » p. 167): « Ce qui fait précisément qu’existe la pensée, c’est ce miracle du syllogisme, et c’est lui qui est fondateur de la pensée. »
    Le syllogisme comme le premier moteur de la pensée? Un moteur à essence, bien sûr!

    1. Un premier moteur de la pensée mathématique selon Thom:

      « De la répétition indéfinie du même acte, l’addition de un, naissent les entiers naturels, l’arithmétique, d’où émerge, en grande partie, la grandiose construction des mathématiques. Ceci nous montre comment, d’un fond d’événements indistinguables, peut sortir la variété infinie et joyeuse des formes. »

      A partir du monoïde libre naissent ainsi toutes les structures fondamentales de l’algèbre. Thom fait explicitement l’analogie avec la naissance des structures chimiques.

      Approche que je qualifierais volontiers de nominaliste…

      1. La luxuriante variété « infinie et joyeuse » des formes produites par les « nominalistes » tempérée par ces rabat-joie de « réalistes »?

        « C’est parce que la mathématique débouche sur l’espace qu’elle échappe au décollage sémantique créé par l’automatisation des opérations algébriques. »

        Thom: « La physique est une magie contrôlée par la géométrie. »
        Jorion: « La physique est une religion contrôlée par des noms communs. »

        Tempérance par la géométrie? Modèle géométrique de l’affectivité?

        Thom: « Seule une métaphysique réaliste peut redonner un sens au monde. »

      2. @ Jacquot

        Merci! Mais euh… à moins que vous ayez changé de pseudo je crois que vous êtes nouveau ici. 🙂

        Car pendant des années j’ai abreuvé (le mot est faible!) ce blog de citations de Thom, celles recueillies par Michèle Porte et bien d’autres.

    1. Superbe!

      Moi mon truc c’est ça:

      https://www.youtube.com/watch?v=bH1s8PcDBEM

      Pour moi harmonie quasi-parfaite entre le choeur des femmes, celui des hommes, et la voûte de l’église (dont on devine la présence (voire la forme…) rien qu’à l’entendre). Communion à 3’45.

      PJ, du temps où nous nous parlions, m’a un jour qualifié de mystique.
      Thom: « Il y a une certaine opposition entre géométrie et algèbre. le matériau fondamental de la géométrie, de la topologie, c’est le continu géométrique: étendue pure, instructurée, c’est une notion « mystique » par excellence. L’algèbre, au contraire… »

      Numérique vs analogique.
      Mécanique quantique vs cantique vitaliste.

      1. Dommage, on apprend rien à l’école citoyenne.
        Hormis tourner autour de son propre nombril. À part cultiver l’illusion d’un emploi stable. Chez les russes comme chez les français. La langue habite un autre pays. Très lointain.

  21. @ Gudule

    Merci pour le lien http://www.sagesse-marseille.com/lhomme-sage/philosophie-dans-la-vie/la-philosophie-antique.html

    Chaos, mythos, theos, cosmos, logos… En quelques lignes. La classe!

    J’ai tilté sur le paragraphe 3: Le rôle essentiel de la cité comme mésocosme.

    Macrocosme, mésocosme, microcosme.
    Ectoderme, mésoderme, endoderme.
    Wiki: « Le mésoderme, par opposition à l’endoderme et à l’ectoderme, est le feuillet cellulaire intermédiaire de l’embryon des métazoaires qui se met en place au moment de la gastrulation. Cependant, seuls les métazoaires triploblastiques le possèdent. »
    L’homme est un animal politique parce qu’il est un métazoaire triploblastique?

    La cité des hommes d’Aristote et de Platon devenue au Moyen-âge la cité de Dieu « pour donner la priorité à l’éthique individuelle ». Puis, avec l’abandon de Dieu et son remplacement « moderne » par le hasard, la cité du vide, du néant?

    Mais, (mal?)heureusement, il y a la méca-cu pour nous sortir le cul des ronces.

  22. La longueur et la variété des réponses à ce texte sont remarquables. Je n’en ai pas entièrement pris connaissance tout de même, mais ce que j’en ai lu était fort distrayant.

    Reste une question tout de même, aussi intéressant que soit ce texte… quel rapport avec la choucroute ? Je veux dire la choucroute de la vague scélérate qui se dessine de plus en plus, de son analyse et des débats sur les réactions envisageables.

    Sauf si j’ai manqué quelque chose de majeur, aussi intéressant que soit ce texte du point de vue biologique, la seule suggestion qui puisse en être tirée s’agissant de la problématique qui agit notre hôte Paul Jorion et intéresse et motive plus d’un autre, c’est que l’irréversible existe.

    Oui, qu’il s’agisse de bifurcations dans l’arbre des possibles, d’idiosyncrasies bien établies ou d’attracteurs étranges, la biologie suggère fortement que certaines situations deviennent proprement indémerdables, parce qu’un comportement ou une structure s’est trop solidement installé pour pouvoir être jamais délogé.

    Soit.

    Si je dis que ça ne me surprend pas, que d’ailleurs je me doutais un peu que l’irréversible ça existe, que du coup je ne retire de ce texte de biologie rien d’utile pour la choucroute… est-ce que je manque quelque chose ?

  23. Félicitations à Cédric Mas pour son brillant job de debunking des mystifications syrio-gazeuses mélenchoniennes.
    On n’a pas (encore ?) l’habitude de demander leurs sources aux politiques quand ils assènent leurs crédos à grands coups de tweets, mais celui-là sent fort l’Escobar et ses relais.

    1. @ Vigneron
      Je commente sur le blog de Roddier et vous indiquez que Mme Roddier fricote avec le Saker. Je cite un certain Noé à propos de Lewis, et vous faites remarquer qu’il est dans le sillage de Hayek.
      Vous m’amalgamez à James Bernard. « celui-là sent fort l’Escobar et ses relais » (je n’ai même pas cherché à savoir qui vous visiez, Mélenchon?).

      Vigneron flic de la pensée. Free-lance ou assermenté?

      1. Elle fricote pas, elle EST le Saker francophone, banane. Connais au moins qui tu fréquentes. Lewis EST un héros globalisé de la réaction. Noé un petit soldat bien coiffé de la même engeance. La fille à Thom c’est à voir. Le Petitot au papa c’est tout vu. La bande des jamais-morts du lamarckisme bleu-blanc-rouge et autres autres derniers résistants au darwinisme typiquement trisocolores, n’en parlons pas. That’s all.

      2. « Pour l’évolution des sociétés humaines, c’est le mécanisme de Lamarck qui prévaut ». De Didier Raoult, l’un des plus inventifs et brillant scientifique qui dirige le plus grand centre consacré aux maladies infectieuses. Il est le troisième microbioogiste le plus cité au monde.
        Pour nourrir ses réflexions, il faut diversifier les sources et sélectionner les plus fertiles des penseurs.
        Didier Raoult a publié plusieurs livres dont « dépasser Darwin » qui renverse les certitudes héritées d’un Darwinisme trop souvent érigé en dogme. Avec Didier Raoult c’est un nouveau monde qui se donne à voir.

        Henri Atlan également : le vivant post-génomique. Et Croyances.
        Il fait apparaître les limites des modèles informatiques adoptés par la génétique depuis des décennies. Il bouleverse la façon dont inné et acquis se distinguent, se combinent et s’articulent. Henri Atlan ouvre de nouvelles perspectives pour penser la complexité du vivant et de l’humain. Est abordée l’héritabilité post-génétique.
        La biologie a dépassé le stade où tout était réductible à la seule information génétique inscrite dans les gènes. L’ancien paradigme reste présent de façon caricaturale dans le grand public.

        Le cerveau sur mesure de Jean Didier Vincent et Pierre Marie LLedo. Une partie très intéressante : l’olfaction ou le prototype de l’épigénèse : comment notre mémoire des odeurs est-elle si robuste si nos neurones meurent après avoir appris ? L’odorat plus que tout autre sens est lié à la mémoire.
        Est abordé le rapprochement des neurosciences contemporaines et la méditation.

        Pour conclure, « notre génome humain n’est pas beaucoup plus compliqué que celui d’une souris, par contre nous avons acquis des fonctions mentales uniques dans le phylum des vertébrés qui nous permettent d’exprimer notre empathie à autrui. Ces facultés nous les devons à l’acquisition du cortex préfrontal et la liberté qu’il nous procure, lui qui est régi par des règles d’incertitudes propres à l’être humain.
        L’être humain reste le seul animal à pouvoir échapper à la dictature des gènes et des hormones grâce à la plasticité de son cerveau qui lui offre la liberté de création et d’imagination.
        Cette quête de liberté, qui a commencé très tôt, puisqu’on la retrouve chez le petit poisson, nous invite à rester humble devant la vie ».

      3. James,

        C’est rigolo, il suffit de googler un morceau de votre post, pour voir d’où vous l’avez pompé.

        Ex : « il fait apparaître les limites des modèles informatiques adoptés par la génétique depuis des décennies « 

      4. Joël de Rosnay. L’héritage épigénétique. Lamarck vs Darwin. Hérédité des caractères acquis. Voir publications sur stress, tabagisme
        https://twitter.com/derosnayjoel/status/636557189843427329

        LES VRAIS JUMEAUX ET L’EPIGENETIQUE
        Génétique + Epigénétique + environnement + malbouffe + voyage des agents pathogènes + stress et mode de vie…..
        2 à 3% du génome sert à coder la synthèse protéique ; à quoi sert le reste ?
        Chez les vrais jumeaux dont l’un a $une maladie génétiquement déterminée on ne retrouve la maladie chez l’autre que dans 30 à 50% des cas ( diabète …..)

        En complément :
        « Comme la plupart des insectes sociaux, les fourmis charpentières de Floride sont organisées en castes…
        L’épigénétique, longtemps négligée, est un domaine actuellement en plein essor et nul doute que ces travaux viendront étayer d’autres recherches de ce type, y compris chez l’homme. »

      5. @Hippolyte B
        Contrairement à certains bien identifiés, je ne « pompe pas » des pensées sans les avoir mûries,je les cite. Donc, quand je cite Henri Atlan, j’ai également lu son livre, contrairement à vous qui googlez pour essayer de prendre à défaut ceux qui ne pensent pas comme vous ni ne vénèrent aveuglément le communisme. Pour reprendre l’expression de BasicRabbit un peu plus haut : flic de la pensée vous aussi ?

  24. Un bon Capra, Meet John Doe, Gary Cooper, Barbara Stanwyck, VO et sous-titres à chier.
    https://youtu.be/UQ944AOMES0
    The Colonel: And let me tell you, Long John, when you become a guy with a bank account, they gotcha! Yes sir, they gotcha! When they got ya, you’ve got no more chance than a (basic) road rabbit.
    Beany: Who’s got him?
    The Colonel: The helots!

  25. @ Vigneron
    (basic) road rabbit

    Votre façon d’être sur ce blog me fait penser à la citation d’Héraclite: « Le Maître, dont l’oracle est à Delphes, ne dit ni ne cache, il signifie ». J’ai déjà écrit ici. Jadis. Pour vous.
    Pour vous montrer en quelle estime je vous porte, voici ce que ça donne en image, c’est à 37’15
    https://www.youtube.com/watch?v=B1t_o_CMA_E

    L’impression que vous me donnez est que vous semblez aimer jouer sur ce blog le rôle du maître. Je vois en vous un petit côté « force doit rester à la loi (c’est-à-dire à moi) ». C’est ainsi que j’interprète votre insistance toute récente à me faire bien remarquer que le « théorème » de Kac n’en est pas un: « Même en logique intuitive, c’est sans appel : Niet, sauf dans tes rêves ».

    Le vrai, le faux, l’insignifiant, la logique dans tout ça:
    http://www.imcce.fr/fr/presentation/equipes/ASD/person/chenciner/Vrai_faux_insignifiant.pdf

    « Sauf dans tes rêves »
    Ce qui m’intéresse dans la résolution du problème de Kac, c’est l’incursion, pour moi inattendue, de la géométrie hyperbolique, de la géométrie projective, quasiment absente de ce que je connais de la pensée thomienne, omniprésente dans la pensée lacanienne.
    Voilà le niveau auquel il me plaît d’échanger avec vous.

    J’aime bien les analogies. Thom/Lucky-luke, moi/rantanplan.
    L’auteur de Lucky-luke se nomme Morris.
    Morris, le clope de Lucky-luke, Lucky-Strike, la BD. Lewis et les manuels d’éducation, blablabla.
    Voilà un (ca)niveau où je ne vous accompagnerai pas.

    1. @ Vigneron
      Je n’avais pas lu votre 00 04 avant de lancer mon 9 57. C’est aussi bien comme ça.

      Pour alimenter votre caniveau:

      Thom/Petitot.

      Décidément vous aimez l’amalgame!
      Quelqu’un qui écrit « Vers des lumières hayekiennes », qui se revendique aronien, hayekien, et popperien ne saurait, à mon avis rantanplantesque, être thomien.

      Je m’aperçois qu’il y a du flic chez moi aussi: je fais des fiches!
      J’ai ça sous le coude. Je ne me souviens plus si je l’ai ou non balancé jadis sur le blog:

      Ultra-libéralisme scientifique

      L’ultra-libéralisme renvoie classiquement à l’économie et à la finance. Je voudrais donner ici un aperçu de l’ultra-libéralisme scientifique en France, actuellement très en cour auprès des zélites, les scientifiques en question ayant pignon sur rue à Polytechnique, à l’IHES (le Princeton français), etc.

      J’ai choisi deux articles de Jean Petitot, qui a côtoyé René Thom dès le début des années 1970:

      1: « Vers des lumières hayekiennes »: http://www.crea.polytechnique.fr/JeanPetitot/ArticlesPDF/Petitot_Hayek.pdf

      2: « Auto-organisation, criticité et temporalité »: http://www.carnetsnord.fr/colloques/cerisy-2007/pdf/cerisy2007_1_petitot.pdf

      Quoiqu’en dise PJ¹ je suis convaincu que Petitot est l’un des plus fins connaisseurs¹ de la pensée thomienne. Le GROS problème, à mon avis, est qu’il détourne cette pensée avec des visées démiurgiques ultra-libérales alors que la philosophie thomienne est fondamentalement herméneutique (Thom était non-croissantiste, voire décroissantiste).

      Ce qui meut Petitot et al. (dans 2 « Mon cher Jean-Pierre » renvoie à JP Bourguignon qui a été directeur de l’IHES) c’est le libéralisme hayekien: « Le libéral est, selon les propres termes de Friedrich Hayek, celui qui laisse faire le changement, même si on ne peut pas prévoir où il conduira. Il implique, par conséquent, une confiance dans les capacités des personnes à s’adapter continuellement à des conditions changeantes et toujours imprévisibles. »

      Attitude scientifique que je considère comme délirante (Tchernobyl, Fukushima, bientôt les OGM, etc.) mais qui est dans le droit fil de la tradition démiurgique polytechnicienne.

      Quelques citations de 2 qui me paraissent typiques (le titre de 1 se suffit à lui-même):

      p. 42: « Est-il donc éthiquement préférable de contrôler socialement l’évolution de la science au nom d’anticipations définies par les fins de l‟homme, ou bien est-il préférable de la laisser évoluer librement de façon à engendrer une histoire à laquelle nous nous adapterons sans pouvoir la prévoir? Pour ma part, je penche pour la seconde solution. C’est un principe éthique que de ne pas prophétiser l’histoire. »
      Son serment d’Hippocrate scientifique est un serment d’hypocrite! Au nom du dogme libéral Petitot s’oppose à la première solution et donc à l’impératif kantien auquel il prétend se plier p. 45:
      « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen. »

      p.16: « À partir d’elle [la coupure galiléenne], l’homme ne peut plus habiter symboliquement le cosmos, mais il le maîtrise. » Attitude typiquement démiurgique!

      p. 18: Opposition Sciences du diagnostic/Sciences appliquées. Dérives eugénistes.

      pp. 26 et 27: Délire (à mon avis) de la géo-ingénierie.

      J’en passe et des meilleures. Dans le cochon tout est bon: il faut tout lire!

      Tous ces gens croient dur comme fer à l’auto-organisation, à l’ordre spontané catallactique à la Hayek, à la main invisible du marché, etc.

      Et PJ dans tout ça?

      L’auto-organisation est centrale dès l’introduction de PSI: « Et si la pensée résultait de l’auto-organisation d’un univers de mots ? C’est cette dernière hypothèse qui sera explorée ici. »

      PJ prend position pour les auto-organisateurs que sont Prigogine et Roddier.

      Accepter le concept d’auto-organisation n’est-il pas accepter la conception hayekienne du libéralisme?

      La lecture de ses commentaires dans
      http://www.pauljorion.com/blog/2014/12/03/quand-les-robots-jouent-aux-jeux-videos-ils-nous-font-honte/
      (jointe au fait qu’il élude systématiquement les questions que je lui pose à ce sujet -cf. entre autres mes commentaires 22-) me laisse perplexe.

      1: Petitot s’est beaucoup exprimé sur l’oeuvre de Thom, ce qui permet de se faire une opinion (même erronée, sans doute mon cas).
      PJ, au contraire, se limite à des  » j’ai beaucoup de respect pour ses manières [de Thom] très aventureuses de s’efforcer de voir les choses autrement » ou « pour moi René Thom est un mathématicien dont les travaux m’ont toujours fort intéressé et inspiré » … (j’en passe de meilleures!).

      PS: Petitot se dit popperien, aronien et hayekien. Cf. http://philonsorbonne.revues.org/401

      « Pour Popper, l’essentialisme est une conception de la science erronée, ayant son origine dans les philosophies de Platon et surtout d’Aristote. »

      Pour Thom c’est plutôt l’essence qui précède l’existence: cf. Thom/Porte p. 67

      Popper: « Je nomme essentialisme méthodologique l’opinion de Platon […] selon laquelle l’objet de la connaissance pure ou de la ‘science’ est de découvrir et de décrire la nature véritable des choses, c’est-à-dire leur essence.

      Popper y oppose sa position propre, qu’il caractérise comme un « nominalisme méthodologique ».

      « Au lieu de tendre à découvrir la réalité des choses et à en définir la nature, entreprendre de décrire comment la chose se comporte selon les circonstances, et, plus particulièrement, de déterminer si ce comportement obéit à des règles universelles. Selon cette théorie, la science a pour but de décrire et d’expliquer à l’aide de lois universelles. »

      Popper: « Le développement de la science depuis Aristote peut, je crois, être résumé en disant que chaque discipline, aussi longtemps qu’elle a usé de la méthode aristotélicienne des définitions, est demeurée dans un état de verbiage et de scolastique aride ; la capacité qu’ont eue les différentes sciences à progresser a dépendu de leur capacité à se débarrasser de la méthode essentialiste. »

  26. « S’agissant des psychoses, l’atteinte au réseau fait qu’elles restent, incontournablement, « au milieu du carrefour », au toucher de la conscience et de pas mal d’autres mécanismes psychiques. Cela congestionne toute tentative de reconfiguration mnésique, on doit « vivre avec » sans pouvoir surmonter l’affection « .
    Des psychiatres attestent que certains de leurs patients psychotiques atteints de schizophrénie voient leurs troubles disparaitre au bout de plusieurs années de traitement et se passent et de suivi et de médicaments, sans que l’on sache bien pourquoi. Plus ou moins irréversibles donc mais avec un mais.

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