Étiquette : H. G. Wells

  • 1902 : La question la plus fascinante et la plus insoluble au monde

    Ce fait que l’homme n’est pas une fin en soi est le grand fait troublant et immaîtrisable qui se présente à nous dans la découverte scientifique de l’avenir, et selon moi, en tout état de cause, la question de ce qui viendra après l’homme est la question la plus fascinante et la plus insoluble au monde.

    Herbert George Wells, “The Discovery of the Future”, Nature 65, 1902, pp. 326-331… Lire la suite…

  • Préface à Fuck Work ! de James Livingston

    La préface que j’ai rédigée pour No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea (2016) de James Livingston, publié en français sous le titre Fuck Work ! (Champs Flammarion 2018). Ouvert aux commentaires.

    Le texte que vous allez lire vous donne la pêche. J’espère que vous ne bouderez pas votre plaisir à sa lecture, de la même manière que je n’ai pas boudé le mien. Je l’ai découvert à la faveur de la lecture de son introduction publiée dans la revue américaine Aeon en novembre 2016. Je l’avais lu, beaucoup ri, et cherché quelqu’un qui, malgré sa longueur, serait prêt à le traduire pour Le blog de Paul Jorion.… Lire la suite…

  • QUI EST KEYNES ? (II) EST-IL UN SOCIALISTE (ÉLECTRON LIBRE) ?

    QUI EST KEYNES ? (I) EST-IL UN LIBÉRAL (D’EXTRÊME-GAUCHE) ?

    Dans « Am I a Liberal ? », allocution prononcée à l’université d’été du parti Libéral en 1925 et publiée la même année, John Maynard Keynes explique son appartenance au parti Libéral britannique.

    L’étonnante forme interrogative qu’il donne au titre de son exposé s’explique par le fait que s’il s’affirme libéral, il est, selon ses propres termes, un libéral d’« extrême-gauche », le représentant d’une tendance assez inattendue au sein d’un parti dont l’ambition est de se situer au centre de l’échiquier politique.

    La perplexité grandit encore lorsqu’on lit le compte-rendu qu’il publie l’année suivante d’un ouvrage de Trotski consacré à la Grande-Bretagne, où l’on constate que s’il réfute le bien-fondé d’un projet révolutionnaire, il présente la thèse du Russe en manifestant à son égard une telle considération qu’il paraît bien difficile d’imaginer qu’il n’ait pas pour celle-ci une certaine sympathie (Keynes [1926] 1933).… Lire la suite…