Archives par mot-clé : François de Rugy

La presse : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique »

Ouvert aux commentaires.

Le Monde : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique », le 17 juillet 2019

On trouve décidément dans l’Éthique à Nicomaque tout ce dont on a besoin pour juger de l’affaire de Rugy. Je citais le passage suivant il y a trois jours :

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent (X, vi, 3-4).

Or, pour commenter l’actualité d’aujourd’hui, il suffit de se souvenir qu’Aristote, pensant à ceux à qui les notions d’« exemplarité » et de « moralisation » demeureront toujours étrangères, disait également ceci :

Alors que l’homme vertueux, qui guide sa vie par des idéaux éthiques obéira à la raison, la base, dont les désirs sont déterminés par le plaisir, doit être punie par la douleur, comme pour une bête de somme. […] La souffrance et les châtiments pour les contrevenants doivent être les plus opposés à leur plaisirs favoris (X, ix, 10).

À ceux qui ne peuvent comprendre, parce que la vertu exige la sagesse et l’usage de la raison, dont ils sont privés, on ne peut qu’imposer l’empire de la loi.

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Affaire de Rugy – Ce que j’en pense

Vous me demandez ce que j’en pense. Je vous dirai donc ce qui suit.

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent.

Si l’on pense ordinairement que les amusements contribuent au bonheur du fait que les princes et les puissants de ce monde y consacrent leurs loisirs, il se peut cependant que ni les princes, ni les potentats, n’offrent le genre de confirmation que l’on attendrait. Car la vertu et l’intelligence, qui sont à l’origine des actes les plus élevés, ne dépendent aucunement du degré de pouvoir dont chacun dispose… 

Oups ! j’ai oublié les guillemets (je ne serais pas le premier !), bon, d’accord, j’ai trouvé ça ici : Éthique à Nicomaque (X, vi, 3-4), d’un certain Aristote (le prénom n’est pas indiqué).

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ILS NE VONT PAS S’EN SORTIR COMME CELA, par François Leclerc

Billet invité.

Pour rester dans un registre poli, ils sont toujours aussi désespérants  ! Qui ça, ils ? les chefs d’État et de gouvernement des pays du sud de l’Union européenne, qui s’étaient réunis dans cette formation mercredi dernier à Rome.

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