Archives par mot-clé : gaz de schiste

Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, par Arnaud Castex.

Billet invité. Lecture du rapport parlementaire sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels du 27 novembre 2013.

La loi 2011-285 du 13 juillet 2011 interdit la fracturation hydraulique (1) pour la recherche ou l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels. Le 27 novembre 2013, l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) a remis un rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (2). Globalement, ce rapport de l’OPESCT plaide en faveur d’une révision de la loi de 2011, pour autoriser la fracturation hydraulique afin de mieux évaluer les réserves et décider ensuite de l’opportunité d’une exploitation. L’argumentation favorable est basée sur l’ampleur des ressources estimées sur le territoire, la persistance du besoin en énergies fossiles à l’horizon 2050, l’exemple américain en matière économique et écologique, la maîtrise des risques associés à la fracturation hydraulique, le retard pris par la France par rapport aux autres pays européens (Allemagne, Angleterre, Pologne).

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Le problème de l’énergie est-il bien posé ?, par Jean-Paul Vignal

Billet invité

L’agence américaine d’information sur l’énergie (IEA) a diffusé à la fin du mois de mai une information qui a beaucoup agité les milieux spécialisés et relancé la polémique sur la transition énergétique dans ce pays. Elle a en effet annoncé qu’elle ramenait ses prévisions d’exploitation du gisement de pétrole de schiste dit de Monterey, en Californie, de 13,7 milliards de barils à 600 millions de barils, soit une réduction de 95,6 %. Le pétrole n’a pas disparu entre la dernière estimation haute publiée en 2012 et aujourd’hui, mais l’IEA reconnait que les technologies actuelles d’extraction ne permettent d’avoir accès qu’à 4,4 % des réserves disponibles.

Les adversaires de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste en ont immédiatement profité pour relancer le débat sur l’urgence d’un changement radical des habitudes de consommation d’énergie, et du mix énergétique retenu pour la satisfaire, à peu près au moment où l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) présentait par ailleurs une version plus musclée de son Clean Power Plan de réduction des pollutions émises par les centrales électriques.

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Le changement écologique, serait-ce maintenant ?, par Pascal Sluse

Billet invité.

Le Grand Jury du 6 avril 2014 avait comme invitée Ségolène Royal.

Bien que certains sujets abordés aient été de la pure rhétorique politicienne et que la seconde partie ait été un débat journalistique de niveau -1, j’ai été étonné par certaines réponses de la nouvelle ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

J’ai noté un raisonnement digne d’attention sur le gaz de schiste : une énergie fossile non renouvelable, qui si elle est développée à grande échelle maintiendra le prix des produits pétroliers à un bas niveau, et empêchera donc une transition vers des énergies renouvelables ; sur la maison positive (même si la notion n’a pas été expliquée) ;  sur le fait qu’il ne faut jamais fermer les portes de la science et de la recherche ; ou encore (dit à demi-mot) sur le fait que les Français devront accepter de réduire leur train de vie pour être plus raisonnables face au monde moderne et à ses contraintes énergétiques…

Des questions plus générales me viennent à l’esprit.

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NOUS, LES MÉDUSÉS DÉSABUSÉS, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité

Brice Couturier a entendu l’appel du Bâtonnier Christian Charrière-Bournazel à se mobiliser contre le projet de loi N° 1011 portant sur les moyens de combattre la fraude fiscale. Peut-être même a-t-il lu l’argumentaire bancal de Rémy Mahoudeaux publié sur le blog. On ne s’étonnera pas qu’il voie dans cette loi l’étincelle qui fera renaître de ses cendres le Phénix du Grand Inquisiteur Torquemada. Cela, c’était la fin de sa chronique matinale sur France Culture. Mais, comme dans la figure de l’ouroboros, cette fin, par une contorsion malicieuse et sans doute délectable, rejoignait le début.

Que disait-il au début ? Qu’Edward Snowden n’est pas un chevalier blanc comme neige. En fouillant un peu, on découvre un rebelle plus libertarien (soutien à Ron Paul durant la campagne présidentielle) que libertaire, plus soucieux de donner du champ au libre exercice de sa puissance individuelle que de rejoindre l’Internationale des défenseurs de la veuve et de l’orphelin, ce qui vaut bien, en gravité, les accusations d’espionnage pour le compte de pays hostiles aux États-Unis. Cela n’ôte rien, bien entendu, à la portée de ses révélations (nous apprenons en cette occasion que la Commission européenne est assiégée au-dehors et au-dedans par les multinationales américaines, au-dehors par les lobbyistes, au-dedans par les agents de la NSA chargés de vérifier que les commissaires ont bien compris ce qu’on leur demandait), mais je me garderai, pour ma part, d’élever sur le pavois un homme dont le rêve, pour autant qu’il persévère dans ses convictions libertariennes, est l’abolition pure et simple de toute forme de gouvernement, au prétexte qu’une administration déshonore l’état de droit et le service du peuple. Même un libertarien est bien obligé de reconnaître qu’un État, qu’un Big Government with big guts, c’est pratique, quand on est persécuté par la première puissance mondiale et qu’on cherche un refuge sûr. Quant à Brice Couturier, je vois bien où il veut en venir par un tel bricolage. J’écris bricolage parce que la queue de sa chronique ne s’emboîte pas exactement dans la tête. Ce n’est pas qu’il ait des sympathies pour les libertariens, il est plutôt libéral, comme chacun sait, mais l’appareil d’État, cela l’embête bien. Il le voudrait au régime sec, et pas seulement dans ses missions discrétionnaires.

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SONT-ILS DEVENUS FOUS ? LA RÉPONSE EST : OUI !

L’origine probable d’un tremblement de terre en novembre 2011 en Oklahoma, d’amplitude 5,7 sur l’échelle de Richter, est l’injection d’eaux souillées sous-produits de l’industrie du gaz de schiste.

Un résumé de l’article se trouve ici.

Problème pour les enfants des écoles : Sachant qu’un incident sérieux dans une centrale nucléaire ne peut se produire qu’une fois tous les 5.000 ans, qu’un tremblement de terre induit par des injections d’eaux souillées sous-produits de l’industrie du gaz de schiste ne peut avoir lieu qu’une fois par siècle, et qu’il n’y a que 500 centrales nucléaires à la surface de la terre, calculez la date de la première catastrophe nucléaire provoquée par un tremblement de terre causé par l’extraction du gaz de schiste.

P.S. Si la date découverte tombe dans la semaine qui vient, mettez-vous en rang et quittez la salle de classe en bon ordre.

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L’actualité de la crise : C’EST BEAU, LE PROGRÈS ! par François Leclerc

Billet invité.

The English version of this post can be found here.

C’est quand l’avenir est bouché et le futur indécis que les visions prometteuses de l’avenir se multiplient. La Bundesbank et tous ceux qui lui emboîtent le pas ne manquent pas une occasion de nous rappeler celle à laquelle ils tiennent mordicus : leur promesse ultérieure de croissance une fois le coût du travail diminué et la compétitivité retrouvée sur le marché international.

Jens Weidmann, son président éclairé, propose même d’élargir sans délai l’aide européenne aux banques espagnoles à toute l’économie du pays, afin d’engager une nouvelle marche en avant triomphante sur cette voie, en édictant des nouvelles mesures d’austérité supplémentaires. Sans même attendre, le gouvernement de Mariano Rajoy vient d’annoncer que son dernier train de mesure ne rapportera pas 65 milliards d’euros, comme annoncé il y a quelques jours, mais seulement 56,4 milliards (une erreur de calcul ?). De nouvelles mesures doivent être naturellement trouvées pour compenser.

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