Étiquette : Guy Debord

  • Les armes du dialogue – L’encyclique Fratelli tutti, par Jacques-Émile Miriel

    De Jacques-Émile Miriel, j’ai déjà publié ici, « Bartleby » et la résistance passive et Guy Debord ou le portrait de la révolte.

    Pour un catholique, la publication d’une encyclique papale est toujours un événement important. Pour ma part, je suis revenu dans le giron de l’Église à l’occasion de ma lecture de la première encyclique de François, Lumen fidei, en 2013. Je me souviens encore de cette expérience intellectuelle intense, après un éloignement de plusieurs décennies vers les horizons de la philosophie, de cette joie si particulière, qui, dans mon cas, n’était pas la foi du charbonnier, mais des retrouvailles avec la religion des textes.… Lire la suite…

  • Les cellules dormantes se réveillent ! (tousse ! tousse !)

    Voici donc que vingt-quatre heures à peine après que le Washington Post diffuse en avant-première quelques anecdotes croustillantes quant à la santé mentale – déficiente – et les capacités intellectuelles – réduites – du Président Trump, selon ses collaborateurs les plus proches, anecdotes extraites d’un livre intitulé Fear, à paraître le 11 septembre, soit dans cinq jours, livre de la  plume de Bob Woodward, fameux en raison de la manière dont il couvrit autrefois le scandale du Watergate, scandale qui signa la perte du président Nixon et dont les fins rouages furent communiqués au même Woodward par un haut fonctionnaire dans le rôle de l’informateur masqué, voici donc qu’un autre informateur masqué se dresse, porte-parole d’une cinquième colonne au sein-même de l’administration Trump, pour signer, dans le New York Times cette fois, une tribune libre émanant d’une armée secrète inconnue jusqu’ici : la « Résistance au sein du Gouvernement Trump », dont les objectifs sont de « l’empêcher de mettre en oeuvre certaines parties de son programme et de suivre ses pires inclinations. … Lire la suite…

  • Guy Debord ou le portrait de la révolte, par Jacques-Émile Miriel

    Billet invité. Ouvert aux commentaires.

    Dans son propre Panégyrique de 1989, Guy Debord affirmait que sa si « mauvaise réputation » ne lui venait pas, en réalité, de son rôle pendant les événements de Mai 1968 : « Je crois plutôt, écrivait-il, que ce qui, chez moi, a déplu d’une manière très durable, c’est ce que j’ai fait en 1952. » Allusion directe à sa première manifestation artistique, un film de long métrage intitulé Hurlements en faveur de Sade, dont la projection à Paris le 30 juin 1952 devait entraîner un scandale retentissant. Debord évoquait ainsi cette œuvre dans un texte de 1993 : « L’écran était blanc sur les paroles, noir avec le silence, qui allait grandissant ; l’ultime plan-séquence noir durait à lui seul vingt-quatre minutes.… Lire la suite…

  • LES ÉTATS MAFIEUX, PROGÉNITURE DES SOCIÉTÉS TRANSNATIONALES par Jean-Luce Morlie

    Billet invité.

    Dans son billet Les forces politiques sans nom nées de simples conjonctions de fait, rédigé à propos du billet de zébu : Todd ou Stiegler, ou les deux ? Jeanne Favret-Saada constate que « Nous avons appris à nous méfier de la pensée conspirationniste et c’est bien. » Mais pour ajouter aussitôt « nous sommes très peu entraînés à admettre que des conjonctions de fait dans des situations ponctuelles, et une suite de hasards, dans une situation de désintégration générale, puissent faire ‘prendre’ une force politique sans nom ».

    §

    « Une force politique sans nom »

    Le vide idéologique, laisse en effet la place (sic) à un « principe de Maupertuis » selon lequel le politique se laisserait aller à la plus grande pente, la ligne de moindre action !… Lire la suite…

  • GUY DEBORD (1931 – 1994), Bibliothèque Nationale de France, du 27 mars au 13 juillet 2013

    Un hommage à Guy Debord débute dans les jours qui viennent à la Bibliothèque Nationale de France et j’en découvre l’existence grâce aux articles publiés dans la presse. En lisant ceux-ci j’ai l’impression d’entendre parler d’une exposition consacrée aux fossiles du mésozoïque, probablement parce que les auteurs de ces comptes rendus sont jeunes ou en tout cas beaucoup plus jeunes que moi et que le nom « Guy Debord » leur semble enfoui dans la nuit des temps.

    Ce n’est pas le cas en ce qui me concerne : plus âgé que moi sans doute Debord n’en était cependant pas moins à mes yeux, mon contemporain, à preuve que j’achetais les cahiers de l’Internationale situationniste au moment de leur parution, et non chez un bouquiniste bien des années plus tard.… Lire la suite…

  • Titanic amer, par Serge B. (« Moustache »)

    Billet invité

    Aujourd’hui toutes les sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production sont comme abasourdies par une fantastique accumulation d’absurdités criantes. Nous sommes entrés dans une période de régression sociale et historique ubuesque, et il faudrait être inconscient ou malhonnête pour s’en réjouir.

    La liberté despotique des mouvements de capitaux détruit des secteurs entiers de la production et l’économie mondiale s’est transformée en casino planétaire. La règle d’or du capitalisme a toujours été, dès la première moitié du XIXe siècle, la minimisation des coûts pour un maximum de profits, ce qui impliquait logiquement les salaires les plus bas pour une productivité la plus haute possible.… Lire la suite…