Archives par mot-clé : investissement

Europe : ENCORE UNE PELLETÉE ? par François Leclerc

Billet invité

Mario Draghi persiste et signe, mais il ne parvient pas à faire adopter son point de vue : pas d’autre issue à la situation actuelle, martèle-t-il, qu’une action conjointe de la BCE et des gouvernements ! Et de voir grand, contrairement au plan limité mis au point par ces derniers sur le même sujet de la dynamisation du marché des ABS, afin de relancer le crédit bancaire aux entreprises. Ils ont tous les mains dans le cambouis.

« Nous sommes face à une configuration – croissance faible, inflation faible, dette et chômage élevés – qui ne peut être résolue que par une action concertée sur la demande et sur l’offre », a-t-il hier encore expliqué. Mettant les pieds dans le plat, il a abordé un autre sujet, celui de la relance de l’investissement en prenant le contre-pied des projets préparés par les autorités allemandes et françaises afin de conforter leur stratégie de communication. Celles-ci privilégient l’investissement privé, et le président de la BCE ne l’entend pas comme cela ! : « il pourrait être utile d’avoir une discussion sur une ligne budgétaire globale de la zone euro, avec pour objectif d’augmenter l’investissement public, là où il existe des marges budgétaires pour le faire ».

La BCE s’oppose ouvertement à la politique défendue par le moteur franco-allemand, qui marche sur trois pattes comme disent les mécanos quand une bougie est défaillante ! Heureusement, la réunion à venir samedi de l’Ecofin est informelle, c’est-à-dire qu’elle n’est pas appelée à trancher pour prendre des décisions…

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Europe : DES PARIS STUPIDES ET DES MESURES CONSERVATOIRES QUI NE LE SONT PAS, par François Leclerc

Billet invité.

Une nouvelle belle histoire nous est racontée, avec comme épisodes annoncés deux sommets européens successifs, en octobre et novembre prochains, qui devraient traiter successivement de la relance économique via l’investissement, et de l’assouplissement de la rigueur fiscale. Entre temps, la nouvelle Commission aura été constituée et les principaux postes de responsabilités européens pourvus.

Elle ne débute pas sous les meilleures auspices, à considérer ces nominations. Que ce soit celle du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, ou bien celle de l’Espagnol Luis de Guindos à la tête de l’Eurogroupe, qui pourrait intervenir à la fin du mandat de Jeroen Dijsselbloem. Ces deux candidatures à des poste-clé ont le soutien d’Angela Merkel, mettant du plomb dans l’aile à la stratégie d’influence. La désignation de Pierre Moscovici au poste de commissaire à l’économie chère à François Hollande ne semblant acquise qu’à condition qu’il soit flanqué d’un adjoint finlandais, Jyrki Katainen, destiné à le serrer de près. La chancelière a bien verrouillé !

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Compensation keynésienne de l’investissement par les dividendes, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Dans la compensation monétaire keynésienne, il ressort une définition pratique nécessaire du dividende pour que l’investissement soit réel et non spéculatif. L’investissement qui produit une potentialité réelle de richesse est un travail de l’intelligence personnelle anticipatrice. Si la richesse passée, présente et future est définie comme quelque chose qui peut se vendre honnêtement contre un prix, alors l’investissement est la garantie bénéficiaire de satisfaction présente et future d’une personne acheteuse de l’objet d’investissement. Évidemment nous parlons d’une satisfaction non seulement dite en parole mais éprouvée en réalité physique et biologique ; donc une satisfaction conforme au droit du citoyen.

Si l’investissement est un potentiel réel de satisfaction personnelle honnête, alors le prix d’un investissement est la mesure honnête et réelle en droit d’un potentiel de richesse. Nous devinons que la potentialité portant sur des engagements personnels humains est fragile et vulnérable. C’est ici la raison d’être du marché financier de la réalité qui soit non spéculative. La certitude la plus forte qui puisse être produite de la réalité d’un investissement est fondée sur la parole échangée publiquement devant témoins entre l’investisseur du réel et l’investisseur du prix ; entre l’investisseur réel et l’investisseur financier.

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