L’actualité de la crise : C’EST BEAU, LE PROGRÈS ! par François Leclerc

Billet invité.

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C’est quand l’avenir est bouché et le futur indécis que les visions prometteuses de l’avenir se multiplient. La Bundesbank et tous ceux qui lui emboîtent le pas ne manquent pas une occasion de nous rappeler celle à laquelle ils tiennent mordicus : leur promesse ultérieure de croissance une fois le coût du travail diminué et la compétitivité retrouvée sur le marché international.

Jens Weidmann, son président éclairé, propose même d’élargir sans délai l’aide européenne aux banques espagnoles à toute l’économie du pays, afin d’engager une nouvelle marche en avant triomphante sur cette voie, en édictant des nouvelles mesures d’austérité supplémentaires. Sans même attendre, le gouvernement de Mariano Rajoy vient d’annoncer que son dernier train de mesure ne rapportera pas 65 milliards d’euros, comme annoncé il y a quelques jours, mais seulement 56,4 milliards (une erreur de calcul ?). De nouvelles mesures doivent être naturellement trouvées pour compenser.

Nous commençons à connaître par cœur cette histoire sous ses différentes variantes, à force qu’elle nous soit comptée, la dernière en date proposant de ronger l’os d’un choc d’offre opportunément déniché, qui a toutes les apparences de ce qu’il faut tenter quand tout a été essayé. Une vision de l’Europe se dessine à petites touches, son chemin est tracé bordé d’unions successives : budgétaire, bancaire, politique et de transferts.

En la présentant, il est veillé à ce que cette intégration européenne renforcée bénéficie d’une onction démocratique, tant il apparaît que c’est le contraire qui prévaut à sa conception. Les premiers pas accordant à une BCE qui brille par son opacité (effet voulu !) une mission accrue de surveillance – en l’occurrence des banques – ne sont pas faits pour démontrer le contraire, suite à l’adoption de mesures de coercition budgétaires gravées le plus possible dans le marbre, afin que l’on ne puisse pas y revenir.

L’objectif poursuivi peut en effet difficilement résulter de consultations démocratiques, puisqu’il s’agit de diminuer autoritairement la part destinée aux salaires dans la distribution de la richesse produite. Et de l’assortir d’une remise en cause prononcée de l’Etat providence (plus justement dénommé du bien-être en Anglais), en laissant magnanimement subsister le filet ultime qui garantira tout juste la survie des plus démunis.

Mais certains voient encore plus loin et à l’échelle planétaire, afin de trouver une réponse aux lancinantes interrogations sur la poursuite de la croissance. Une révolution technologique s’annonce, prédisent-ils en citant Schumpeter, qui s’appuie sur l’imprimante 3D, une technique de production industrielle inventée au Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui étend aux volumes le principe de l’imprimante numérique classique et constitue du coup une véritable machine à répliquer universelle.

L’administration Obama vient de décider de la création d’un Institut bien doté consacré à cette technique tandis que de grandes entreprises comme Boeing, General Electric ou Honeywell Bull s’impliquent dans des recherches avancées. « Nous sommes sur le point de faire des pas de géant » déclare la première, toute excitée à l’idée de pouvoir un jour disposer d’usines universelles où ces nouveaux robots remplaceront les ouvriers, fabriquant toutes les pièces d’équipements à partir d’instructions numériques, qui plus est à la demande. Faisant d’une pierre deux coups : supprimant salaires et stocks onéreux. Nul doute que de nouvelles définitions de la propriété intellectuelle sont également en préparation pour interdire que tout un chacun utilise les mêmes techniques pour se confectionner l’ensemble des objets dont il a besoin, sans passer par les firmes qui rêvent aujourd’hui de profits mirifiques.

La relocalisation industrielle des Etats-Unis est en chemin proclament ces visionnaires, qui s’appuient également sur l’exploitation du gaz de schiste sur le territoire, permettant d’obtenir une énergie à bas prix. Après celle de la vapeur et de l’électricité, une troisième révolution industrielle serait selon eux en marche grâce à la conjugaison de ces deux facteurs. Deux chocs d’offre d’un seul coup, c’est trop beau !

Foxconn, une entreprise taïwanaise qui emploie un million de salariés et qui est l’un des principaux fournisseurs de Apple, montre la voie. Confrontée à une hausse des coûts salariaux, comme dans tous les pays émergents asiatiques, ses projets sont attentivement suivis par les Américains qui y voient une opportunité pour eux-mêmes.

Ses installations sont actuellement situées à Shenzen, une des principales zones économiques spéciales lancée par Den Xiaoping en Chine dans les années 80, où la vie spartiate des ouvriers est toute entière consacrée à la production et où un taux de suicide fait obstacle au bon déroulement du process. Avec l’augmentation de 20% des salaires, c’est la deuxième raison pour laquelle est activement préparée l’implantation dans la ville taïwanaise de Taichung d’un « Royaume du robot ». Un investissement de 233 millions de dollars qui va ravir les financiers. Un demi million d’emplois pourraient être en contrepartie supprimés.

Après la révolution fordienne, l’élargissement de la sphère de la production industrielle automatisée et l’introduction de robots informatisés dans l’industrie de service ouvrent la voie à une société radieuse. Finies les visions futuristes ténébreuses imagées par Metropolis ou décrites par Orwell ! Le bagne a disparu, les travailleurs aussi !

Reste selon ce schéma a régler un petit problème : de quels revenus les consommateurs disposeront-ils, afin d’éviter que les énormes marchés ne disparaissent malencontreusement avec les salariés ? Une modeste suggestion peut être faire, afin d’apporter une pierre à l’édifice : les nouveaux-nés pourraient être dotés à leur naissance d’un petit capital, déposé dans leur berceau par l’industrie financière, afin qu’ils ne soient pas totalement démunis s’ils n’héritent pas.

Déjà, celle-ci ne répugne pas à proposer des cadeaux aux futurs bacheliers afin qu’ils ouvrent un compte en banque et à proposer d’ouvrir des livrets d’épargne aux parents pour leurs petites têtes blondes. Un nouveau pas serait simplement franchi, afin de parachever la bancarisation de la société, l’un des volets de sa financiarisation.

Selon cette nouvelle vision, les bambins seraient appelés à vite se familiariser avec les techniques financières de base afin d’être en mesure de voler de leurs propres ailes et de dégager avec leur capital un revenu afin d’assurer leur subsistance. Un examen leur permettrait d’obtenir au mérite leur diplôme de consommateur afin de décrocher de leurs géniteurs, véritable sésame pour entrer dans la vie. Comment y résister ?

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189 réflexions sur « L’actualité de la crise : C’EST BEAU, LE PROGRÈS ! par François Leclerc »

  1. « leur promesse ultérieure de croissance une fois le coût du travail diminué et la compétitivité retrouvée sur le marché international »

    ==> une resucée en qqe sorte du fameux théorème de Schmidt (« les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain). Eleve en terminale en 1984, on nous serinait déjà ça : 30 ans après, on voit l’efficience du raisonnement ! Foin des promesses qui n’engagent que ceux … qui y croientssance 😉

    1. Le 18 ème a vu arriver les économistes souhaitons que la philosophie revienne au 21ème en leur lieu et place et que cette société de consommation s’efface pour une autre.

    2. merci pour ce rappel ; combien de fois nous a t on bassiné avec ce slogan !

       » Les profits d’aujourd’hui sont les surprofits de demain et lechomage et la misère d’après-demain  » me semble plus juste

  2. foxconn est une entreprise chinoise à capitaux taîwanais à ma connaissance, et non coréenne.
    je me trompe ?

  3. La machine à répliquer universelle est déjà à l’oeuvre, modestement, peut être, pour l’instant dans ses applications sans limites. Un exemple : mon dentiste , grâce à elle, vient de fabriquer sous mes yeux les trois couronnes dentaires en céramo-céramique dont j’avais besoin !

    C’est vrai que c’est beau le progrès, quand même !

  4. Les consommateurs ? Les marchés ? Les bambins ? Aucun problème..

    Les Elois n’ayant plus besoin des Morlocks, il suffit de fermer les puits d’accès aux souterrains de ces derniers, et advienne ce qui doit advenir, point final.

    Ah ! Vous êtes un Morlock … Mauvaise pioche …

  5. L’économie distributive telle que l’avait déjà perçue Jacques Duboin !

    La question qui me hante ! Nos élites, le 1% mondial détenant la richesse financière et tous les pouvoirs laisseront-ils l’Humanité crever ? ou lâcheront-ils prise pour permettre enfin l’accomplissement raisonnée et sage d’une Démocratie mondiale en germe ?

    Les besoins seront pourvus par des robots aux nanopuces. L’Humanité (chacun d’entre nous) ne sommes pas précisément des robots ! …

    Je ne veux pas d’un monde orwellien, ni d’un monde à la Huxley ! Nous sommes complets en nous même !

    1. Nos élites, le 1% mondial détenant la richesse financière et tous les pouvoirs laisseront-ils l’Humanité crever ? ou lâcheront-ils prise pour permettre enfin l’accomplissement raisonnée et sage d’une Démocratie mondiale en germe ?

      Jamais aucune classe dirigeante, nulle part, n’a jamais laissé la place
      sans une mobilisation du nombre et de la force.
      La « révolution par les urnes » n’est que la farce tragique des politiciens professionnels,
      toujours au service du théatre de l’Alternance de la classe dirigeante.

  6. ça se pirate ou vérolise une imprimante 3D ?

    Les » temps modernes » de Charlie Chaplin avaient déjà annoncé le tsunami en gestation .

    1. Plus simple et très constructif : ce que font les « bidouilleurs » :
      http://reprap.org/wiki/RepRap/fr
      http://www.pingbase.net/wordpressfr/creation-numerique/workshop-fablab-cite-des-sciences
      Dans le même esprit, ce que dit Tristan Nitot (article de 2009) sur la « hackabilité » :
      http://standblog.org/blog/post/2009/09/16/A-propos-de-bidouillabilit%C3%A9
      Et si, à l’instar de l’évolution du projet « ACTA », tout n’était pas joué à l’avance ?

  7. « petit capital, déposé dans leur berceau par l’industrie financière, afin qu’ils ne soient pas totalement démunis s’ils n’héritent pas »

    Quelque chose me dit que ce système de fous furieux se mord la queue et ne peut pas mieux fonctionner que le moteur à mouvement perpétuel. Encore une invention de cette stupide prétendue science économique.
    Tout ceci va réellement très mal finir.

    1. Vous avez raison, c’est un système de fous furieux, qui nous proposent une génération spontanée, sans énergie, de robots, de nanopuces, de logiciels 3D etc, etc….. Du délire pour Ecoles de commerce…..

  8. Merci pour toutes ces explications, si j’ai bien compris : toutes les idées actuelles se résument à prendre 30 à 50 milliards sur les salaires (via CSG ou TVA pour baisser les coûts de production) ; en espérant que le remède permettra d’équilibrer la balance extérieure.
    Mais, en plus, il faut doubler l’opération pour équilibrer notre budget et respecter la règle d’or.

    La seule alternative, si la France ne peut obtenir un changement d’orientation de l’Europe, c’est de faire pression sur nos élus. En effet, ils n’ont pas mandat pour déléguer l’autonomie nationale à Bruxelles.
    Comment obtenir un référendum sur cette Europe ?

  9. Bientôt sept milliards de crèves-la-faim……

    Oups …sept milliards – 1 pour cent j’avais oublié !

  10. Lire  »La fin du travail » de Jeremy Riffkin/

    Quant à votre  »modeste suggestion » concernant la dotation d’un capital à chaque nouveau né, j’avoue – sans jeu de mots – avoir sourit jaune.
    On arrive lentement mais sûrement aux limites du système et vous démontrez avec un talent certain l’absurdité de la logique en cours.

    Pour plaisanter : un point toutefois semble vous avoir échappé. Le capital dont serait doté chaque nouveau né, sera t’il libellé en dollar, en euros, en yen en yuan, en francs …
    Et pour terminer, un petit clin d’oeil à notre ami liztr : et pourquoi pas une dotation en capital en monnaie fondante ?

    1. @ jeanpaulmichel
      « Et pour terminer, un petit clin d’oeil à notre ami liztr : et pourquoi pas une dotation en capital en monnaie fondante ? »

      Vous confondez! La monnaie fondante c’est Johannes Finck. Lisztfr c’est la loi de Say.
      Et moi c’est Thom! 🙂

    2. A y être, on se rapproche tellement de la science fiction, qu’autant payer notre temps de vie….les créve la faim produisent ou meurent : « TIME OUT » (film) ça parait si vraisemblable au point où on en est !

  11. Tout cela est désespérant et me fait penser aux habitants de l’île de Pâques qui se sont épuisés à sculpter et ériger des statues parfaitement inutiles dans le but de plaire aux dieux censés rétablir le climat….., ont connaît leurs sorts!
    L’ensemble des populations est prié de faire des efforts afin d’augmenter encore la masse du veau d’or, les représentants élus de ces populations sont incapables de faire autre chose que d’accepter et appliquer les consignes des grands prêtres du dieu finance.
    Que faire maintenant que les politiques nous ont floués?

    1. S’équiper pour la suite des événements.
      Demandez au dealer du coin, il y a encore des promos venant de l’est.

    2. Leur faire part de notre extrême désaccord sur la vision globale qu’ils ont de notre avenir et de celui de nos mômes !?

  12. Difficile de ne pas penser à la seule solution viable, humainement parlant ( et si nous voulons rester en démocratie) : Que tout le monde travaille, et que personne ne puisse voler le travail des autres.. repos obligatoire après 12 heures de travail par semaine.. allocation mensuelle strictement égalitaire pour tous..

    Mais qui va contrôler tout cela? des robots???

    1. Humainement parlant :
      Les individus ne sont égaux ni en capacités, ni en désirs, ni même en besoins réels ;
      Et il y a aussi l’échange, le don, etc…

      1. @wildleech
        Tant qu’à décréter la réalité, on pourra tout aussi bien dire :
        Humainement parlant :
        Les individus sont égaux en capacités, en désirs, et même en besoins réels ;
        Et il y a aussi l’échange, le don, etc…

    2. Mais qui va contrôler tout cela? des robots???

      La démocratie, qu’il faudra conquérir par la force,
      et protéger avec la même détermination.

  13. Bonjour à tous,

    Pour compléter cet article : http://www.zeitnews.org/robotics/
    Robot Sewing Machines Take Aim at Factories

    Il y est question de robots pour coudre des vêtements en vue de remplacer les ouvriers du textile. Cette possible révolution est également envisager dans l’électronique grand publique…

    Si vous avez le temps de parcourir le contenu de ce site, celui-ci aborde tout un tas de sujets en lien avec les dernières avancées technologiques, dont les fameuses imprimantes 3D :

    http://www.zeitnews.org/applied-sciences/3d-printing-an-overview.html
    http://www.zeitnews.org/printer/Page-1.html

    PS: Messieurs les auteurs, c’est un vrai plaisir de vous lire vos articles et les discussions qui s’en suivent, même si parfois, je l’avoue, la compréhension est quelque peu laborieuse.

    1. Autant les robots peuvent remplacer beaucoup d’emplois, autant l’impression 3D procure des produits peu fiables. Problème de matériaux et de qualité de surface. L’une des mamelle de la mécanique c’est le frottement, donc bonjour les dégâts avec une pièce 3D dont la surface numérisée est une cata complète sur le plan dynamique en raison du relief à la hache qui est rédhibitoire en termes mécaniques. Une pièce mécanique ne peut en aucun cas fonctionner avec une surface trop rugueuse, c’est un principe majeur de la mécanique avec le jeu. C’est l’un des obstacles majeurs de la 3D impression qui tait ce problème, pour cause, elle le connait.

      Ca fait 10 ans que je fais des protos 3D imprimés, et c’est pas le Pérou, juste utile pour se faire une idée très vague du résultat. Ceci avec des machines hors de prix.

      Quand il faut passer aux choses sérieuses, il faut taper dans la matière, moules et usinage.

      Faut arrêter de délirer avec la 3D, les matériaux utilisés et les coûts sont loin d’approcher en qualité ce qui se fait avec les méthodes de production classiques améliorées, moulage, extrusion, coulage, usinage numérique. La matière est assez complexe, elle ne se soumet pas si facilement au numérique. Rien que de mouler une pièce, c’est un nombre important de paramètres thermodynamiques à prendre en compte. La 3D c’est pas le Graal pour le moment et pour l’avenir proche. Il faut vraiment n’avoir jamais travaillé la matière pour croire que la 3D est au point d’en délirer. C’est finalement tout le problème, beaucoup parlent de choses dont ils n’ont aucune connaissance quotidienne, de terrain, et c’est pas internet qui suffit.

      Les robots, c’est une autre affaire bien plus sérieuse, ils seront sur pied de plus en plus. La question sera de décider du revenu garanti des individus.

      1. @fnur,je pense que vous avez raison,mais j’etais imprimeur et l’on disait la meme chose il y a 25 ans au sujet du numerique.

  14. ..promesse ultérieure de croissance une fois le coût du travail diminué et la compétitivité retrouvée sur le marché international. … afin d’engager une nouvelle marche en avant triomphante sur cette voie, en édictant des nouvelles mesures d’austérité supplémentaires.

    Foxconn, une entreprise taïwanaise qui emploie un million de salariés … Confrontée à une hausse des coûts salariaux…
    Ses installations sont actuellement situées à Shenzen, une des principales zones économiques spéciales où la vie spartiate des ouvriers est toute entière consacrée à la production … Avec l’augmentation de 20% des salaires… est activement préparée l’implantation dans la ville taïwanaise de Taichung d’un « Royaume du robot ».
    Un demi million d’emplois pourraient être en contrepartie supprimés.

    On s’abstient soigneusement d’ajouter que la compétitivité est une course sans fin vers « toujours moins », pas un cap à franchir pour en être définitivement débarrassé.
    Il ne faudrait même plus s’aligner sur les salaires du Bengladesh mais sur le salaire zéro des robots…
    Saisissante juxtaposition d’informations.
    Tout cela n’a pas de sens, c’est une fuite en avant qui ne peut pas bien finir.
    Il faut absolument casser la mondialisation avant qu’elle ne nous broie et imposer des règles de commerce équitables.

    1. « Il faut absolument casser la mondialisation »

      C’est vrai, il faut absolument construire des usines automatisées chez nous (avec des robots Allemands, Japonais et Chinois), pour que nos enfants puissent les admirer chaque jour avant de pointer aux guichets automatiques de l’ANPE.

      1. @François 78
        Parce que vous aviez vraiment l’intention d’envoyer vos enfants sur des chaines de montage ?

  15. Obama a parfaitement raison, il existe déjà une « industrie 3D » très importante dont l’impression 3D n’est qu’une illustration, une petite partie mais qui parle à l’imaginaire. L’idée de fédérer des savoirs, des compétences, des moyens en un projet (un ensemble de projets cohérents) est une excellent idée.

    Il faut avoir vu une machine multiaxes sculpter une forme de voiture en échelle 1 pour se rendre compte. On élabore maintenant une voiture complète ainsi que tous ses organes, avec des moyens de conception et modélisation informatique 3D ; on lui fait aussi subir des crash-tests informatiques.

    Allez voir sur le net avec les mots clés 3D, numérisation 3D, conception 3D, modélisation 3D, pour commencer à vous faire une petite idée. Allez voir aussi CATIA.

    Quant à la fabrication des produits Apple, c’est une goutte d’eau. Regardez les investissements de Sharp et Panasonic au Japon, dans des usines de fabrication d’écrans plats entièrement automatisées (et plus anti-sismiques que des centrales nucléaires).

    Je vous passe les prévisions sur le bond qui se prépare dans l’automatisation de la fabrication des voitures… dont l’automatisation de la fabrication des robots eux-mêmes et des systèmes alentour. La même chose dans beaucoup d’autres secteurs.

    Pour pouvoir suivre, il va falloir courir, vite …

    1. Et tous ceux qui ne peuvent pas courir, c’est à dire la majorité, resteront sur place.
      Ils (elles) sont les non-rentables.

    2. Juste au moment où l’automobile n’est plus possible sur la planète (énergie, CO2, limites espace-temps atteintes/ matières premières/densité infrastructures etc.)

      Quel dommage !

      Delphin

    3. Pour pourvoir survivre, il ne faudra surtout pas courir vite.
      La survie collective et individuelle passera par le refus de courir et probablement par l’arrêt brutal de la consommation.

      1. On peut déjà la réduire fortement si on veut mais y a-t-il volonté ? Une façon de résister est d’acheter de moins en moins

      2. Il ne faudra pas courir ,mais se poser ,écouter ,regarder ,essayez de comprendre ,et puis prendre la route de la campagne , enlever ce qui n est pas essentiel , car continuer dans cette marche nous mène au chaos .J ai entendu ce week une phrase dont je n’ai pas retenue la source « les incas n’ont pas disparus , ils sont retournés à la campagne  » à méditer

    4. A propos de progrès et d’automobile…

      Après la parade, François Hollande, a capitulé devant le capital
      comme toujours les politiciens professionnels.
      Il fait semblant de refuser le Plan de PSA pour mieux l’accepter.
      Les expertises demandées, les engagements de plan pour l’automobile,
      tout cela n’est qu’écran de fumée et retouches à la marge.

      La famille Peugeot et ses associés ont encaissé aides et subventions.
      C’est l’expropriation et la nationalisation qu’il faut,
      avec reconversion des hommes et de l’outil de production
      vers des moyens de transport collectifs, durables pour l’environnement.

      Pour cela, il faut construire un mouvement d’ensemble
      et un affrontement avec le gouvernement d’alternance du capital.

    5. Vous racontez et gobez n’importe quoi sur la 3D. Vous ne connaissez rien à la matière. Encore une fois, je le répète, les matériaux d’impression 3D sont d’une qualité minable tout comme leurs surfaces.

      Ca devient archi pénible de voir et d’entendre des gens qui ne connaissent rien au sujet duquel ils s’expriment. Tous ceux qui braillent à propos de la 3D n’ont aucune connaissance de la mécanique et des matériaux. N’ont jamais résolu une seule équation de résistance des matériaux ou de flux d’injection ou de cout de fabrication ou de tension de surface et de chimie, jamais testé une matière selon toutes les formes de tests.

      C’est comme cela qu’on fait des bulles spéculatives avec des clampins ignares qui s’autorisent de s’exprimer sur des sujets qu’ils ne connaissent pas.

      C’est aussi comme ça que l’industrie française plonge.

      1. @ fnur:

        c’est ce que je me suis toujours dit…problème de résistance des matériaux.
        et ne suis pourtant pas de la mécanique…

        mais dans cette video, on voit une certaine résistance…Bidon ?
        http://www.youtube.com/watch?v=ySjFh0PISsI

        Please, fnur ou autre un bon mécanicien pour nous briefer scientifiquement
        Pas de discours.

      2. des gens qui ne connaissent rien au sujet duquel ils s’expriment.

        Du calme Fnur. A côté de ça il y a aussi des gens qui s’y connaissent plus que vous en aménagement de phrase : « au sujet sur lequel ils s’expriment »

        Les uns sont bons ici, les autres là, et a nous tous, on devrait se compléter utilement et dans la bonne humeur.
        Cordialement

      3. Bidon ?

        C’est du flan complet façon USA. J’ai récemment coincé des collègues US sur certains problèmes.

        Ils en restaient bouche bée. Pourtant, ça faisait 2 ans que j’avais tiré le signal.
        Mais 2 ans après, ils ont reconnu leur plantage complet. La 3D est une arnaque ésotérique.

        Elle est très loin d’équivaler, telles que comprises, les méthodes actuelles.

        Faire chier les gens avec ça est inutile.

      4. @ tous les ingénieurs mécaniques

        Fnur ne répond pas.
        SOS…
        La question qu’on se pose, c’est la résistance des matériaux en 3D,
        la précision, et sans doute autres paramètres dont je ne sais absolument RIEN…

      5. En effet, Fnur.

        Mais ça plait car c’est gadget. Magiiiique !

        Pour ceux qui n’ont pas fait de résistance des matériaux ou jamais produit un objet par une machine, ce procédé d’obtention :
        – coûte une fortune.
        – produit des objets qui ont la résistance de simples pièces synthétiques. Soit, pas grand-chose.

        Charles, tu peux démultiplier un couple de serrage avec la même pince, mais en bois. D’ailleurs, pas mal de bois seraient plus résistants…

        Là où ce procédé commencera à produire des pièces acier sera lorsque l’on remplacera la polymérisation du plastique par du dépôt de soudure.
        Mais là, encore une fois, coté COUT d’obtention, ça n’égalera jamais un bon vieux matriçage à 10 coups minute.

      6. D’ailleurs, ça me fait penser que j’ai encore les outils en bois de mon arrière-grand-père. Et que j’évite d’acheter des outils comportant trop de plastique. Là, mon arrière-petit-fils n’aura pas la « chance » de voir mes outils en plastique : ils se seront décomposés.

      7. Fnur

        Ne vous énervez pas, et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. L’informatique et la robotique envahissent tous les secteurs industriels, y compris pour ce qui concerne tous les aspects fins des matériaux.

        Le terme 3D n’est qu’un mot, mais il englobe bien, médiatiquement parlant, l’ensemble de ces techniques. L’impression 3D n’est qu’une petite partie qui parle à l’imaginaire « du pékin moyen » (vous m’obligez à me répéter) mais est néanmoins appelée à se perfectionner car les applications potentielles sont nombreuses.

        Vous Insistez pour dire qu’on n’effectue pas, par exemple, une trempe, un traitement de surface ou un usinage au micron avec une imprimante 3D . Quelle perspicacité, personne n’avait remarqué. Je n’ai pas dit que tous les procédés sont a remiser, car ce n’est pas le cas, et c’est une évidence, mais tous seront impactés (et le sont déjà depuis des années).

        « L’usine du futur », contrairement à ce que beaucoup pensent n’en est qu’à ses débuts, et une nouveau saut se prépare, d’ordre conceptuel, normatif (etc), pour une intégration globale massive et systématique. Il ne s’agit plus d’automatiser des parties, mais de faire d’emblée des « tout » automatisés.

        Et vous n’êtes pas seul à avoir des connaissances en mécanique et en matériaux, et en tant d’autres choses …

      8. François …
        Rien qu’une raffinerie est entièrement pilotée par automates …

        Seul l’entretien et les manutentions restent humains.

      9. Absolument Yvan, bon exemple. Je pensais aussi à un Airbus A380, à un sous-marin, au Queen Mary (et bien dautres grands navires), à une plate-forme d’exploration flottante (de Total je crois – et bien d’autres plates-formes), et tant d’autres exemples …

    6. le système est sauvé: il faut juste imprimer des consommateurs qui auront le bon gout de ne pas râler si on ne leur donne pas de salaire ……

      ha oui! mais alors … mais alors …

  16. Pierre Legendre écrit dans « la société comme texte » (fayard) :

    « Depuis lors, « robot », vieux vocable d’origine russe évoquant le travail de l’esclave, a fait fortune pour désigner la machine construite à « l’imitation de l’homme » ; non plus l’antique et traditionnel marionnette mais « l’homme second » produit de l’industrialité, conçu pour devenir un être autonome pré programmé. ».

    Corollaire de cet horizon: l’esprit devenu viande, planète à lui seul qu’il tient en boucher. que reste t-il de progrès à bouffer? Selon National Intelligence Council (NIC), la branche publique de la CIA, des trois scénarios du temps à venir, le plus probable étant; la désintégration des équilibres internationaux, le monde constamment au bord du gouffre. Les théoriciens du Management universel vont miser jusqu’au bout qu’ils seront sauvés. Nous écouterons, les leurres, les voiles des deux autres hypothèses goudronneront la com’ quotidienne de l’histoire en marche, les places toujours vendues sont infinies au spectacle de l’absence de pensée, Hollande croit à son rôle.

    Leçons VI, Pierre Legendre, éd. Fayard, 1992, p. 97

    « Je le rappelle : les images ont une fonction, elles sont le terreau qui nourrit la Raison. Il s’agit donc de classement, de principe des catégories mis en œuvre, en un mot, d’élaborer l’identité : faire jouer les images identificatoires à l’échelle institutionnelle. De nos jours comme pour les cultures antiques, c’est par la propagation d’un discours de ces images fondatrices que se déploie la version de l’Interdit quel qu’en soit le contenu, aujourd’hui la version de l’anti-Tabou. En définitive, si c’est à coups de propagandes d’anti-Référence que se défont les Références classiques du Droit de la filiation, il ne s’ensuit pas que ces propagandes échappent pour autant à la logique de la Référence, telle que j’en décris les éléments et le fonctionnement. Dans ces conditions, malgré les dénis, la dogmatique de la sur-liberté demeure assujettie à la logique de la conservation de l’espèce. Cela nous ouvre la possibilité de comprendre que le rapport de dettes entre les générations est en voie de bouleversement, au préjudice des sujets à venir, appelés à payer ce que par avance nous leur infligeons, le surcoût généalogique de l’autofondation. Autrement dit, la débâcle du discours de l’identité ne sera pas payée par nous, mais par ceux qui nous suivent.

    1. Est-ce si difficile que ça de taxer un robot, plutôt que les salaires ? Qu’est-ce qui l’empêche ? A part le fait qu’un robot ne réclame rien, mais si on décide de réaffecter les gains de productivité à la communauté, ça s’équilibre non ?
      Il y a une sorte de blocage psychologique, là…

  17. Bon, il va falloir lire de la SF pour suivre et notamment Robert Charles Wilson dans sa série de nouvelles The Cartesian Theater et YFL-500

  18. une video du 3D replicator :

    http://www.youtube.com/watch?v=ySjFh0PISsI

    Et un très bel épisode de la 4ème dimension , série dont les connaisseurs savent la profondeur de réflexion :
    The Brain Center at Whipple’s :

    Un chef d’entreprise décide de limoger tous ses employés et de les remplacer par des robots. Mais comment réagira t’il lorsque à son tour il sera mis à la porte ?
    http://www.youtube.com/watch?v=i6sjUvCQl6k&feature=related

    Tous ces illuminés qui rêvent de supprimer les hommes pour supprimer les salaires ne se rendent pas compte qu’au bout de ce chemin , il n’y aura plus d’acheteurs que les rarissimes supermillionaires / milliardaires . Ils ne se rendent pas compte que l’homme a besoin de gagner dignement sa vie et qu’on n’a pas le droit de lui refuser ce droit . Si on le lui refuse comme , on terminera dans un monde sans humanité : sans homme ( si tous acceptent de mourir de faim sans se rebeller ) ou sans civilisation façon Madmax avec des guettos de riches comme on peut déjà le voir dans certains pays … à moins qu’une bonne révolution n’ait remis avant ce cauchemare les pendules à l’heure et pensé une meilleure répartition des richesses .

  19. De nombreux dirigeants, et non des moindres, se font l’image d’une « économie » optimisée sous forme d’une fourmilière agitée d’une animation frénétique pour produire un maximum de n’importe quoi (jetable si possible afin d’entretenir le mouvement). Toutes les avancées scientifiques ou technologiques sont bonnes à prendre pour augmenter la capacité à produire ce n’importe quoi, sachant que plus il y a d’agitations incohérentes, plus les dirigeants sont sollicités par leurs assujettis, inquiets, pour faire émerger un ordre apparent, … et mieux ils peuvent asseoir leurs pouvoirs.

    Un moyen d’entretenir le phénomène est de favoriser un écart aussi considérable et apparent que possible entre ceux qui ont moins que le nécessaire (selon leur propre perception d’eux-mêmes, et ils se situent à tous les niveaux de l’échelle sociale) pour satisfaire leurs besoins et ceux qui ont plus que le superflu (selon la perception qu’ont les autres d’eux), afin d’installer une addiction à l’innovation (être « tendance ») et à la consommation anarchique.
    Le foisonnement du n’importe quoi est en conséquence encouragée par une manipulation également frénétique des besoins ressentis, artificiels ou pas.

    La limite de l’absurdité commence à poindre avec une prise de conscience que la capacité de la planète à produire inconsidérément du n’importe quoi en quantités croissant exponentiellement est limitée.

    Il faudrait que la réflexion des « élites » ne se cantonne pas à prendre le parti de cet état de choses et se coule au contraire avec habileté dans le système pour en tirer, grâce à leur élitisme, un maximum de satisfactions d’amour-propre, mais qu’un vrai débat s’engage sur la question sous-jacente : c’est quoi le progrès ?

    1. Marx avait bien compris la nécessité de mettre fin à l’accumulation du capital,
      et la libération du travail que permet le progrès de sciences.

      Mais bien qu’il ait affirmé que le capital détruisait les hommes ET la nature,
      il ne disposait pas, comme nous commençons seulement à les avoirs,
      des connaissances qui fondent la science de l’écologie.

      1. Daniel Bensaid

        C’est bien le drame : depuis la disparition de *D.Bensaid, il n’y a plus d’intellectuel -càd qui produit des idées, originales – et non qui passe à la TV, grace à un réseau d’affidés, liés par l’argent, et le cerveau vide absolument : ça, c’est pour les TINA qui momopolisent tout depuis 30 ans, et donc pas l’authentique extrême-Gauche, exclue depuis longtemps- en particulier à l’extrême-gauche ; or, l’extrême-gauche non ostentatoire, même si on n’en fait pas partie, est indispensable à la vie démocratique d’un Pays : c’est un souffle vital, des électrons libres, des personnes qui agacent la dent, qui empêchent de s’endormir, qui pousse au débat démocratique : nous en avons besoin .
        * à noter que D.Bensaid était d’une vive intelligence, donc modeste; et c’est un homme qui ne s’est pas enrichi : ce qui est trés bon signe !
        Mais, à la vérité, des intellectuels au sens fort du terme, il n’y en a plus, d’aucun côté …
        Tout le monde s’est aligné (suivez mon regard) : enseignement rouleau compresseur made in You esse hé : et au bout TINA . Nos zélites fascinés ( dans le moins pire des cas ) se sont alors contentés de « copier », sans aucun regard critique, sur la non-culture de l’avoir .
        Exit nos écrivains et philosophes aux idées originales ( ce qui ne veut pas dire sans avoir été influencés par d’autres cultures ) qui ont fait avancer le domaine des idées, de la mesure, et de la démesure, de l’exigence, de l’austérité, et de la joie de vivre sans discontinuer depuis le XVII°siècle( et avant, Rabelais, au XVI°s. qui annonce avec vigueur et verdeur, provocation et chamboulement, une Rennaissance version « gauloise », jusqu’à l’entre-deux guerres, et puis encore quelques uns, nés tous avant guerre …
        L’échange, oui, l’uniformisation à laquelle nous sommes soumis sans discontinuer – par soft-power interposé, bombardement idéologique allant toujours dans la même direction – non !
        L’uniformisation du Monde est une erreur, une horreur, et nous mène à une barbarie encore plus grande : une stérilisation de la vie même …une perte du go^ut des choses, une mort des saveurs de l’existence : guère étonnant que cette idée atroce soit née en Pays puritain.
        ça suffit !

  20. les places toujours vendues sont infinies au spectacle de l’absence de pensée, Hollande croit à son rôle.

    NON

    Certains veulent sans doute que nous disions ce qu’ ils voudraient qu’ on pense.

    Quand celui qu’ on regarde mérite notre mépris, on lui tourne le dos

    Quand le spectacle est trop mauvais on quitte le théâtre

    Quand le maître est infect on le laisse là

    J’ explique ; j’ ai toujours connu la dépression, depuis sans doute quarante ans maintenant c’ est long, je n’ ai jamais pu m’en défaire tout à fait.
    Il y a dix ans je me trouvais très seul à avoir un discours anxiogène, aujourd’ hui je vois que c’ est tout le monde.
    Il n’ y a pas de truc tout fait – prêt à l’ emploi pour s’ en sortir, concernant la dépression comme le reste.
    Mais aucun être n’ empêchera vraiment jamais un autre de créer, il le détruirait qu’ en naîtraient d’ autres. Croire à l’ irréversible est dommage.

  21. Dans ce texte , ce n’est pas ce que suppose  » l’imprimante 3D  » qui est à redouter .

    Ce n’est qu’un nouvel outil pour concevoir et construire en se soulageant de  » la main de l’homme » des produits, et cela ne peut être qu’appréciable . On peut être nostalgique de cette main, mais les moines copistes , les sténo-dactylo , les trempeuses chocolatières , les peintres au pistolet ,les forgerons , les bineurs et sarcleurs … disparus , témoignent d’une évolution souhaitée et sans doute souhaitable.( l’exemple des prothèses dentaires est aussi bienvenu ) .

    Les problèmes commencent avec la mise à jour concommitante nécessaire de nos organisations sociales , pour que l’empathie et la prise en charge satisfaisante des besoins concrets de chancun , se nourrissent et non pas subissent les avancées permises par la créativité .

    On s’en tirait jusqu’à ce jour en postulant que les richesses et  » nouveaux métiers » ainsi permis , compensaient et au delà les postes de travail détruits , en affirmant que  » l’histoire était là pour  » démontrer qu’on s’adaptait toujours, et que seuls les plus nuls crevaient sur le chemin .

    Si la démonstration , plus assénée que développée , était si évidente , PSA ( mais pas que ) aurait sans doute moins de peine à convaincre les 8000 familles de licenciés qu’elles sont à l’aube d’une extraordinaire et enrichissante nouvelle aventure humaine .

    On peut penser que malgré tout , une société civilisée peut parvenir à ajuster les tempo pour mettre un peu d’huile dans les transitions .

    Plus terrifiant est la définition par les créateurs , sous tutelle des financiers , de la « nécessaire » organisation sociale  » qui va bien  » , pour permettre , fût ce au prix de la flatterie des plus primaires de nos instincts , l’optimisation « capitalistique » de leur investissement dans le « neo » .

    C’est une illustration supplémentaire de ce qu’il m’arrive d’énoncer comme condition sine qua non de la Cité et de la vie politique :

    – Connaissances et maîtrise du hors temps ( créativité , innovations )
    – Connaissances et maîtrise du présent ( techniques , sciences , logique , enseignement , Loi )
    – Maîtrise et mandat sur un projet partagé pour le futur proche ( démocratie )
    – Connaissance et maîtrise du passé ( l’histoire comme un Récit , la Philia ) .

    Seuls les peuples qui répondent à ces quatre maîtrises simultanément , peuvent être qualifiés de libres .

    Finance , industrieux et créateurs , s’ils peuvent prétendre avoir des choses à explorer , voire nous apprendre , sur les deux premiers items , ne seront jammais recevables sur les deux derniers .

    Mais ils s’emparent de fait du pouvoir total , si on leur laisse la maîtrise des vecteurs d’échanges et de l’organisation du  » marché » , dans le temps , dans l’espace , dans les contenus , dans les instruments de mesures, avec Obama comme agent de promotion « USA und Wall street vor allen anderen  » et après moi le déluge .

    PSDJ : Help !

    1. @ juan nessy 15 juillet 2012 à 18:24

      Financiers, industrieux et créateurs, s’ils peuvent prétendre avoir des choses à explorer , voire nous apprendre , sur les deux premiers items , ne seront jamais recevables sur les deux derniers .

      Pourquoi vouloir diviser en deux catégories ?

      Les uns comme les autres, quels que soient les items considérés, sont tous des hommes plus où moins aptes à comprendre et à dominer les questions qui concernent notre vie commune. Ils sont tous fondamentalement les mêmes en dépit de leurs différences et ,si les uns se mettent à la portée des autres pour mieux faire partager leurs connaissances et perceptions, ça ne peut que faciliter l’accord sur les 2 derniers items.

      1. L’accord se joue sur la gamme des quatre items simultanément .

        Et le chef d’orchestre ne peut et ne doit être que la démocratie et la constitution qui fonde les peuples .

        Quand le marché mène le bal , il n’y a plus de citoyen.

    2. La disparition de la main comme outil m’interroge cependant , car je suis de ceux qui admettent ( Arkao peut être aussi) que c’est la main qui a façonné notre cerveau .

    3. Correction : supprimer Loi dans le détail du deuxième item .

      Elle ressort plutôt du troisième , voire de l’expression synthétique des quatre , dont elle est l’arbitrage .

      Pour le temps de la mandature .

    4. C’est intéressant, mais les 8000 emplois supprimés chez PSA sont probablement recréés ailleurs. Dans un contexte mondialisé, il est difficile de tenir un discours égoïste alors que tant de pays vivent encore dans une misère innommable.

      1. @ Pignouf

        C’est intéressant, mais les 8000 emplois supprimés chez PSA sont probablement recréés ailleurs. Dans un contexte mondialisé, il est difficile de tenir un discours égoïste alors que tant de pays vivent encore dans une misère innommable.

        100 balles si vous allez dire ça aux « égoïstes » de l’usine d’Aulnay.

      2. Quand le dogmatisme psychorigide de droite gobe et recrache avec avidité ce qu’il crée pour se donner bonne conscience = relativisme pseudo-humaniste innommable. Greenwashing moralisateur, pouah. On marche sur des oeufs avec des semelles de plus en plus lourdes.

      3. C’est intéressant et je ne doute pas que les actionnaires de PSA ( des actionnaires en général ) soient motivés par le désir d’améliorer le niveau de vie des classes laborieuses du Bangladesh .

      4. @Pignouf 1er
        Allez expliquer aux 8000 de chez Peugeot (et aux autres) qu’ils seront « probablement » embauchés et payés « ailleurs »
        Deuxièmement, en quoi le fait que la misère « innommable » du reste du monde perdure devrait justifier que nous, les moins miséreux, devrions régresser d’un siècle ou deux, et en quoi cela améliorerait leur sort ?
        Troisièmement; qu’on m’explique donc pourquoi, dans les années 60 il était possible d’avoir le plein emploi ET l’État providence, et pourquoi aujourd’hui, de surcroît avec les progrès de la productivité, ce ne serait plus possible.
        Et que celui qui me répond que c’est à cause de la mondialisation, qu’il en tire lui-même les conclusions

      5. PSA semble être la dernière industrie automobile en France à avoir joué la carte nationale : 50% des voitures sont fabriquées sur le sol national, contrairement à Renault. Le design aussi restait original en refusant de ressembler plus au moins au ‘modèle’ Audi, contrairement à Renault…. Sébastien Loeb, alsacien pure souche qui squatt les premières places sur une … Citroën.
        C’est cette stratégie qui est volatilisée par …..l’austérité européenne et surtout sud-européenne. L’Espagne, mais surtout les classes moyennes acheteuses des milieux de gamme sont en souffrance pour le moins (pas de problème pour les hauts de gamme et les bas-de gamme). Le chomage partiel n’est plus de mise car personne ne voit le bout du tunnel….

      6. @Mikayipat:

        Pas faux , surtout si on imagine que dans quelques décennies la bagnole sous la forme où on l’a connait sera exposée au musée des calèches de Lisbonne .

        Une bonne façon de l’aventure européenne pourrait ( aurait pu ) être d’anticiper ces mutations pour que les compétences humaines à récupérer et faire évoluer le soient de façon un peu sensée ( optimisée ?) , comme il avait été tenté ( et raté ) de le faire pour l’industrie sidérurgique.

        Si gouverner c’est prévoir, c’est en particulier le domaine où l’on peut restreindre les drames , s’épargner le surpoids du curatif, et démontrer l’acuité du regard que l’on porte à la création( pour la suciter , l’accompagner ….ou la mettre en conscience au pas soutenable par la société ).

      7. @Merlinll
        « Troisièmement; qu’on m’explique donc pourquoi, dans les années 60 il était possible d’avoir le plein emploi ET l’État providence »

        L’Etat-Providence est une singularité de l’Histoire, singularité devenue anachronisme depuis. J’irai même jusqu’à dire qu’il est une erreur.

        Les raisons de sa création sont pourtant simples : courbe démographique, énergie bon marché, peu de concurrence dans les échanges internationaux, découvertes scientifiques multiples suscitant de nouvelles inventions,… Après-guerre, toutes les conditions étaient là pour cet etat-providence, un simple concours de circonstances qui ne doit absolument rien au génie de ses populations (le génie, c’est plutôt en temps difficile qu’il peut se manifester).

        Il ne vous aura pas échappé qu’avoir une population majoritairement jeune et en pleine santé, est différent d’une population majoritairement retraitée et gavée de médicaments. Vraiment inutile de s’étendre sur le sujet tant il est trivial, non ?

      8. @Julien Alexandre
        « 100 balles si vous allez dire ça aux « égoïstes » de l’usine d’Aulnay. »

        Sans cynisme, le cas de PSA est ancien et on a vu en 1982 des conflits très sérieux entre syndicats. Je peux vous envoyer des liens à ce sujet si vous voulez, vous verrez que les employés ne sont pas tous irresponsables de la situation.

      9. @Pignouf 2 (de mes) :
        //// L’Etat-Providence est une singularité de l’Histoire, singularité devenue anachronisme depuis. J’irai même jusqu’à dire qu’il est une erreur. ///////
        T’es a coté de la plaque …..L’ etat providence , est une faute grammaticale : un PLEONASME .
        Négocié il y a belle lurette , le « big Deal »…..le contrat social qui a permis a l’ animal pré-humain de négocier son agressivité contre une protection du groupe …..
        La façon dont toi et tes semblables présentent le truc s’appelle une arnaque ! Tu voudrais que le gus bosse pour acquérir ce qu’il possède déja !
        La spécialisation a brouillé les cartes , mais il n’en reste pas moins que si tu n’offres pas a l’individu une sécurité physiologique suffisante , il risque de rmpore le contrat et venir d’émasculer s’il manque de rognons …

      10. L’Etat est une chose .

        La providence une seconde .

        L’emploi une troisième .

        Le syndicalisme une quatrième .

        Le « contexte » , une lâcheté cynique et triviale .

        Je ne suis pas sure que la population jeune soit en bonne santé et ne consomme pas trop de médicaments .

      11. @au gnouf en premier
        « vous verrez que les employés ne sont pas tous irresponsables de la situation »

        Percutante analyse, logique, non seulement ils ont un boulot, mais en plus ils exigent d’être payés, manquerait plus qu’ils demandent des augmentations, des pauses, des congés ; et pourquoi pas un salaire jusqu’à la retraite sans bosser au chômage ou une alloc avec l’argent des EPR ou du Triomphant ? Heureusement, il y a une justice au royaume pignoufien puisque, en s’endettant, c’est un peu comme s’ils payaient pour bosser.

        Macadam : A supprimé les révolutions, plus moyen de faire des barricades. Est néanmoins bien incommode.

        (Dictionnaire des idées reçues)

    5. De syncategoremata zuckerverbii (@juan nessy)

      Ce sont les médias « sociaux » qui changent ce qui est le moins visible: les formes d’articulation de nos liens, nos « amitiés », et agissent sur le langage comme la main a agi en son temps. ce ne sonr plus tant les noms et les verbes qui vont changer, mais leur acception, et les mots pour les articuler : le syncatégorèmes chers aux scolastiques.
      D’où mon « titre ». Zuckerberg ne se défend d’ailleurs pas de présenter les nouveaux outils de facebook comme une nouvelle…(impression inspirée par le récent « digital vertigo » de @ajkeen, Andrew Keen, paru en mai en anglais)

      1. Merci de cette ouverture , mais je m’interroge malgré tout sur la meilleure aptitude des medias sociaux à nous aider à concilier réalité et vérité , ce qui était un peu ( et est encore) le miracle de ce qui se passe entre la main et le cerveau .

        Il ya je crois un vieil axiome ardéchois qui énonce que les mains d’un paysan ne mentent pas .

      2. Zuckerberg ne se défend d’ailleurs pas de présenter les nouveaux outils de facebook comme une nouvelle grammaire autour de Opengraph…(impression inspirée par le récent « digital vertigo » de @ajkeen, Andrew Keen, paru en mai en anglais).

        Je devrais peut être poster mon histoire de syncategorème zuckerverbiens mal digérés sur le post anglais ?

    6. @ juan nessy 15 juillet 2012 à 20:22

      Et le chef d’orchestre ne peut et ne doit être que la démocratie et la constitution qui fonde les peuples .

      Bien d’accord. Il faut cependant que les peuples soient amenés à un niveau de connaissance et de compréhension des phénomènes qui conditionnent l’évolution du monde, pour opérer la bonne sélection de leurs dirigeants et rédacteurs de constitution.

      Or, l’évolution de notre monde, celui sur lequel nous pouvons agir, ne peut se faire sans intégrer l’ensemble des contraintes, notamment les lois naturelles et universelles, auxquelles les humains ne peuvent se soustraire. Ces lois et contraintes relèvent probablement plus de la physique et de la biophysique que de la sociologie.

      Le malheur vient de ce que ceux qui sont en charge de dégager ces lois et connaissances, afin qu’elles soient transmises par la voie de l’enseignement et de l’information, sont bien souvent devenus des idéologues et des démagogues. Ils seraient bien plus utiles à la communauté s’ils se limitaient à de purs rôles de pédagogues afin de permettre aux esprits critiques des foules d’apporter leurs propres valeurs ajoutées diversifiées, issues de leurs propres analyses et réflexions.

      Rien d’étonnant, dans ces conditions, que les corporations bien constituées de la politique, des médias, de la finance et d’autres, finissent par s’allier afin que les profits en reviennent à leurs petites communautés, en laissant la plupart des autres dans l’illusion qu’elles décident de notre marche commune, démocratiquement.

      C’est le grand art de la manipulation des foules.

  22. « Nous sommes sur le point de faire des pas de géant » déclare la première, toute excitée à l’idée de pouvoir un jour disposer d’usines universelles où ces nouveaux robots remplaceront les ouvriers, fabriquant toutes les pièces d’équipements à partir d’instructions numériques, qui plus est à la demande.

    Je n’en suis pas surpris ! Moi aussi ça m’excite beaucoup d’apprendre cela. Pourtant j’ai jamais demandé cela à mon prochain et vous ? Sans doute à la demande express des plus grands groupes commerciaux, pourquoi pas si c’est pour rassurer plus longtemps les premières élites dirigistes du globe dans le confort.

    Tout le monde deviendrait bête et plus machinal au loin, il faudrait tout autant le devenir dans mon coin, oui pour les petits enfants des hommes vaut mieux pas avoir des Ames, ignorance totale des écritures.

    Selon cette nouvelle vision, les bambins seraient appelés à vite se familiariser avec les techniques financières de base afin d’être en mesure de voler de leurs propres ailes et de dégager avec leur capital un revenu afin d’assurer leur subsistance. Un examen leur permettrait d’obtenir au mérite leur diplôme de consommateur afin de décrocher de leurs géniteurs, véritable sésame pour entrer dans la vie. Comment y résister ?

    Un personnel moins conditionné et certifié de la tête aux pieds, serait moins en mesure de dégager plus de dividente commerciale pour les plus grands groupes de la planète. Pour ça qu’il vaudrait mieux faire une sélection de l’espèce dès le berceau, afin de pouvoir mieux relancer techniquement le grand commerce mondial avec l’Amérique et la Chine, oui la coupe est presque pleine.

    Pauvres bambins à qui l’on préfère couper les ailes. Je tacherais un jour de poster quelque chose afin de mieux m’expliquer, quoique c’est déjà un peu le cas, vu que tout le monde fonctionne graduellement dans la peur de perdre ses facultés manuelles ou intellectuelles pour pouvoir encore acheter et survivre plus longtemps.

    Veux-tu dire par là jj que tu as souvent essayer d’être ceci ou cela, et que devenir plus singe, c’est ça qui ferait paraître moins bête acheteur aux prochaines images crispantes du globe.

  23. Glaçant. Mais s’ils sont capables de tout reproduire ils sont également capables de limiter la population du globe au nombre exact dont ils ont besoin pour que leur maîtrise perdure. Contraception, eugénisme…Glaçant aussi.
    « Ils »? Ceux qui ont l’argent. C’est à dire le pouvoir et c’est sans doute plus le pouvoir qui les intéresse que l’argent en lui même. Pouvoir décider, ordonner, diriger et surtout, surtout (!) limiter au maximum l’influence de l’autre dans l’organisation de leur vie. C’est peut-être la peur, en dernier ou premier ressort qui donne leur énergie aux gens de pouvoir. Commander plutôt qu’être commandé. Illusion de la divinité. Et inexorable course ou fuite en avant. Aucune auto régulation possible; la logique voudra qu’après avoir tout dominé « ils » se bouffent entre eux. Pas de raison qu’ils s’arrêtent.
    L’espoir? Que la peur disparaisse. Seuls un dénuement total ou une nouvelle mythologie peuvent y parvenir. Pas bandant mais moins glaçant.
    En attendant, demain je me lève, Inch’Allah, je peins, je prépare mon frichti, j’accueille mon fils et lui demande s’il a trouvé du boulot, il a 22 ans, un CAP de froid clim, et cherche plutôt un apprentissage, Réunion si possible, sinon même métropole, cinquième portrait sur la liste ci-jointe, http://comores-mayotte-art.blogspot.fr/ faire offre et on verra.
    Que faire d’autre?…

    1. En attendant, demain je me lève, Inch’Allah, je peins, je prépare mon frichti, j’accueille mon fils et lui demande s’il a trouvé du boulot, il a 22 ans, un CAP de froid clim, et cherche plutôt un apprentissage, Réunion si possible, sinon même métropole, cinquième portrait sur la liste ci-jointe,

      Voulez-vous vraiment accueillir une pensée pas trop différente pour la société, pour le prochain, demain lorsque vous vous lèverez, et que vous prendrez le pinceau et que vous préparez votre frichti, dites plutôt à votre fils:

       » Et si le chomage devait graduellement se répandre dans le monde, comment pourrions-nous faire pour pouvoir tous avoir moins peur en société ?  »

      1. Réponse facile, pour une fois. Je me réveille, je me plains de mes articulations, (trop gros), je me mets à travailler, j’oublie une bonne partie de mes douleurs et des angoisses qu’on lit sur ce blog et quand mon fils arrive je suis un moment rassuré, parce qu’il a moins peur que moi, beaucoup moins peur que moi. Il a confiance; en Dieu, comme ça, parce que depuis tout petit on lui a dit d’avoir confiance et qu’avec lui ça a marché; en moi aussi, d’instinct, avant même que je l’adopte. Il n’a pas peur de l’avenir puisque l’avenir c’est demain. Il a envie de bosser, pour ne plus être dépendant, pour se marier, avoir des enfants. J’ ai si peu de choses à lui dire, sinon de faire attention quand il prend son scooter ou ma voiture; je ne le lui dis même plus d’ailleurs. C’est lui qui me rassure, je vous dis. Il y a le champ de sa mère, son manioc, ses bananes, ses fruits en saison,il y a ses amis, l’entraide qu’ils se portent, sa future femme et les petits enfants qu’il a envie de me donner. Moustoifa il s’appelle; bientôt Moustoifa Séjour; premier noir musulman de ma famille, il ne lui a jamais parlé qu’au téléphone mais il rassure aussi ma vieille mère. Va comprendre. C’est un homme bon, ça existe aussi. Le problème c’est qu’on ne parle de et qu’on ne pense qu’aux truands; même pas naturellement truands d’ailleurs, juste naturellement trouillards. Qui nous rendent un peu trouillards en retour. La lucidité qu’on trouve en abondance sur ce blog n’évite pas la peur. Je n’ai aucune recette à donner pour survivre dans ce qui s’annonce; j’ai peur pour Moustoifa, pour sa femme et encore plus peur pour ses enfants à venir. 28000 reconduites à la frontière, rien que pour Mayotte et des centaines de noyés par an. Enfants abandonnés, qui ne meurent pas derrière leurs parents reconduits, qui grandissent, on ne sait comment, et vous emmerdent de plus en plus souvent et de plus en plus fort quand vous allez chercher le soir la pizza que vous avez commandée. Pas de recette vous dis-je. Je vous dis juste comment je vis. Chômage irréversible, noyades par centaines, 1000 à 2000 enfants abandonnés et moi l’artiste blanc qui peint de jolies images en attendant que Moustoifa ait un travail. Et ce blog et mon blog qui me permettent, avec les mots, d’exprimer mes colères, ce que je ne fais jamais avec mes images.
        Que faire d’autre?…

      2. Il n’a pas peur de l’avenir puisque l’avenir c’est demain. Il a envie de bosser, pour ne plus être dépendant, pour se marier, avoir des enfants.

        Oui les proches deviennent une si grande part de nous mêmes, qu’il nous est parfois moins évident d’apprendre à travers eux qu’ils puissent vivre une chose plus éprouvante que la notre en matière de ceci ou cela.

        L’avenir ne peut être demain, si tout le monde se sent enferré de construire l’avenir avec les mêmes pierres du présent.

        Vous savez plus le monde recherche légitimement partout du travail et une meilleure situation de vie, et plus la nature semble se révolter progressivement et plus violemment en retour contre le monde des hommes.

        J’aimerais comme vous, voir un meilleur ciel moins orageux au dessus du monde, hélas je ne peux vous promettre cela à partir de mon propre constat des choses au présent.

        Sinon pour vos articulations essayez certaines tisanes cela marche bien mieux pour les jointures.

        C’est lui qui me rassure, je vous dis. Il y a le champ de sa mère, son manioc, ses bananes, ses fruits en saison,il y a ses amis, l’entraide qu’ils se portent, sa future femme et les petits enfants qu’il a envie de me donner.

        Peut-être bien peut-être pas, surtout lorsqu’il vous demande parfois de prendre votre scooter ou votre voiture, comme je peux comprendre que je ne puisse pas plus vous rassurer, quand bien même mes propos pourraient vous paraître venir d’une personne qui s’en contre-fiche de votre propre témoignage de vie.

        Toutes ces choses qui nous font grandement défaut, votre manioc, vos fruits, votre façon de voir les choses dans les îles, votre bonne humeur, bien sur je sais bien que ce n’est pas toujours de vraies cartes postales dans les îles.

        Pourtant lorsque les gens aisés prennent l’avion, c’est souvent pour nous dire à leur retour et dans les médias, qu’ils rencontrent bien plus de gens simples et plus accueillants ailleurs alors vous comprenez.

        Moustoifa il s’appelle; bientôt Moustoifa Séjour; premier noir musulman de ma famille, il ne lui a jamais parlé qu’au téléphone mais il rassure aussi ma vieille mère. Va comprendre. C’est un homme bon, ça existe aussi.

        Moi aussi je suis un homme bon, moi aussi j’existe et pourtant je ne suis pas musulman. Oui à quoi bon pleurer la perte d’une chose ailleurs, lorsque nous savons bien tôt ou tard que cela nous est repris dans l’existence.

        Je n’ai aucune recette à donner pour survivre dans ce qui s’annonce; j’ai peur pour Moustoifa, pour sa femme et encore plus peur pour ses enfants à venir.

        Hum j’en suis bien conscient mon cher monsieur, oui Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Matthieu 26;24

        Enfants abandonnés, qui ne meurent pas derrière leurs parents reconduits, qui grandissent, on ne sait comment, et vous emmerdent de plus en plus souvent et de plus en plus fort quand vous allez chercher le soir la pizza que vous avez commandée.

        Essayez de gérer cela différemment, offrez leur de temps en temps des cigarettes, qui sait ils rechercheront peut-être moins un jour à vous emmerder et à vous regarder de travers ou alors oubliez mes propos sur le blog. Vous savez c’est surtout le soir que les voyous préfèrent bien plus faire la chouille.

        Pas de recette vous dis-je. Je vous dis juste comment je vis.

        Essayez d’y penser,

        Vous savez je ne vous demande pas non plus de me faire trente six fois le tour de votre coin à genoux, moi aussi je n’ai pas de bonnes recettes à vous donner, je ne sais même pas d’ailleurs ce que c’est que le frichti. Vous voyez je n’ai vraiment rien à vous apprendre oui à quoi bon échanger sur des blogs.

        Chômage irréversible, noyades par centaines, 1000 à 2000 enfants abandonnés et moi l’artiste blanc qui peint de jolies images en attendant que Moustoifa ait un travail.

        En attendant pourquoi ne pas rechercher à lui enseigner votre art de la peinture, de la cuisine, si ça se trouve les jeunes dans votre île ont bien plus besoin de bras et d’un autre orphelinat en priorité.

        . Que faire d’autre ?…

        Pourquoi les gens ne s’y mettent pas plus à plusieurs pour faire des choses, pour construire un orphelinat, lorsqu’on leur demande sans cesse de s’en sortir individuellement.

  24. de quels revenus les consommateurs disposeront-ils, afin d’éviter que les énormes marchés ne disparaissent malencontreusement avec les salariés ?

    Ben voyons François, comme tout l’monde et comme d’hab depuis trente ans ! Des dividendes sur action et des « revenus de la propriété des assurés » comme on dit dans les stats…

    1. Juste , mais apparemment cette part des happy few de gros , moyens et petits calibres a tendance à sérieusement se réduire , au moins en pourcentage du total .

      Ce qui éclaire sans doute les tentations totalitaires , partagées par le FN pour des motivations affichées contraires .

      1. bizarre votre question,
        juste que finalement on ne lit pas souvent le terme ‘impérialisme’ sous les plumes.

  25. ne fait le problème général est ,
    au dela de notre esprit critique et même de notre lucidité

    notre degré de soumission

    les robots c’est déjà nous prêts à consommer des répliquats

  26. En imitant simultanément la monnaie de l’Allemagne et le libre échange du monde anglo-saxon, la classe dirigeante parisienne a assuré la conversion de tous les avantages relatifs de la France en handicaps supplémentaires. Ses jeunes en particulier, relativement plus nombreux qu’outre-Rhin, sont devenus du fait de la rigidité monétaire, une population inutile, à éliminer socialement. Ce à quoi l’on a procédé dans chacune de nos banlieues. Ici, la politique du franc fort rejoint le projet lepéniste d’exclusion, puisque les jeunes d’origine algérienne, marocaine ou tunisienne sont très largement représentés parmi les exclus de la politique monétaire.
    L’illusion économique, E. Todd 1997

    Nous en France on n’a pas besoin du progrès pour générer du chômage, les choix politico-économiques de nos élites suffisent.

  27. Technologie pour technologie, André Gorz, dans son ouvrage posthume Ecologica (Galilée, 2008) -dont je recommande vivement la lecture-, évoquait dans le texte « Crise mondiale, décroissance et sortie du capitalisme » -écrit en 2007 quelques mois avant sa disparition- les « digital fabricators » (ne serait-ce pas là la « machine à répliquer universelle?) offrant selon lui la possibilité de produire dans des ateliers communaux, lesquels pourraient s’interconnecter à l’image des logiciels libres. Tout le contraire de ce « brave new world » absolument épouvantable (qui suscite l’épouvante: pas chez vous?) que décrit François Leclerc. Et l’on voudrait sauver l’industrie française de la bagnole (la bagnole vraiment pas chère et vraiment pour tous -je veux dire, les 7 milliards d’homo sapiens-, au fait, pour combien de temps encore?) en « gagnant de la compétitivité ». Ils en sont encore là, au Parti Socialiste?

  28. Qui du robot ou du financier aura fait couler la « finance » au début du 21ème siècle, les historiens nous diront ça dans 30 ans, s’il en reste et si les faits historiques ne sont pas trop modifiés.
    Le jour où un robot saura faire une omelette aussi bonne que la mienne, là, j’en ferai une encore meilleure.
    Et qu’un financier saura gérer le personnel à sa charge … oui, là, j’ai de la marge.

    Cet article est un peu quelque part annexe, vu la situation, non..??
    Vous laisseriez-vous intoxiquer par la propagande, Monsieur Leclerc..??

    Il est clair que pour avoir étudié ces robots et appris à les programmer, la « machine » n’a pas de limite.
    Mais l’humain, par contre…

    1. les pays baltes et la finlande ont trouvé qu’Hitler etait moins pire que Staline et encore maintenant ils n’en démordent toujours pas …

      1. Le problème est que pour être totalement exhaustif, il faudrait avoir accès aux archives de l’ex-URSS pour savoir dans le détail ce que Staline a pu faire aux pays baltes après les avoir annexés.

        URSS et SS de toute façon, ça rime trop bien pour ne pas les mettre dans le même sac, pas de distinction dans la barbarie.

        Par exemple, sachez que Staline avait présenté Lavrenti Beria, chef du futur KGB, comme « notre Himmler » à Roosevelt lors de la conférence de Yalta.

  29. L imprimante 3D ,bof ok pour les pièces unitaire à forte valeur ajoutée ,ces machines sont mono-matière , de tel machine existe depuis 10ans pour faire un proto ,après l injection plastique est imbattable ,quand au coût des salariés ,le Dailytelegraph vient de publier un article ,sur des ouvriers fabriquant pour un équipementier sport ,payés 50 euros/mois ,vive les jeux olympiques .Des coups de pieds au cul qui se perdent.

  30. Les FabLab qui utilisent ce concept de réplication en 3D ne sont pas sortis de rien et leur développement ne semble pas vraiment en phase avec une dynamique capitaliste, si l’on respecte la charte des FabLab

    1. @Contempteur
      Je suis tout sauf technicien, mais ce que vous dites semble bien rejoindre ce qu’imaginait André Gorz en 2007 (voir mon commentaire ci-dessus). Donc non pas un instrument de domination supplémentaire, mais au contraire une façon radicale de s’affranchir du capitalisme. Une mauvaise nouvelle pourrait donc en cacher une bonne…

      1. C’est que Gorz ait perçu les potentialités des FabLab, vu qu’il avait une compétence et une expérience certaine pour réfléchir et synthétiser sur les tendances de notre monde.
        Intéressant cette innovation « communale ». Ca rejoint effectivement l’esprit FabLab qui est fondé sur le logiciel libre.
        Cependant, la charte a tendance de plus en plus à être signée pour une exploitation qui laisse une part mineure à des création au service du partage et des utilisations citoyennes.
        On a besoin d’innovation conceptuelles, sans doute, comme celle de Gorz, pour dépasser la rapacité, l’égoïsme, l’individualisme qui nous conduisent à l’abyme.
        C’est quand même l’innovation collective conceptuelle qui permet au Libre, aujourd’hui, d’écraser lentement mais surement les mastodontes marchands. Tout n’est pas perdu, dans ce domaine-là…

  31. il y a un mois, l’on m’a présenté, à Mulhouse, cette fameuse imprimante 3D. C’est impressionnant.
    mais attention le danger ne vient pas de la machine, le danger vient de ce que voudrait en faire certain et le changement de société que nous vivons.

  32. Dans mon esprit cela ne fait aucun doute : le rêve ultime des libéraux est l’usine ZERO salarié!! Et compte tenu des nouvelles technologies, de la robotique, de la physique quantique… je leur donne 50 ou 100 ans pour y arriver. Et une fois ce but atteint, croyez-vous que leur petit cœur qui saigne cherchera a jouer les pères noël pour tous les enfants de la terre ? ….

    1. Je comprends ce que vous voulez dire,

      Mais à tort ou à raison, parfois je m’en prends qu’aux libéraux cela me peine et m’afflige !

      Et puis d’autres foins je ne sais pas pourquoi, je m’en prends rarement aux premiers cocos ou bobos, mais quel bien piètre prophète dérangeant que je suis pour mes aïeux.

      Oui j’ai beau crier comme un con dans le grand désert de ce monde, je vois bien que sur le moment je préfère bien plus faire passer les libéraux pour des cons, je prends trop tardivement conscience de la chose.

      Pas bien je trouve, mais qui donc n’a jamais un peu pécher socialement dans la vie ? Il n’y a pas non plus que des fumiers et des irreponsables chez les premiers gens du marché, il y a aussi beaucoup de rats et de grippes-sous qui préfèrent bien se protéger continuellement derrière les premiers écrits Marchands ou économiques.

      Et puis si ça se trouve il n’y a pas que les libéraux qui font un petit peu le mal à autrui. Vous savez les premiers gros bras socialistes de mon temps ne sont pas tous des enfants de coeur lorsque j’essaie parfois de leur faire entendre la chose suivante au niveau du physique et de la douceur.

      Bien sur ils sont pas tous comme ça les pauvres bougres dans l’écoeurement. Le rêve de certains socialistes étant parfois bien plus planqués que vous, que tout le monde travaille à l’usine, ah si seulement j’avais pu avoir des gros bras, j’aurais pu jouer davantage des coudes pour le progrès, le futur, pour faire meilleure météo mondiale.

      Partons de l’hypothèse que la plus grande civilisation marchande, matérielle ou très maya illusoire de l’histoire s’est grandement fourvoyée, dévoyée, qu’est-ce qui pourrait alors empêcher que le genre humain progresse moins vers quelque chose de moins tendanciel, matriciel, la seule critique peut-être des gens du libéralisme ? Je sais pas !

      Vous savez lorsque le grand patatrac mondial se produira tôt ou tard, viendra sans doute une autre période de frayeur, de bousculement, de précipitation, de gros bras, à votre avis combien de bonnes soeurs alors passeront d’abord à la guillautine ou au dépucelage forcée, pour moins avoir mal en société surtout à la prochaine déroute.

      Sans doute qu’avec le progrès et les nouveaux moyens technologiques il y aura certainement moins de dénonciation dans les villes et les villages, lorsqu’il y aura graduellement moins de travail et confort, moins de pain et de vin, moins de bonnes récoltes et plaisir médiatique, pour ça que le coeur de Jérémie saigne déjà un petit peu.

      Je pourrais pourtant changer le futur qui vient bien plus simplement, mais non personne ne veut se mettre à genoux,
      surtout pas non plus les gens les plus compliqués de notre temps, pour ça que j’ai les chevilles qui enflent. Trop peu qualifié je suis, trop de problèmes personnels j’ai en ce moment, pour ça que les libéraux sont parfois un peu cons je trouve.

      1. bonjour Jérémie,

        Il ne faut pas trop déprimer, le message n est pas perdu pour tout le monde, et il n y a pas ce désert que vous imaginez. Bien du chemin à été fait depuis le Nom de la Rose: la seule raison ne suffit pas, cela je l ai humblement accepté.

      2. Bonjour Tigue,

        Oh vous savez je suis pas du tout déprimé. Quand bien même le monde se dirigerait un petit peu officieusement vers une plus grande déprime à la vue de ce grand film d’horreur Américain.

        Moi vous savez depuis le temps, je me fais plus trop d’illusions au sujet des grandes marques commerciales de la planète en concurrence forcée avec la Chine.

        Oui peut-être bien que je ne suis pas le seul à en perdre la voix dans le désert, sinon à part ça tout va pas trop mal. J’essaie de mieux faire attention aussi à ce que je mange, même si je me rends bien compte que la qualité n’est pas toujours présente dans les produits présentés les plus au rabais sur les étiquettes et prospectus.

        Enfin c’est normal, ils n’iront pas nous dire le contraire en matière de propagande commerciale, ça reste naturellement à vérifier tant de cachotteries des grandes marques.

        Vous me dites il n’y a pas ce désert que j’imagine, oui peut-être, pourtant je suis pas trop le plus braillard et bruyant de mon temps.

        A partir du moment ou vous me dites que bien du chemin à été fait depuis le nom de la Rose. Moi je vous dis en réalité que nous en sommes pas plus avancés depuis le nom de cette autre fleur que j’ai oublié le nom, j’ai déjà si peu de mémoire je perds mes neurones, et plus je traine la patte et plus tout le monde galope partout en tête.

        Oui je sais bien que tout le monde ne préfère pas toujours fonctionner avec deux bouchons dans les oreilles. De toutes façons moins je déconne et plus l’on me dit que je déprime, et plus je le constate et plus l’on dit que j’invente grave des choses, ah je te jure non faut pas jurer, c’est pas bien progressiste aux images je trouve.

        La preuve qui donc m’a déjà offert un petit tour en chameau dans le grand désert bruyant de ce monde, personne mon ami(e) et oui je dis bien personne tout coûte déjà si cher.

      3. @ Tigue

        Non en vérité tu avais raison tout à l’heure ça ne pas très bien ce soir,

        Mais pourquoi donc Jérémie ?

        En fait vois-tu je viens d’apprendre, que les femmes modernes sont bien plus intelligentes que les hommes en société, alors forcément tu comprends je vais pas vraiment passer une bonne soirée.

        Ben oui selon les dernières études d’un expert sur la question, la femme moderne aurait une vie bien plus remplie et agitée que les hommes. Tu sais les femmes qui marchent bien plus vite que les hommes avec un portable à la main, alors forcément nous les hommes nous sommes beaucoup plus cons en la matière, mais bon je comprends les femmes si elles ne peuvent plus faire autrement non plus.

        Pourtant moi quand je vois certaines femmes papoter entre elles, comme le font par exemple souvent les poules entre-elles dans les poulaillers, j’ai pas plus l’impression de les voir plus intelligentes et moins médisantes à l’égard des pauvres hommes de mon espèce, mais bon si les chiffres de cet expert ne mentent jamais, alors que c’est forcément vrai pour toutes les femmes et tous les hommes.

        Bref tu avais raison tout ça va me faire lamenter, en plus il paraît que cela proviendrait d’une conséquence de la modernité, du beau progrès, du grand rêve mondain, dit autrement du grand lavage de cerveau commercial dans la tête des hommes et des femmes, en fonction par exemple de leur premier degré de réceptivité et d’injonction à la chose.

        En plus moi qui suit plus trop dans la modernité, j’ai donc forcément un QI bien moins inférieur à celui des femmes bien mieux arrivées que les hommes, trop macho et trop neuneu je suis donc pour les femmes qui n’en peuvent plus.

        Déjà qu’au regard d’un bon nombre de publicités les pauvres hommes passent de plus en plus pour des cons, sans doute pour mieux flatter encore la femme moderne à l’image. Oui il y a vraiment de quoi se poser des questions, pourvu quand même que l’homme jetable serve encore un petit peu à quelque chose pour la femme moderne bien mieux arrivée en société.

        Quand bien même cette étude aurait été faite dans un monde préférant grandement fonctionner dans une plus large inversion des valeurs et cela quel qu’en soit le prix à payer pour l’homme et la femme.

      4. @Jeremie

        Les femmes c’ est pas simple…
        On doit bien morfler avant de trouver celle qui nous convient et à qui on convient également.
        Alors si en plus on leur parle du désespoir qui vient, directement comme ça au premier Rdv, elles préfèrent parler à leur portable !
        Toute cette sensibilité , il faut la diriger aussi vers ce qui est beau et bon, porteur d espoir :
        Par exemple le fait que ce reportage est débile et que nos compagnes n y croient pas.
        Il faut rire de ces fadaises qui n ont que l existence qu on leur donne , à commencer par vous (involontairement ).
        C’ est un peu comme la réalisation du prix grâce au discours le plus fort.
        C’ est vous le plus fort face à vos adversaires
        Y paraît qu’ on descend du singe, alors singeons :
        Marc Lavoine – Je Descends Du Singe par umusic

      5. @ Tigue

        Les femmes c’ est pas simple…

        Je vous le fais pas dire, hum ça devient plus compliqué pour les pauvres hommes de mon espèce, de satisfaire la femme moderne, sans doute que je dois pas être le seul.

        Mais bon faut pas trop généraliser elles ne sont pas toutes vénales non plus. Il y a bien les féministes mais là c’est pareil, elles aiment pas trop les hommes battus qui papotent ainsi des femmes entre eux.

        Pourvu qu’il n’y est pas alors trop de femmes mécontentes des hommes sur le blog.

        On doit bien morfler avant de trouver celle qui nous convient et à qui on convient également.

        Ouais et bien ça va comme je trouve. Entre nous, vous en voyez vraiment une faire la prophéteuse de temps en temps avec moi. Tu parles elle morflerais beaucoup trop, de toutes façons j’en ai déjà trop dit avec mes conneries. Un jour je vais certainement me faire lyncher, vous comprenez j’arrive plus trop à suivre, trop lent je suis ça va trop vite le progrès pour moi.

        Tiens l’autre jour, j’ai bien du mettre trois heures pour débloquer mon mobile, je ne pourrais donc pas plus satisfaire la femme moderne, celle qui ne pleure jamais à l’image, celle qui ne s’en mord jamais les doigts, celle qui ne s’étrangle et ne s’étouffe jamais la voix. Moi en fait je fais plus trop parti de la nouvelle espèce d’homme. Vous savez les hommes d’affaires, les banquiers, les financiers, les gens bien arrivés, les commerciaux, les Winners, les gens bien habillés, les V.I.P, etc …

        Alors si en plus on leur parle du désespoir qui vient, directement comme ça au premier Rdv, elles préfèrent parler à leur portable !

        Attendez je suis quand même pas celui qui nous fout le plus la pétoche, de toutes façons moi les filles qui font trop joujou avec leur portable, et pour plus encore se voiler la face devant de la chose qui vient ça m’intéresse pas, ça me désespère trop de la femme moderne.

        Moi aussi vous savez je suis très sélectif et exigeant. Je ne sors pas non plus de la cuisse de Jupiter, malgré que je sois un peu fauché en ce moment. Moi aussi j’ai des goûts très raffinés et cultivés, et puis il y a les belles mères qui faut parfois se farcir, mon Dieu pas ça en plus.

        Toute cette sensibilité , il faut la diriger aussi vers ce qui est beau et bon, porteur d espoir :

        Ne rêvez pas trop quand même, j’aurais beau être le plus sensible et le plus doux des têtards cela n’y changera rien. Je ne suis pas toujours très réceptif à tout ce qui est beau, bon, c’est des conneries d’autrefois tout ça, faut arrêter des fois avec l’optimisme à outrance qui rend pas mieux service sur le fond des choses.

        Non le problème c’est que j’ai pas trop la Tchatche pour les embobiner, et puis vous savez tout devient si cher, c’est pas donné pour le resto, le cinéma, les cafés, les pièces de théatre, les voyages, les sites de rencontres, faut voir les grandes arnaques, et puis il y a les paires de chaussures, les vétements, le coiffeur, les régimes minceur, la manucure, pour mieux les satisfaire et les combler, pour mieux les rassurer et les protéger tout le temps des mauvais coups durs matériels de la vie. Ah ça oui alors beaucoup trop compliqué pour moi tout ça.

        Non ce qu’elles veulent ce sont de vrais hommes, des mecs qui puissent mieux flatter tout le temps les belles mères. Vous croyez vraiment que c’est moi le plus fort, tu penses, vous verrez elles auront beau recherchées à vivre d’abord avec les gens les plus ok, ça les empèchera pas moins d’éprouver un petit peu le vertige à la chose qui …

        Tiens je préfère plutôt me procurer une petite souris, ça prend moins de place, ça vous regarde moins de travers lorsqu’il y a moins d’argent sur la carte bleue, ça coûte moins cher que des croquettes pour chats, et ça mange moins de fromage je trouve.

        Sinon bonne soirée quand même, enfin je vous en cause comme ça.

  33. L’Europe à l’heure des choix .

    Contre toute attente, il est une race d’euro-dévots qui jamais ne désarme. La crise de l’euro ne sera jamais pour eux une crise du credo ! Dans un Europe en état de déliquescence avancée et tandis que s’effraient les dirigeants étatsuniens et chinois, du risque de dépression mondiale, la confrérie eurolâtre danse sur un champ de ruines et psalmodie en proclamant l’imminence du Grand Soir fédéraliste.
Ils fondent leur ultime espoir littéralement messianique pour conjurer la chute finale en un sursaut politique qui accoucherait en dernière extrémité du « fédéralisme ». .

    http://www.marianne2.fr/L-Europe-a-l-heure-des-choix-3-3_a220642.html

    L’Europe à l’heure des choix.

    http://www.marianne2.fr/L-Europe-a-l-heure-des-choix-2-3_a220640.html

    Europe, démocratie ou dictature ?

    http://www.marianne2.fr/Europe-democratie-ou-dictature%C2%A0_a220672.html

    1. Europe, démocratie ou dictature ?

      La démocratie (la vraie, par tirage au sort), personne n’en veut
      Et d’ailleurs, au-delà de 1000 ou 2000 personnes, ça devient vite ingérable
      Mais nous sommes dans l’entre-deux, et ça peut continuer tant que la planète peut nous fournir eau, énergie et nourriture. Pour combien de temps encore ??

  34. Encore un petit coup de « progrès »… C’est tellement triste que j’hésite maintenant à indiquer toutes les entourloupes et raclages de fonds de tiroirs nécessaires pour alimenter les plus riches.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/13/madrid-cree-un-fonds-d-aide-aux-regions_1733688_3234.html
    Ce fonds sera financé « par un prêt de la loterie nationale de 6 milliards d’euros et le reste par le Trésor » espagnol, a ajouté le ministre de l’économie, Luis de Guindos.
    Le tuage d’une région bientôt mise à la loterie…
    Tu lèves le pouce ou tu le baisses…??

  35. Le progrès ça prend du temps
    et le temps c’est de l’argent
    et de l’argent c’est de la guerre
    et de la guerre somme toute
    c’est ce qu’il y a de plus naturel
    chez les bipèdes
    de l’espèce
    humaine
    pas vrai

    1. Le progrès ça prend du temps et le temps c’est de l’argent

      Si le progrès de l’humanité c’est d’abord le temps, le chronos, l’audimat, la gestion et la faculté de pouvoir amasser toujours plus d’or et d’argent sur les podiums, au dessus de tous, de son prochain alors le progrès peut prendre plus de millénaires, mais chut gardez cela pour vous nous avons tellement besoin d’entendre plus de V.I.P et de gens bien arrivés grâce aux images et aux ondes radio. Oui et encore nous avons peut-être pas encore tous vus.

  36. Dans tout ce que je lis ces temps-ci, un sujet semble tabou, celui du nombre d’humains présents sur Terre. On n’en parle ni à propos de la crise écologique, ni à propos de la crise économique. Trop de risques de dérapage pour pouvoir aborder le sujet. Et pourtant…
    Vu du coté du Capital, les masses étaient d’abord des travailleurs, produisant des richesses, puis des consommateurs, générant des profits. L’efficacité croissante des robots va réduire leur statut à celui de bouches inutiles à nourrir.
    Je ne doute pas que les possédants des robots trouveront un moyen simple, efficace et élégant pour réduire ces frais généraux. Vite, avant que les robots ne le trouvent à leur place.

    1. Comme il est sûr qu’il faudra introduire dans l’équation de solution de la crise à la fois la population et la consommation, il faut réfléchir dès lors à la façon de le faire harmonieusement. La sagesse humaine accumulée ne nous enseigne-t-elle pas que cela se fait par le partage ? Très mal vu actuellement (du moins par les grands médias), l’État-providence (dont une traduction française de la version anglaise est le poétique État de bien-être) est pourtant plus proche de ce qui est souhaitable, et soutenable, que ce que nous vivons en ce moment.

      Une fois l’harmonie établie, il devrait y avoir moyen de s’entendre entre adultes… Ou rêve-je ? 😉

    2. @Renard en 1970 nous etions la moitie moins sur terre(source wikipedia),il est evident que c’est une importante part du probleme.

    3. C’est pas parce que Malthus était un réactionnaire,
      ou qu’il a fait les beaux jours des réactionnaires
      qu’il n’y a pas de limites à l’empreinte humaine.
      Restons calmes et objectifs.

      D’autres espèces ont disparu pour avoir excédé
      les capacités de leur écosystème.

      Regardons la réalité en face, pour autant que la science écologique,
      si jeune et mal comprise le permette.

      La démographie semble nous enseigner (?) en tout cas
      que la sortie de la misère favorise la stabilité démographique

    4. Imaginez un robot.
      Un robot programmé pour optimiser au maximum la génération de profits.
      Le robot se rend compte que les détenteurs de capitaux dépensent trop et plombent les résultats !!
      Que va-t-il faire ?

      1. Bien sûr.
        D’ailleurs personne n’a dit qu’il n’y avait plus de travail; il n’y a plus de travail salarié (enfin chez nous), grosse nuance.
        Pourra-t-on, avant qu’il soit trop tard, revoir ces vieilles notions de travail, revenu, bien commun, utilité sociale ?

      2. @MerlinII
        « revoir ces vieilles notions de travail, revenu, bien commun, utilité sociale ? »
        Il faudra bien, d’où l’impératif (B. Friot par exemple) de séparer ‘le revenu’ du ‘travail’…

      3. De tous temps il y a toujours eu des gens ordinaires (dont je ne m’exclue pas) . L’humanité n’a cessé d’évoluer vers moins de travail parce que c’est un but en soi , et les gens ordinaires ont fait preuve d’une remarquable faculté d’adaptation.
        J’entends ce premier niveau d’angoisse ( suppression du revenu) mais la réaction de peur prend ses sources ailleurs que dans l’affrontement de cette conséquence immédiatement inquiétante. C’est le rien absolu qui s’en suit qui inquiète le plus. C’est qu’après le travail il n’y aura pas d’autre travail. C’est la fin du travail en lui-même. Tel que défini aujourd’hui.
        Les solutions proposées ne contribuent qu’à augmenter la fin du travail et faire cesser de tourner la roue d’une redistribution monétaire, conduisant à une situation d’immobilisme total signalé par le ralentissement global de l’économie mondiale. Qui en Grèce, Islande aurait pensé que tout puisse s’arrêter aussi vite ( Espagne idem)?
        Cette échéance se profile à très brève échéance et pas dans un infini incertain. Chacun sent qu’il va avoir à le vivre. Personne n’est prêt à ça. Encore moins à retourner à une acception du travail régressant en labeur
        il est probable que tout éclatement de la machinerie monétaire engendrerait l’éclatement de toutes les autres structures d’organisation sociale , dont le travail. Et sinon c ’est par la cessation des activités par en bas que s’arrêtera la machine qui tournera un moment sur fond d’inertie jusqu’à un seuil de ralentissement insoutenable. C’est ce qui est à l’œuvre en Grèce , où l’activité s’arrête inéluctablement et la société entière régresse très vite vers un immobilisme primaire.
        il me semble que dans ce qui se passe aujourd’hui , ce n’est pas le manque de revenus qui fait le plus peur. Mais le chaos par arrêt global de toute mécanique économique sur fond d’ épuisement des ressources.
        Je n’imagine pas le monde des très riches si totalement insouciants et dissociés de cette angoisse collective , d’ailleurs en réponse ils tentent de s’accaparer les ressources. C’est croire de leur part pouvoir maintenir des règles qui vont tout autant voler en éclats de par les effets du chaos.
        Bien sur l’illusion existe des marges de croissances à réaliser sur l’ancien modèle dans les pays en voies de développement, sauf que si les marchés d’échanges commerciaux qui valoriseraient cette croissance s’écroulent dans les sphères occidentalisées cela ne fonctionnera pas ou pas si facilement. ( c’est ce qui se passe pour la Chine qui souffre beaucoup de la baisse de ses exportations et ne peut mettre en œuvre un marché intérieur qui en compense la différence au même rythme)
        Toutes les options mise en places ne sont que des gagne-temps éperdus.
        D’où doit venir le déclencheur d’un nouveau cycle évolutif? Impérativement d’une modification politique ( comme vous l’avez dit dans un autre billet je crois) des systèmes de redistribution et de répartition, mais aussi des composantes même des systèmes de production et d’échanges commerciaux.
        En fait le travail à quasi déjà disparu. Il s’est dématérialisé (de sa fonction de production), remplacé par la notion d’occupation.
        Presque personne ne produit plus rien. Ce n’est plus le travail qui produit et qui plus est produit de la richesse. Ce sont l’énergie et la com et la richesse qui en découle est elle-même en phase de dématérialisation. Le mouvement même de l’économie s’est dématérialisé. Au point de produire des aberrations, et on ne sait pas corriger des aberrations dématérialisées ni réellement évaluer cette richesse.
        Effectivement les gens ordinaires ne savent pas comment vivre de manière dématérialisée
        Et tout le monde riche ou pauvre devient ordinaire à ce titre.

    1. L’angoisse du monde serait moins grande, si les faux prophètes enseignaient un peu moins les réalités trompeuses aux images, leurs réalités soit disantes plus essentielles, plus concrètes, plus visibles, amasser toujours plus de gain pour les vieux jours, pour toujours plus de plaisir extrème dans les sociétés, pour ça que les marchands de la terre font bien plus le bien périssable.

      Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre.

      En plus selon les dernières nouvelles de la météo, les bonnes récoltes risquent de se faire attendre au niveau des chiffres, alors vous comprenez pour ça que le monde panique déjà un peu en matière de travail et de croissance qui tombe à l’eau, surtout qu’à force les gens du marché ne s’arrangent pas mieux dans le même temps.

  37. Il devient selon toute probabilité, urgent de faire en sorte que des pans complets de l’approvisionnement mondial soit retiré pacifiquement à l’emprise des économies purement capitalistes , en favorisant les coopératives ou tout autre système plus respectueux des êtres humains.

    C’est vraisemblablement notre nouvelle frontière à atteindre..

  38. Quand les décideurs en viennent à avoir des pensées magiques, c’est que les choses ne vont plus très bien. Il faut être fort dépourvu de solutions pour imaginer un monde dans lequel le bonheur nous vient de la MACHINE UNIVERSELLE qui fait TOUT et pour tous…
    L’intelligence artificielle ne devrait pas tarder à revenir en force, pensant toutes choses à notre place! et l’éternelle jeunesse aussi par le fait d’une médecine prodigieuse.
    Et Dieu dans tous ça?
    Il s’occupe de la prochaine, c’est probable et comme dit la chanson;

    « Tout ça parce qu’au bois de Chaville Y avait du muguet.

    On t’enverra faire la guerre dans les fantassins
    pour que ceux de la dernière soient pas morts pour rien.
    C’est ce qu’on a dit à mon père et c’est ce qu’on m’a dit
    ça revient de façon régulière tout comme les radis.
    Voilà mon cher petit homme tout ce qui t’attend
    parce que j’ai croqué la pomme un jour de printemps.

    C’est peut-être une folie mais si tu voyais comme ta maman est jolie
    tu me pardonnerais d’avoir été à Chaville cueillir le muguet. »

    Lire la suite: http://gauterdo.com/ref/tt/tout.ca.parce.qu.au.bois.html

    http://www.youtube.com/watch?v=BcqIIhzYpKI

  39. Les gains de productivité réalisés grâce aux automates doivent être soumis à l’impôt afin d’être redistribués, via une allocation universelle, aux personnes libérées d’un travail inhumain.

    Exemple: Un supermarché remplace ses caissières par des robots. Les gains de productivité réalisés sont recensés puis soumis à l’imposition pour alimenter la caisse d’allocation universelle. Les ex-caissières bénéficient alors d’un revenu dont la seule condition d’attribution est l’existence en tant qu’être humain; et non plus l’exercice d’un emploi devenu inexistant.

      1. où comment un libéral comprend l’impasse de sa pensée et fait volte-face… comme quoi c’est possible !!

    1. Beveridge au lieu de Bismarck : la summa divisio classique de la sécu. Pour le moment, on a un peu des deux. Quand « ils » auront tué le travail, la logique assurantielle du revenu de remplacement sera morte aussi, en effet.

    2. Le supermarché, temple de la marchandise pauvre, est inhumain par nature, si j’ose dire.

      Par ailleurs, je ne crois pas que l’allocation universelle coupée de toute activité, soit l’avenir d’une humanité libérée.
      Je préférerai partager le travail, y compris dans ses aspects les plus pénibles, mais certainement pas dans un le cadre capitaliste.

      1. Dissocier travail et revenu, c’est possible. Et souhaitable! Nous ne serons pas libres, nous le serons un peu, voir beaucoup plus. Ça vaut le coup.
        Dans un premier temps il nous faut dissocier emploi et travail.
        Puis nous répartir la charge de travail.

        L’allocation universelle n’est pas coupée de toute activité, elle ne lui est simplement plus conditionnée.

    3. On peut aussi s’interroger sur la pertinence des supermarchés dans le monde à venir.

      D’autant que c’est une interrogation permanente des grands groupes qui les possèdent .

  40. « L’administration Obama vient de décider de la création d’un Institut bien doté consacré à cette technique tandis que de grandes entreprises comme Boeing, General Electric ou Honeywell Bull s’impliquent dans des recherches avancées. « Nous sommes sur le point de faire des pas de géant » déclare la première,  »

    Girouettes affolées :
    L’administration Obama avait d’abord soutenu le véhicule hydrogène, avant de retourner sa veste.

    Delphin

  41. Pourtant, il faudra bien penser la fin du « travail » comme avenir de l’homme ! La fin d’un système ou l’essentiel du revenu est constitué par l’échange du servage contre biens ou services. Créons d’abord les robots, les peuples se chargeront bien d’éliminer leurs propriétaires, ils auront dès lors le temps d’y penser et d’y procéder !

    1. L’histoire est sérieusement engagée depuis une cinquantaine d’années, et l’expérience montre que les peuples ont de la peine à tordre le cou aux propriétaires .

      Mais ça viendra le jour où , comme en alpinisme , ils trouvernt le nouvel appui qui leur permet de poser la main qui se cramponne encore au vieil appui  » propriété-capitalisme » .

      Car les peuples , vieux de leurs millénaires de souffrances , savent qu’il faut toujours avoir trois points d’appui pour continuer à grimper sans se casser la gueule .

      Ce qui se raconte ici et ailleurs , et la contrainte de l’épuisement de notre planète, peut aider à trouver ce nouvel appui .

      Revoir « l’utopie réaliste » .

      1. Accessoirement et de plus , ce qui peut accèlérer la manoeuvre , c’est que l’appui  » propriété- capitalisme  » est en train de s’auto-désagrèger .

    2. Pourtant, il faudra bien penser la fin du « travail » comme avenir de l’homme !

      La perspective est alléchante mais…Y a juste un « léger » problème: Que faire avec ceux dont le travail n’est ni répétitif, ni physique, ni industriel, et qui comporte une partie  » service » parfois non-négligeable ? En clair ,les profs, les boulangers,les chercheurs…Enfin ,bref, vous voyez, ce genre de métier, quoi…

      Doivent-ils,eux, continuer de bosser « comme des malades » (tout étant relatif et les autres se tournant les pouces)? Ils ne seraient surement pas très content,j’imagine..Vont-ils devenir,à leur tour,les parents pauvres de ce nouveau système?.Alors? On fait quoi,pour eux ?

      Mouais….Comme disait F. Reynaud :  » Oui,mais là…Y a comme un défaut ! »

      1. Chacun se raconte un peu dans ses commentaires. Pol et juan nessy ont un travail peu gratifiant, Jubert a un travail gratifiant…

  42. Dans Wagner il y a déjà du progrès, lorsqu’on fini pas s’apercevoir que pour réparer l’épée, il faut la réduire à l’état de limaille puis la refondre. Radicalité nouvelle. Seule la matière est conservée, la forme est perdue. L’idée est perdue. Le fascisme est perdu. Toute idée tend vers le fascisme, et le fascisme est ce qui veut se maintenir envers et contre tout changement.

    Le progrès s’il consiste à persévérer selon les lois de l’inertie de la conservation du même, c’est la mort. La société est de toute façon d’essence militaire.

  43. L’ONU lance une campagne contre la criminalité organisée, avec des vidéos

    http://fr.news.yahoo.com/lonu-lance-campagne-contre-criminalit%C3%A9-organis%C3%A9e-vid%C3%A9os-084737557.html

    Dans l’énumération, l’auteur a simplement omis la corruption, les trafics d’influence, trafic des taux interbancaires, trafic des faux résultats bancaires et des multinationales…

    « La criminalité organisée n’épargne aucun pays, aucune région: elle profite des plus vulnérables par la menace ou la tricherie »

    A quand les vidéos officielles qui dénoncent les malversations politico-financières ?

  44. « Choc d’offre »
    C’était le sésame de C (pas) dans l’air de ce jour que j’ai supporté 20′.
    « choc d’offre », « baisse du coût du travail » étaient les mots clés martelés par Elie Cohen.
    Pas d’autre piste possible, « il faut bien que ».
    J’en ai raz la casquette de ces discours où l’objectif est de se conforter à la stratégie du choc et de contenter le néo-libéralisme.
    Le partage du gâteau, sujet majeur pour lequel le travail a perdu 10 points sur le capital et on voudrait en rajouter une couche. Aller, couchez.

    Défendre les rentiers et préserver leurs coussins, édredons, couettes, matelas, ça suffit.
    Quand l’argent « travaille » pour eux il faut bien comprendre que les revenus issus de leurs capitaux leurs permettent de consommer des biens pour lesquels NOUS avons trimé.
    Rappel : valeur immobilier x 2 en 10 ans, dividendes = « trink-geld » permettent de se payer des vacances à l’oeil par exemple.

  45.  » Choc d’offre »
    C’était le sésame de C (pas) dans l’air de ce jour que j’ai supporté 20′.
    « choc d’offre », « baisse du coût du travail » étaient les mots clés martelés par Elie Cohen.

    François Leclerc avait donc une fois de plus vu juste. Extrait du billet « Chocs d’offre »:
    « Si vous n’avez jamais entendu parler des chocs d’offre, il est temps de vous mettre à la page, car l’expression devrait faire fureur. Chez les bons économistes – l’équivalent des bons auteurs – cela va être le tube de l’été. Et ils savent comment le susciter : n’ayant rien pour étayer l’hypothèse d’une subite avancée technologique propulsant la productivité, ils se rabattent sur la diminution du coût du travail. »

    « Chocs d’offre ». ça fait élément de langage délivré aux journalistes par la cellule communication de l’Elysée comme au bon vieux temps de Nicolas 1er. Comme disait la réclame: « Les républiques passent, la peinture Soudée reste ».

    1. @ BasicRabbit
      Pas dac. Je pense que ça fait plus éléments de langage à destination de l’Élysée. Les réseaux Strauss-kahniens, même durement frappés, sont toujours là. Pour l’instant n’ont été prises ou annoncées que des décisions qui ne vont pas dans le sens qu’ils souhaitent : Hausse -même minime- du Smic , impôts sur les plus fortunés et abandon de l’augmentation de la T.V.A. Leur premier lobbying a eu lieu sur la « nécessaire » augmentation de la C.S.G. Maintenant c’est sur le coût du travail. Si Cohen sort du bois à ce point, c’est qu’il est chargé de faire passer un message : TINA.
      Je crois que les arbitrages n’ont pas encore été rendus et que ça les inquiète. Alors, ça bouge et ça s’exprime beaucoup.
      Cela dit, j’ai peu d’illusions sur le résultat final.

      1. @ Renard
        Si ce sont les clans qui se mettre à se battre par médias interposés, comment voulez-vous qu’un « de base » comme moi puisse comprendre quelque chose. 🙂

        Ce que vous dites me paraît plausible. Moscovici contre Hollande?

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