Archives par mot-clé : effet de levier

APRÈS LE CASINO, LA ROULETTE RUSSE ! par François Leclerc

Billet invité.

Les affaires ont repris leur cours comme si de rien n’était. Sur le marché des instruments financiers, les trackers ont la vedette, mais ils ne sont pas les seuls à prospérer. Dans cette vaste famille plus ou moins réglementée figurent également les contrats pour la différence (CFD), les warrants et les turbos. Ce n’est plus le casino, c’est la roulette russe ! Continuer la lecture de APRÈS LE CASINO, LA ROULETTE RUSSE ! par François Leclerc

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ESCAMOTÉ, L’ASSAINISSEMENT DES BANQUES EST TOUJOURS PRIORITAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Éclipsé par l’actualité politique, mais aussi par lassitude, le sujet lancinant parce qu’irrésolu des banques ne va pas tarder à réapparaître. Soit au chapitre des manipulations et tricheries, soit en raison de la nouvelle opération de communication de la BCE et de l’Autorité bancaire européenne, sur le thème « il n’y a rien à voir ! ». Mais les évolutions réglementaires les concernant vont également faire que l’on en reparle, quoique n’abordant toujours pas de front la problématique de leur assainissement, ce premier pas vers une véritable sortie de crise.

À l’initiative du vice-président de la FDIC (le fonds de garantie des banques américaines), Thomas Hoenig, il est de plus en plus question dans le petit monde des régulateurs de faire de l’effet de levier – le rapport entre actifs et fonds propres – le ratio principal régissant le niveau de capitalisation des banques, et non plus un simple filet de sécurité tendu sous les ratios de Bâle III. Car le calcul de ceux-ci repose sur la valorisation des actifs bancaires selon les modèles propres des banques et leur fiabilité est désormais en question, conduisant à prendre en considération le modèle de gestion du risque utilisé, un de plus !

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L’actualité de demain : LA RÉGULATION BANCAIRE MISSION IMPOSSIBLE, par François Leclerc

Billet invité.

Sans aller jusqu’à dire que les responsables politiques sont de grands poètes, il faut leur reconnaître la maitrise d’une alchimie : celle de la magie des mots. Récession n’était prononcé que du bout des lèvres, croissance l’est à pleine bouche à la faveur d’un frémissement de l’activité économique. Cet espoir fou reposant sur le début de l’amorce d’une tendance aux lendemains incertains relève d’une théorie des cycles économiques fondée sur une observation des plus pertinentes : « après la pluie vient le beau temps ! ». Mais aux grandes espérances correspondent, quoique plus rentrées, de sourdes inquiétudes.

Il ne faudrait pas que le système bancaire, en plein effort de désendettement et luttant pied à pied contre la baisse de ses rendements, en vienne à prendre trop de risques spéculatifs. Or les régulateurs peinent à trouver la formule magique garantissant que les banques pourront résister au prochain choc, implicitement considéré comme inévitable. À peine ont-ils imposé un ratio limitant l’effet de levier, pensant avoir marqué un sérieux point, que celui-ci se révèle à son tour une garantie très relative et discutable. Non seulement, comme l’ont fait remarquer les représentants des banques pour s’opposer à son introduction, car un établissement peut avoir un effet de levier important mais des actifs solides (comme des titres de la dette souveraine), mais parce que le mode de calcul de l’effet de levier n’exclut pas certaines finesses créatives permettant de le diminuer, ou bien encore parce qu’il diffère des deux côtés de l’Atlantique, ainsi qu’entre la zone euro et le Royaume-Uni… Exemple : aux États-Unis, la Fed permet aux banques de ne prendre en compte que leur exposition nette aux produits dérivés, diminuant ainsi leur effet de levier et faussant la comparaison avec les banques européennes.

À ce jeu, l’opacité des bilans n’est pas près d’être levée et la solidité du système bancaire continue de relever d’un acte de foi. Tant qu’il sera permis de jouer à des jeux hasardeux et de procéder à des paris qui relèvent de la roulette russe, la créativité des financiers l’emportera toujours sur la réglementation des régulateurs. Que l’on en juge : limité à 3%, le ratio mesurant l’effet levier permet à une banque d’encaisser le choc d’une perte équivalente sur l’ensemble de ses actifs. Pourquoi 3%, pourquoi pas davantage ? Parce qu’il ne faut pas étrangler un système financier qui peine à retrouver son souffle…

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L’actualité de demain : LA GROSSE PILULE DU DÉSENDETTEMENT À AVALER, par François Leclerc

Billet invité.

La solvabilité des États développés ne souffre pas d’être discutée, leur signature ne doit pas être mise en défaut. Où faut-il chercher la raison de cet interdit, dans le puissant rôle de consolidation que la dette souveraine joue dans le système financier, ou parce que la solvabilité des banques est globalement en question et qu’il faut bien se raccrocher à quelque chose ? Une nouvelle analyse de Royal Bank of Scotland (RBS) confirme que, s’il n’en est pas fait des choux gras, la taille de la bulle de la dette privée dépasse de loin celle de la dette publique.

Que l’on en juge : les banques européennes devraient diminuer la taille de leurs bilans de 3.200 milliards d’euros d’ici 2018, afin de respecter la réglementation Bâle III, en particulier son ratio exprimant l’effet de levier. Le chiffre est faramineux mais l’objectif reste modeste, puisqu’il leur permettra, une fois réalisé, de supporter 3% de pertes sur la totalité de leurs actifs, pas davantage ! Selon la BCE, les banques auraient déjà réduit la taille de leurs bilans de 2.900 milliards d’euros depuis mai 2012, mais elles ne sont pas encore arrivées à mi-parcours de l’effort de désendettement qu’elles doivent accomplir, et la suite pourrait être plus difficile.

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L’actualité de demain : COMMENT VONT NOS PETITS MALADES, AUJOURD’HUI ? par François Leclerc

Billet invité.

Fleuron des mégabanques allemandes, la Deutsche Bank vient de passer de nouvelles provisions pour risque de 630 millions d’euros. Elle devrait par ailleurs s’engager dans une réduction qui pourrait être de 12% de la taille de son bilan, afin de le diminuer de 250 milliards d’euros (sur 2.012 milliards fin 2012) en taillant dans ses produits dérivés, marché sur lequel elle est l’un des grands intervenants mondiaux. Enfin, elle pourrait augmenter son capital de 6 milliards d’euros, mais attend de connaître quels instruments seront autorisés parmi les obligations convertibles, de la dette pouvant dans certaines conditions être transformée en capital. C’est un des grands enjeux des discussions qui se poursuivent, principale variable d’ajustement de la future réglementation bancaire avec l’évolution des normes comptables.

Autre exemple, afin de se rapprocher de l’objectif d’un effet de levier de 3% entre capitaux propres et actifs, la Barclays britannique va sans attendre procéder à une émission de nouvelles actions pour lever 5,8 milliards de livres, mais assorties d’une prudente décote de 40% par rapport au prix de marché afin de garantir sa souscription. Que ce soit la Barclays ou la Deutsche, les deux établissements ont dû faire face – ou se préparent à le faire – à de lourdes amendes pour des malversations diverses. Barclays, ainsi d’ailleurs que JP Morgan Chase aux États-Unis, a été accusée de manipulations des prix de l’électricité sur les marchés américains par la Commission fédérale de régulation de l’énergie (FERC) et a écopé d’une amende de 300 millions de livres. Celle que devrait payer JP Morgan Chase dans le cadre d’un accord amiable serait de 400 millions de dollars. Deutsche Bank et Barclays sont toutes deux impliquées dans la manipulation du Libor, la seconde déjà condamnée.

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L’actualité de demain : LA CINQUIÈME COLONNE EN OPÉRATION, par François Leclerc


Billet invité.

Il y aurait une cinquième colonne au sein de nos institutions financières les plus prestigieuses, et l’on doit à quelques intrépides investigateurs – qui vu les circonstances ont préféré se réfugier dans l’anonymat – d’avoir découvert des indices significatifs de son travail de sape.

Si on les en croit, un certain Comité de la supervision bancaire de la Banque des règlements internationaux (BRI), plus communément dénommé le Comité de Bâle, serait noyauté par des agents, comme en témoignerait la publication d’un rapport qui est un véritable pavé dans la mare où pataugent les régulateurs. Celui-ci établit, chiffres à l’appui, que le calcul que les banques font du risque d’un même portefeuille-type d’actifs présente des écarts importants si on applique leurs différentes méthodes. Décrédibilisant du même coup les ratios de Bâle III, nec plus ultra du renforcement des fonds propres des banques qui s’appuient sur ce calcul. La rumeur du caractère arrangeant de ces valorisarions, qui s’amplifiait, vient insidieusement de trouver confirmation officielle…

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