La presse : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique »

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Le Monde : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique », le 17 juillet 2019

On trouve décidément dans l’Éthique à Nicomaque tout ce dont on a besoin pour juger de l’affaire de Rugy. Je citais le passage suivant il y a trois jours :

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent (X, vi, 3-4).

Or, pour commenter l’actualité d’aujourd’hui, il suffit de se souvenir qu’Aristote, pensant à ceux à qui les notions d’« exemplarité » et de « moralisation » demeureront toujours étrangères, disait également ceci :

Alors que l’homme vertueux, qui guide sa vie par des idéaux éthiques obéira à la raison, la base, dont les désirs sont déterminés par le plaisir, doit être punie par la douleur, comme pour une bête de somme. […] La souffrance et les châtiments pour les contrevenants doivent être les plus opposés à leur plaisirs favoris (X, ix, 10).

À ceux qui ne peuvent comprendre, parce que la vertu exige la sagesse et l’usage de la raison, dont ils sont privés, on ne peut qu’imposer l’empire de la loi.

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18 réflexions sur « La presse : « Après l’affaire de Rugy, une exigence de moralisation de la vie politique » »

  1. Oui (c’est une référence très intéressante), mais…
    Aristote oppose dans la 2e citation « l’homme vertueux » et « la base ». Et la base doit être punie (dans la douleur) comme une bête de somme.
    Tout d’un coup les « princes » de la première citation ont disparu. Et aussi leurs obligés. Et si l’on relit bien, ce sont des « adeptes des plaisirs, des amusements agréables » (les troubadours, les chefs-coq, les artistes ?) qui sont appréciés par les princes car ils sont le MOYEN d’offrir à leurs obligés du désirable.
    La première citation résonne avec ce que je lis du rapport entre « Dominants et Dominés » (Lorenzi-Chiodi 2012). Tant les uns que les autres ont tendance à penser la base comme un agrégat ou une masse d’individus interchangeables et sans grande valeur, et le sommet comme une collection de personnalités originales et pleines de valeur en propre (sans voir une cohésion de groupe). Ce que dit donc Aristote avec la « base » quasi animale et « l’homme vertueux ». Ces représentations sont « fausses » bien évidemment (autrement dit sont construites), mais participent de la structuration sociale et de sa symbolique.
    Faut il considérer De Nagy comme un homme vertueux ? Lui le pense, et ses collègues aussi. Et il décrit très nettement sa mission de satisfaire ou enchanter ses obligés par des diners en son hôtel aristocratique (merci pour la photo d’un commentaire dans un précédent forum). Il est donc un prince et tout son milieu aime pouvoir se placer dans son groupe élitaire.
    Mais il n’est pas un homme vertueux, mais un membre d’une élite corrompue. Et nous ne sommes pas des veaux ou des moutons à surveiller et punir. Mais dans la pratique… Aristote ne nous aide pas à bousculer nos représentations.

    1. Vous savez quoi ? au lieu de vous interroger davantage sur deux phrases de l’Éthique à Nicomaque : X, vi, 3-4 et X, ix, 10, vous pourriez essayer de lire ce qui se trouve entre X, vi et X, ix, ce qui vous éviterait bien des hypothèses, et sur Aristote, et sur Paul Jorion.

  2. Une question que je me pose: imaginons que notre époque soit moins difficile, que l’on serait encore aux Trentes Glorieuses; la réaction de la presse et du publique serait-elle la même? Et le ministre sous Chirac, celui qui fait retaper son logement pour une somme énorme….. Sans la crise scandaleuse et chronique du logement, cette affaire aurait peut-être suscité moins d’émotions?
    En tout cas la France est un pays quelque peu spécial. Dans d’autres pays – scandinaves, germanophones…. un ministre peut sauter pour bien moins de transgressions.

    1. C’est en cela que réside notre exception (que le monde entier ne nous envie pas):
      notre infinie tolérance envers la corruption. Mais, attention, cette tolérance ne s’applique pas aux sans dents. Tous ces fraudeurs à la sécurité sociale ou aux indemnités chômages, pour eux, c’est ‘no pasaran’. Alors que pour la Haute Société, c’est un sport class.
      60 milliards de fraude annuelle, c’est autre chose que les performances, même cumulées, de ces petits bras.

  3. Une personne sur deux rêve d’être invitée par le de Rugy de service, ou pire d’être en mesure d’agir comme lui.

    C’est pas  » la vie publique  » qu’il faut moraliser , c’est le monde dans son ensemble, la famille, la communauté, la relation à l’autre, à l’environnement…et tutti le resto.

    1. il me semble qu’un enfant qui est né dans une famille simple et intègre à bien plus de chances de respecter la morale et l’éthique de son époque qu’un politicards inconsistant et dont la fierté narcissique n’a Dégale que le renoncement aux idéaux.

  4. Platon dans la « Lettre aux Amis » et dans « La République », s’interroge sur la question de la justice et de l’organisation sociale, il nous dit que pour ordonner la cité, il faut d’abord comprendre comment ça marche, être sage, parce que si nous ne savons pas comment vont les choses, nous ne saurions les tenir en ordre. Juvenal, tongue-in-cheek, ajoutera « Quis custodiet ipsos custodes? » Qui gardera les gardiens du troupeau ?

    Si la réponse ontologique d’Aristote à cette question est « l’implacable rigueur de la loi », alors tout est dit : l’être humain est une bête de somme, il sera puni par la douleur.

    Pour faire avancer l’humanité, il me semble que nous pouvons comprendre, pas seulement avec Freud, mais également avec Laborit, comment fonctionne notre cerveau, et à partir de là, comment « nos » plaisirs et la loi qui les régule, sont déterminés par l’ordre capitaliste, disons l’ordre des maitres. Et surtout, prendre conscience que nous sommes déjà tout équipés pour dépasser ce stade très archaïque de la régulation plaisir /déplaisir, alors que, précisément aujourd’hui, grâce aux robots, nous sommes en position de mettre au jour notre humanité.

    Et bien entendu, il faudra encore longtemps une police pour accompagner ce processus de changement de cadre.

    La crise migratoire nous conduira inévitablement au populime, l’urgente nécessité est, non pas de s’attaquer aux maleureux qui espèrent trouver une vie meilleure en Europe, mais de détruire et punir avec la plus extrème sévérité, les Mafias qui organisent ces migrations, et tirent, en Europe, un profit considérable de la précarité des immigrés et là .. silence et inaction totale ! Reconnaissons que nous sommes habitués, cela fait un demi-siècle que les plus grandes compagnies de travaux public puisent, à foison, dans la main d’oeuve illégale.

  5. Ce soir, je me pose une question.
    Sur ce blog, ou dans d’autres médias restés libres, on dénonce, on s’indigne. On argumente, on se lamente.
    On se demande pourquoi tel ou tel dirigeant ou gouvernement ne prend pas la mesure de l’effondrement qui s’accélère (cf. le billet de Cédric Chevalier).
    Mais il est clair que la classe dirigeante s’en contrefout. Elle s’enrichit en accéléré aussi.
    En France, pour considérer un petit coin de la Terre que nous connaissons, la caste suprême a tous les pouvoirs. Grâce à l’idée funeste de Chirac-Jospin, la majorité présidentielle est systématiquement énorme et elle agit comme un automate obéissant au président. Les forces de l’ordre ne méritent plus l’adjectif de républicain. Le contrôle social a progressé, le verrouillage est presque complet.
    Bien sûr un imbécile arrogant a payé pour sa bêtise mais tant d’autres font pire.
    Alors plus rien n’empêche ce pouvoir ultralibéral d’agir pour un pillage complet (avant fermeture?).
    Plus un secteur n’y échappe.
    On privatisera ADP ; on fera Europacity à Gonesse ; on a le CETA, l’accord Mercosur…
    Rien ne peut plus être interdit : même quand l’évidence prouve que ça devient urgent et nécessaire..
    J’imagine combien ils doivent se marrer de nos petits débats.
    «Moralisation de la vie publique» : en effet, c’était plus que nécessaire. Mais c’est trop tard, c’est comme de vouloir de soigner le rhume d’un cancéreux en phase terminale.
    On ne peut plus avoir une vie publique avec nos politiciens actuels. L’admirable peuple algérien qui construit sa révolution nous montre la voie ─ et ce dans une incroyable indifférence.
    Cédric parle de révolte : voilà l’exemple à suivre ! Mais je sais aussi que la majorité de nos compatriotes ne sont pas prêts ─ nous avons tant à perdre dans l’immédiat… Nous le regretterons.

    1. Bonjour jacques,

      C’est trop tard en effet, non pas au sens où les faits de corruption débordent de partout, mais parce que la corruption est devenue systémique.
      Lagarde a couvert Sarkosy en récompensant Tapie, et je me permettrai de rappeler un vieux billet de 2014 à propos de Barroso « Espirito Santo ,…et la Commission européenne n’a rien vu venir »

      C’est trop tard, mais il y a d’autres stratégies, en Belgique par exemple viennent de se produire deux craquements étonnants. Il ya quelques semaine « le patronat « osé cire que la Belgique s’était fait avoir avec l’achat des F35 ; dans le pays européen qui a le siège de l’OTAN tDU et du SHAPE, un tabou a été brisé. Plus étonnant les socialistes flamnand SP-A et et Groen ont déposés un débat transparent sur la présence de bombes atomique B 61 en Belgique à Klein broguel. Mais précisément lesquelles ? Groen réclame l’interdiction des armes nucléaires en Belgique.

      « Les États-Unis ont lancé le développement d’une nouvelle version de cette bombe nucléaire larguée d’avion, la B61-12, sous le nom de « Service Life Extension Program » (SLEP). Elle est destinée à remplacer les cinq versions actuellement en service : les B-61-3, -4, et -10, considérées comme « tactiques » (à emporter par des avions de combat à court rayon d’action) et les B61-7 et -11, qualifiées de « stratégiques ». (RTBF 2016)

      Si la belgique nous admet l’entreposage de bombes nucléaires tactique,s nous participerons aux déparas souhaités par le complexe militaro médiatico industriel US., et la question de la survie de l’espèce sera réglée.

      L’initiative de Cédric de créer le comité « Déclarons l’état d’urgence environnemental et social » est précisément ce dont nous avons besoin pour reformuler la Belgique, et je crois que ce serait très utile que les les mandataires du SP-a et de Groen soient invités à rejoint ce comité, et que ce comité se transforme en comité national.

      Les homards de l’affaire DE RUGY ne sont qu’une mise en bouche, en forme d’étouffe-chrétiens, mais nous pouvons combattre non pas la corruption morale, à chaque fracture, par l »analyse des mécanismes concrets par lesquels « la corruption » est une nécessité de l’économie néocapitaliste et du fonctionnement concret et normal des transnationales.

      En 2018, La France est devenue pour la première fois depuis la fin de la guerre importatrice nette de produits agricoles, et les derniers paysans se suicident …

      1. Jean-Luce, on lit ici bien des choses positives venant de Belgique mais quid de la montée qui semble inexorable de partis d’extrême droite ou sympathisant néo-nazis en Flandres ?
        Comment les forces de survie pourront-elles dans un tel environnement surmonter les forces de destruction et de haine , comment un pays aussi divisé sur des choix essentiels pourra-t-il survivre ?
        Ma question est ouverte et bien sûr peut s’appliquer à tous les pays européens.

    2. Je pense qu’il existe une frange de la caste au pouvoir sait parfaitement que nous pourrons vers l’effondrement d’où son arrogance de posséder accumuler biens et pouvoir sans se préoccupper de son voisin, profiter au maximum tant qu’il encore temps en ayant La certitude qu’ils sauront et pourront se mettre à l’abri à temps. Ce faisant ils s’allient quelques imbéciles qui croient pouvoir bénéficier un peu des largesses des maitres, qui s’accrochent aux perspectives des miettes, méprisant encore plus les feux, les pauvres qui n’ont rien compris, qui s’indignent dans le meilleur des cas et tentent de faire appel en vain à la conscience, à la réflexion de cette caste qui n’a plus qu’un fort sentiment nihiliste comme viatique. A la déraison, je pense qu’il n’y a hélas qu’une seule voie, celle de la neutralisation définitive de tous ces nuisibles à l’humain

  6. La Wallonie est pauvre, et la vieille garde trotskiste du PTB ramasse des voix; en Flandre, le vieil affairisme mafieux du secteur de la viande, est supplanté par l’affairisme d’ Anvers comme première plaque tournante européenne du marché de la cocaïne . Un test du dynamisme politique Belge sera de savoir si Magnette s’associera à la volonté d’interdire les armes nucléaires de l’OTAN en Belgique.

    Le trafic de drogue induit, par nécessité systémique une criminalisation du sommet de la pyramide sociale qui vend aux bas- fond, dont l’activité parallèle permettent aux paumés d’acquérir, par des moyens illégaux, l’argent qui leur est nécessaire pour acheter leur marchandise. ily a de sérieuses études qui montrent que l’argent de la drogue a renfloué les caisses des banques après 2008.

    Sur un porte-conteneur de la JP Morgan, il y a six jours a eu lieu la plus grosse saisie en valeur, d’un seul paquet 20 tonnes de cocaïne, pour 1,3 milliard de Dollard, Les organisateurs du trafic Gianluigi et Rafaela Aponte) sont selon Forbes la 130e fortune mondiale, et pendant que j’écris, j’entends que la famille Sinclair (13 milliards de dollars) généreux donateur des plus grands musées mondial ET responsable du décès de 50.O00 par an grâce au marché de leur « médicament l’opioïde Oxicontin . le problème c’est pas le manque d’étique des Aponte, mais toute la mafias des containeurs , les trois dernier rang s de containeurs ne sont pas arrimés de telle façon qu’en cas de trop gros temps, toute ces caisses aillent à la baille, ce qui sauve le bâteau .

  7. « Et surtout nous avons besoin d’un sens de l’intérêt général. Pas seulement pour les élus d’ailleurs, mais à tous les échelons de la société. Çà s’appelle le civisme ». Natacha Polony. Ajoutée le 29 mai 2017
    Nous avons besoin de probité, renchérissait une personne publique sur la radio nationale.
    Appliquons le civisme pour tout le monde et la probité pour les responsables et tout ira mieux.
    Mais tant qu’il n’y aura pas de maturité on ne s’appliquera qu’à donner l’apparence de ces qualités indispensables en société.

  8. Il en va de la moralisation de la politique comme de la moralisation du capitalisme: Ce sont des hochets qu’on distribue à l’opinion publique pour la divertir. Beaucoup de déclarations d’intentions, la main sur le cœur, avec une charte à l’appui, pourquoi pas, tout pourvu qu’aucune mesure réellement contraignante ne soit jamais adoptée.

    On pourrait pourtant imaginer des sanctions pour ainsi dire « sur mesure » pour ce genre d’indélicats: Une peine de TIG (pour une durée nettement supérieure à celles prévues actuellement) sur un chantier de dépollution, par exemple. Une telle peine vaudrait emploi (temps plein sur une période longue) et serait par conséquent rémunérée, mais pas d’avantage qu’un smic. Histoire d’essayer de ramener leurs excellences les pieds sur terre.

  9. Ben voyons il a juste mangé des gambas et bu quelques bouteilles de mousseux , il n’a pas déstabilisé l’équilibre énergétique du pays , et pourquoi pas l’ envoyer aux champs cultiver sa propre nourriture pour lui rappeler la valeur d’un grain de riz comme au bon vieux temps des khmers rouges !

    1. Les khmers rouges étaient très probablement bien moins conciliants que je ne le suis. Mais vous avez raison, il vaut sans doute mieux qu’il s’en sorte avec une pichenette sur les doigts, ça l’incitera très certainement (lui comme ses compères) à ne jamais recommencer ce genre d’abus de biens sociaux…

  10. @ Jean-Luce :
    Je lis toujours avec intérêt vos contributions dont votre 17 juillet 2019 à 21 h 28 min et son dernier chapitre.

    I)– Je crois que vous faites fausse route en ce qui concerne les mafias de passeurs. Je suis étonné, par ailleurs, de vos pulsions répressives. Les passeurs, ça existe, bien entendu, mais des cas sans passeurs existent aussi.

    Je puis en témoigner.
    J’ai eu à m’occuper d’un migrant de 13 ans originaire de Guinée-Conakry.
    Sa décision de migrer résulte d’un effet d’entraînement: de vagues connaissances sont partis, lui et un cousin partiront aussi. Pour autant que je puisse en juger, les conditions initiales (économie, famille) n’ont joué aucun rôle. Devenir un footballeur de classe internationale était son seul projet, assez nébuleux. Il l’a d’ailleurs rapidement abandonné, bien qu’il continue à jouer dans l’équipe locale.
    Le franchissement du Sahara en direction de la Libye s’est fait sans difficulté. Il est resté accroché 4 jours à un camion, parfaitement anonyme. Il est possible qu’un noyau de migrants ai organisé la chose et ai payé des passeurs, lui, non. Ses paroles: «Quand il y a de la place pour une soixantaine, il y en a pour un de plus.» Il n’a pas trop souffert de la soif, des femmes l’ont aidé.
    Arrivé en Libye, où il est resté 4 mois, son obsession était le bateau: «Je suis resté tout le temps sur la plage à attendre le bateau. Le soir, je retournais au village où des gens m’aidaient pour manger et dormir.»
    Il a ‘pris’ le bateau comme il avait ‘pris’ le camion.
    Il a été ébloui par la gentillesse des italiens.
    La remontée en France a duré environ 5 à 6 mois. (A noter: ses imprécisions concernant le temps ou la durée. Actuellement, respecter un horaire reste une contrainte difficile.)

    Conclusion de son odyssée: environ 7000 km, durée 14 mois, anonyme de bout en bout, pas de dangers, pas d’argent, pas de passeurs mais de l’aide informelle, des associations d’aide en Italie et France, de la chance sans doute. Frais comme une fleur, aucun traumatisme apparent. J’ajoute qu’il n’a pas conscience d’avoir produit un exploit extraordinaire, surtout considérant son âge.

    Revenons à vos maffias. Votre répression est insuffisante, pour le moins. Le différentiel de développement entre l’Afrique ou l’Asie et nos contrées expliquent pour beaucoup l’envie de partir. Autre raison, les facilités de communications où nous sommes imbattables à faire miroiter notre miroir aux alouettes.
    En somme nous payons notre exploitation passée et actuelle de ces pays.
    Développer les pays du départ et y assurer la paix et un semblant de démocratie semblent être la solution de fond, et ce ne serait que justice.

    II)– La montée du «populisme» s’explique par la peur du chômage, du déclassement et l’absence de perspectives malgré un travail soutenu. Donner aux gens, homme et femme, un travail correct avec un salaire permettant de faire vivre une famille est la meilleure façon de lutter contre le primitivisme. Il suffit d’avoir éprouvé ce déclassement pour le comprendre. Bien entendu, l’affluence d’immigrés dans une région déjà déprimée économiquement rajoute aux risques, mais n’en est pas la cause immédiate.

    Par ailleurs, il faut noter que ces actions et réactions sont de longue ou très longue durée à produire leurs effets, à supposer qu’ils soient tous désirables. C’est pourquoi, espiègle comme je suis, je pense que vos pulsions répressives dénotent un primitivisme de la pensée, en somme une porte ouverte vers le populisme le plus condamnable. (!)
    De ma (longue) vie , je retiens qu’il n’existe rien, aucune action, aucune résolution, qui permettrait d’être tranquille une fois actée, dans notre domaine d’intérêt, le social. L’insécurité et l’incertitude sont permanentes.
    Pourquoi essayons-nous de faire le bien? Pour pouvoir continuer, sans fin. Le chemin, non le but.

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