Archives par mot-clé : James Galbraith

NOTE DE LECTURE : James Galbraith, « The End of Normal. The Great Crisis and the Future of Growth », par Alain Adriaens

Billet invité.

Vient de paraitre le livre de James Galbraith (fils de John Kenneth Galbraith) « La grande crise » (Le Seuil, janvier 2015). Ce titre est bien moins explicite que le titre en anglais « The End of Normal. The Great Crisis and the Future of Growth ».

Cet ouvrage aborde des thèmes très larges tels que la géopolitique mondiale mais il se centre principalement sur la crise financière de 2007-2008, sur ses causes, son déroulement et ses suites. L’ouvrage est très documenté mais fait principalement référence à des auteurs universitaires des Etats-Unis.

Il analyse les « trente glorieuses » et affirme que la théorie de la croissance a été inventée par les conseillers de Kennedy et qu’à l’époque, l’Etat était tenu pour responsable de la santé de l’économie. Les dépressions étaient hors de question. Et pourtant, selon Galbraith, des observateurs attentifs pouvaient constater dès la fin des années 60 que le « modèle de la croissance soutenue » était un mythe.

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L’Artificier, le Pontonnier et le Bretteur (sur trois essais récents), par Timiota

Billet invité.

Trois essais soulignent par leur angle d’attaque que certes les pieds du ci-devant colosse – l’économie version néolibérale – sont d’argile. Mais ils indiquent aussi que la métastabilité des institutions à tous les niveaux oblige ses adversaires à étirer le front à nouveaux frais.

Les trois ouvrages récemment parus ou traduits dont il est question fournissent un balayage de notre pyramide économique :

– de sa théorie (L’Imposture économique de Steve Keen [1]) qui fait voir que la pyramide supposée solide est plutôt sur sa pointe ;

– de l’articulation de cette théorie avec les grandes structures (La Grande Crise, de James K. Galbraith [2], proche de Varoufakis qu’il cite souvent), structures telles les groupes industriels ou les acteurs de la presse – y compris un Paul Krugman – ou du domaine de l’énergie, assurément crucial ;

– Enfin la rencontre de cette pyramide avec le « management mondial » (Suicide de l’Occident, Suicide de l’Humanité ? de Michel Rocard [3]), qui brosse l’impact délétère de l’actuelle conduite à l’échelon du « concert des nations » et même de la planète, par un premier ministre à l’esprit toujours acéré.

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